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Politique

Interview/ Honorable Yapi Kouadio Isidore, délégué Pdci-Rda Alépé 2 / «Tidjane Thiam doit revoir le découpage des délégations du Pdci-Rda »

«Le Pdci-Rda va mal à Alépé »

Délégué Pdci-Rda d’Alépé 2, l’honorable Yapi Kouadio Isidore se prononce sur l’actualité nationale dominée par l’avènement du président Tidjane Thiam à la tête de son parti, le Pdci-Rda. Il ne manque surtout pas de dépeindre la situation de son parti dans le département d’Alépé.

Combien de délégations Pdci compte le département d’Alépé et comment fonctionnent-elles ?

Le département d’Alépé compte quatre délégations Pdci-Rda qui fonctionnent tant bien que mal en fonction du dynamisme des délégués et secrétaires de section. Globalement les choses ne vont pas bien. Parce que jusqu’en fin d’année 2019 il y avait deux délégation Alépé 1 et Alépé 2 qui regroupait les sous-préfectures d’Alosso et d’Aboisso-Comoé. La délégation d’Alépé 1 regroupait les trois autres sous-préfectures du département que je dirigeais à ce moment. Malheureusement, nous sommes à quatre délégations aujourd’hui parce qu’un découpage inique a été fait dans mon dos à la demande de certains cadres d’Alépé dont l’objectif était de m’affaiblir dans la perspective des législatives 2021.

Après ce que vous venez d’expliquer, est ce que le Pdci-Rda se porte bien à Alépé ?

J’avoue que je renvoie cette question à certains délégués d’Alépé et à un de nos deux vice-présidents qui se sont mis ensemble pour détruire le Pdci-Rda à Alépé. Le jour où ils le voudront, nous pourrons faire ce débat en présence de la direction du parti. Je dis ouvertement que les choses ne vont pas bien à Alépé.

Donc vous confirmez qu’il y a à Alépé des coups bas et des intrigues de certains cadres contre d’autres ?

Bien sûr. Spécialement contre ma personne. Certains quittent Adzopé, viennent faire des réunions de toutes les délégations à Alépé sans que je ne sois informé et cela dure près de trois ans maintenant. Si nous avons perdu les élections législatives en 2021, c’est à cause de ces intrigues et surtout le découpage des délégations. Quand c’était une seule délégation, les choses allaient mieux et des militants peuvent le confirmer. Si nous étions dans l’ancien schéma, nous aurions pu gagner ces élections avec ou sans moi.

Est-ce pour cela que vous avez refusé d’être candidat en tant que député sortant ?

La première raison de mon désistement est que la décision de découpage de 2019 m’a affaibli. Une réunion de tous les délégués a été tenue à la maison dun parti à Cocody sous la direction de l’ancien Secrétaire Exécutif chargé des délégations et des sections, le sénateur Séri Bi Guessan. Et à cette réunion, les délégations qui devaient être découpées ont été citées. Alépé 1 ne figurait pas sur cette liste de découpage. A notre grande surprise, Alépé 1 a été découpée vers la fin de l’année 2019 en trois délégations. Et c’est dans les journaux que nous avons eu cette information. C’est dommage et cela ne doit pas continuer de la sorte.

En quoi est ce que le découpage vous a affaibli en tant que député sortant ?

Ma réélection devrait se reposer sur toute la population d’Alépé notamment les militants du Pdci-Rda. Or avec ce découpage, je n’avais plus contact avec la majorité des militants de mon parti, le Pdci-Rda, vous comprenez bien pourquoi nous en sommes là.

Aujourd’hui il y a un nouveau président à la tête de votre parti le Pdci-Rda, comment appréhendez-vous son avènement à la tête du parti ?

Je voudrais d’abord faire une précision. Quand je suis dans une association, je ne choisis pas mes responsables. C’est l’ensemble des membres de l’association qui font le choix. Quel que soit celui que nous choisissons, je travaille avec cette personne. Le président Thiam étant élu en tant que président du Pdci, je suis à sa disposition et je travaillerai avec lui. Si je suis encore délégué ou à un autre poste je ferai mon travail comme d’habitude car je ne sais pas tricher avec les responsabilités.

Pensez-vous que le président Tidjane Thiam a les atouts pour conduire le Pdci-Rda à son objectif qui est la reconquête du pouvoir d’Etat en 2025 ?

Parlant d’atouts, il faudrait que le président Tjdjane Thaim soit régulièrement sur le terrain et ses activités relayées par la presse. Comme il l’a lui-même dit qu’après les obsèques du président Bédié, il va effectuer des tournées dans le pays. C’est n’est déjà pas mal pour un début. Puis il devra faire attention à certaines choses. Puisque que nous sommes nombreux à vouloir être à la place de Pierre ou Paul, alors nous allons user de tous les moyens légaux ou non, légitime ou non pour casser les autres. Surtout au niveau du secrétariat exécutif pour ne pas qu’il y ait des antagonismes inutiles qui vont briser l’élan du parti. J’ai des idées que je pourrais partager avec le haut représentant du président des lagunes pour la bonne marche du parti.

Un mot sur les nominations et les réformes du président Thiam ?

En ce qui concerne les hauts représentants du président, ces réformes sont les bienvenues. Le seul souhait que je voudrais émettre, est qu’il fasse attention. Qu’il n’y ait pas de chevauchement de structures au niveau des attributions. C’est un véritable poison pour le Pdci-Rda. Nous avons vécu un peu la situation avec le secrétariat exécutif dirigé par le ministre Guikahué et le comité politique conduit par le ministre Allah Kouadio Remi qui avaient pratiquement les mêmes attributions. Certaines décisions doivent faire objet d’une bonne enquête. Parce qu’il y a certaines personnes près du sommet qui ne travaillent pas pour le Pdci-Rda dans les bases. Il ne faut pas les écouter. Depuis 1997 date de la création des délégations et la multiplication des secrétariats généraux de section, je suis sur le terrain de façon continue. Si j’ai pu me faire élire député en 2016 avec l’apport de tout le monde, c’est parce que j’ai travaillé. Je connais le département et une partie du département me connaît.

Quels sont les rapports du Pdci-Rda avec les autres partis politiques du département ?

Notamment l’alliance PDCI-PPACI ? Ces derniers temps, je ne sais pas s’il y a eu du travail qui a été fait par rapport à cette alliance. Au niveau d’Alépé curieusement, notre alliance de 2020 par rapport aux élections, avait deux présidents. Jusqu'aujourd'hui, personne ne connaît tous les autres membres du bureau de cette alliance. Il faut le dire clairement, cette alliance n’a pas fonctionné à Alépé. Maintenant nous abordons encore une élection en 2025. Si nous devrions conclure une alliance avec un autre parti politique et pas n’importe lequel compte tenu de ce que nous avons tous vécu quand le président Bédié vivait encore. Cette nouvelle alliance devrait se négocier le plus tôt possible avant la fin de l’année 2024. Il faudrait que les termes de l’alliance soit connus de la direction et des bases du Pdci-Rda. Cela permettra à tout le monde d’être à l’aise sur le terrain et travailler aisément sans se glisser des peaux de banane tout en étant en alliance.

Avez-vous des recommandations et des propositions à faire au président Tidjane Thiam ?

Tout a été déjà fait pour que le parti fonctionne. Le président Thiam est élu, c’est vrai qu’il ne connaît pas tout le monde. Il a ses proches et ses amis. Mais parmi tous ceux qu’il ne connaît pas, il y a beaucoup qui peuvent lui être utiles s’il cherche à les connaître.

Source L'HERITAGE

Côte d’Ivoire/ Communiqué du Conseil des Ministres DU 14-02-2024

Le mercredi 14 févier 2024, un Conseil des Ministres s’est tenu de 11h00 à 13h30, au Palais de la Présidence de la République à Abidjan, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République, Chef de l’Etat.

 

L’ordre du jour de cette réunion comportait les points suivants :

 

A/-Mesures Générales

Projets de loi

Projets de décrets

B/-Mesures Individuelles

C/-Communications

 

 

A/– MESURES GENERALES

PROJETS DE LOI

 

1- Au titre du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme ;

Le Conseil a adopté quatre (04) projets de loi relatifs au système pénal :

  • un projet de loi modifiant la loi n° 2019-574 du 26 juin 2019 portant Code pénal ;
  • un projet de loi modifiant la loi n° 2018-975 du 27 décembre 2018 portant Code de procédure pénale ;
  • un projet de loi modifiant la loi n° 2015-493 du 07 juillet 2015 portant répression du terrorisme ;
  • un projet de loi relatif à l’entraide judiciaire en matière pénale.

Depuis quelques années, l’Etat a procédé à l’adoption de plusieurs instruments juridiques notamment dans les domaines de la lutte contre la cybercriminalité, la corruption et les infractions assimilées, le terrorisme et le blanchiment de capitaux ainsi que le trafic et l’usage illicites des stupéfiants, des substances psychotropes et vénéneuses.

En outre, le Code pénal et le Code de procédure pénale ont fait l’objet de réformes totales, dotant ainsi le pays de mécanismes de répression adaptés aux activités criminelles en lien avec les progrès technologiques.

Les modifications apportées par ces différents projets de loi visent à améliorer et à renforcer l’ensemble de ce dispositif répressif, en vue de lutter durablement contre les différentes manifestations de la criminalité organisée. Ils introduisent notamment des mécanismes innovants tels que les mesures de saisies spéciales ainsi que les techniques spéciales d’enquête, apportent une définition unique et extensive du terrorisme avec des peines privatives de liberté allant jusqu’à l’emprisonnement à vie, et initient une réforme profonde de l’entraide judiciaire.

 

2- Au titre du Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle ;

 

Le Conseil a adopté un projet de loi portant code de déontologie médicale.

Ce projet de nouveau code de déontologie médicale prend en compte les nouvelles responsabilités des praticiens, au regard des progrès scientifiques et technologiques. Il intègre, en outre, les nouvelles dispositions communautaires de l’espace CEDEAO adoptées en 2012, pour l’harmonisation de la déontologie médicale. Ainsi, il prévoit des innovations majeures relativement aux droits et obligations des membres des professions médicales aussi bien en temps de paix que de conflit armé.

PROJETS DE DECRETS

1- Au titre du Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Energie, en liaison avec le Ministère des Finances et du Budget et le Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique ;

Le Conseil a adopté deux (02) décrets relatifs à la recherche minière :

  • un décret portant attribution d’un permis de recherche, valable pour l’or, à la société «West Africa Mineral Resources Côte d’Ivoire Sarl» dans le Département d’Abengourou ;
  • un décret portant attribution d’un permis de recherche, valable pour l’or, à la société «West Africa Mineral Resources Côte d’Ivoire Sarl» dans le Département d’Abengourou.

Ces permis de recherche sont délivrés, pour une durée de validité de quatre (04) ans, conformément aux conditions techniques et environnementales requises.

2- Au titre du Ministère des Finances et du Budget, en liaison avec le Ministère de la Justice et des Droits de l’homme et le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité ;

Le Conseil a adopté un décret portant application de l’ordonnance n°2022-237 du 30 mars 2022 portant régime des sanctions administratives applicables en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive et organisation du contrôle des assujettis.

Ce décret détermine les autorités de contrôle en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive (LBC/FT/FP), précise leurs attributions ainsi que l’organisation pratique de la conduite des contrôles. Aussi, il spécifie les modalités de l’évaluation sectorielle des risques ainsi que les modalités de financement des activités de l’évaluation sectorielle des risques en matière de LBC/FT/FP.

Il organise, en outre, le fonctionnement de la Commission Nationale de Sanctions (CNS-LBC/FT) chargée d’appliquer aux assujettis et aux autorités de contrôle, les sanctions prévues par l’ordonnance n°2022-237 du 30 mars 2022 susmentionnée.

3- Au titre du Ministère des Finances et du Budget, en liaison avec le Ministère du Patrimoine, du Portefeuille de l’Etat et des Entreprises Publiques ;

 

Le Conseil a adopté un décret autorisant l’opération d’apport partiel d’actif portant sur la branche autonome composée des activités bancaires de la Société Banque Populaire de Côte d’Ivoire (BPCI), au profit de la Société AFG Bank Côte d’Ivoire et la cession, au profit de la Société Atlantic Financial Group SA, des actions à émettre au profit de la Société Banque Populaire de Côte d’Ivoire dans le cadre de ladite opération d’apport partiel d’actif.

Cette opération s’inscrit dans le cadre du plan de restructuration et de recapitalisation de l’ex-CNCE, devenue Banque Populaire de Côte d’Ivoire. A terme, cette opération permettra d’équilibrer le bilan de BPCI et de transférer son passif et ses actifs réévalués dans le bilan de la Société AFG Bank Côte d’Ivoire, pour une plus-value de 35,6 milliards FCFA, au profit de l’État.

4- Au titre du Ministère des Affaires Étrangères, de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, en liaison avec le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme ;

Le Conseil a adopté deux (02) décrets de ratification :

  • le premier décret porte ratification de la Convention d’entraide judiciaire et d’extradition contre le terrorisme, adoptée le 16 mai 2008 à Rabat, au Maroc.

Cette convention porte l’engagement commun des pays francophones d’Afrique à lutter contre le terrorisme et à mettre en œuvre toutes les résolutions des Nations Unies relatives à l’éradication du terrorisme international.

La convention ainsi ratifiée permettra à notre pays, en synergie avec les autres Etats signataires, de lutter efficacement contre les actes terroristes ainsi que toutes les méthodes et pratiques apparentées au terrorisme.

  • le deuxième décret porte ratification du deuxième protocole facultatif se rapportant au pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort, adopté le 15 décembre 1989, à New York.

 

De la Constitution de 2000 à celle du 08 novembre 2016, actuellement en vigueur, la législation pénale nationale ne fait aucune référence à la peine de mort. La législation ivoirienne est en parfaite cohérence avec cette convention des Nations Unies, qui vise à abolir la peine de mort.

Par conséquent, la ratification de ce deuxième protocole se rapportant au pacte international relatif aux droits civils et politiques réaffirme l’engagement résolu de notre pays en faveur de la promotion de la dignité humaine et du développement progressif des droits de l’Homme.

5- Au titre du Ministère des Affaires Étrangères, de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, en liaison avec le Ministère des Transports ;

Le Conseil a adopté un décret portant ratification de la Convention du Travail Maritime de 2006.

Cette convention traduit en un instrument juridique unique l’ensemble des dispositions de base, regroupant les droits fondamentaux des gens de mer, contenues dans les trente-sept conventions de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et divers autres instruments internationaux applicables au travail maritime.

Elle prévoit notamment les conditions minimales d’entrée dans la fonction de gens de mer, ainsi que les conditions de travail à bord des navires et organise un système d’inspection destiné à vérifier et à garantir la mise en œuvre, à bord des navires, des obligations des armateurs et des Etats.

La ratification de cette convention permettra de renforcer les droits des marins naviguant sur les navires ivoiriens et de valoriser le pavillon national.

6- Au titre du Ministère des Affaires Étrangères, de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, en liaison avec le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle ;

 

Le Conseil a adopté un décret portant ratification du traité portant création de l’Agence Africaine du Médicament, adopté le 11 février 2019 à Addis-Abeba.

Cette convention vise à harmoniser les systèmes de régulation des produits médicaux en Afrique, en vue d’éradiquer la prolifération de produits pharmaceutiques falsifiés et de qualité inférieure.

L’adhésion de la Côte d’Ivoire à cette convention permettra d’améliorer les capacités de régulation de notre pays et de garantir l’accès à des produits médicaux de qualité sans risques et à coûts réduits.

7- Au titre du Ministère des Affaires Étrangères, de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, en liaison avec le Ministère des Finances et du Budget et le Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme ;

Le Conseil a adopté un décret portant ratification de l’Accord de prêt n° 2023025/PR CI 2023 29 00, d’un montant total de quarante milliards (40 000 000 000) de francs CFA, conclu le 09 novembre 2023, entre la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et la République de Côte d’Ivoire, en vue du financement partiel du projet de construction de 4 300 logements sociaux et économiques en Côte d’Ivoire - tranche 1 de 1 160 logements à Abidjan PK24.

L’objectif global du projet est de contribuer à l’amélioration du cadre de vie et à la réduction de la pauvreté à Abidjan et à l’intérieur du pays. Il s’agit, plus spécifiquement, de fournir aux populations vulnérables et à faibles revenus des logements décents à des coûts abordables, et de promouvoir la création d’emplois dans le secteur de la construction.

 

B/– MESURES INDIVIDUELLES

 

Au titre du Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur ;

Le Conseil a adopté deux (02) décrets portant nomination de deux (02) Ambassadeurs Extraordinaires et Plénipotentiaires de la République de Côte d’Ivoire.

Ainsi sont nommés :

  • Monsieur Lamine OUATTARA, Ambassadeur, 2e échelon, Matricule 225 412-Q, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Côte d’Ivoire près le Royaume du Maroc, avec résidence à Rabat ;
  • Madame Nogozene BAKAYOKO, Ambassadeur, 3e échelon, Matricule 303.643-N, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Côte d’Ivoire près la République Italienne, avec résidence à Rome.

En outre, le Conseil a donné son accord, en vue de la nomination de Madame Hélène N’GARNIM-GANGA, en qualité de Coordonnatrice résidente des activités opérationnelles de développement du système des Nations Unies en Côte d’Ivoire.

 

C/– COMMUNICATIONS

 

1- Au titre du Premier Ministre ;

Le Conseil a adopté deux (02) communications relatives à l’activité gouvernementale :

 

  • la première communication est relative au bilan de la mise en œuvre des activités de la feuille de route à fin 2023.

La feuille de route 2023 du Gouvernement a porté sur 1129 activités dont 833 activités liées aux projets majeurs et 296 activités en rapport avec les grandes réformes dans divers secteurs. Ces activités comprennent plus de 150 projets portant sur des travaux de construction, 70 projets relatifs à des travaux de réhabilitation, 30 projets concernant des travaux de bitumage, 30 projets majeurs destinés directement aux jeunes et 60 projets axés sur les renforcements de capacités et la formation.

A fin 2023, 793 activités et 287 réformes ont connu une mise en œuvre effective ou partielle conformément au chronogramme arrêté, soit un taux d’exécution physique global de 69,8% dont 72,2% pour les projets et 62,7% pour les réformes.

Le taux d’engagement des dépenses liées aux réformes et projets de la Feuille de route de l’ensemble des Ministères techniques se situe à 73,9% à fin 2023.

  • la deuxième communication est relative à la feuille de route 2024 du Gouvernement.

Pour l’année 2024, le Gouvernement entend poursuivre et accélérer la mise en œuvre des actions programmées pour l’atteinte des objectifs du PND 2021-2025, au profit des populations. A cet effet, l’accent sera mis sur la finalisation des projets prioritaires et structurants, notamment, le 4e pont reliant les communes de Yopougon et du Plateau, la section 1 (longue de 26 km) de la voie de contournement Y4 d’Abidjan, ainsi que les autoroutes de sortie Est et Ouest d’Abidjan et les barrages hydroélectriques de Gribo popoli et de Singrobo-Ahouaty.

Le Gouvernement prévoit également de poursuivre ses efforts de mobilisation des ressources intérieures avec le renforcement du recouvrement des recettes de service, pour le financement des différents programmes. En outre, l’Institutionnalisation de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS), la révision des mesures de lutte contre la traite des personnes et l’accélération de l’opérationnalité de la réforme de la CMU seront également priorisées, afin d’assurer l’effectivité des prestations des soins.

Ainsi, la Feuille de route 2024 du Gouvernement comprend environ 150 groupes de réformes et 600 activités relatives aux projets majeurs dont approximativement 240 projets à finaliser en 2024, 215 projets devant se poursuivre au-delà de 2024 et 145 projets dont le lancement est prévu pour l’année 2024.

2- Au titre du Ministère des Affaires Étrangères, de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, en liaison avec le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle ;

Le Conseil a adopté une communication à la promotion de la candidature du Directeur des Opérations Stratégiques Sanitaires à l’OMS au poste de Directeur Régional de l’OMS pour l’Afrique.

La région Afrique de l’OMS procédera à l’élection du nouveau Directeur Régional en 2024, lors de la 74e session du Comité régional prévue à Brazzaville, au Congo, du 26 au 30 août 2024.

Aussi, dans le cadre de la Stratégie de promotion des ressortissants ivoiriens dans les organisations internationales initiée par le Gouvernement, le Conseil a décidé d’endosser et de promouvoir pour ce poste, la candidature du compatriote N’Da Konan Michel Yao, Docteur en médecine, spécialisé en médecine de catastrophe et d’urgence.

3- Au titre du Ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique.

Le Conseil a adopté une communication relative au bilan de la mise en œuvre du Programme Jeunesse du Gouvernement (PJGOUV) 2023-2025 au 31 décembre 2023.

Le 31 décembre 2022, lors de son message à la Nation, le Président de la République, a décidé de faire de l’année 2023, « l’Année de la jeunesse ». Ainsi le Gouvernement a mis en place le Programme Jeunesse du Gouvernement (PJGOUV) 2023-2025, d’un coût estimatif de 1 118 milliards de francs CFA, avec trois (03) axes majeurs, à savoir l’accélération de la formation, de l’insertion professionnelle et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, le renforcement de l’engagement citoyen et de l’éthique sociale de la jeunesse ainsi que l’amélioration des conditions d’épanouissement et de bien-être des jeunes.

Au 31 décembre 2023, les initiatives entreprises dans le cadre du PJGOUV ont permis d’impacter directement 1,1 million de jeunes, de sensibiliser 8,2 millions de jeunes contre les fléaux sociaux et de construire ou de réhabiliter 112 structures de formation et infrastructures de jeunesse.

L’ensemble de ces réalisations a nécessité un investissement de 535,8 milliards de francs CFA, dont 360,5 milliards de francs CFA pour les constructions ou réhabilitations d’infrastructures, 173 milliards de francs CFA pour les initiatives d’accompagnement direct des jeunes vers l’emploi et l’autonomie et 2,4 milliards de francs CFA pour les actions de sensibilisation à l’endroit des jeunes.

D- DIVERS

- Le Vice-Président de la République représentera le Président de la République à la 37e session des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine (UA), du 10 au 18 février 2024 à Addis-Abeba, en Ethiopie.

 

- Le prochain Conseil des Ministres aura lieu le 28 février 2024, à Abidjan.

Fait à Abidjan, le 14 février 2024

  1. Amadou COULIBALY

Ministre de la Communication,

Porte-parole du Gouvernement

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Pdci-Rda/ Passage de charges / L’honorable Yasmina Ouégnin remercie le Pr Cowppli Bony et salue l’avènement du président Thiam

Personne ne voulait se laisser compter la cérémonie de passation de charges entre le président intérimaire, le Pr Cowppli-Bony et le président élu, le ministre Tidjane Thiam. Malgré les dispositions particulières prises par le protocole de ladite cérémonie, les militants sont venus nombreux le mercredi 24 janvier 2024 au siège du Pdci-Rda à Cocody pour vivre l’événement.

Cette cérémonie voulue sobre s’est vite transformée en une véritable fête. Parmi les invités de marque figurait l’honorable Yasmina Ouégnin, député de la nation élue dans la circonscription électorale de Cocody et membre du groupe parlementaire Pdci-Rda.

Pour cette dame battante, intrépide qui a toujours mouillé le maillot pour le rayonnement du Pdci-Rda dans sa commune, cette cérémonie est inédite, car « la mémoire de notre parti enregistre pour la toute première fois une passation de charges entre présidents », a-t-elle révélé.

Et de poursuivre : « C’est ici le lieu d’adresser nos sincères remerciements au Président Cowppli-Bony qui a vaillamment assuré un intérim délicat, dans un contexte particulier, il faut le reconnaître. » Après cet hommage fait au président intérimaire le Pr Cowppli Bony, l’honorable Yasmina Ouégnin a salué l’accession du ministre Tidjane Thiam à la tête du Pdci-Rda en ces termes : « Nous saluons l’avènement du Président Tidjane THIAM qui a la lourde responsabilité de conduire notre famille politique, en rassemblant toutes les forces vives du PDCI-RDA autour d’un projet novateur, ambitieux et réaliste. »

Et de prévenir : « L’engagement de tous et la détermination de chacun demeurent les éléments indispensables au dynamisme de notre famille politique qui entend se donner les moyens d’offrir une alternative crédible et viable pour le bien-être de tous nos concitoyens. »

Elle conclut alors que cela doit passer par un train de réformes qui sauront apporter au PDCI-RDA les arguments pour soutenir sa démarche de conquête démocratique du pouvoir dans un très proche avenir.

Il faut noter que l’honorable Yasmina Ouégnin fait partie de la jeune génération sur qui le Pdci-Rda doit s’appuyer pour les futures batailles notamment la reconquête du pouvoir d’Etat en 2025 car sur le terrain, elle a déjà fait ses preuves.

Jésus Marie Gottah

Honorable Yapi Kouadio Isidore (délégué Pdci-Rda d’Alépé 2) /« Le président Thiam devrait faire des nominations sans complaisance »

Délégué d’Alépé 2, l’honorable Yapi Kouadio Isidore est membre du bureau politique du Pdci-Rda. Dans cet entretien, il parle de l’élection du président Tidjane Thiam à la tête du parti septuagénaire et surtout du problème des échecs du parti doyen à Alépé.

Après l’élection du président Thiam, comment voyez- vous l’avenir du Pdci-Rda ?

L’élection du Ministre Tidjane THIAM fait renaître un grand espoir pour le PDCI-RDA. Mais le Président du parti, qu'il m'en excuse, devrait nommer les militants aux postes de responsabilité sans complaisance.

Une opération d’enrôlement des nouveaux militants s’est déroulée pendant une semaine au siège du parti à Cocody, un commentaire ?

Comme vous le savez, le recrutement de nouveaux militants renforce le parti au niveau de ses activités. Donc la dernière opération d'enrôlement est une bonne chose. Mais les ivoiriens qui nous rejoignent, ne sont pas tous des enfants de chœurs. Aussi, souhaiterais-je que la suite de l'opération d'enrôlement soit entourée d'une attention particulière. Ainsi nous éviterons des pièges à l'approche de l'élection présidentielle 2025.

Quel a été le véritable problème des échecs du Pdci-Rda à Alépé ces dernières années ?

Vous parlez d'échecs aux dernières élections législatives et municipales, essuyés par le PDCI-RDA. C'est vrai, personne ne peut cacher le soleil avec la main. Les raisons de cette déroute que les responsables cherchent à minimiser, sont multiples. Je vous donne la 1re raison : le découpage abusif et injustifié de l'ancienne Délégation Alépé1. Il y a aussi le fait que les élections ont été mal préparées. Si on y ajoute le mauvais choix des candidats, notamment à l’élection municipale, vous comprenez alors que le Pdci-Rda ne pouvait pas gagner les élections.

A Alépé, pensez-vous que le Pdci-Rda peut rebondir ?

Bien sûr que le PDCI-RDA pourra rebondir à Alépé à condition que nos problèmes soient pris à bras le corps par la direction du parti les mois qui viennent. Je propose donc à la direction de rencontrer tout le personnel politique du département d'Alépé.

Est-ce que votre délégation Alépé 2 est prête pour une bonne opération puisque la direction du parti annonce que ce projet s’étendra dans tout le reste du pays après la CAN ?

Merci pour cette question. Dans tous les cas, Alépé 2 se mettra au travail dès que la direction donnera le top départ de cette opération dans les différentes délégations. Le délégué que je suis coordonnera les activités des secrétaires généraux de section qui constituent la cheville ouvrière de cette opération.

Quelles sont les innovations que vous pouvez proposer au président Tidjane Thiam ?

En ce qui concerne cette question, permettez-moi de vous rappeler que le Président de notre parti est déjà au travail. Il n'empêche que je lui ferai parvenir quelques propositions par courrier dans les semaines à venir. Cependant, le président doit veiller à ce que certains responsables ne passent pas leur temps à œuvrer contre la cohésion et l’unité du parti dans les délégations.

Pour la convention, certains militants avancent qu’il faut une candidature unique du président Tidjane Thiam. Est-ce votre avis ?

Pourriez-vous me dire si ces militants, dont le rang commence à grossir, connaissent la date de la prochaine convention? Enfin, je leur demande pardon de nous épargner cet autre débat que certains voudraient faire dans la poubelle à l'image de celui d'avant l'élection du président Tidjane THIAM.

Un message à lancer ?

Je voudrais plutôt lancer deux messages. Le premier s’adresse aux militants de la délégation d’Alépé 2 afin que chacun assume ses responsabilités dans toutes les activités que nous mènerons pour un nouveau départ vers la victoire du président Tidjane Thiam à l’élection présidentielle de 2025. Enfin, j’exhorte humblement et avec déférence le président du parti et son équipe à se départir des choix arbitraires, de complaisance et de copinage de façon générale et particulièrement la gestion quotidienne (Décoration des militants, candidatures, nominations…) du parti.

Réalisé par Etienne Atta

ONU FEMMES : La Côte d'Ivoire élue à la vice-présidence du bureau exécutif

La Côte d'Ivoire a été élue à la vice-présidence du Bureau exécutif d’ONU Femmes, lors des élections du 10 janvier 2024. Ce succès découle de l’engagement de la ministre Nassénéba Touré qui a mené des campagnes de lobbying et un plaidoyer intense lors des 66e et 67e sessions de la Commission de la condition de la femme (CSW66 et CSW67) organisées respectivement en 2022 et 2023 au siège des Nations Unies, à New-York.
 
En 2022, lors de la CSW66, avec le soutien de la diplomatie ivoirienne, Nassénéba Touré a obtenu un siège au conseil d’administration d’ONU-FEMMES pour quatre ans.
 
En 2023, au CSW67, elle a continué ses efforts, participant à des audiences de haut niveau et lançant des initiatives comme la campagne régionale « Carton rouge contre les VBG » en décembre 2023.
 
Cette victoire renforce le rôle de la Côte d'Ivoire dans la promotion des droits des femmes à l'échelle mondiale et confirme le rayonnement international de la Côte d’Ivoire, sous le leadership du Président Alassane Ouattara.
 
La ministre Nassénéba Touré a exprimé sa satisfaction tout en promettant de poursuivre le lobbying pour d’autres postes de décisions.
 
Pour rappel, le Bureau du Conseil exécutif comprend un président et quatre vice-présidents, chacun représentant l’un des cinq groupes régionaux. Pour 2024, la présidence est assurée par le groupe Amérique Latine et Caraïbes, avec la représentante du Panama, Markova Concepción Jaramillo. La Côte d’Ivoire est représentée par Halley Christine Yapi Bah, ambassadrice et représentante permanente adjointe, en tant que vice-présidente, représentant le Groupe africain.
 
CICG

Compte rendu du Conseil des Ministres du 20 décembre 2023

Le mercredi 20 décembre 2023, un Conseil des Ministres s’est tenu de 11h00 à 13h00, au Palais de la Présidence de la République à Abidjan, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République, Chef de l’Etat.

L’ordre du jour de cette réunion comportait les points suivants :

 

A/-Mesures Générales

Projets de loi

Projets de décrets

B/-Mesures Individuelles

C/-Communications

D/-Divers

 

A/– MESURES GENERALES

PROJET DE LOI

 

Au titre du Ministère des Eaux et Forêts ;

 

Le Conseil a adopté deux projets de loi :

 

  • le premier projet de loi est relatif à la protection de l’éléphant en Côte d’Ivoire.

 

Ce projet de loi traduit la volonté de l’Etat de protéger durablement l’éléphant, espèce faunique menacée d’extinction dans le pays en raison notamment du braconnage et de la destruction de son habitat naturel. Il prévoit, à cet effet, des sanctuaires d’éléphants, à savoir des refuges vitaux pour les éléphants constitués de parcs nationaux et de réserves naturelles ou forêts classées, à partir desquels seront lancés des programmes de réhabilitation des populations d’éléphants dans le pays, avec des moyens innovants de protection, de reproduction et de conservation de l’espèce.

Il s’agit, entre autres, de la création de centres d’information sur les éléphants, de l’enseignement de la protection des éléphants dans les programmes d’éducation scolaire et de la mise en place de compensations financières des dommages causés par les éléphants, en vue d’inverser la tendance de disparition et de garantir la survie de cette espèce faunique, à forte valeur symbolique et culturelle pour notre pays.

 

  • le deuxième projet de loi est relatif au commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction.

 

Ce projet de loi vise à renforcer l’application de la Convention sur le commerce International des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), dans notre pays. Cette convention protège, en effet, environ 40 000 espèces animales et végétales dont l’existence est menacée en raison de la surexploitation due au commerce illégal transnational organisé contre l’environnement.

Ce projet de loi détermine, en cohérence avec cette convention, les mesures administratives, financières et répressives, en vue de réguler et de freiner durablement ce commerce illégal, en synergie avec les autres Etats signataires.

PROJETS DE DECRETS

1- Au titre du Ministère d’Etat, Ministère de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration ;

Le Conseil a adopté un décret portant attributions, composition, organisation et fonctionnement du Conseil de Discipline de la Fonction Publique.

En application du nouveau Statut Général de la Fonction Publique que porte la loi n° 2023-892 du 23 novembre 2023, ce décret actualise la composition du Conseil de Discipline de la Fonction Publique et réorganise les modalités de fonctionnement ainsi que la procédure disciplinaire de cet organe consultatif essentiel de la Fonction Publique.

La nouvelle configuration du Conseil de Discipline rehausse le nombre de Conseillers à un maximum de quatorze (14), et prévoit aux côtés du Président, deux Vice-présidents ainsi que du personnel dédié au fonctionnement régulier de l’organe.

Il précise, en outre, la procédure avant, pendant et après la saisine du Conseil de Discipline, les différents acteurs qui interviennent, les sanctions applicables ainsi que leurs effets sur la carrière du fonctionnaire ou du fonctionnaire stagiaire.

2- Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité en liaison avec le Ministère d’Etat, Ministère de la Défense, le Ministère d’Etat, Ministère de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration, le Ministère des Finances et du Budget et le Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme ;

Le Conseil a adopté un décret portant attributions, organisation et fonctionnement de l’Office National de la Protection Civile, en abrégé ONPC.

Ce décret obéit aux exigences de conformité imposées par la loi n° 2020-627 du 14 août 2020 fixant les règles générales relatives aux Etablissements Publics Nationaux et portant création de catégories d’Etablissements Publics, mais également à la nécessité de mettre en cohérence le cadre juridique de l’ONPC avec l’accroissement de la demande d’assistance en matière de catastrophes et de renforcement des capacités dans le domaine de l’atténuation des risques.

Ainsi, l’ONPC dévient, désormais, un Établissement Public Administratif, Social, Culturel et Environnemental, chargé de mener la réflexion, la recherche, les études et les opérations d’intervention pour la protection des personnes, des biens et de l’environnement, en cas d’accidents, de sinistres, de catastrophes d’origine naturelle, technologique ou humaine.

A cet titre, ce décret renforce les compétences de l’ONPC et accroit ses moyens opérationnels avec l’institution d’un certificat de sécurité incendie exigible aux maîtres d’ouvrage des travaux de construction d’un certain nombre d’édifices classés pour la protection de l’environnement, aux propriétaires des immeubles à plus de deux niveaux ainsi qu’aux propriétaires des établissements recevant du public, en vue de la prévention et de l’atténuation efficiente des risques et de la gestion optimale de tout type de catastrophe sur l’ensemble du territoire national.

3- Au titre du Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, en liaison avec le Ministère des Finances et du Budget et le Ministère de l’Equipement et de l’Entretien Routier ;

Le Conseil a adopté un décret portant déclaration d’utilité publique de l’emprise destinée au projet d’aménagement et de bitumage de la route Grand-Bassam - Carrefour Assouindé (le long du canal).

Cette route prévue sous le format 2x2 voies, sur une longueur d’environ 28 km, traverse les localités de Mondoukou, Mohamé et Assouindé.

Les détenteurs de droits coutumiers, de titres définitifs de propriété sur le long du tracé de la route, les locataires ou leurs ayants droit percevront une indemnisation conformément à la réglementation en vigueur. En conséquence, toute transaction, toute construction nouvelle, même précaire, tous types de travaux de nature à modifier l’état du sol, portant sur l’emprise du projet, sont interdits.

4- Au titre du Ministère du Patrimoine, du Portefeuille de l’Etat et des Entreprises Publiques, en liaison avec le Ministère des Finances et du Budget, le Ministère des Transports et le Ministère de la Transition Numérique et de la Digitalisation ;

Le Conseil a adopté un décret autorisant l’augmentation de la participation financière de la Société d’Etat dénommée Société Nationale de Développement Informatique, en abrégé SNDI, au capital social de la Société Quipux Afrique S.A.

Compte tenu du caractère stratégique des données traitées par la société Quipux Afrique SA, le Gouvernement a décidé d’augmenter la part détenue par l’Etat dans le capital social de cette société, de façon à assurer efficacement le suivi de sa gestion.

A l’issue de cette opération, la participation financière de l’Etat, représenté par la SNDI, passera de 35 à 49%, par l’acquisition de 43 533 actions d’une valeur nominale de 10 000 francs CFA, correspondant à une augmentation de 14 points dans le capital social de Quipux Afrique SA.

 

5- Au titre du Ministère des Ressources Animales et Halieutiques, en liaison avec le Ministère d’Etat, Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières et le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité ;

Le Conseil a adopté un décret fixant les modalités de règlement amiable des conflits entre agriculteurs et éleveurs.

Pris en application de la loi n° 2016-413 du 15 juin 2016 relative à la transhumance et aux déplacements du bétail, ce décret vise à faciliter le règlement amiable des conflits entre agriculteurs et éleveurs, et à créer les conditions favorables à une mise œuvre efficiente de la loi d’orientation agricole.

A cet effet, ce décret prend en compte les nouveaux barèmes d’indemnisation pour destruction de cultures et autres investissements en milieu rural et renouvelle les organismes dédiés, avec la création des commissions villageoises de conciliation, des commissions sous-préfectorales de conciliation et des commissions départementales de conciliation et de régulation, en vue de remédier durablement aux conflits entre agriculteurs et éleveurs, et de préserver la cohésion sociale.

6- Au titre du Ministère du Commerce et de l’Industrie, en liaison avec le Ministère d’Etat, Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières, le Ministère des Finances et du Budget ;

Le Conseil a adopté un décret portant approbation de la Convention de concession pour la conception, le financement, l’aménagement, la construction, la gestion, l’exploitation et l’entretien d’une zone économique industrielle à Abidjan, Akoupé-Zeudji PK 24.

La convention, objet de ce décret, a été signée en juin 2022 avec la société Arise Ivoire, dans le cadre de la mise œuvre du programme gouvernemental de transformation structurelle de l’économie nationale par l’industrialisation.

La convention porte sur une superficie d’environ 431 hectares située sur le site industrielle d’Akoupé-Zeudji PK 24.

7- Au titre du Ministère de la Cohésion Nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, en liaison avec le Ministère d’Etat, Ministère de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration, le Ministère des Finances et du Budget et le Ministère du Patrimoine, du Portefeuille de l’Etat et des Entreprises Publiques ;

Le Conseil a adopté un décret portant attributions, organisation et fonctionnement de l’Observatoire de la Solidarité et de la Cohésion Sociale (OSCS).

Ce décret actualise le cadre organique et opérationnel de l’OSCS, en vue de satisfaire également aux exigences de conformité à la loi n° n° 2020-627 du 14 août 2020 fixant les règles générales relatives aux Etablissements Publics Nationaux et portant création de catégories d’Etablissements Publics.

Ainsi, les missions, les organes dont le Conseil de gestion, l’organisation financière et comptable de l’OSCS ont été révisés et reformés, en lien avec les nouvelles dispositions légales sur les Etablissements Publics Nationaux et le budget programme.

 

B/– MESURES INDIVIDUELLES

 

1- Au titre du Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur ;

Le Conseil a adopté deux (02) décrets portant nomination de deux (02) Ambassadeurs Extraordinaires et Plénipotentiaires de la République de Côte d’Ivoire.

Ainsi sont nommés :

  • Monsieur MAES Ennio, Ambassadeur, 2e échelon, Matricule 241 458-N, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Côte d’Ivoire près la République du Kenya, avec résidence à Addis-Abeba ;
  • Monsieur KOFFI Vhangha Patrice, Ambassadeur, 3e échelon, Matricule 279 992-C, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Côte d’Ivoire près l’Ordre Souverain Militaire Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rodes et de Malte, avec résidence à Rome.

 

2- Au titre du Ministère du Patrimoine, du Portefeuille de l’Etat et des Entreprises Publiques ;

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des Membres du Conseil d’Administration de la Société d’Etat dénommée Fonds d’Entretien Routier, en abrégé « FER », conformément au décret n°2001-593 du 19 septembre 2001 qui le crée et l’organise.

Ainsi sont nommés membres du Conseil d’Administration du Fonds d’Entretien Routier, pour un mandat de trois (3) ans :

- Monsieur CAMARA Pogabaha Thomas, représentant la Présidence de la République ;

- Monsieur AKRE Yves, représentant la Primature ;

- Monsieur CISSE Makhète Saley, représentant le Ministère du Patrimoine, du Portefeuille de l’Etat et des Entreprises publiques ;

- Monsieur KONE Yaya, représentant le Ministère des Transports ;

- Madame KABLAN Ebadjouba Edoukou Julie, représentant la Fédération des Associations des Consommateurs de Côte d’Ivoire ;

- Monsieur KADIO Moroko Sébastien, représentant le Groupement Professionnel de l’Industrie du Pétrole ;

- Monsieur FANNY Wotoumo, représentant le Ministère des Finances et du Budget ;

- Monsieur SANOGO Issa, représentant la Fédération des Syndicats Autonomes des Chauffeurs Professionnels et employés de Côte d’Ivoire ;

- Madame BLA Semahe Nadine, représentant la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire ;

- Monsieur DIABY Brahima, représentant le Haut Conseil du Patronat des Entreprises du Transport Routier ;

- Monsieur LAVRY Martin Evariste, représentant la Chambre d’Agriculture ;

- Monsieur YAO Aristide Armand, représentant le Ministère de l’Equipement et de l’Entretien Routier.

 

 

C/– COMMUNICATIONS

 

1- Au titre du Ministère d’Etat, Ministère de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration ;

 

Le Conseil a adopté une communication relative au bilan d’exécution des activités opérationnelles de l’Observatoire du Service Public (OSEP) au titre du premier semestre 2023.

 

Sur la période du 1er janvier au 30 juin 2023, l’OSEP a enregistré un total de 1.227 préoccupations. Les préoccupations les plus fréquentes exprimées par les usagers-clients portent principalement sur les besoins d’informations (37%) relatives aux procédures administratives et à la délivrance de certains documents administratifs (4%) notamment la CNI, les actes de recrutement et de nomination à la Fonction Publique, ainsi que les Arrêtés de Concession Définitive (ACD).

En réponse aux constatations et aux interpellations, les administrations concernées ont entrepris des actions correctives sur la base des rapports produits par l’OSEP, en vue d’améliorer la qualité du service public. Ainsi, le Ministère en charge de la Fonction Publique, notamment, a adopté officiellement la signature électronique pour résoudre la problématique de la lenteur dans la signature des actes administratifs.

Aussi, dans le cadre de l’amélioration continue du service public, le Conseil a instruit le Ministre chargé de la Fonction Publique et l’ensemble des Ministres concernés à l’effet de prendre les mesures appropriées pour généraliser la création de directions de la qualité dans toutes les administrations, en vue d’une gestion proactive des dysfonctionnements constatés, et d’accélérer le processus de simplification et de numérisation des procédures administratives, conformément aux recommandations de l’OSEP.

2- Au titre du Ministère de l’Economie, du Plan et du Développement, en liaison avec le Ministère des Finances et du Budget ;

 

Le Conseil a adopté une communication relative à la souscription de la Côte d’Ivoire à la deuxième Augmentation Générale du Capital de la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC).

L’IFTC est une filiale du groupe de la BID chargée de développer des solutions de financement du commerce à destination des institutions publiques et privées, notamment les PME, à travers l’accès facilité aux crédits, et les programmes d’assistance technique et de renforcement des capacités.

Lors de la 18e Assemblée Générale de l’organisation tenue en mai 2023, l’IFTC a pris la résolution de l’augmentation générale de son capital à un milliard de Dollars US.

Compte tenu de l’apport important de l’institution depuis le démarrage de ses activités en 2008, avec un montant total de 377 millions de dollars investis dans le secteur privé en Côte d’Ivoire, le Conseil a donné son accord pour la participation de notre pays à cette opération à hauteur d’un million de Dollars US, correspondant à la souscription de 100 000 nouvelles actions d’une valeur nominale de 10 000 dollars USD.

 

3- Au titre du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme ;

Le Conseil a adopté une communication relative au rapport initial de la République de Côte d’Ivoire au Comité contre la torture.

Conformément aux engagements internationaux de notre pays, en lien avec la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, la Côte d’Ivoire a soumis son rapport initial, suivant la procédure simplifiée, au Comité contre la torture, chargé de surveiller la mise en œuvre des obligations issues de la convention.

L’élaboration du rapport s’est déroulée selon un processus participatif, qui a vu la participation de toutes les parties prenantes, notamment le Conseil National des Droits de l’Homme et la société civile.

Ce rapport relève les mesures d’ordre législatif, réglementaire et budgétaire, prises dans les domaines sécuritaire et judiciaire, pour assurer la mise en œuvre et le respect des obligations issues de la convention.

4- Au titre du Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique, en liaison avec le Ministère d’Etat, Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières, le Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Energie, le Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, le Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle, le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, le Ministère du Tourisme et des Loisirs et le Ministère des Eaux et Forêts ;

Le Conseil a entendu le Compte-rendu de la participation de la Côte d’Ivoire à la COP 28 sur les changements climatiques.

Une délégation de haut niveau conduite par le Vice-Président de la République, a pris part à ces assises tenues du 30 novembre au 12 décembre 2023, à Dubaï, sur le premier bilan mondial de la mise en œuvre de l’Accord de Paris et des Contributions Déterminées au niveau National (CDN).

A cette occasion, tous les participants ont reconnu unanimement que les efforts actuels de tous les pays du monde sont insuffisants pour limiter le réchauffement climatique en deçà de 2 degrés Celsius, tel que prévu par l’Accord de Paris.

Aussi, le Vice-Président de la République a rappelé le nouvel engagement de la Côte d’Ivoire à réduire ses émissions de Gaz à Effet de Serre à hauteur de 30,41 % d’ici à 2030, en mettant l’accent sur l’accroissement des énergies renouvelables dans la production d’électricité, pouvant atteindre 42 % du mix énergétique. Il a souligné, par ailleurs, la poursuite du programme de reconstitution du patrimoine forestier ivoirien et a plaidé pour des mécanismes de flexibilité et d’accès facile aux guichets de financement climatiques en faveur des pays en développement.

En marge des travaux, la délégation a signé plusieurs accords avec des institutions spécialisées, qui devraient permettre à notre pays d’obtenir des financements importants ainsi que l’appui technique nécessaire pour l’atteinte des objectifs environnementaux et climatiques définis au niveau national.

5- Au titre du Ministère du Commerce et de l’Industrie, en liaison avec le Ministère de l’Economie, du Plan et du Développement, le Ministère des Transports, le Ministère des Finances et du Budget, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et le Ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Apprentissage ;

Le Conseil a adopté une communication relative au livre blanc pour la promotion et le développement de l’industrie automobile en Côte d’Ivoire.

Ce document de politique nationale détermine les mesures clés pour la mise en place d’un écosystème propice au développement de l’industrie automobile dans notre pays. Il s’articule prioritairement autour du développement de la chaîne de valeur de l’assemblage de minibus, d’autobus, de camions, de remorques, de véhicules utilitaires ainsi que la fabrication de composants automobiles.

La mise en œuvre de cette stratégie devrait permettre à notre pays de renforcer son rôle de hub logistique pour les pays de l’hinterland relativement au transport de marchandises, de produire des véhicules de qualité pour satisfaire la demande de mobilité urbaine et interurbaine, mais également de diversifier la base industrielle et d’accroître la valeur ajoutée de la transformation de nos matières premières, afin d’améliorer l’intégration de l’économie nationale dans les chaines de valeur internationales.

6- Au titre du Ministère de la Culture et de la Francophonie ;

Le Conseil a adopté une communication relative à l’inscription des savoir-faire traditionnels liés au tissage du pagne en Côte d’Ivoire sur la liste représentative du patrimoine culturel de l’humanité.

Après la reconnaissance internationale des musiques des trompes traversières de la communauté tagbana dénommées « Gbofè d’Afounkaha », du balafon pentatonique des Senoufo de Côte d’Ivoire dénommé « Djéguélé » et des musique et danses populaires des communautés gouro, le « Zaouli » respectivement inscrits en 2008, 2012 et 2017 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, notre pays vient d’obtenir l’inscription des savoir-faire traditionnels liés au tissage du pagne en Côte d’Ivoire.

Cet héritage culturel, qui incarne la tradition artisanale de la Côte d’Ivoire, a été inscrit lors de la XVIIIe session du Comité Intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, tenue le 06 décembre 2023, à Kasane, au Botswana.

 

D- DIVERS

Le Conseil a entendu une communication du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, relative à l’élan de solidarité de la Côte d’Ivoire à l’égard de la République sœur de Guinée, suite au drame qui y est survenu dans la nuit du 17 au 18 décembre 2023.

Sur instruction du Chef de l’Etat, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a organisé une mission de solidarité envers ce pays frère et ami. Cette mission s’est traduite par l’envoi en Guinée d’une section des sapeurs-pompiers militaires ivoiriens comprenant des spécialistes de blessures chimiques et de grands brulés ainsi que de plusieurs cargaisons de médicaments et de carburant d’une valeur respective de 17 millions de francs CFA et de 100 millions de francs CFA.

En outre, une délégation officielle conduite par le Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur séjourne actuellement en Guinée pour y porter le message de condoléances, de compassion et de solidarité du Président de la République, du Gouvernement et de l’ensemble du peuple de Côte d’Ivoire.

Cet élan de solidarité est accompagné d’une enveloppe de 500 millions de francs CFA.

 

Fait à Abidjan, le 20 décembre 2023

  1. Amadou COULIBALY

Ministre de la Communication,

Porte-parole du Gouvernement

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