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Quelques fautes de français à éviter

Quelques fautes de français à éviter

C'est peut-être mon passé de prof de français qui me rend sensible à certaines fautes... ...mais il y en a qui m'arrachent carrément les oreilles ! Évidemment, moi aussi je fais des fautes. Car, il faut bien le dire, le français est une langue complexe, avec tellement d'exceptions qu'on ne sait plus quelle est la règle. Mais avouez qu'il y a des phrases qui escagassent tout de même salement les oreilles. Le pire, c'est que ce ne sont pas les plus difficiles à corriger, mais elles ont la vie dure ! Voici 13 fautes de français les plus courantes que tout le monde devrait éviter.

1. "Je sais pas c'est qui"

Petite soeur du fameux "je sais pas c'est où" et de "c'est qui qui dit ça". On commence par du lourd avec une double faute. On passe sur l'oubli de négation ("je NE sais pas") car on est à l'oral. Par contre, la construction par inversion du sujet (qui) et du verbe (est) n'a ici aucune raison d'être. La bonne version : "Je ne sais pas qui c'est"

2. "Y'en a qui croivent"

Du verbe "croiver" que tout le monde connaît bien évidemment ! Je plaisante, c'est juste le verbe "croire" qui se conjugue plutôt très simplement au présent de l'indicatif : "ils croient" et au présent du subjonctif : "il faut qu'ils croient". Mention spéciale à ceux qui déclinent cette faute avec d'autres verbes : "ils faut qu'ils soyent prudents" ou "il faut qu'ils voyent ça". La bonne version : "Certains croient"

3. "Malgré que"

C'est une faute qui devient tellement courante qu'elle ne choque plus grand monde. En France, on adore raccourcir les expressions qu'on trouve trop longues à dire. Il n'y a donc qu'un pas - aussi regrettable soit-il - à passer de "malgré le fait que" à "malgré que". Voilà comment naît une faute assez rapidement. Si l'Académie française ne reconnaît pas encore cette formulation, de nombreux grammairiens l'acceptent comme passée dans l'usage courant. Les puristes nous diront qu'il existe bien un cas où "malgré que" s'utilise avec le verbe être au subjonctif qui s'avère être la transformation de "bien que j'aie mauvais (mal) gré de cela". Mais ça, c'était avant. La bonne version : "Malgré le fait que"

4. "Au jour d'aujourd'hui"

Triple faute, bingo ! C'est ce qu'on appelle un pléonasme, car cette expression exprime trois fois le mot "jour". En effet, "hui" en ancien français veut dire "le jour où l'on est". On n'aurait donc pas dû l'utiliser pour construire "aujourd'hui" qui exprime le même concept et qui signifie "au jour de ce jour". Alors, si on ajoute en plus "au jour" devant, on se répète une troisième fois inutilement. Rassurez-vous ce n'est pas une faute récente, puisqu'on la retrouve déjà dans des écrits en 1531... mais ce n'est pas une raison pour la perpétuer. La bonne version : "Aujourd'hui"

5. "Quarantenaire" et "cinquantenaire"

Un cinquantenaire n'est pas une personne d'un âge certain, mais bien l'anniversaire d'un événement qui a 50 ans. Par exemple, "le cinquantenaire de l'usine de Docelles". On ne peut donc pas utiliser quarantenaire ou cinquantenaire pour désigner une personne. La bonne version : "Quadragénaire" ou "quinquagénaire"

6. "Faire montrer"

Encore un amalgame entre "faire voir" et "montrer". Un truc est sûr, c'est que "faire montrer" n'existe pas dans le sens de montrer quelque chose à quelqu'un. Par contre, l'expression existe si vous voulez absolument qu'un ami montre une de vos créations sur un marché : "je lui ai fait montrer mon chef-d'oeuvre sur son stand". À ne pas confondre non plus avec "faire montre de" qui est synonyme de "faire preuve de". La bonne version : "Faire voir"

7. "Personnellement, moi, je...." Encore un bel exemple de pléonasme ! En effet, un seul de ces trois mots suffit amplement pour parler de "moi". Inutile d'en tartiner toute la phrase, à moins que vous n'ayez un grave problème d'égo, mais ça, c'est un autre problème. La bonne version : "Je..." (et c'est tout)

8. "C'est compréhensif"

Belle preuve de confusion de l'adverbe et de l'adjectif. "Compréhensif" désigne une qualité d'un être humain qui comprend bien les autres grâce à sa bienveillance. Alors que "compréhensible" se dit d'une chose que l'on peut comprendre facilement. Rien à voir, donc ! La bonne version : "C'est compréhensible" / "Cet homme est compréhensif"

9. "Je vais au coiffeur"

L'emploi des prépositions en français est un vrai sac de noeuds. Pourtant, un truc est sûr, c'est que l'on va "chez" quelqu'un ou chez un commerçant, c'est-à-dire un être animé et vivant. Mais on va "au" salon de coiffure, au cinéma, au commissariat qui sont des lieux. Cela voudrait-il dire que vous prenez votre coiffeuse pour un lieu ? Pas très respectueux, tout ça ! La bonne version : "Je vais chez le coiffeur"

10. "Si j'aurais su" Toutes mes condoléances, chère conjugaison ! Car directement derrière "si", on emploie l'indicatif, et sûrement pas le conditionnel. La bonne version : "Si j'avais su"

11. "J'amène le dessert"

Et bim, encore une belle que tout le monde fait ! On apporte quelque chose et on amène quelqu'un quelque part. Difficile, donc, d'amener cette merveilleuse et douce chose qu'est le dessert ! La bonne version : "J'apporte le dessert"

12. "J'habite sur Paris"

Ah bon ? Quelle chance vous avez d'habiter dans une montgolfière qui surplombe la capitale ! Mais si comme toute personne normalement constituée, vous habitez dans un appartement dans Paris, hé bien vous habitez "À Paris" et non "SUR Paris". Alors oui, ça fait sûrement hyper classe d'habiter "sur" Paris, mais grammaticalement c'est tout de suite moins bien ! La bonne version : "J'habite à Paris"

13. "Autant pour moi"

D'après l'Académie française "autant pour moi" n'existe pas et surtout pas pour exprimer une erreur que l'on semble assumer. Pourtant, une expression similaire existe bien, mais c'est une expression militaire qui s'orthographie : "au temps pour moi". Elle signifie la reprise depuis le début d'un exercice dans le respect d'un rythme bien précis. On peut donc admettre une erreur et vouloir reprendre tout depuis le début en disant : "au temps pour moi". La bonne version : "Au temps pour moi"


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