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Dans le monde

Élections générales en Angola / victoire sans surprise du parti au pouvoir

Au pouvoir depuis quatre décennies en Angola, le Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA) a remporté les élections générales disputées mercredi avec plus de 64 % des suffrages, a annoncé jeudi la Commission nationale électorale (CNE). Avec ce scrutin, le MPLA dispose d’une majorité absolue de 220 sièges au Parlement. Les députés du parti nommeront ensuite leur candidat, l’actuel ministre de la Défense Joao Lourenço, à la tête du pays. Celui-ci succédera au président José Eduardo dos Santos, qui a décidé de quitter le pouvoir après un règne sans partage de trente-huit ans. Celui-ci conservera toutefois la présidence du MPLA jusqu’en 2022. Les deux principaux concurrents du MPLA – l’Unita (Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola) et la Casa-CE – ont respectivement recueilli 24,04 % et 8,56 % des voix, a précisé au cours d’une conférence de presse la porte-parole de la CNE, Julia Ferreira.

La promesse d’un « miracle économique »

Bientôt âgé de 75 ans, José Eduardo dos Santos, fatigué par la maladie, avait annoncé à la fin de l’année dernière qu’il ne briguerait pas de nouveau mandat. Son successeur Joao Lourenço, un ancien général de 64 ans, hérite d’un pays secoué depuis trois ans par une grave crise économique, causée par la chute brutale des prix du pétrole, sa principale ressource. Ce qui ne l’a pas empêché de promettre durant la campagne un « miracle économique » et de lutter contre la corruption. Les adversaires du régime accusent José Eduardo dos Santos d’avoir fait main basse sur la plupart des richesses du pays, une situation symbolisée par la nomination l’an dernier de sa fille Isabel, considérée comme la femme la plus riche d’Afrique, à la tête de la compagnie pétrolière nationale, la Sonangol. Malgré sa manne pétrolière, l’Angola reste un des pays les plus pauvres de la planète.

Le successeur de José Eduardo dos Santos aura des pouvoirs réduits

Un peu plus d’un mois avant les élections, le Parlement angolais a voté une loi réduisant les pouvoirs du futur président, qui prendra la succession de José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis 1979. Le successeur de Dos Santos aura notamment les mains liées en ce qui concerne la désignation des responsables des services de sécurité. Il est désormais certain que José Eduardo dos Santos lâchera le siège de la présidence qu’il occupe sans discontinuer depuis 1979 à l’issue des élections prévues le 23 août prochain. L’actuel ministre de la Défense, João Lourenço, a été investi au mois de février par le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA, au pouvoir). Il affrontera le président de l’Unita, Isaìas Samakuva, 70 ans, qui est lui-même à la tête de son parti depuis 2003. Mais le dauphin désigné de Dos Santos, s’il remporte les élections, n’aura pas autant de pouvoirs que le leader historique du MPLA. Le Parlement angolais vient en effet de voter une loi réduisant drastiquement les prérogatives présidentielles, en particulier son champ d’action dans le contrôle des forces de sécurité.

L’appareil sécuritaire verrouillé

La loi votée ce vendredi 21 juillet par le Parlement, largement dominé par le MPLA, a reconduit pour les huit prochaines années les dirigeants de l’armée, de la police et des services de renseignement. Ils ne pourront être démis de leurs fonctions qu’en cas de condamnation pour un crime ou le dépassement de la limite d’âge. Le futur chef de l’État, qu’il soit issu des rangs du MPLA ou de l’Unita, n’aura pas son mot à dire sur ces nominations. « Une loi ne peut pas être adoptée comme ça à quelques semaines de la fin d’un mandat. De plus elle empêche le futur président de bien travailler », ont déploré les députés de l’Unita, principal parti d’opposition.

Vers une immunité pour José Eduardo dos Santos

Cette nouvelle loi figeant les nominations des responsables de la sécurité a été votée alors qu’un autre texte – actuellement à l’état de projet de loi – fait polémique dans le pays. Celui-ci prévoit notamment une augmentation substantielle du traitement accordé au futur ex-président Dos Santos (une rémunération équivalente à 90 % de son dernier salaire, assortie de divers avantages en nature tels que des billets d’avion en première classe). Il déboucherait par ailleurs, s’il est voté en l’état, sur la création d’un statut judiciaire spécial pour l’ancien président, qui exclut toutes poursuites devant un tribunal spécial pour des infractions – quelles qu’elles soient – commises au cours de son mandat. (Source Jeune Afrique)

L'Allemagne a rapatrié tous ses lingots d'or de France

La Bundesbank, la banque centrale allemande, vient d'annoncer avoir rapatrié dans ses coffres l'intégralité de ses réserves d'or conservées en France et une partie de celles aux Etats-Unis. L'opération a débuté en 2013 et se termine avec trois ans d'avance sur le programme qu'elle s'était fixée. Au total l'Allemagne possède 120 milliards d'euros en or massif, c'est la deuxième plus grande réserve en or du monde. Tous les pays détiennent des réserves d'or. Les Etats-Unis, en tête, possèdent 8000 tonnes d'or, bien à l'abri dans le Kentucky ; la France, 2 400 tonnes, entreposées dans les coffres de la Banque de France. Quant à l'Allemagne, ses 3378 tonnes dormaient jusqu'à présent dans les banques centrales américaine, anglaise et française. Lors de la Guerre froide, l'Allemagne redoutait une invasion de son voisin soviétique. Par mesure de précaution, elle avait envoyé son stock d'or chez ses alliés. En cas de nécessité, elle pouvait rapidement convertir son or en devises locales. Aujourd'hui, le risque n'est plus et depuis 2013, Berlin a lancé un grand plan de rapatriement de son métal précieux. Désormais, conformément à son objectif, la moitié de son stock (soit 1710 tonnes d'or) repose dans les coffres de sa propre banque fédérale. Les Etats-Unis en conservent encore 1 236 tonnes et Londres 432 tonnes, mais Paris ne stocke plus d'or allemand. Un choix que Berlin justifie en raison de l'euro, monnaie commune aux deux pays. En cas de coup dur, il est plus pertinent de pouvoir convertir son or en dollars ou en livres. Mais faire voyager ces 270 000 lingots en toute sécurité et dans le secret a un coût : la facture du rapatriement s'élève à près de huit millions d'euros.

Attentat de Barcelone /14 morts, une centaine de blessés dont 26 Français, et 4 arrestations

L’attentat à la voiture-bélier, mené jeudi à Barcelone, a été revendiqué par Daesh. Au moins 14 personnes ont été tuées, et 130 blessées. Quatre suspects ont été arrêtés mais le conducteur serait toujours en fuite. Dans une station balnéaire espagnole, un véhicule a foncé sur des passants. Une femme est décédée des suites de ses blessures. Les 5 occupants ont été abattus par la police.

Espagne: attaque terroriste à Barcelone, des morts et des blessés annoncés, un suspect retranché

Une camionnette a percuté la foule jeudi 17 août sur les Ramblas, l'avenue la plus touristique de Barcelone. La police parle d'un mort, de 32 blessés dont 10 graves. L'administration régionale fait de son côté état de deux morts. Un suspect est, selon la police, actuellement retranché dans un bar. La police a annoncé jeudi 17 août par mégaphones qu'une « attaque terroriste » était « confirmée », après qu'une camionnette a percuté la foule sur l'avenue la plus touristique de Barcelone. Selon la police, il y aurait un mort, 32 blessés dont 10 graves. Les autorités régionales donnent le chiffre de deux morts. La radio Cadena Ser, citant des sources policières, fait état d'au moins 13 personnes tuées. Une source policière affirme qu'un suspect s'est retranché dans un bar. Selon le journal El Periodico cité par l'agence Reuters, ce sont deux hommes armés qui se sont retranchés dans un bar du centre de Barcelone. El Periodico fait état de tirs dans le secteur de La Boqueria. Il n'est pas possible de dire pour l'instant si ces hommes étaient au volant ou dans la fourgonnette. Selon le quotidien El Pais, le conducteur du véhicule s'est enfui à pied, après avoir fauché des dizaines de personnes. « C’est une personne de 23 ans, 25 ans maximum, cheveux châtains, visage très fin, a témoigné un Espagnol à la télévision TVE. Mon Dieu, j’ai vu cet homme! A deux mètres. Je surveillais mes enfants. Nous sommes dans un bar maintenant, nous nous sommes réfugiés. Il a écrasé des gens, sur 300, 350 mètres. Je l’ai vu lorsque la fourgonnette s’est arrêtée. Il avait quelque chose à la main, j’ai pensé à des explosifs. Je me suis éloigné pour mettre mes enfants à l’abri. Après je suis revenu aidé d’autres personnes. Il était tout seul, il semblait très perturbé. Comme s’il était drogué, avec des yeux très grands, c’était incroyable, incroyable. » Des blessés ont été emmenés sur des civières vers un grand magasin de la chaine Corte Ingles, apparemment pour recevoir les premiers secours, explique l'AFP. Des policiers demandent aux commerçants à proximité de la collision de laisser entrer les passsants et de baisser les rideaux derrière eux. D'autres agents repoussaient la foule au-delà de la grande place de Catalunya, criant « attaque terroriste ». Les stations de métro et de chemin de fer ont été fermées, ont annoncé sur Twitter les services des urgences de la ville. « Tout le monde était terrorisé » « Nous autres dans le café, la seule chose que nous avons vue c'est une avalanche de personnes,raconte un serveur de café de Las Ramblas au micro de RFI. Ils remontaient tous l'avenue de Las Ramblas jusqu'au bout sur la place de la Catalogne à côté d'ici. Les gens fonçaient en renversant les tables et les chaises, tout le monde était terrorisé, les gens pleuraient. Après avoir aidé les gens quelques minutes on a commencé à demander des informations à la police. Il semble que ce soit une fourgonnette blanche qui a foncé sur toutes les personnes qui marchaient sur Las Ramblas. La police m'a dit qu'il y avait plusieurs fusillades dans la ville. Il paraît aussi que sur l'avenue, dans un café qui s'appelle Istanbul, il y a un ou plusieurs terroristes retranchés. Toute la police est devant, mais on ne sait pas ce qu'il se passe. La police a évacué tous les gens qui étaient sur l'avenue et la place de Catalogne. Tout est bouclé. Il ne reste que la police, les ambulances, et nous quelques serveurs pour aider la police en leur donnant de l'eau, et en fournissant une petite aide humanitaire si besoin. » Un chauffeur de taxi a par ailleurs confié à RFI avoir vu une fourgonnette faire des « S » dans la foule pour toucher le maximum de personnes. « Collision massive sur Las Ramblas de Barcelone menée par une personne à bord d'une camionnette, plusieurs blessés », avait indiqué un peu plus tôt le service de communication des Mossos d'Esquadra, la police catalane. Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a fait savoir qu'il était en contact avec tous les services. « La priorité : soigner les blessés de Las Ramblas et faciliter le travail des forces de sécurité. » C'est la première fois que la ville de Barcelone est ciblée par une attaque terroriste. La course folle d'une voiture ou d'un camion comme arme de terreur renvoie à un mode opératoire déjà utilisé lors d'attentats imputés ou revendiqués par le groupe Etat islamique à Nice, Berlin ou Londres. Avec Rfi

France / Après la démission du général Pierre de Villiers / Le général François Lecointre nommé chef d'état-major des armées

Le général François Lecointre est le nouveau chef d'état-major des armées, a confirmé ce mercredi midi Christophe Castaner à l'issue du Conseil des ministres. Le nouveau chef d'état-major prendra ses fonctions "dès demain matin", a précisé le porte-parole du gouvernement. Christophe Castaner a par ailleurs tenu à "souligner la qualité exceptionnelle de l'engagement du général Lecointre, (...) un général issu de l'armée de Terre" disposant d'une "solide expérience inter-armées".

Le porte-parole du gouvernement a présenté François Lecointre comme "un général jeune, dont l'action pourra s'inscrire dans la durée".

L'entourage du président de la République indiquait plus tôt dans la matinée qu'il n'y avait "pas eu d'hésitation sur le profil" du nouveau chef d'état-major des armées, qui remplace le démissionnaire Pierre de Villiers.

Âgé de 55 ans, actuellement chef du cabinet militaire du Premier ministre Edouard Philippe, ce Saint-Cyrien originaire de la Manche a notamment servi au Rwanda pendant l'opération Turquoise puis en ex-Yougoslavie durant la guerre, où il s'était notamment illustré lors de la reprise du pont de Verbania à Sarajevo.

Il était également commandant de la Mission de formation de l'Union Européenne au Mali (EUTM) en 2013.

Il avait rejoint Matignon en septembre 2016, où il avait été chef du cabinet militaire de Manuel Valls, puis de Bernard Cazeneuve et enfin d'Edouard Philippe.

 

 

BFMNews

Accident de car en Allemagne : 18 morts piégés par les flammes

Dix-huit personnes sont mortes, piégées par les flammes, lorsqu'un car de touristes a pris feu à la suite d'une collision lundi dans le sud de l'Allemagne, l'un des plus graves accidents de la route de ces dernières années en Europe.

"Les 18 occupants du car (jusqu'alors) portés disparus sont morts", ont annoncé la police de Bavière et le Parquet de Hof (sud-ouest), dans un communiqué commun.

Deux personnes sont par ailleurs entre la vie et la mort, selon les autorités, et parmi les 28 autres blessés, certains le sont grièvement. Les victimes, hommes et femmes, sont âgées de 41 à 81 ans.

Arrivé auprès de la carcasse calcinée de l'autocar, autour de laquelle se sont activés 250 secouristes, policiers et légistes, le ministre des Transports, Alexander Dobrindt, a raconté que "la chaleur (avait) été telle qu'il ne restait rien de combustible" dans le véhicule. "Seule la structure d'acier est reconnaissable. On peut imaginer ce que ça signifie pour les passagers", a-t-il déclaré, la voix blanche.

"Ce que nous avons vu est effroyable à un point qu'on a du mal à s'imaginer"

Ce car transportait deux conducteurs et 46 personnes âgées venues de la région de Saxe, dans l'est de l'Allemagne. Les blessés ont été répartis dans les hôpitaux des environs, selon M. Dobrindt.

Les secours avaient d'abord envisagé que les 18 passagers considérés comme disparus aient pu fuir dans un mouvement de panique dans les bois alentour. Mais les recherches n'ont rien donné.

Peu après 7H00 heure locale (05H00 GMT), pris dans un embouteillage, le car a embouti un semi-remorque roulant devant lui et a pris feu, brûlant jusqu'aux arbres voisins, dans des circonstances qui restent encore à éclaircir.

Le ministre de l'Intérieur de Bavière, Joachim Herrmann, a annoncé une enquête pour déterminer pourquoi le véhicule s'était enflammé à une telle vitesse, alors que la collision avec le semi-remorque n'était pas selon lui gravissime au point de déclencher un pareil incendie.

L'accident est survenu près de Münchberg, dans une zone forestière et montagneuse à la limite des Etats régionaux de Bavière et de Thuringe, non loin de la frontière tchèque, bloquant l'autoroute A9 dans les deux sens.

Le car, mis en service il y a trois ans seulement et passé au contrôle technique en avril, était parti de Löbau, en Saxe, à 00h30 heure locale (02h30 GMT) et devait se rendre au lac de Garde, en Italie, selon son propriétaire interrogé par le quotidien régional "Sächsische Zeitung".

Le chauffeur au volant au moment de l'accident était employé depuis plus de dix ans dans la société de transports, selon les autorités régionales de Saxe.

"C'est un accident effroyable", a commenté Angela Merkel.

Les pompiers "sont entraînés pour des situations exceptionnelles" mais "nous espérons qu'ils réussiront à digérer ces images terribles", ont déclaré de leur côté le responsable de la Fédération allemande des pompiers et son représentant bavarois, Hartmut Ziebs et Alfons Weinzierl.

En Allemagne, l'accident de car le plus meurtrier de ces dix dernières années avait fait 20 morts sur une autoroute près de Hanovre (ouest) le 4 novembre 2008, en majorité des personnes âgées, un drame apparemment dû à un passager imprudent qui avait fumé dans les toilettes.

En France, 43 personnes avaient été tuées dans une collision frontale entre un camion et un autocar transportant des personnes âgées à Puisseguin (sud-ouest) le 23 octobre 2015. Les deux véhicules avaient rapidement pris feu, piégeant les passagers à l'intérieur.

En Ukraine, 45 personnes avaient péri dans la collision d'un train et d'un autobus sur un passage à niveau à Marganets (centre-est) le 12 octobre 2010, l'accident le plus meurtrier survenu ces dix dernières années en Europe.

Le 21 janvier dernier, un autocar hongrois transportant des adolescents avait pris feu après avoir heurté une pile de pont en quittant l'autoroute à Vérone, en Italie, au retour d'un voyage scolaire dans les Alpes françaises. Le courage d'un professeur de sport, revenu plusieurs fois chercher des élèves dans le véhicule alors qu'il était lui-même grièvement blessé, avait évité un bilan encore plus lourd.

Avec Afp

 

 

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