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jeudi, 19 janvier 2023

PMU/ Deux gagnants repartent avec 61100800FCFA

Après le 20 décembre 2022, La LONACI, avec son produit PMU a encore fait des heureux en ce début d’année 2023. Au total, 61 100 800 fcfa  ont  été remis à deux gagnants qui ont requis l’anonymat hier au siège de cette entreprise citoyenne désormais certifiée à la norme ISO 9001 version 2015. Le premier qui vient de San Pedro a reçu un chèque de 27 932 400FCFA et  le deuxième qui réside à Bietry   a reçu un chèque de 33 168 400 FCFA.  Selon  Mme Zady  née Fofana  Ninnin Marie Ange,  Chef de produit Pmu,  « ces deux  heureux gagnants ont remporté la cagnotte de 43 millions du mercredi  11  janvier 2023. Le premier gagnant a fait un quinté en champ réduit. Le pari lui a coûté 1500Fcfa et il a empoché 27 932 400 FCFA.  Le  second a fait un quinté mais cette fois  en formule  complète .Le pari lui a coûté 144 000Fcfa. La formule complète  consiste à payer toutes les autres combinaisons possibles en un seul ticket  et donc vous gagnez l’ordre et plusieurs désordres en même temps. Le pari lui a coûté 144 000Fcfa et il a gagné 33 168 400 FCFA. Il a gagné une fois l’ordre et 119 fois le désordre. Que le montant de 144 mille ne vous effraie pas.  Cependant, comme je l’’ai dit tantôt, la mise de base du quinté est de 300Fcfa et donc il appartient aux parieurs de multiplier leurs  chances de gagner ».

Ce qu’a compris surtout  Z qui  a reçu son chèque des mains du Directeur Général Adjoint, Ouattara AbdoulKarim.  Intervenant, il a indiqué que c’est quand  tu trouves la bonne combinaison que tu gagnes raison pour laquelle il a multiplié ses chances. Il a terminé tout en remerciant la Lonaci et son directeur Général. Moqué par l’un de ses amis qui lui rappelle à chaque fois que c’est le PMU  qui engloutit son argent,  l’autre gagnant a dit qu’avec  cet argent qu’il vient de remporter, il n’a pas eu tort de faire confiance à la LONACI et a remercié les membres de la Direction qui étaient présents à cette cérémonie de remise de chèque. Portant la parole du Directeur Général Dramane Coulibaly, le DGA,  tout en souhaitant la bienvenue aux heureux gagnants dans la maison du bonheur, les  a félicités.  Dans la foulée, il a rappelé qu’après la certification à la norme ISO 9001 ; 2015,  la Lonaci ira en  2023 à  la conquête de la norme ISO 27001, consacrée à la sécurité de l’information.

In fine, Mme Zady a informé  les parieurs, qu’un évènement hippique aura lieu dans dix jours.  « Tous les derniers dimanches du mois de janvier, nous avons  le Grand Prix d’Amérique. Alors ce dimanche 29 janvier,   nous aurons le grand prix d’Amérique qui est la course la plus prestigieuse  dans la discipline du trot. Elle est considérée comme le championnat du monde  du trot attelé. Cet évènement constitue la plus grande attraction du calendrier  hippique en début d’année. A cette occasion, comme nous le faisons tous les ans,  la Lonaci mettra en jeu 10 000 000 sur l’ordre du tiercé de  la course la Nationale 1 et 1 million sur le pick 5 de la Nationale de la même course. Tout le monde peut tenter sa chance et faire partie  de la grande famille des millionnaires », a-t-elle encouragé.

Patricia Lyse

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Banque Africaine de Développement/ La croissance économique de l’Afrique dépassera les prévisions mondiales en 2023-2024, selon le rapport semestriel

Le nouveau rapport de la Banque africaine de développement appelle à prendre des mesures politiques audacieuses pour aider les économies africaines à atténuer les risques cumulés.

La croissance économique de l’Afrique devrait dépasser celle du reste du monde au cours des deux prochaines années, avec un produit intérieur brut (PIB) réel d’environ 4 % en moyenne en 2023 et 2024.

 Ce chiffre est supérieur aux moyennes mondiales prévues de 2,7 % et 3,2 %, a indiqué le Groupe de la Banque africaine de développement dans son rapport Performance et perspectives macroéconomiques de l’Afrique, dévoilé jeudià Abidjan.

Grâce à une analyse complète de la croissance régionale, le rapport montre que les cinq régions du continent restent résilientes avec des perspectives stables à moyen terme, bien qu’elles soient confrontées à d’importants vents contraires résultant des chocs socio-économiques mondiaux. Il identifie également les risques et appelle à des mesures monétaires et fiscales robustes, soutenues par des politiques structurelles, pour y faire face.

Le rapport Performances et perspectives macroéconomiques sera publié aux premier et troisième trimestres de chaque année. Il vient compléter le rapport annuel de la Banque sur les Perspectives économiques en Afrique, qui se concentre sur les principaux thèmes politiques émergents qui sont pertinents pour le développement du continent.

Selon le rapport, la croissance moyenne estimée du PIB réel en Afrique a ralenti à 3,8 % en 2022, contre 4,8 % en 2021, dans un contexte de défis majeurs consécutifs au choc du Covid-19 et àl’invasion de l’Ukraine par la Russie. Malgré ce ralentissement économique, 53 des 54 pays d’Afrique ont affiché une croissance positive. Les cinq régions du continent restent résilientes avec des perspectives stables à moyen terme.

Toutefois, le rapport émet une réserve sur les perspectives compte tenu des risques mondiaux et régionaux actuels. Ces risques comprennent la flambée des prix des denrées alimentaires et de l’énergie, le durcissement des conditions financières mondiales et l’augmentation connexe des coûts du service de la dette intérieure. Les changements climatiques — avec leurs effets néfastes sur l’approvisionnement en denrées alimentaires et le risque potentiel d’un changement de politique dans les pays où se tiendront des élections en 2023 — représentent des menaces tout aussi redoutables.

Le rapport préconise l’adoption de mesures politiques audacieuses à l’échelle nationale, régionale et mondiale pour aider les économies africaines à atténuer ces risques cumulés.

Dans son allocution prononcée lors du lancement, le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a déclaré que la publication de ce nouveau rapport intervenait à un moment où les économies africaines, confrontées à d’importants vents contraires, démontraient leur résilience.

« Avec 54 pays à différents stades de croissance, différentes structures économiques et diverses dotations en ressources, les effets des chocs mondiaux varient toujours en fonction de la région et du pays. Le ralentissement de la demande mondiale, le durcissement des conditions financières et la perturbation des chaînes d’approvisionnement ont donc eu des répercussions différentes sur les économies africaines », a-t-il déclaré. « Malgré la confluence de chocs multiples, la croissance dans les cinq régions africaines a été positive en 2022 — et les perspectives pour 2023-2024 devraient être stables. »

Nialé Kaba, ministre de la Planification et du Développement de Côte d’Ivoire, a déclaré : « La publication de ce rapport par notre banque, le Groupe de la Banque africaine de développement, à cette période de l’année est une excellente opportunité pour l’Afrique et ses partenaires mondiaux. Nous avons besoin de ces mises à jour régulières pour évaluer les performances et les perspectives macroéconomiques de nos pays. Ces informations fiables faciliteront la prise de décision et la gestion des risques pour les investisseurs potentiels en Afrique. »

 Les cinq économies africaines les plus performantes de la période pré-Covid-19 devraient connaître une croissance de plus de 5,5 % en moyenne en 2023-2024 et retrouver leur place parmi les dix économies les plus dynamiques du monde. Ces pays sont le Rwanda (7,9 %), la Côte d’Ivoire (7,1 %), le Bénin (6,4 %), l’Éthiopie (6,0 %) et la Tanzanie (5,6 %).

 D’autres pays africains devraient connaître une croissance supérieure à 5,5 % au cours de la période 2023-24. Il s’agit de la République démocratique du Congo (6,8 %), de la Gambie (6,4 %), de la Libye (12,9 %), du Mozambique (6,5 %), du Niger (9,6 %), du Sénégal (9,4 %) et du Togo (6,3 %).

Lors du lancement, l’économiste Jeffrey Sachs, directeur du Center for Sustainable Development (Centre pour le développement durable) de l’université de Columbia, a salué le rapport qui, selon lui, montre que les économies africaines sont en pleine croissance et qu’elles progressent de manière constante.

 Sachs, qui est également chargé par le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres de défendre les Objectifs de développement durable, a déclaré : « L’Afrique peut et va atteindre une croissance de 7 % ou plus par an de manière constante dans les décennies à venir. Ce que nous verrons, en nous fondant sur la résilience que nous constatons dans ce rapport, c’est une véritable accélération du développement durable de l’Afrique, qui fera du continent la composante à croissance rapide de l’économie mondiale », a-t-il déclaré. « L’Afrique est l’endroit où il faut investir », a-t-il ajouté.

 

Des politiques audacieuses pour aider les économies africaines à atténuer les risques cumulés

Le rapport préconise l’adoption de mesures fortes pour faire face à ces risques. Celles-ci comprennent un mélange de politiques monétaires, fiscales et structurelles, notamment :

– un resserrement rapide et agressif de la politique monétaire dans les pays à forte inflation, et un resserrement modéré dans les pays où les pressions inflationnistes sont faibles. La coordination efficace des actions budgétaires et monétaires optimisera les résultats des interventions ciblées visant à maîtriser l’inflation et les pressions budgétaires. 

– Le renforcement de la résilience grâce à la stimulation du commerce intra-africain, notamment en ce qui concerne les produits manufacturés, afin d’amortir les effets de la volatilité des prix des produits de base sur les économies.

– L’accélération des réformes structurelles pour renforcer les capacités de l’administration fiscale et investir dans la numérisation et la gouvernance électronique afin d’améliorer la transparence, de réduire les flux financiers illicites et d’accroître la mobilisation des ressources intérieures.

– L’amélioration de la gouvernance institutionnelle et l’adoption de politiques susceptibles de mobiliser les financements du secteur privé, en particulier dans le cadre de projets entièrement nouveaux, à l’épreuve des changements climatiques et des pandémies, et mobiliser les ressources de l’Afrique pour un développement inclusif et durable.

– La prise de mesures décisives pour réduire les déficits budgétaires structurels et l’accumulation de la dette publique dans les pays confrontés à un risque élevé de surendettement ou déjà en situation de surendettement.

Aperçu des perspectives économiques dans les régions

Malgré la confluence de multiples chocs, la croissance dans les cinq régions africaines a été positive en 2022 — et les perspectives pour 2023-2024 devraient être stables.

  • Afrique centrale - Soutenue par des cours favorables des matières premières, la croissance est estimée avoir été la plus rapide du continent à 4,7 %, contre 3,6 % en 2021.
  • Afrique australe — La croissance est celle qui a le plus ralenti, passant de 4,3 % en 2021 à environ 2,5 % en 2022. Ce ralentissement résulte de la faiblesse de la croissance en Afrique du Sud, où la hausse des taux d’intérêt, la faiblesse de la demande intérieure et les coupures de courant persistantes ont pesé sur l’économie.
  • Afrique de l’ouest — La croissance devrait ralentir à 3,6 % en 2022, contre 4,4 % en 2021. Cela tient à des ralentissements en Côte d’Ivoire et au Nigeria, les deux plus grandes économies de la région. La croissance du Nigeria en 2023 — bien qu’affectée par le Covid-19, l’insécurité et la faiblesse de la production pétrolière malgré la hausse des prix internationaux du pétrole — pourrait bénéficier des efforts en cours pour rétablir la sécurité dans la région productrice de pétrole en proie à des troubles.
  • Afrique du Nord — La croissance devrait baisser de 1,1 %, passant de 5,4 % en 2021 à 4,3 % en 2022, en raison de la forte contraction en Libye et de la sécheresse au Maroc. La croissance devrait se stabiliser à 4,3 % en 2023, soutenue par un fort rebond attendu dans ces deux pays et une croissance soutenue ailleurs dans la région.
  • Afrique de l’Est — La croissance devrait ralentir à 4,2 % en 2022, contre 5,1 % en 2021. Toutefois, elle devrait se redresser pour atteindre en 2023 et 2024 la moyenne prépandémique supérieure à 5,0 %. Bien que la structure de production de l’Afrique de l’Est soit relativement diversifiée, les pays de la région sont en grande partie des importateurs nets de produits de base. Ils subissent donc de plein fouet la hausse des prix internationaux, en plus des chocs climatiques récurrents et de l’insécurité, notamment dans la Corne de l’Afrique.

Au cours de sa présentation, l’économiste en chef et vice-président par intérim de la Banque africaine de développement, Kevin Urama, a fait remarquer que l’Afrique reste une destination favorable aux investissements dans le capital humain, les infrastructures, le développement du secteur privé et le capital naturel.

 Urama a déclaré : « L’Afrique a un rôle important à jouer dans la stimulation de la croissance inclusive et du développement durable au niveau mondial. Il existe de nombreuses opportunités d’investissements intelligents dans des secteurs clés : agriculture, marchés de l’énergie, minéraux, infrastructures de santé et industries pharmaceutiques, industrie légère, transport et logistique, économie numérique, etc. Le continent reste une mine d’or pour les investisseurs avisés à l’échelle mondiale. »

 avec afdb.org.

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Compte-rendu du Conseil des Ministres du 18 janvier 2023

Le mercredi 18 janvier 2023, un Conseil des Ministres s’est tenu de 11h à 13h, au Palais de la Présidence de la République à Abidjan, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République, Chef de l’Etat.

L’ordre du jour de cette réunion comportait les points suivants :

A/-Mesures Générales

Projets de loi et d’ordonnance

Projet de décret

B/-Mesure Individuelle

C/-Communications

D/-Divers

A/ – MESURES GENERALES

PROJETS DE LOI ET D’ORDONNANCE

1- Au titre du Ministère de la Communication et de l’Economie Numérique ;

Le Conseil a adopté un projet de loi portant promotion des startups numériques.

Ce projet de loi détermine les modalités de financement et d’accompagnement des startups numériques de droit ivoirien. Il vise spécifiquement à assurer le développement et la pérennisation de l’activité innovante de ces entreprises fragiles jusqu’à leur maturité, de façon à accroitre leur contribution à la transformation de l’économie nationale et à la qualité de vie des populations.

Il organise, à cet effet, un dispositif incitatif constitué notamment d’avantages fiscaux et douaniers ainsi que de diverses autres mesures administratives d’aide et de facilitation, au bénéfice des startups nationaux, depuis la phase de création jusqu’à la phase de développement précoce, quel que soit le secteur d’activité.

Il prévoit également la création d’un Comité, à savoir un organe spécial, qui aura en charge l’enregistrement et la labellisation des startups numériques existant sur territoire national, en vue de les accompagner efficacement.

2- Au titre du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme ;

Le Conseil a adopté une ordonnance instituant un juge unique pour connaitre des délits en matière de police de la circulation et de ceux résultant des accidents de la voie publique ainsi que son projet de loi de ratification.

Cette mesure vise à simplifier et à assurer le règlement rapide des procédures judiciaires devant le tribunal correctionnel en cas de délits, commis en matière de police de circulation, se rapportant notamment à un défaut de permis de conduire, d’assurance, de carte grise, de visite technique et de ceux résultant des accidents de la voie publique ayant causé des dommages.

PROJET DE DECRET

Au titre du Ministère du Tourisme ;

Le Conseil a adopté un décret portant réglementation des activités de loisirs.

Ce décret définit les obligations liées à la construction ou à l’aménagement des établissements de loisirs, précise les conditions d’exercice des activités de loisirs ainsi que les modalités de contrôle de ces activités, en vue d’assainir le secteur des loisirs.

Ce décret étend notamment le pouvoir de contrôle des services compétents du Ministère du Tourisme aux parcs d’attraction, aux associations et fédérations de loisirs.

 

B/– MESURE INDIVIDUELLE

1- Au titre du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme ;

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur LEBRY Marie-Léonard, matricule 234 776 D, Magistrat Hors Hiérarchie, précédemment Procureur Général près la Cour d’Appel d’Abidjan, en qualité de Directeur Général de l’Institut National de Formation de Judiciaire (INFJ), conformément au décret n°2016-842 du 19 octobre 2016 déterminant les attributions, l’organisation et le fonctionnement de l’INFJ.

2- Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité ;

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de deux (02) Directeurs Généraux Adjoints à la Police Nationale, conformément au décret n°2021-452 du 08 septembre 2021 portant organisation du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité.

Ainsi sont nommés :

- Monsieur ADAMA OUATTARA, mécano 172 037 N, Contrôleur Général de Police, en qualité de Directeur Général Adjoint, chargé de la Sécurité Publique ;

- Monsieur KOUAME KOUASSI BOITTINI, mécano 174 482 L, Commissaire Divisionnaire Major, en qualité de Directeur Général Adjoint, chargé de la Police Scientifique.

3- Au titre du Ministère de la Fonction Publique ;

Le Conseil a adopté deux (02) décrets portant respectivement nomination du Directeur Général et du Secrétaire Général de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA), conformément au décret n°2016-1155 du 28 décembre 2016 portant attributions, organisation et fonctionnement de l’ENA.

Ainsi sont nommés :

- Monsieur SEPY Yessoh Narcisse Thomas, matricule 241 328 K, Préfet de Département, en qualité de Directeur Général de l’ENA ;

- Madame KONE Pénabohin Aline, matricule 275 926 V, Administrateur Civil Principal, en qualité de Secrétaire Général de l’ENA.

4- Au titre du Ministère d’Etat, Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et de la Diaspora ;

Le Conseil a donné son agrément en vue de la nomination de Madame Carole VAN EYLL, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume de Belgique près la République de Côte d’Ivoire, avec résidence à Abidjan.

C/– COMMUNICATIONS

1- Au titre du Ministère d’Etat, Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et de la Diaspora ;

Le Conseil a adopté une communication relative à la cérémonie de remise du Prix Felix HOUPHOUËT-BOIGNY de l’UNESCO pour la recherche de la Paix.

Le Prix Felix HOUPHOUËT-BOIGNY de l’UNESCO pour la recherche de la Paix, édition 2022, a été attribué, le 23 août 2022, à Madame Angela MERKEL, ancienne Chancelière Fédérale d’Allemagne, en reconnaissance de son action pour l’accueil des réfugiés.

La remise de ce Prix aura lieu, le 08 février 2023, à la Fondation Félix HOUPHOUËT-BOIGNY pour la recherche de la Paix, à Yamoussoukro.

2- Au titre du Ministère d’Etat, Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, en liaison avec le Ministère des Eaux et Forêts, le Ministère des Ressources Animales et Halieutiques et le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable ;

Le Conseil a adopté une communication relative à la 6ème édition du Salon International de l’Agriculture et des Ressources Animales d’Abidjan (SARA).

 

L’organisation du Salon International de l’Agriculture et des Ressources Animales d’Abidjan (SARA), prévue sur la période du 03 au 12 novembre 2023 est avancée à la période du 29 septembre au 08 octobre 2023.

La cérémonie de lancement officiel des activités préparatoires de cette 6e édition du SARA aura lieu le 09 février 2023.

3- Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, en liaison avec le Ministère d’Etat, Ministère de la Défense, le Ministère de l’Economie et des Finances et le Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat ;

Le Conseil a adopté une communication relative à la tenue de la 18ème réunion des Chefs des Services de Renseignement et de Sécurité de l’Initiative d’Accra, couplée avec la 9ème réunion des Ministres en charge de la Sécurité et de la Défense du 31 janvier au 02 février 2023.

En prélude à ces assises, une réunion des experts est prévue du 31 janvier au 1er février 2023. Elle sera suivie, le 02 février 2023, d’une session ordinaire de la réunion des Ministres, à Abidjan.

4- Au titre du Ministère du Plan et du Développement, en liaison avec le Ministère de l’Economie et des Finances et le Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat ;

Le Conseil a adopté une communication relative à la souscription de la Côte d’Ivoire à la 3ème Augmentation Générale du Capital de la SIACE.

La SIACE est la filiale du groupe de la Banque Islamique de Développement (BID) chargée de promouvoir et de garantir les investissements des Etats membres à travers des solutions d’assurance des investissements et les crédits d’exportation. Depuis sa création en 1994, la SIACE a octroyé à notre pays 3,15 milliards de dollars US pour couvrir des opérations d’import-export et divers Investissements Directs Etrangers (IDE) au profit de 63 structures ivoiriennes.

Compte tenu du caractère stratégique de cette 3e augmentation générale du capital de cette institution pour la promotion du secteur privé national, le Conseil a autorisé la participation de notre pays à cette opération.

5- Au titre du Ministère des Transports, en liaison avec le Ministère d’Etat, Ministère de la Défense et le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité ;

Le Conseil a adopté deux (02) communications relatives à la sécurité routière.

 

  • La première communication est relative à la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de la Sécurité Routière (SNSR) 2021-2025.

Face à l’accroissement important du nombre des accidents de la circulation routière qui s’élève à 46 accidents par jour à fin 2022, et des drames qui en découlent, notamment le drame survenu le 05 janvier à Yamoussoukro, le Conseil a instruit le Ministre des Transports et l’ensemble des Ministres concernés à l’effet de prendre des mesures urgentes pour accélérer et renforcer la mise en œuvre de la SNSR, en cours depuis 2021, dans ses volets sensibilisation et répression.

Ainsi, les mesures ci-après ont été arrêtées :

- institution d’une semaine de sécurité routière du 03 au 10 de chaque mois, sur le reste de l’année 2023 ;

- l’extension de la vidéo-verbalisation aux axes routiers interurbains accidentogènes ;

- l’acquisition urgente de radars mobiles en attendant l’installation complète du STI ;

- l’acquisition supplémentaire d’éthylotests à l’usage des forces de sécurité ;

- l’opérationnalisation du tribunal de simple police, en vue de réprimer efficacement les infractions routières et d’améliorer sensiblement la sécurité sur les routes.

  • La deuxième communication est relative au lancement du permis à points en Côte d’Ivoire.

Le système du permis à points a été institué par le décret n° 2016-864 du 03 novembre 2016 portant réglementation de l’usage des voies ouvertes à la circulation publique et réaménagé par le décret 2022-631 du 3 août 2022 du même objet, en vue de lutter efficacement contre le non-respect de la réglementation routière et particulièrement contre l’incivisme sur les routes.

Ce système consiste à allouer un capital de 12 points à chaque permis de conduire, qui font l’objet d’une réduction automatique, pilotée par la plateforme électronique du Ministère des Transports, en cas d’infraction commise par le titulaire dudit permis de conduire, constatée par vidéo verbalisation ou par les agents verbalisateurs munis de terminaux connectés. Ce capital de points peut être reconstitué par un stage de récupération dans un centre agréé ou automatiquement après une période de sursis deux (02) ans, pendant laquelle aucune autre infraction ne doit être commise.

Suite à la mise en place des infrastructures dédiées, le système du permis de conduire à points, rentre effectivement en vigueur, le 1er mars 2023.

A cette occasion, le Conseil exhorte les automobilistes au civisme et au sens des responsabilités, afin d’améliorer la sécurité sur nos routes.

6- Au titre du Ministère des Transports ;

 

Le Conseil a adopté une communication relative au nouveau Système d’Immatriculation Initiale des Véhicules (SIIV).

Le SIIV est un nouveau dispositif de gestion dématérialisée et intégrée de l’ensemble des procédures d’immatriculation initiale des véhicules automobiles conçu pour impacter fortement la fluidité et la sécurité routière et corrélativement le dynamisme de l’activité économique. Ce système piloté par les services compétents du Ministère des Transports permettra d’attribuer à tout véhicule automobile en Côte d’Ivoire, un numéro d’ordre automatique, inscrit sur les plaques d’immatriculation dès la première immatriculation jusqu’à la destruction du véhicule, de façon à simplifier la procédure actuelle d’immatriculation et à accélérer la production et la pose des plaques d’immatriculation.

Il convient de noter que la mise en œuvre du SIIV n’aura aucune incidence sur le coût et la validité des plaques d’immatriculation régulières actuelles, qui seront appelées à disparaitre progressivement sans contrainte pour les automobilistes.

7- Au titre du Ministère de l’Equipement et de l’Entretien Routier, en liaison avec Ministère des Transports;

Le Conseil a adopté une communication relative au renforcement de la signalisation routière sur les axes routiers accidentogènes.

Dans le cadre des politiques en cours pour améliorer la sécurité routière dans notre pays, le Conseil a décidé de procéder à une opération spéciale de renforcement de la signalisation routière sur les principales artères du district d’Abidjan et certains axes routiers interurbains majeurs du pays. Cette opération porte essentiellement sur l’amélioration de la signalisation routière verticale et horizontale de la route de l’Est, de la route du Nord, de la route du Sud et de la route Yamoussoukro – Bouaflé – Daloa, en vue de réduire durablement les accidents de la circulation et d’améliorer la sécurité des transports des personnes et des marchandises sur ces axes routiers.

8- Au titre du Ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME, en liaison avec le Ministère d’Etat, Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et de la Diaspora, le Ministère d’Etat, Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, le Ministère de l’Economie et des Finances et le Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat ;

Le Conseil a adopté une communication relative à la célébration du cinquantenaire de l’Organisation Internationale du Cacao (ICCO).

En accord avec la décision de l’ICCO, prise lors de la 105e session ordinaire de l’Organisation tenue en avril 2022, le Conseil a approuvé l’organisation de la célébration du cinquantenaire de l’Organisation Internationale du Cacao, qui aura lieu le 17 avril 2023, à Abidjan. Ces festivités placées sous l’égide du Président de la République, seront marquées par la célébration du 10e anniversaire de la Déclaration d’Abidjan relative à un Agenda Global pour une Economie Cacaoyère Durable, adopté en novembre 2012.

9- Au titre du Ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME, en liaison avec le Ministère des Mines , du Pétrole et de l’Energie, le Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme et le Ministère de l’Equipement et de l’Entretien Routier;

Le Conseil a adopté une communication relative à la révision de la norme sur le ciment en vue de l’intégration de la dolomite comme matière première de substitution au calcaire entrant dans la fabrication des ciments en Côte d’Ivoire.

La dolomite est un minéral cristallin, se présentant sous forme de marbre blanc, disponible en quantité abondante dans les pays de la sous-région, notamment au Ghana. Des recherches sont en cours, en vue de corroborer l’existence de gisements de dolomite dans notre pays.

Les investigations menées, dans le cadre de la révision de la norme sur le ciment, ont montré que le ciment à base de dolomite est aussi performant que les autres types de ciments utilisant le calcaire dans leur fabrication.

Aussi, le Conseil a décidé de l’intégration de la dolomite comme intrant inerte dans la fabrication du ciment en Côte d’Ivoire, en remplacement du calcaire, importé d’Europe et d’Asie. Le Conseil a instruit, à cet effet, le Ministre de l’Industrie et l’ensemble des Ministres concernés à l’effet de prendre les dispositions idoines en vue de réviser la norme en vigueur sur la composition, les spécifications et critères de conformité des ciments courants, de façon à permettre aux industriels d’inclure la dolomitique dans la production du ciment et de valoriser ainsi cette ressource naturelle locale abondante et accessible.

10- Au titre du Ministère des Ressources Animales et Halieutiques, en liaison avec le Ministère d’Etat, Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et de la Diaspora, le Ministère de l’Economie et des Finances et le Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat;

Le Conseil a adopté une communication relative à la demande d’appui pour la relance des activités de l’Organisation Inter-gouvernementale d’Information et de Coopération pour la Commercialisation des Produits de la Pêche en Afrique (INFOPECHE).

Compte tenu des difficultés de trésorerie que connaît cette Organisation régionale dont la présidence du Conseil d’Administration est actuellement assurée par notre pays, le Conseil a accédé à la demande d’appui de cette institution stratégique pour le secteur de la pêche Afrique, en attendant le rétablissement de son équilibre financier.

11- Au titre du Ministère de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, en liaison avec le Ministère des Eaux et Forêts ;

Le Conseil a adopté une communication relative à l’organisation conjointe du 21ème Congrès international et l’exposition de l’Association Africaine de l’Eau (AAE) et de la 7ème Conférence internationale de l’Alliance pour la gestion des boues de vidange (FSMA), à Abidjan du 19 au 23 février 2023.Ces assises réuniront environ 150 établissements, entreprises et opérateurs exerçant dans le secteur de l’eau, de l’assainissement et de l’environnement provenant de 45 pays africains et plus de 100 membres affiliés de tous les continents, correspondant à un total estimatif de 3 000 participants.

Le Conseil a instruit le Ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité et l’ensemble des Ministres concernés à l’effet de prendre les dispositions appropriées pour assurer le succès de cet évènement.

D- DIVERS

 

Le prochain Conseil des Ministres se tiendra le mercredi 1er février 2023, à Abidjan.

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