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Economie

Recensement de la Population/ La Guinée à l’école de la Côte d’Ivoire

Après le Congo Brazzaville, l’Haïti, c’est au tour de la Guinée de bénéficier de l’expérience réussie du processus de recensement de la population. ce lundi 30 janvier 2023, la Ministre du Plan et de la Coopération Internationale de la République de Guinée,  Rose Pola PRINCEMOU  qui conduisait une délégation  a été reçue par son homologue ivoirienne, dans le cadre d’une visite de partage d’expériences relative à la gestion stratégique du processus de réalisation du Recensement Général de la Population et de l’Habitat, et de la formation statistique.

Pour la Ministre guinéenne en charge de la planification, le but de cette visite est de s’inspirer de l’expérience réussie de la Côte d’Ivoire notamment en matière de recensement, de formation statistique et coordination de l’aide publique au développement. « Nous avons lancé récemment le Recensement Général de la Population et de l’Habitat, que le pays frère de la Côte d’Ivoire a déjà très bien réussi. Nous sommes venus nous abreuver de cette riche expérience liée au recensement et connaitre tout ce qui a prévalu à la réussite de ce processus, et aussi de s’assurer d’éviter les erreurs dans le cadre de ce recensement. Nous avons eu l’occasion d’échanger sur tout le processu s, notamment le cadre institutionnel et organisationnel, la mobilisation des ressources, l’aspect social liée à la crédibilité de l’opération », a déclaré Rose Pola PRINCEMOU. 

« A l’issue de ce voyage d’études, nous voulons repartir avec l’expérience vécue par Madame le ministre et son équipe, les outils utilisés, nous rassurer aussi que nous sommes sur la bonne voie, parce que c’est un processus qui a déjà commencé en Guinée depuis février 2022 et que nous sommes dans de bonnes dispositions », a-t-elle ajouté.

Poursuivant sur la question du renforcement du système statistique de la Guinée, elle a indiqué que son pays envisage de former 150 statisticiens, en collaboration avec l’Ecole nationale de statistique et d’économie appliquée (Ensea) d’Abidjan.

Pour sa part, la Ministre du Plan et du Développement de la Côte d’Ivoire, s’est montrée satisfaite et fière de partager la récente expérience réussie du RGPH 2021 et également la connaissance en matière de formation statistique.

« C’est avec beaucoup de plaisir que nous partageons l’expérience réussie de notre recensement avec le pays frère de la Guinée. Nous avons eu des échanges fructueux également sur la question de la formation. Ces échanges vont s’inscrire dans le temps pour que nous puissions à la fois partager la connaissance en matière de formation statistiques », a indiqué la Ministre Nialé Kaba.

Se prononçant sur les défis et les étapes clés du processus du recensement, elle a précisé que « le recensement est un processus où toutes les phases représentent des défis. Déjà il faut élaborer le Projet de document (Prodoc) et s’assurer qu’il contient le moins d’erreurs possibles parce que les financements sont importants…La Guinée veut comme la Côte d’Ivoire faire un recensement avec des moyens modernes de collectes, notamment à travers les tablettes. Il y a donc des défis qui dépendent d’elles et d’autres qui ne dépendent pas. Il s’agit de la qualité du réseau internet, la capacité de déverser, etc. Ensuite, il y a la mobilisation sociale et l’accompagnement de l’ensemble des acteurs sociaux, les populations, les guides religieux, les leaders communautaires, les responsables. Elle doit porter le bon message et pouvoir entrainer tout le monde en expliquant les enjeux de cette opération à l’ensemble de la population. »

Cette visite fait suite à une précédente, qui avait été conduite par le Directeur Général de l’Institut National de la Statistique de la Guinée, en aout 2022, qui a permis de finaliser les outils et les documents techniques du Recensement.

Elle se poursuivra par des rencontres de travail dans les structures techniques en charge du recensement notamment l’Institut national de la statistique, le Bureau technique permanent du Recensement (BTPR) et le Fonds des nations unies pour la population (Unfpa), ainsi que l’Ecole nationale de statistique et d’économie appliquée (Ensea).

Notons que la Guinée organisera son 4ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat en décembre 2023.

Sercom

 

Course Hippique: Grand Prix d'Amérique 2023 / La LONACI communie avec ses parieurs

Prévue  chaque dernier dimanche du mois de janvier, l’édition 2023 du  Grand prix d’Amérique, course la plus prestigieuse du trot attelé  a eu lieu ce 29 janvier à l’hippodrome de Paris  Vincennes. Pour marquer cet évènement majeur dans la discipline du Trot attelé,  la Lonaci  a décidé de communier avec ses parieurs qui ont pu suivre la course en direct  depuis un espace réservé aux prises de paris, situé non loin du marché de Port-Bouët. Ce fut  une occasion pour elle  de montrer  à ses parieurs qu’elle ne les a jamais oubliés. Bien plus, elle a mis en jeu 10 000 000 de FCFA sur l’ordre du tiercé,  du jamais vu selon Ouattara Abdoul,  chef de produit Sportcash qui représentait Mme Zadi née Fofana Ninnin Marie Ange, Chef du produit PMU  en mission  à l’extérieur.  Aussi, ajoute-t-il,   « nous avons  mis 1 000 000FCFA  sur le PICK 5 ; de quoi égayer les parieurs ». Lesquels étaient nombreux  dans  cet espace sis à Port-Bouët. 16  concurrents se sont lancés sur les 2700 m de la grande piste de Vincennes.  A  l’issue de la course,  le n° 9 est arrivé en tête, décrochant ainsi le graal de cette présente édition. Il est  suivi du   4,  du 8, du  1,  du 11, du  13 et  du n°3. Un seul gagnant a été enregistré dans cet espace.  Ce qui  a plu à Ouattara Abdoul qui  n’a pas caché sa joie. « La course s’est bien déroulée, nos parieurs  sont satisfaits. Nous avons distribué des gadgets et partagé un repas avec eux. Je viens d’apprendre qu’il y a un gagnant au couplé placé. Noter que le couplé placé  est un pari de couverture. Ça veut dire qu’il  y a certains parieurs quand ils n’arrivent pas à gagner l’ordre du tiercé  , du quarté ou du quinté, la LONACI  a prévu des paris qu’on appelle paris de couverture. Ce sont le couplé placé et le couplé gagnant. Ce sont des paris qui leur permettent de couvrir leur mise.  Aujourd’hui, c’est un sentiment de joie qui nous anime », a-t-il conclu.

Pour rappel, le prix d'Amérique  a été créé en 1920 en reconnaissance à l'engagement américain pour la France pendant la première guerre mondiale. Il se court tous les derniers dimanches du mois de janvier dans la discipline du trot attelé et met aux prises les plus grands trotteurs du monde, après une série d'épreuves qualificatives sur toute la deuxième partie de l'année.

 Patricia Lyse

 

 

PMU/ Deux gagnants repartent avec 61100800FCFA

Après le 20 décembre 2022, La LONACI, avec son produit PMU a encore fait des heureux en ce début d’année 2023. Au total, 61 100 800 fcfa  ont  été remis à deux gagnants qui ont requis l’anonymat hier au siège de cette entreprise citoyenne désormais certifiée à la norme ISO 9001 version 2015. Le premier qui vient de San Pedro a reçu un chèque de 27 932 400FCFA et  le deuxième qui réside à Bietry   a reçu un chèque de 33 168 400 FCFA.  Selon  Mme Zady  née Fofana  Ninnin Marie Ange,  Chef de produit Pmu,  « ces deux  heureux gagnants ont remporté la cagnotte de 43 millions du mercredi  11  janvier 2023. Le premier gagnant a fait un quinté en champ réduit. Le pari lui a coûté 1500Fcfa et il a empoché 27 932 400 FCFA.  Le  second a fait un quinté mais cette fois  en formule  complète .Le pari lui a coûté 144 000Fcfa. La formule complète  consiste à payer toutes les autres combinaisons possibles en un seul ticket  et donc vous gagnez l’ordre et plusieurs désordres en même temps. Le pari lui a coûté 144 000Fcfa et il a gagné 33 168 400 FCFA. Il a gagné une fois l’ordre et 119 fois le désordre. Que le montant de 144 mille ne vous effraie pas.  Cependant, comme je l’’ai dit tantôt, la mise de base du quinté est de 300Fcfa et donc il appartient aux parieurs de multiplier leurs  chances de gagner ».

Ce qu’a compris surtout  Z qui  a reçu son chèque des mains du Directeur Général Adjoint, Ouattara AbdoulKarim.  Intervenant, il a indiqué que c’est quand  tu trouves la bonne combinaison que tu gagnes raison pour laquelle il a multiplié ses chances. Il a terminé tout en remerciant la Lonaci et son directeur Général. Moqué par l’un de ses amis qui lui rappelle à chaque fois que c’est le PMU  qui engloutit son argent,  l’autre gagnant a dit qu’avec  cet argent qu’il vient de remporter, il n’a pas eu tort de faire confiance à la LONACI et a remercié les membres de la Direction qui étaient présents à cette cérémonie de remise de chèque. Portant la parole du Directeur Général Dramane Coulibaly, le DGA,  tout en souhaitant la bienvenue aux heureux gagnants dans la maison du bonheur, les  a félicités.  Dans la foulée, il a rappelé qu’après la certification à la norme ISO 9001 ; 2015,  la Lonaci ira en  2023 à  la conquête de la norme ISO 27001, consacrée à la sécurité de l’information.

In fine, Mme Zady a informé  les parieurs, qu’un évènement hippique aura lieu dans dix jours.  « Tous les derniers dimanches du mois de janvier, nous avons  le Grand Prix d’Amérique. Alors ce dimanche 29 janvier,   nous aurons le grand prix d’Amérique qui est la course la plus prestigieuse  dans la discipline du trot. Elle est considérée comme le championnat du monde  du trot attelé. Cet évènement constitue la plus grande attraction du calendrier  hippique en début d’année. A cette occasion, comme nous le faisons tous les ans,  la Lonaci mettra en jeu 10 000 000 sur l’ordre du tiercé de  la course la Nationale 1 et 1 million sur le pick 5 de la Nationale de la même course. Tout le monde peut tenter sa chance et faire partie  de la grande famille des millionnaires », a-t-elle encouragé.

Patricia Lyse

Banque Africaine de Développement/ La croissance économique de l’Afrique dépassera les prévisions mondiales en 2023-2024, selon le rapport semestriel

Le nouveau rapport de la Banque africaine de développement appelle à prendre des mesures politiques audacieuses pour aider les économies africaines à atténuer les risques cumulés.

La croissance économique de l’Afrique devrait dépasser celle du reste du monde au cours des deux prochaines années, avec un produit intérieur brut (PIB) réel d’environ 4 % en moyenne en 2023 et 2024.

 Ce chiffre est supérieur aux moyennes mondiales prévues de 2,7 % et 3,2 %, a indiqué le Groupe de la Banque africaine de développement dans son rapport Performance et perspectives macroéconomiques de l’Afrique, dévoilé jeudià Abidjan.

Grâce à une analyse complète de la croissance régionale, le rapport montre que les cinq régions du continent restent résilientes avec des perspectives stables à moyen terme, bien qu’elles soient confrontées à d’importants vents contraires résultant des chocs socio-économiques mondiaux. Il identifie également les risques et appelle à des mesures monétaires et fiscales robustes, soutenues par des politiques structurelles, pour y faire face.

Le rapport Performances et perspectives macroéconomiques sera publié aux premier et troisième trimestres de chaque année. Il vient compléter le rapport annuel de la Banque sur les Perspectives économiques en Afrique, qui se concentre sur les principaux thèmes politiques émergents qui sont pertinents pour le développement du continent.

Selon le rapport, la croissance moyenne estimée du PIB réel en Afrique a ralenti à 3,8 % en 2022, contre 4,8 % en 2021, dans un contexte de défis majeurs consécutifs au choc du Covid-19 et àl’invasion de l’Ukraine par la Russie. Malgré ce ralentissement économique, 53 des 54 pays d’Afrique ont affiché une croissance positive. Les cinq régions du continent restent résilientes avec des perspectives stables à moyen terme.

Toutefois, le rapport émet une réserve sur les perspectives compte tenu des risques mondiaux et régionaux actuels. Ces risques comprennent la flambée des prix des denrées alimentaires et de l’énergie, le durcissement des conditions financières mondiales et l’augmentation connexe des coûts du service de la dette intérieure. Les changements climatiques — avec leurs effets néfastes sur l’approvisionnement en denrées alimentaires et le risque potentiel d’un changement de politique dans les pays où se tiendront des élections en 2023 — représentent des menaces tout aussi redoutables.

Le rapport préconise l’adoption de mesures politiques audacieuses à l’échelle nationale, régionale et mondiale pour aider les économies africaines à atténuer ces risques cumulés.

Dans son allocution prononcée lors du lancement, le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a déclaré que la publication de ce nouveau rapport intervenait à un moment où les économies africaines, confrontées à d’importants vents contraires, démontraient leur résilience.

« Avec 54 pays à différents stades de croissance, différentes structures économiques et diverses dotations en ressources, les effets des chocs mondiaux varient toujours en fonction de la région et du pays. Le ralentissement de la demande mondiale, le durcissement des conditions financières et la perturbation des chaînes d’approvisionnement ont donc eu des répercussions différentes sur les économies africaines », a-t-il déclaré. « Malgré la confluence de chocs multiples, la croissance dans les cinq régions africaines a été positive en 2022 — et les perspectives pour 2023-2024 devraient être stables. »

Nialé Kaba, ministre de la Planification et du Développement de Côte d’Ivoire, a déclaré : « La publication de ce rapport par notre banque, le Groupe de la Banque africaine de développement, à cette période de l’année est une excellente opportunité pour l’Afrique et ses partenaires mondiaux. Nous avons besoin de ces mises à jour régulières pour évaluer les performances et les perspectives macroéconomiques de nos pays. Ces informations fiables faciliteront la prise de décision et la gestion des risques pour les investisseurs potentiels en Afrique. »

 Les cinq économies africaines les plus performantes de la période pré-Covid-19 devraient connaître une croissance de plus de 5,5 % en moyenne en 2023-2024 et retrouver leur place parmi les dix économies les plus dynamiques du monde. Ces pays sont le Rwanda (7,9 %), la Côte d’Ivoire (7,1 %), le Bénin (6,4 %), l’Éthiopie (6,0 %) et la Tanzanie (5,6 %).

 D’autres pays africains devraient connaître une croissance supérieure à 5,5 % au cours de la période 2023-24. Il s’agit de la République démocratique du Congo (6,8 %), de la Gambie (6,4 %), de la Libye (12,9 %), du Mozambique (6,5 %), du Niger (9,6 %), du Sénégal (9,4 %) et du Togo (6,3 %).

Lors du lancement, l’économiste Jeffrey Sachs, directeur du Center for Sustainable Development (Centre pour le développement durable) de l’université de Columbia, a salué le rapport qui, selon lui, montre que les économies africaines sont en pleine croissance et qu’elles progressent de manière constante.

 Sachs, qui est également chargé par le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres de défendre les Objectifs de développement durable, a déclaré : « L’Afrique peut et va atteindre une croissance de 7 % ou plus par an de manière constante dans les décennies à venir. Ce que nous verrons, en nous fondant sur la résilience que nous constatons dans ce rapport, c’est une véritable accélération du développement durable de l’Afrique, qui fera du continent la composante à croissance rapide de l’économie mondiale », a-t-il déclaré. « L’Afrique est l’endroit où il faut investir », a-t-il ajouté.

 

Des politiques audacieuses pour aider les économies africaines à atténuer les risques cumulés

Le rapport préconise l’adoption de mesures fortes pour faire face à ces risques. Celles-ci comprennent un mélange de politiques monétaires, fiscales et structurelles, notamment :

– un resserrement rapide et agressif de la politique monétaire dans les pays à forte inflation, et un resserrement modéré dans les pays où les pressions inflationnistes sont faibles. La coordination efficace des actions budgétaires et monétaires optimisera les résultats des interventions ciblées visant à maîtriser l’inflation et les pressions budgétaires. 

– Le renforcement de la résilience grâce à la stimulation du commerce intra-africain, notamment en ce qui concerne les produits manufacturés, afin d’amortir les effets de la volatilité des prix des produits de base sur les économies.

– L’accélération des réformes structurelles pour renforcer les capacités de l’administration fiscale et investir dans la numérisation et la gouvernance électronique afin d’améliorer la transparence, de réduire les flux financiers illicites et d’accroître la mobilisation des ressources intérieures.

– L’amélioration de la gouvernance institutionnelle et l’adoption de politiques susceptibles de mobiliser les financements du secteur privé, en particulier dans le cadre de projets entièrement nouveaux, à l’épreuve des changements climatiques et des pandémies, et mobiliser les ressources de l’Afrique pour un développement inclusif et durable.

– La prise de mesures décisives pour réduire les déficits budgétaires structurels et l’accumulation de la dette publique dans les pays confrontés à un risque élevé de surendettement ou déjà en situation de surendettement.

Aperçu des perspectives économiques dans les régions

Malgré la confluence de multiples chocs, la croissance dans les cinq régions africaines a été positive en 2022 — et les perspectives pour 2023-2024 devraient être stables.

  • Afrique centrale - Soutenue par des cours favorables des matières premières, la croissance est estimée avoir été la plus rapide du continent à 4,7 %, contre 3,6 % en 2021.
  • Afrique australe — La croissance est celle qui a le plus ralenti, passant de 4,3 % en 2021 à environ 2,5 % en 2022. Ce ralentissement résulte de la faiblesse de la croissance en Afrique du Sud, où la hausse des taux d’intérêt, la faiblesse de la demande intérieure et les coupures de courant persistantes ont pesé sur l’économie.
  • Afrique de l’ouest — La croissance devrait ralentir à 3,6 % en 2022, contre 4,4 % en 2021. Cela tient à des ralentissements en Côte d’Ivoire et au Nigeria, les deux plus grandes économies de la région. La croissance du Nigeria en 2023 — bien qu’affectée par le Covid-19, l’insécurité et la faiblesse de la production pétrolière malgré la hausse des prix internationaux du pétrole — pourrait bénéficier des efforts en cours pour rétablir la sécurité dans la région productrice de pétrole en proie à des troubles.
  • Afrique du Nord — La croissance devrait baisser de 1,1 %, passant de 5,4 % en 2021 à 4,3 % en 2022, en raison de la forte contraction en Libye et de la sécheresse au Maroc. La croissance devrait se stabiliser à 4,3 % en 2023, soutenue par un fort rebond attendu dans ces deux pays et une croissance soutenue ailleurs dans la région.
  • Afrique de l’Est — La croissance devrait ralentir à 4,2 % en 2022, contre 5,1 % en 2021. Toutefois, elle devrait se redresser pour atteindre en 2023 et 2024 la moyenne prépandémique supérieure à 5,0 %. Bien que la structure de production de l’Afrique de l’Est soit relativement diversifiée, les pays de la région sont en grande partie des importateurs nets de produits de base. Ils subissent donc de plein fouet la hausse des prix internationaux, en plus des chocs climatiques récurrents et de l’insécurité, notamment dans la Corne de l’Afrique.

Au cours de sa présentation, l’économiste en chef et vice-président par intérim de la Banque africaine de développement, Kevin Urama, a fait remarquer que l’Afrique reste une destination favorable aux investissements dans le capital humain, les infrastructures, le développement du secteur privé et le capital naturel.

 Urama a déclaré : « L’Afrique a un rôle important à jouer dans la stimulation de la croissance inclusive et du développement durable au niveau mondial. Il existe de nombreuses opportunités d’investissements intelligents dans des secteurs clés : agriculture, marchés de l’énergie, minéraux, infrastructures de santé et industries pharmaceutiques, industrie légère, transport et logistique, économie numérique, etc. Le continent reste une mine d’or pour les investisseurs avisés à l’échelle mondiale. »

 avec afdb.org.

Cérémonie de présentation des vœux/ Le Dg de la LONACI dresse le bilan et vise un chiffre d’affaires de près de 500 milliards de Fcfa en 2023

Comme tous les ans, la Lonaci  a organisé sa traditionnelle cérémonie de présentation de vœux ce jeudi 12 janvier 2023  à son siège sis à Marcory Zone 4. Ce fut une belle occasion de retrouvailles et d’union  pour le PCA, Dr Wenceslas Lenissongui, le Directeur Général Dramane Coulibaly et le DGA AbdoulKarim Ouattara de recevoir les vœux de l’ensemble du personnel et de former pour  chaque membre de la grande famille de la LONACI, qu’il (ou elle) soit en poste  au siège ou en agence,  leurs vœux de santé robuste, de prospérité et de bonheur.  Pour l’entreprise, le Directeur Général de la Lonaci a souhaité qu’elle devienne plus forte en 2023, dans une Côte d’Ivoire en paix et plus prospère.

Par ailleurs, il ne pouvait trouver meilleure tribune pour dresser le bilan de l’année écoulée qui a été marquée par  l’obtention de la certification à la norme ISO 9001 version 2015, orientée vers la satisfaction du client  et  dévoiler les perspectives 2023. Au titre du bilan de l’année 2022, le Directeur général, Dramane Coulibaly n’a pas manqué de   saluer les belles performances commerciales et financières réalisées. « En termes de gains payés aux joueurs, le montant des gains distribués aux gagnants en 2022 est de 259 125 104 652 F CFA. En termes de commissions payées, ce sont 47 452 932 019 de F CFA payés pour la rémunération de nos partenaires du réseau de distribution de nos produits. En termes de contribution au financement au budget de l’état, le montant de la redevance payée en 2022 est de 11 500 000 000 de F CFA soit une hausse de 35% par rapport à 2021.  En termes de réalisations sociales, ce sont 3 600 000 000 de F CFA qui ont été investis pour la construction d’écoles, d’hôpitaux et d’achats d’équipements à caractère social en faveur des populations déshéritées » a-t-il fait savoir tout en saluant l’adhésion  de tous pour atteindre ces objectifs qu’il a qualifiés de victoire collective . Pour ce faire, il a encouragé les membres de la Direction et le personnel  à maintenir le cap pour ne pas perdre la certification ISO 9001 version 2015.  Mieux, il les a exhortés à aller  en  2023 à la conquête de la norme ISO 27001, consacrée à la sécurité de l’information.

Parlant du chiffre d’affaires, il a dit poursuivre un objectif de 485 243 734 900 F CFA en 2023 contre 411 876 440 207 F CFA en 2022  sans oublier la réalisation d’un hippodrome à Yamoussoukro qui fera la fierté de la sous-région et la construction du nouveau siège et d’un complexe intégré.  

Avant l’intervention du Directeur Général,  la représentante du délégué du personnel Sidonie Yoboué a plaidé pour la remise des clés aux souscripteurs de Yopougon et d’Ebimpé. Suite à cette doléance, le DG les a rassurés qu’ils auront leurs clés.  A sa prise de parole, l’administrateur général de  la mutuelle sociale Awalé,  Hamza   Mohamed a formé ses vœux de santé, de prospérité et de bonheur pour le Dg, le Dga, le Pca et toute sa famille. Tout en remerciant le chef de l’Etat Alassane Ouattara, le PCA Wenceslas Lenissongui a salué le Dg, artisan principal de ses performances, le DGA qui a apporté a jeunesse et son expérience  et ses collaborateurs. C’est par un cocktail que cette cérémonie de présentation de vœux du nouvel an a pris fin avec de nouveaux défis à relever.

Patricia Lyse 

Coopération économique / La foire « CHINE TOP’EXPO 2023 » annoncée à Abidjan

L’ONG Chinafrica International a tenu, ce 29 décembre 2022, à son siège de Bingerville (en Côte d’Ivoire), une cérémonie d’information, en lieu et place de son lancement officiel, qui était prévu à cette même date, et qui a finalement été reporté en mars 2023. Deux annonces importantes ont cependant été faites à cette cérémonie d’information, à savoir qu’un « Club FOCAC Côte d’Ivoire » est désormais mis sur pied sous l’égide de Chinafrica International, et qu’une foire commerciale, dénommée « CHINE TOP’EXPO 2023 » sera organisée en décembre 2023, à Abidjan. S’agissant de la mise sur pied du « Club FOCAC Côte d’Ivoire », l’écrivain ivoirien Sylvain Takoué, Président de Chinafrica International, en a donné les raisons : « Chinafrica International est une organisation non-gouvernementale qui œuvre, en Afrique, à la promotion du Forum pour la Coopération Afrique-Chine, qu’on appelle en abrégé le FOCAC.

Afin de mieux agir dans ce sens sur le terrain, il nous faut nécessairement des structures spécialisées, qui soient des relais d’actions. C’est pourquoi, nous mettons sur pied le "Club FOCAC Côte d’Ivoire", qui servira de structure spécialisée de Chinafrica International en Côte d’Ivoire. Il en sera de même pour le reste de l’Afrique, car nous entreprendrons une tournée africaine pour mettre également sur pied des Clubs FOCAC nationaux dans chaque pays d’Afrique », a-t-il argumenté. Parlant aussi de la foire commerciale annoncée, le Président de Chinafrica International s’est voulu très clair. « Notre organisation Chinafrica International se propose d’être un incontournable partenaire au développement de la coopération économique Chine-Afrique. Nous travaillons donc à la mise en valeur de cette coopération, ainsi qu’à la création de la valeur ajoutée.

L’un des secteurs-clé de la coopération Chine-Afrique, c’est le commerce. En organisant donc cette foire commerciale annoncée, nous créons, sur le plan économique, de la valeur ajoutée, profitable à la Chine et à l’Afrique », a-t-il expliqué. Avant de faire les précisions suivantes : « La foire commerciale "CHINE TOP’EXPO 2023" d’Abidjan, permettra de changer la perception négative que le monde a des produits made in China. Les gens ont partout l’air moqueur et rabaissant de qualifier de "Chine Toc" les produits made in China. Nous voulons inverser les choses, pour que les produits fabriqués en Chine soient désormais appelés "Chine Top", et non "Chine Toc". Nous invitons, à cet effet, la Chine industrielle à se mobiliser, à venir à cette foire commerciale "CHINE TOP’EXPO 2023" d’Abidjan, pour faire des expositions-ventes des produits HIGH-TECH chinois, pour montrer et faire découvrir au monde le génie d’inventivité, à l’état pur, dont les créateurs, fabricants et industriels de Chine sont capables », a-t-il fait savoir.

Indiquant que cette foire commerciale « CHINE TOP’EXPO 2023 » d’Abidjan sera le premier évènement économique lancé avec la structure spécialisée de Chinafrica International, qu’est le « Club FOCAC Côte d’Ivoire ».

Sercom

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