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Economie

Cadre de Coopération pour le Développement Durable (CCDD) 2021-2025/Le Gouvernement satisfait des résultats enregistrés en 2023

La Ministre de l’Economie, du Plan et du Développement, Nialé Kaba et le Coordinateur Résident du Système des Nations Unies en Côte d’Ivoire, Philippe Poinsot ont présidé, le mercredi 8 mai 2024, la quatrième réunion du Comité Directeur, à Abidjan.  Cadre de dialogue stratégique entre le Gouvernement ivoirien et le Système des Nations Unies pour la mise en œuvre du Cadre de Coopération pour le Développement Durable (CCDD), le Comité Directeur Conjoint (CDC) a tenu sa 4ème réunion, ce mercredi 08 mai 2024, à Abidjan. Cette rencontre avait pour objectifs principaux d’assurer le suivi des recommandations du CDC du 31 mai 2023, de valider les réalisations du système des Nations Unies en 2023 et de recueillir les orientations stratégiques pour la mise en œuvre du CCDD et pour le renforcement des initiatives de développement durable en Côte d’Ivoire.

Co-présidente de cette réunion, la Ministre du l’Economie, du Plan et du Développement s’est réjouie des acquis positifs, "après trois années de mise en œuvre du CCDD,  des progrès ont été enregistrés grâce aux efforts conjoints du gouvernement et des Nations Unies", a souligné Nialé KABA,  avant de donner plus de détails sur les différentes actions menées. « Le rapport 2023 met en lumière les principaux résultats obtenus dans les domaines de l’agriculture et de l’industrialisation durable, de l’éducation, des services sociaux de base, de l’emploi, de la préservation de l’environnement et de la lutte contre le réchauffement climatique. Le coût de la mise en œuvre du CCDD est estimé à 184 millions de dollars  soit environ 112,1 Milliards de Fcfa(…). A mis parcours de la mise en œuvre du CCDD, les ressources mobilisées de 2021-2025 s’élèvent à 289 milliards de FCFA sur 396 milliards prévus jusqu’en 2025, soit 73% du total planifié. Ces financements ont permis de soutenir des programmes ciblés du Gouvernement dont le PJ-Gouv et le PS-Gouv », a-t-elle soutenu.

Bien avant, le Coordonnateur résident des activités opérationnelles du système des Nations Unies en Côte d'Ivoire a situé le cadre de la rencontre, " Le Comité Directeur Conjoint (CDC) en tant que cadre de dialogue entre le Gouvernement et le Système des Nations Unies se réunit chaque année pour assurer la cohérence de nos actions et s’assurer de leur alignement aux priorités nationales. Cette réunion marque la dernière ligne droite de notre cycle de coopération actuel qui se clôturera en 2025", a indiqué Philippe Poinsot.

Il a, en outre, précisé les éléments d'appui des organisations onusiennes inscrits dans le rapport du CDC. "Ce document met en lumière nos initiatives de développement, notamment le soutien à la transformation agro-forestière pour créer des systèmes agricoles durables, la poursuite de nos activités de renforcement des capacités professionnelles et entrepreneuriales des jeunes dans le contexte de l’année 2023 dédié à la jeunesse, notre accompagnement institutionnel pour la résilience au changement climatique à travers l'élaboration du Plan National d'Adaptation, notre appui aux plateformes locales de lutte contre les violences basées sur le genre, ainsi que notre initiative conjointe pour l'amélioration des apprentissages, en soutien aux réformes issues des Etats Généraux de l’Education et de l’Alphabétisation et bien d’autres initiatives importantes", a conclu le Coordonnateur résident.

Au terme de cette réunion, les parties prenantes ont formulé des recommandations selon lesquelles, les agences doivent accélérer la formulation, la mobilisation des fonds conjointement avec le Gouvernement et l’opérationnalisation des programmes conjoints dont le processus de formulation est finalisé. Le CDC a salué la valeur ajoutée du cadre programmatique pour la résilience dans la zone Nord-Est et a demandé aux partenaires d’apporter un appui dans cette zone afin de renforcer la coordination et la transparence des interventions. Enfin, le CDC a noté la pertinence des 6 transitions et 4 moteurs pour l’accélération des ODD, et a recommandé de les considérer dans la formulation du prochain cycle de coopération (2026-2030), en intégrant les droits humains, l’inclusion des jeunes, la Culture et les personnes vulnérables de manière transversale d’une part, et, en s’assurant de leur alignement sur les priorités nationales pour le même cycle programmatique,  d’autre part.

Notons que cette rencontre a enregistré la participation de plusieurs membres du gouvernement notamment, les Ministres du Commerce et de l'Industrie, de l'Emploi et de la Protection Sociale, de la Cohésion Nationale,  de la Solidarité et de la lutte contre la pauvreté,  de la Femme, Famille et Enfant, des chefs d'agence des Nations Unies et des représentants des ministères sectoriels.

Sercom ministère de l’économie, du   plan et du Développement 

 

Viabilité de la dette/ Nialé Kaba rassure : « La Côte d’Ivoire est à risque de surendettement modéré »

 La Ministre de l’Economie, du Plan et du Développement, Nialé Kaba, a présidé, hier jeudi 25 avril 2024, la cérémonie de présentation du rapport « Risque Pays Côte d’Ivoire 2024 », organisée par Bloomfield Investment. Elle a profité de cette occasion pour rassurer les Ivoiriens sur le risque d’endettement de la Côte d’Ivoire qui reste modéré.      

Le taux d’endettement de la Côte d’Ivoire estimé à 58,1% à fin 2023, est au cœur des débats. La Ministre de l’Economie, du Plan et du Développement rassure les populations et les économistes que le risque de surendettement de notre pays reste modéré. « En ce qui concerne le niveau de la dette, il convient de noter, avec un taux d’endettement de 58,1% à fin 2023, que le pays est en deçà du seuil communautaire de 70% du PIB. Il faut également noter que l’analyse de la viabilité de la dette, prenant en compte tous les ratios notamment celui relatif à la liquidité, indique que la Côte d’Ivoire est à risque de surendettement modéré », a révélé Nialé Kaba. C’était, le 25 avril 2024, au Sofitel Hôtel Ivoire, au cours de la présentation du rapport de Bloomfield Investment sur le risque pays Côte d’Ivoire 2024.  L’économiste s’est voulue plus pertinente en rappelant le vote de la loi portant politique nationale d'endettement et de gestion de la dette publique par l'Assemblée Nationale, qui « vient renforcer davantage la gestion de la dette et permet d’anticiper sur les risques y afférents ». 

En réponse aux différents points d’attention soulevés par le rapport, liés notamment, au climat des affaires, aux performances macroéconomiques, à la gestion de la dette publique, au système monétaire et financier, et au risque sociopolitique, l’émissaire du gouvernement a fait des précisions. « Les points de fragilité mentionnés dans le rapport font déjà l’objet d’attention par le Gouvernement, à travers la mise en œuvre de mesures de mitigation, notamment, le renforcement de la surveillance et de la réglementation des prix des produits de grande consommation, l’élaboration en cours d’une Stratégie de mobilisation des Recettes à Moyen Terme (SRMT) ; la rationalisation des exonérations, afin d’améliorer les recettes fiscales, le développement des grappes industrielles et des agropoles tout en renforçant l’écosystème de gestion et de développement des infrastructures industrielles », a-t-elle indiqué. La ministre a terminé en indiquant que les perspectives sont prometteuses car « le Gouvernement ivoirien est déterminé à poursuivre les actions et réformes pour contenir les risques potentiels ». Cette ambition a été corroborée par le Président Directeur Général de Bloomfield Investment, lors de la présentation du rapport. « La note globale de la Côte d’Ivoire passe de 6,2 en 2023 à 6,5 en 2024. Elle reste dans la catégorie de risque faible et nous recommandons l’investissement dans ce pays. La Côte d’Ivoire est un pays qui reste résilient au vu des paramètres qui ont affiché une stabilité.   Pour une économie résiliente et une performance à long terme il est extrêmement important que la majorité de la richesse soit créée par des entreprises locales », a expliqué Stanislas Zézé.

Rendez-vous incontournable pour les décideurs publics et les opérateurs privés, le rapport « Risque Pays Côte d’Ivoire 2024 » analyse les performances macro-économiques, le climat des affaires, la situation des finances publiques et la dette, le système financier dans son ensemble et l’environnement socio-politique.

Sercom

 

 

1500 FCFA le prix du cacao / Les députés Pdci-Rda chargent le gouvernement

Déclaration

Le Groupe Parlementaire PDCI-RDA à l’Assemblée nationale a accueilli avec un sentiment de grande déception, l’annonce faite par le Gouvernement, de porter le prix du cacao à 1 500F par kilo, pour la récolte intermédiaire qui commence ce mardi 2 Avril et finit le lundi 30 Septembre 2024.

A ceux qui voudraient annoncer à grands renforts de publicité, que ce prix est le plus élevé JAMAIS VERSÉ aux producteurs de cacao en Côte d’Ivoire, le Groupe Parlementaire PDCI-RDA souhaite rappeler que, de même, les prix du cacao sur les marchés internationaux de Londres et de New York, sont, en cette période, les plus élevés JAMAIS ENREGISTRÉS. Et que si l'on s'en tient à la promesse du Gouvernement, dans sa réforme de 2012, de toujours reverser 60% du prix international aux producteurs, il aurait donc fallu payer au moins 3 000F, et non 1 500F/kg.

Le Groupe Parlementaire PDCI-RDA à l’Assemblée nationale laisse le Gouvernement Ivoirien seul juge de ses chiffres sur le résultat des ventes par anticipation de la récolte pour la période d’avril à septembre 2024, qui donneraient un prix CAF moyen de 2 326 FCFA le kilogramme, sur la base duquel il fixe le prix bord-champ à 1 500F /kg pour la campagne intermédiaire.

En tout état de cause, à ce prix de 1 500F/kg, le PDCI-RDA estime que les producteurs de cacao continuent de souffrir de la mauvaise gestion des revenus de cette spéculation dans le pays.

Nos valeureux producteurs, une fois de plus, consentent d’énormes sacrifices financiers pour aider le pays. Même si le nouveau prix bord-champ représente une légère augmentation par rapport au prix initial, ce pourquoi le Groupe parlementaire PDCI-RDA à l’Assemblée nationale se félicite du rôle important qu’il a joué, notamment à travers son dernier communiqué, il reste toujours largement insuffisant à ses yeux.

Au-delà de la modeste hausse du prix accordée par le Gouvernement, c'est la problématique du système de commercialisation des matières premières agricoles et de la quote-part reversée aux producteurs, qui est posée avec acuité. La question de la clé de répartition des revenus du cacao et des autres produits agricoles entre les acteurs des filières respectives (café, cacao, hévéa, palmier à huile, coton anacarde, etc.), doit être également analysée en profondeur.

Il est clairement établi que le Gouvernement ne produit pas le cacao. C’est bien nos braves paysans qui prennent tous les risques des producteurs. En effet, ce sont ces derniers qui travaillent sous le soleil et la pluie, qui subissent les effets du climat et des maladies des plantes, pour produire le cacao.

Pourtant, le Gouvernement se charge, d'autorité, de vendre le cacao sur le marché international et redistribue les revenus à sa guise. Seul le reliquat après redistribution, est reversé aux producteurs. Cette pratique doit changer. C’est une question de justice sociale et d'équité. Le paysan doit avoir son revenu garanti à hauteur de 60 à 70% du prix CAF.

Il est également impératif d’en finir avec le mythe tendant à faire croire aux Ivoiriens, chaque fois qu'il y a la moindre hausse des prix aux producteurs, tout comme la moindre non-augmentation des prix des denrées de première nécessité, que le Gouvernement consent un sacrifice au bénéfice des producteurs ou des consommateurs.

Le Groupe Parlementaire PDCI-RDA à l’Assemblée nationale réitère donc son appel au Gouvernement, à engager une profonde réflexion, d’abord sur les mécanismes de commercialisation de nos produits agricoles (ventes à terme contre ventes spot ou autres mécanismes, isolés ou en combinaison, mise en place de marchés régionaux, création et/ou renforcement des organisations professionnelles agricoles, ventes groupées, création de bourses des produits agricoles, etc., ensuite sur la quote-part reversée aux producteurs..

Le Groupe Parlementaire PDCI-RDA à l’Assemblée nationale invite le Gouvernement, les organes de régulations et les autres intermédiaires de la filière cacao, à accepter de « se serrer la ceinture », au besoin en réduisant leur train de vie, pour permettre aux producteurs de gagner plus et de vivre mieux du fruit de leur travail.

II exhorte le Gouvernement à se pencher avec bienveillance sur la question de la prolifération et l’inflation des prélèvements dans les filières agricoles, pour permettre aux producteurs de gagner plus, pour leur dur labeur. Enfin, il faut rappeler, qu’avec environ 60 à 65% de l’offre mondiale de cacao, la Côte d’Ivoire, avec le Ghana voisin, devrait être à même de peser sur les cours mondiaux du cacao de manière durable, comme l’OPEP le fait sur les prix du pétrole, au lieu de les subir ou de compter sur les phénomènes climatiques et la pression phytosanitaire ponctuels sur lesquels elle n’a aucune maitrise, pour obtenir une hausse des prix.

Le Groupe Parlementaire PDCI-RDA à l’Assemblée nationale, qui sait se souvenir des moments de luttes glorieuses avec le Syndicat Agricole Africain et le RDA, continue de suivre avec une vigilance accrue, l’évolution des cours du cacao sur les marchés internationaux dans les prochains mois et attend de voir, le cas échéant, sa répercussion sur le prix bord-champ pour la campagne principale de cacao qui s’ouvre le 1er Octobre 2024.

Au demeurant, rien n’empêche le Gouvernement de modifier positivement ce nouveau prix si les circonstances le permettent, avant Octobre 2024 car le succès de ce pays repose sur l’Agriculture et tout gain enregistré dans ce secteur, a un effet multiplicateur sur les conditions de vie dans la nation.

Le Groupe Parlementaire PDCI-RDA à l’Assemblée nationale, tout en invitant le Gouvernement à veiller à ce que les 1500 Fcfa/kg (prix bord-champ) reviennent effectivement aux producteurs, décide de rester saisi de cette question et de toute autre, touchant à la bonne marche de la nation ou ayant un impact sur le coût de la vie des Ivoiriens. Il invite les Ivoiriens à la même vigilance

Fait à Abidjan le 2 Avril 2024

Pour le Groupe Parlementaire PDCI-RDA à l’Assemblée nationale.

DOHO SIMON

Agriculture : Le prix du cacao fixé à 1500 FCfa pour la campagne intermédiaire 2023-2024

Le ministre d'Etat, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani, a indiqué le 2 avril 2024, à Abidjan-Plateau, que le prix du cacao est fixé à 1500 FCfa pour la campagne intermédiaire 2023-2024.

Kobenan Kouassi Adjoumani a expliqué que ce montant a été fixé sur la base du prix Caf de 2326 FCfa. « Nous vous informons que pour la campagne intermédiaire, le résultat des ventes par anticipation de la récolte de la période d’avril à septembre 2024 a permis de réaliser un prix Caf moyen de 2326 FCfa le kilogramme. Sur cette base, l’État de Côte d’Ivoire a décidé de servir le prix au producteur à 1500 FCfa le kilogramme, soit 64% du prix Caf de réalisation », a-t-il déclaré.

C’est donc une majoration de 500 FCfa par rapport aux 1000 FCfa fixés en octobre 2023 sur la base d’un prix Caf de 1635 FCfa. « Le 1er octobre 2023, nous avons annoncé un prix minimum garanti de 1000 FCfa le kilogramme pour le cacao au titre de la campagne principale 2023-2024. Ce prix résulte du prix Caf moyen de 1635 FCfa le kilogramme issu des ventes par anticipation de la récolte principale 2023-2024 sur la période d’octobre 2023 à mars 2024 », a fait savoir le ministre d’État.

Relativement à la présente campagne, Kobenan Kouassi Adjoumani a aussi expliqué qu’il « a fallu que l’on observe une hausse des prix sur les marchés boursiers, depuis le premier trimestre de l’année 2024, pour que de nombreuses langues se mettent à critiquer le système stabilisé, au profit du système libéralisé, parce que, dit-on, le système stabilisé ne répercute pas systématiquement la hausse des prix internationaux sur le prix payé au producteur ». « Ceux qui soutiennent cette thèse oublient que notre pays a déjà expérimenté le système libéralisé dont les résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes », a-t-il indiqué.

Le ministre d’État de rappeler « qu’en effet, les douze années de stabilisation (2011-2023) ont permis d’obtenir, avec les ventes anticipées, un prix Caf moyen/kg de 1428 FCfa contre 1076 FCfa servi lors des campagnes où régnait le système libéralisé, avec les ventes spots de 2000 à 2011 ». « Et nous nous souvenons tous des prix dérisoires qui étaient payés aux producteurs lorsque les prix mondiaux venaient à chuter, tant soit peu. Souvent le cacao était payé à moins de 500 FCfa », a souligné Kobenan Kouassi Adjoumani.

« Ce qu’il faut retenir dans le système stabilisé, c’est que la hausse quotidienne des cours mondiaux n’est pas répercutée immédiatement mais elle profite aux producteurs avec un décalage dans le temps, puisque les ventes de la récolte future s’effectuent au moment même de cette hausse », conclut-il.

Source : Fratmat.info

22e Assemblée Générale annuelle et 12e réunion extraordinaire du Conseil des Gouverneurs / La BIDC enregistre une hausse de 12% des bénéfices en 2023

 Les Gouverneurs de la Banque d’Investissement et de Développement de la Cedeao  (BIDC)  se sont  réunis hier jeudi 21 mars 2024, au Radisson Blu à Abidjan Port-Bouët, à l’occasion de la 22e Assemblée Générale annuelle du Conseil des gouverneurs et de la 12e  réunion extraordinaire du Conseil des Gouverneurs pour procéder à l’élection du nouveau président  et délibérer  sur les progrès et les voies à suivre pour une économie des pays de l’Afrique de l’Ouest plus stable.  Ces réunions conjointes étaient placées sous la présidence effective de  la ministre de l’Economie, du Plan et du Développement Mme Kaba Nialé, présidente sortante du Conseil des gouverneurs de la BIDC, organe supérieur de décision de la Banque  et la présence de la vice-présidente de la Commission de la Cedeao. Présidente du Conseil des Gouverneurs de la Banque d’investissement et de Développement de la Cedeao  depuis 2023,   Mme Kaba Nialé,  avant de passer la main  au ministre  des finances et des affaires économiques de la Gambie Seedy Keita, élu lors de ces assises,   a dit son satisfecit  quant aux performances enregistrés par la banque qui a su faire montre d’une résilience.  Selon elle, «  la BIDC a ainsi clôturé l'exercice 2023 avec des bénéfices en hausse de 12%, passant de 5,04 millions d'UC à 5,67 millions d'UC. Mieux, en juin 2023, la Banque enregistrait une croissance significative de son bilan, atteignant 1.252,58 millions d'UC. Ce chiffre représente 121,40 % de l'objectif projeté pour la fin de l'année 2025. Les notations de la Banque sont en progrès avec les notes B2 stable pour Moody’s et B pour Fitch. Ces notations constituent une marque de confiance des marchés financiers envers notre Institution. Assurément, ces résultats contribuent au renforcement de la solidité financière de la Banque et lui assurent une capacité opérationnelle qui lui permet d’atteindre les objectifs du plan stratégique 2021-2025 ».  Souhaitant un avenir plus prometteur à la région ouest africaine, elle a déclaré ouverte la 22e Assemblée Générale  Ordinaire de la BIDC.

Mais avant Dr George Agyekun Donkor , président de la BIDC  et du Conseil  d’administration  , tout en  exprimant sa gratitude  à Son Excellence Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire et à son Gouvernement pour l’accueil chaleureux et  les installations de qualité  mises à  leur disposition, a fait le bilan des réalisations menées par  la banque  sous le leadership de la présidente sortante. Un bilan marqué par  l’adoption de nouvelles réformes institutionnelles pour améliorer le cadre de gouvernance de la Banque. En outre, « pour faire face à l’environnement macroéconomique difficile, la Banque a adopté une approche prudente dans sa stratégie d’expansion du crédit. Le coût du crédit avait explosé, augmentant le risque de crédit dans la sous-région. Pour préserver sa réputation, la Banque a décidé d’évaluer des projets  et de s’assurer qu’elle disposait de ressources raisonnables pour financer», a révélé le président de la Banque d’investissement et de développement de la Cedeao qui précise que  « le bilan de la Banque a considérablement augmenté. À fin juin 2023, le bilan de la Banque s’élevait à 1 252,58 millions d’UC (1 797,40 millions de dollars), soit 121,40 % de l’objectif estimé pour la fin de 2025. Cela indique que la Banque a déjà dépassé son objectif pour 2025 bien avant la date prévue. Cette croissance souligne la solide performance financière de la Banque et la mise en œuvre efficace des objectifs  visant à renforcer sa stabilité financière et sa capacité opérationnelle ». Au titre des voies à suivre, la banque  entend renforcer davantage son cadre de risque afin de réduire les NPL et améliorer son  portefeuille de projets, ouvrir des bureaux régionaux  au Nigeria et en Côte d’Ivoire  afin de mieux répondre aux besoins de leurs clients et inviter les  pays en retard de paiement à prendre d’urgence les mesures nécessaires pour les apurer. In fine, la Banque compte continuer de faire des progrès importants dans l’atteinte de ses objectifs et faire en sorte que le quinze Etats soient au rendez-vous des échéances 2030 des Objectifs de Développement Durable, et 2063 de l’Union Africaine, avec un capital humain  très performants.

 Patricia Lyse

Bilan 2023 et perspective 2024/La LONACI réalise un chiffre d’affaires de 488,22 milliards de FCFA

La Loterie Nationale de Côte d’Ivoire (LONACI) a organisé son traditionnel déjeuner de presse du nouvel an, hier mardi 20 février 2024 à l’Hôtel Azalaï, à Marcory. A  cette occasion, le Directeur Général, Dramane Coulibaly a fait le bilan 2023 et présenté les perspectives 2024.  Saluant les performances appréciables  de la LONACI, le Directeur Général a fait savoir qu’elle a réalisé un chiffre d’affaires de 488,22 milliards de FCFA. Ce qui a permis de distribuer aux gagnants la somme de  326,29 milliards F CFA contre plus de 259 milliards F CFA en 2022. « Les commissions payées à nos partenaires du réseau de distribution se sont élevées à 47,52 milliards de FCFA. Le financement du budget de l’Etat, à travers le paiement d’une redevance, est estimé à 13,51 milliards FCFA contre 11,5 milliards de F CFA en 2022 », a-t-il indiqué.  

Au titre du patrimoine immobilier, de nouvelles agences ont été construites à Yamoussoukro et Biétry. De même, un complexe audiovisuel qui abritera les Studios LONACI,   est en cours de construction à Biétry.

Au niveau institutionnel, un décret portant régime juridique des jeux concédés à la LONACI par l’Etat de Côte d’Ivoire a été signé. Ces nouveaux textes, au dire du représentant de l’Afrique  au Conseil exécutif de la World Lottery Association (WLA) permettront d’intensifier la lutte contre les jeux de hasard et paris non autorisés par la LONACI. Ainsi, témoigne le Directeur Général, jeudi dernier à Bouaflé « l’Autorité de Régulation a procédé à la destruction de machines à sous illicites saisies dans la région ».

Concernant le  Système de Management de la Qualité,  il a relevé que l’entreprise qu’il dirige « a passé avec succès l’épreuve de l’Audit de suivi N°1, réalisé au mois de novembre par CERTI-TRUST. La LONACI conserve donc son certificat ISO 9001 :2015 », s’est-il réjoui.

Le budget alloué aux réalisations sociales, à travers sa Fondation, a été de 4,3 milliards FCFA contre 3,6 milliards de F CFA en 2022.  « Je précise qu’il s’agit du budget mis à la disposition de la Fondation LONACI pour la construction d’écoles, d’hôpitaux et l’achat d’équipements à caractère social en faveur des communautés », a précisé M. Dramane Coulibaly.

Annonçant les perspectives pour cette année 2024, le Directeur Général de la LONACI a fait savoir qu’ils visent un objectif commercial de 545 milliards de FCFA. Par ailleurs, il a rappelé qu’ils iront à la conquête du certificat ISO 27 001, pour la sécurité de l’information.

Mais avant, le  Directeur Général de la LONACI, Sponsor National de la CAN, a traduit sa reconnaissance  au Président de la République  Alassane Ouattara et aux Eléphants de Côte d’Ivoire, champions d’Afrique au terme de la 34e  édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) à Abidjan.

Patricia Lyse

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