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Dans le monde

L'opération BARKHANE est-elle vrai ou faux économique?

Ils sont "morts pour la France". Treize soldats français engagés dans l'opération Barkhane ont été tués au Mali dans la collision accidentelle de leurs deux hélicoptères de combat, lundi 25 novembre. Dans son live, franceinfo a reçu de nombreux commentaires s'interrogeant sur la raison réelle du déploiement des troupes françaises au Sahel. Leur présence dans la région ne serait-elle pas plus liée à la défense des intérêts économiques français, à commencer par les mines d'uranium d'Orano au Niger, qu'à la lutte armée contre les groupes jihadistes ?

"Pas un objectif premier" mais "un effet induit"

Le groupe Orano (ex-Cogema puis Areva), est présent depuis un demi-siècle au Niger, l'un des pays les plus pauvres de la planète, tout en étant le quatrième producteur mondial d'uranium. Le groupe y exploite deux mines dans le Nord-Ouest du pays, près d'Arlit : la première à ciel ouvert, la seconde souterraine. Un troisième site doit voir le jour à Imouraren, à 80 km plus au sud, mais le chantier est à l'arrêt depuis 2015. Le géant français possède également des mines au Canada et au Kazakhstan, mais le minerai nigérien représente un tiers de sa production totale.

L'opération Barkhane, quant à elle, est principalement déployée dans le Nord du Mali. Elle a pris le relais en 2014 de l'opération Serval, lancée un an plus tôt afin d'empêcher les jihadistes de prendre le contrôle du pays et de sa capitale, Bamako. Et depuis cinq ans, les 4 500 militaires français déployés dans la bande sahélo-saharienne se sont engagés dans une "opération de contre-guérilla" de longue haleine, explique Joseph Henrotin, politologue spécialiste des questions de défense et rédacteur en chef de la revue Défense et Sécurité internationale. 

Les mines d'Arlit ne sont toutefois pas dans la zone actuellement la plus exposée à la menace jihadiste, selon Caroline Roussy, chercheuse à l'Iris et spécialiste de l'Afrique de l'Ouest. "Le cadre de déploiement est beaucoup plus centré sur le Mali et le Burkina Faso, même s'il y a une surveillance importante de la zone dite des trois frontières", à cheval sur ces deux pays et le Niger [à l'est], fait valoir l'experte. "Et même si la menace est transterritoriale, avec des groupes jihadistes très mobiles qui s'affranchissent des frontières et se déplacent d'un territoire à un autre, le Niger n'est pas aussi touché", observe-t-elle. Le "risque d'extension" est certes bien réel, mais il est plutôt porté "vers le Togo, le Bénin et le Sénégal [au sud du Mali et du Burkina pour les deux premiers, à l'ouest pour le troisième]".

"Une opération militaire sert plusieurs objectifsà court, moyen et long termes, rappelle de son côté Joseph Henrotin. L'objectif initial de l'opération Barkhane, c'est l'élimination des groupes jihadistes. Au-delà de ces visées purement sécuritaires, l'objectif à moyen terme, c'est de recréer de l'Etat dans la zone. Et les Etats étant préservés, les liens économiques fonctionnent mieux. Des Etats en situation de paix sont aptes à être prospères, à commercer, le champ économique y est ouvert", développe le politologue. Indirectement, l'opération Barkhane protège donc bien les intérêts des entreprises françaises. Mais "ce n'est pas l'objectif premier, c'est un effet induit", insiste-t-il.

Tout le monde a intérêt à ce que ces Etats soient stabilisés, pas uniquement la France.

Joseph Henrotin, politologue spécialiste des questions de défense

à franceinfo

"Pas de protection active" autour des mines

La force Barkhane dispose d'un important point d'appui permanent à Niamey, la capitale du Niger, à 1 200 km environ au sud-ouest d'Arlit. "L'aéroport sert de base aux avions de chasse et aux drones français", précise Joseph Henrotin. Les militaires français ont également installé une base avancée temporaire à Aguelal, dans le massif de l'Aïr, à 80 km seulement à l'est d'Arlit.

La base d'Aguelal serait suffisamment proche des mines d'Arlit pour envisager une riposte rapide en cas de besoin. Pour autant, "on ne peut pas dire qu'il y a une protection active avec des soldats de Barkhane déployés autour des mines", estime Joseph Henrotin. "Areva [Orano] a tout ce qui lui faut sur place pour assurer sa sécurité et les forces nigériennes portent un regard attentif à la sécurité de ces sites, parce que le Niger lui-même n'a pas intérêt à perdre l'activité des mines et les revenus qui en sortent."

"ll y a des privés qui font ça très bien"

"Si des intérêts français sont directement menacés, on va intervenir militairement dans le coin, explique l'ancien colonel Michel Goya, spécialiste de l'histoire militaire qui livre ses analyses sur les conflits contemporains sur son blog, La voie de l'épée. On a par exemple engagé notre marine dans le golfe Persique pour protéger nos pétroliers lorsqu'ils étaient menacés par les Iraniens."

"Mais pour garder des installations, on n'a pas besoin de militaires français, et pas forcément de forces spéciales, il y a des privés qui font ça très bien", poursuit l'ancien officier. Par ailleurs, les intérêts économiques dans la région sont à relativiser. "Au Sahel, une fois qu'on a sorti l'uranium des mines du Nord du Niger, il faut chercher bien loin les intérêts économiques français qu'on peut vouloir défendre, et en particulier au Mali, même s'il y a bien sûr des ressortissants et des entreprises françaises", ajoute Michel Goya.

Avec uniquement 4 500 soldats sur un terrain aussi vaste que l'Europe, ce n'est pas possible de commencer à protéger des implantations industrielles, des hôtels ou des plantations dans lesquels se trouveraient des Français.

Joseph Henrotin, politologue spécialiste des questions de défense

à franceinfo

Imaginer que des intérêts économiques présideraient aux destinées des militaires français qui risquent leur vie au Sahel est donc "un fantasme", assure Michel Goya. Pour Caroline Roussy, c'est même "une théorie du complot aberrante" et "pas à la hauteur de l'engagement des soldats français". "Ça fournit une explication rationnelle à bon compte, mais la réalité est souvent plus compliquée que ça", abonde Joseph Henrotin.

Initialement lancé en 2014 sous le nom de "Serval" par François Hollande, ce dispositif militaire vise à contrer la progression de groupes djihadistes dans la région depuis cinq ans. Et il n'en a pas moins été régulièrement critiqué. D'autant que depuis le mois de septembre, 170 soldats maliens et burkinabés ont perdu la vie sur le terrain, ainsi que quatorze soldats français depuis le début du mois de novembre. 

Le ministère des Armées indique que la France remplit trois missions dans le cadre de Barkhane : "démanteler les caches" d'armes et d'explosif des groupes terroristes et empêcher les ravitaillements, mettre en place un "partenariat militaire opérationnel" avec les cinq pays concernés par l'opération que sont la Mauritanie, le Mali, le Niger le Tchad et le Burkina-Faso (appelé le G5 Sahel) et "agir au bénéfice de la population", en permettant par exemple l'adduction d'eau.

"Barkhane ou le chaos"

Si certains évoquent la nécessité de sortir de cette "guerre" au Mali, le Premier ministre Edouard Philippe a tranché en qualifiant d'indispensable l'action militaire au Sahel, car il y va de "l'intérêt de notre pays". Mardi la ministre des Armées, Florence Parly, a plutôt esquivé le sujet en rétorquant devant la presse que "l'heure n'est pas au questionnement sur le bien-fondé ou pas de cette opération", mais bien "au recueillement".

Pourtant, il ne fait pas de doute que la ministre fasse bloc derrière le chef du gouvernement. A dix reprises déjà, elle s'est déplacée sur la zone en question depuis sa prise de fonction. "C'est un combat dans lequel il faut faire preuve de patience. Notre engagement au Sahel est et reste une priorité pour la France, affirmait Florence Parly début novembre. Nous mettrons du temps à vaincre ces groupes qui prospèrent sur les difficultés sociales et économiques des pays sahéliens." Au Sahel, "ce sont les fondations mêmes de tout l'édifice de sécurité que nos militaires aident à reconstruire et à consolider, poursuivait-elle. C'est la résilience de toute une armée, la sûreté de toute une région, aussi étendue que l'Europe."

"L'opération Barkhane est l'une des opérations les plus déterminantes. Cette mission engage un effectif de quelque 4500 hommes, avec un objectif d'ordre tant tactique que stratégique et diplomatique", explique au Figaro l'auteur du Dictionnaire des opérations extérieures de l'armée française, Philippe Chapleau. Soit plus de la moitié des effectifs français en opérations extérieures.

Comme l'a expliqué mercredi matin au micro de France Inter le chef d'Etat-Major des armées, François Lecointre, la France n'est pas engagée seule dans cette opération : "Ce n'est pas une conquête coloniale, nous sommes avec des alliés et des partenaires. Ce n'est pas la seule sécurité de la France qui est engagée, c'est celle de l'Afrique, de l'Europe", a-t-il affirmé.

Michel Goya, ancien colonel et historien de la guerre analyse lui aussi pour l'Express différents enjeux stratégiques de cette présence. Outre les intérêts économiques et le fait que la France compte nombre de ressortissants au Sahel, selon lui, la question serait avant tout politique : "Le pays n'a aucun intérêt à ce que l'Afrique de l'Ouest soit déstabilisée. Si la France se retirait, les choses seraient encore pires. L'opération paraît bloquée, mais sans, ce serait le chaos", assure l'ancien officier.

L'impossible retrait d'une opération déterminante

Pour François Lecointre, "cette tragédie ne peut pas être une remise en cause de notre engagement". Un retour à la maison signerait en effet une défaite pour l'Occident aux yeux de cette région et particulièrement de l'Afrique et du Moyen-Orient et verrait grandir le risque d'une recrudescence des groupes terroristes dans ces pays mais pas seulement : "Ce n'est pas parce qu'il y a des morts, que notre action n'a pas de sens, a développé le chef d'Etat-Major. On évite que cette hydre ne continue de produire un effet de contagion dans d'autres pays d'Afrique de l'Ouest et représente de vrais dangers pour nos pays européens". Car abandonner ces pays à leur sort serait bien prendre un risque pour nos intérêts. 

Par ailleurs, Michel Goya met en avant un autre aspect clé de cette opération qui permet de "former les armées locales à ce que fait l'armée française pour espérer, à terme, qu'elles soient autonomes. L'Etat malien est très fragile, l'armée n'est pas efficace, d'où l'importance cruciale de la France".

Lors de son voyage en mai auprès des forces françaises au Mali, Emmanuel Macron l'avait affirmé : "L'opération Barkhane ne s'arrêtera que le jour où il n'y aura plus de terroristes islamistes dans la région". Alors que la situation sécuritaire sur place ne cesse de se dégrader et que la présence de la France de plus en plus contestée par les populations locales, ces nouvelles pertes pourraient tout de même entraîner dans les prochains jours une "reprécision" du rôle de la France dans Barkhane, selon le chef de l'Etat.

Avec l'express et Franceinfo

Pour ou contre la destitution du président Américain Donald Trump?

Sous pression, la Maison-Blanche a accepté de diffuser un résumé de la conversation téléphonique entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, le président d'Ukraine. Un jour avant la publication de cette transcription, les Démocrates ont lancé une procédure de destitution («impeachment») contre Trump....

Donald Trump et le président ukranien Volodymyr Zelensky à New York en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, le 25 septembre 2019. | Saul Loeb / AFP© Fournis par SLATE Donald Trump et le président ukranien Volodymyr Zelensky à New York en marge de l'Assemblée 

Au téléphone, le président américain a demandé à son homologue ukrainien d'enquêter sur Joe Biden, son principal rival pour la présidentielle de 2020. Trump ne fait pas ouvertement pression sur Zelensky, mais avant l'appel téléphonique, il avait procédé au gel de plusieurs centaines de millions de dollars d'aide militaire destinée à l'Ukraine.

Pour Adam Schiff, le Démocrate à la tête du comité de la Chambre des représentants sur le renseignement, ce modus operandi est digne de la mafia. Il a ainsi résumé la situation:

«La transcription de l'appel est comme une extorsion mafieuse classique: “Nous faisons beaucoup pour l'Ukraine, mais ce n'est pas tout à fait réciproque. J'ai une faveur à vous demander. Enquêtez sur mon adversaire politique. Mon équipe sera en contact avec vous”...» 

Flatteries

Lors d'une conférence de presse, Schiff a poursuivi la comparaison:

«Pendant cet appel, il y avait un seul message envoyé au président d'Ukraine: “Voilà ce dont j'ai besoin, je sais ce dont tu as besoin.” Comme n'importe quel parrain de la mafia, le président n'a pas précisé: “C'est un beau pays que vous avez là, ça serait dommage qu'il lui arrive quelque chose.”»

Pendant la conversation, Zelensky semble très soucieux de flatter l'ego du président américain. Il souligne à plusieurs reprises que Trump a été un «modèle» pour eux. «Nous avons pris vos techniques et votre savoir comme exemples lors de nos élections», a-t-il dit.

Il a aussi rappelé qu'il était un fidèle client de la marque Trump: «La dernière fois que je suis allé aux États-Unis, j'ai logé à l'hôtel Trump Tower de New York près de Central Park.»

Peu après la publication de la discussion, un conseiller du président ukrainien a confirmé que Trump n'avait accepté de parler à Zelensky que parce qu'il savait que le cas de Joe Biden allait être abordé.

 

"Jamais dans l'histoire de notre pays un président n'a été aussi mal traité que moi". En pleine tourmente de l'affaire ukrainienne, Donald Trump n'entend pas se laisser faire et joue la carte de la victime. Dénonçant une "chasse aux sorcières de caniveau" et une "vendetta politique" permanente depuis son élection à la Maison Blanche, le président américain doit désormais faire face à une enquête ouverte par ses rivaux démocrates en vue de sa destitution

 Il s'agit d'une chasse aux sorcières

"On me dit que c'est positif pour moi", a déclaré Donald Trump, qui pourrait bénéficier d'une remobilisation massive de son électorat prêt à tout pour le défendre en vue de la présidentielle de 2020. Et certains chiffres semblent pour le moment lui donner raison. 

En début de semaine, après l'annonce du lancement de la procédure par la démocrate Nancy Pelosi, les collaborateurs du président américain ont lancé une importante campagne de levée de fonds auprès des particuliers par e-mail et SMS, réclamant des dons en guise de soutien. D'après les premières estimations dévoilées par les équipes de campagne de Donald Trump, plusieurs millions de dollars ont déjà été récoltés.

5 millions de dollars en 24 heures

Mercredi, le responsable de campagne du président, Brad Parscale, a annoncé avoir recueilli 5 millions de dollars en 24 heures, tandis que jeudi soir le fils du milliardaire américain Eric Trump a fait état de 8,5 millions de dollars récoltés en deux jours.

Afin d'inciter davantage les citoyens à contribuer à l'effort de campagne, les organisateurs de cette levée de fonds ont décidé de tripler - sans indiquer comment - les dons pendant une durée limitée. Lorsqu'un internaute donne 5 dollars, 15 dollars reviennent finalement dans la cagnotte. D'après les estimations du Washington Post, plus de 13 millions de dollars auraient été récoltés cette semaine.

 

Mort de Jacques Chirac/ Une complicité de près de 60 ans avec son épouse Bernadette

Jacques Chirac est décédé ce jeudi 26 septembre. Durant près de six décennies, il aura partagé sa vie avec son épouse, Bernadette, donnant l’image d’un couple de pouvoir, bâti sur des intérêts communs et le respect de convenances sociales. L'occasion de revenir sur leur relation particulière.

Leur couple aura résisté à toutes les épreuves mais il aura tenu bon. Jacques Chirac et Bernadette Chodron de Courcel se sont rencontrés sur les bancs de Sciences Po en octobre 1951, alors qu’ils assistaient tous deux à une conférence. La jeune femme, timide et à l’éducation très stricte, tombe sous le charme de ce grand et beau garçon très bon orateur. On la surnomme la "Mondaine", lui fait l'unanimité. Bref on ne donnait pas cher de ce couple. Et pourtant… D'ailleurs, la famille de Courcel ne voit pas d’un bon œil cette relation naissante, Chirac n’étant pas issu d’un milieu aisé. Mais les amoureux n'en ont que faire. Très vite, Jacques décèle en Bernadette une sorte de partenaire, déjà. Il voit en elle cette femme qui va se mettre à son service dès le début. Elle est cette partenaire idéale qui partagera ses ambitions.

Mais en 1952, ce jeune homme fougueux a des envies d’ailleurs et s’envole vers les États-Unis. Là-bas, il est auditeur libre à l’université d’Harvard, mais surtout : il fait la rencontre de Florence Herlily, alors qu’il est à la Nouvelle-Orléans. Les deux jeunes gens se fiancent et vivent sur leur petit nuage, tandis que Bernadette se morfond à Paris. Mais une fois de plus, les parents s’en mêlent. " Ma mère (était) littéralement horrifiée à l'idée d'avoir une bru américaine qui roule en décapotable ", écrira Chirac dans ses mémoires. On le force à rentrer. À contrecœur, il abandonne le sol américain et retourne dans les bras de Bernadette, avec qui il se fiance la même année.

Leur mariage a lieu le 16 mars 1956, sous le regard désapprobateur de la famille Chodron de Courcel. Ces derniers refusent même que la noce ait lieu à la basilique Sainte Clothilde, connue pour être l’endroit de prédilection des familles de la haute société. Direction la Chapelle de Jésus-Enfant, dans le 7ème arrondissement de Paris. Bernadette n'en a cure, elle a réussi à séduire le plus bel homme de Paris. Celui avec qui elle va vivre un destin hors-normes.

De leur mariage, que Bernadette décrira comme "un mariage de passion et d’ambition ", naîtront Laurence et Claude. La première décède en 2016 des suites d’une anorexie mentale. Et aura toujours concentré l'amour uni et fort de ses parents autour d'elle. Chirac ne cachera jamais avoir été très affecté tout comme son épouse qui prendra cette maladie à bras le corps. Protégeant ainsi par la même occasion son époux. La seconde fille, la préférée de "Chirac" comme elle surnommait son père, confirme l’intérêt de la famille pour la politique en devenant au fil des ans conseillère en communication pour son père et diverses sociétés. Les époux Chirac adopteront également une fille "de cœur", Anh Dào Traxe, jeune boatpeople vietnamienne à qui ils ont appris le français et fournit une éducation.

Chirac était un bout en train, Bernadette tout l’inverse. Et pourtant, s’il y a bien un point sur lequel le couple s'est accordé, c’est celui de la politique. Alors que Jacques gravit petit à petit les échelons, sa femme s’investit également. Elle devient conseillère municipale de la ville de Sarran, en Corrèze en 1971. Très populaire, elle devient seconde adjointe au maire en 1977. Toujours en Corrèze, elle est élue conseillère générale, devenant ainsi la première femme à siéger au sein de cette assemblée. Quant à son mari, il endosse par deux fois le rôle de Premier ministre en 1974, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, puis à nouveau en 1986 sous François Mitterrand. Entre temps, il a arraché la mairie de Paris en 1977 qu'il quitte quand il accède -enfin- au poste suprême.

Le 17 mai 1995, le couple Chirac exulte. Il intègre l’Elysée. Et Bernadette s’accommode sans souci à l’endroit, jusqu'à s'approprier les lieux en refaisant la décoration. Leur départ en 2007 sera un déchirement. Durant les deux mandats, elle accompagne son mari lors de ses déplacements, et s’investit dans de nombreuses associations. Peu à peu, elle s'émancipe, prend plus de place, s'exprime davantage et n'hésite jamais à répondre aux médias. Bernadette Chirac devient notamment la présidente emblématique des pièces jaunes dès 1990. Quand dès 2007, Chirac, que l'on dit déjà très malade, disparaît peu à peu de la scène politique, c'est le moment où Bernadette prend la lumière seule. Enfin.

Si elle apparaît assez sévère aux yeux des français, Bernadette Chirac aura en réalité caché de nombreuses blessures, notamment l’infidélité notoire de son mari. De 1974 à 1976, l’ancien chef de l’Etat a en effet entretenu une relation avec la journaliste Jacqueline Chabridon. S’il pense quitter sa femme pour cette dernière, ses conseillers l’en dissuaderont, estimant que ce coup d’éclat ruinerait sa carrière politique. Et des maîtresses, il y en aurait eu bien d'autres mais Bernadette courbera toujours l'échine. Sachant qu'il reviendrait quoiqu'il arrive à elle. Parce que in fine, l'un n'aura jamais été sans l'autre… Ensemble, ils auront ont incarné un modèle matrimonial archaïque, rejeté par les générations suivantes. Ce qui ne les aura pas empêchés de jouir d’une forte popularité dans l’opinion publique.

Téléloisirs.fr

La reine Elizabeth II : son secret anti-âge va vous surprendre

La reine d’Angleterre a un rituel surprenant pour rester en forme. Serait-ce le secret de sa longévité ?

La reine Elizabeth II fêtera ses 93 ans le 21 avril prochain. Sorties officielles, mariages, baptêmes, promenade à dos de cheval, elle est dans une forme olympique. Portée par l’ivresse de la vie et toujours en effervescence, la reine d’Angleterre puiserait le secret de sa longévité dans les bulles… En effet, c’est ce qui ressort d’une enquête menée par The Independent sur les habitudes alimentaires de sa sajesté. Selon Margaret Rhodes, cousine de la reine, Elizabeth II a une habitude à laquelle elle ne déroge pas : lors du souper du soir, elle boit une coupe de Champagne. Si sa fontaine de jouvence se puise dans une flûte d'alcool pétillant, sa consommation, elle, varie très peu et ses repas également. Est-ce un allié anti-âge ? Par ailleurs, Elizabeth II est friande d’encas healthy et de quelques douceurs. A chacun de ses déplacements, elle emporte avec elle une boîte de noix de macadamia et fond volontiers pour un carré de chocolat noir. 

Crash/ Un Boeing d’Ethiopian Airlines s’est s’écrasé ce dimanche

Un Boeing 737 d'Ethiopian Airlines, avec à son bord 149 passagers et 8 membres d'équipage, qui effectuait la liaison Addis Abeba-Nairobi s'est écrasé dimanche matin, a annoncé la compagnie éthiopienne.

"Nous confirmons que notre vol ET 302 d'Addis Abeba à Nairobi a été impliqué dans un accident aujourd'hui", a déclaré la compagnie dans un communiqué. 

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a indiqué dans un tweet "vouloir exprimer ses profondes condoléances aux familles de ceux qui ont perdu leurs proches bien aimés sur le vol régulier d'un Boeing 737 d'Ethiopian Airlines à destination de Nairobi, au Kenya, ce matin".

Coopération Côte d’Ivoire – Etats Unis/ Le ministre Sidiki Diakité et Kathérine Brucker satisfaient des relations entre les deux pays

Le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Sidiki Diakité, a échangé ce mercredi 27 février 2019 à son cabinet, avec Katherine Brucker la chargé d’affaire de l’Ambassade des Etats Unis en Côte d’Ivoire sur l’état de la coopération sécuritaire Cote d’Ivoire – Etats Unis, mais aussi sur les questions d’ordres générales relevant de la bonne marche de l’Etat ivoirien. Sur l’appréciation de cette coopération entre les deux administrations, le ministre Sidiki Diakité a relevé et estimé que les différents engagements pris par l’administration américaine ont été respectés. « Votre appui est pratique, réel et quotidien et nous en sommes satisfaits » dira-t-il à Madame Katherine Brucker. Les échanges dont les discussions ont principalement portés sur le renforcement de la coopération sécuritaire entre la Côte d’Ivoire et les Etats Unis, notamment l’évolution de la mise en œuvre de la doctrine de la police de proximité et, les perspectives de renforcement des capacités opérationnelles des officiers supérieurs de la police nationale, ont été l’occasion pour le ministre de l’intérieur et de la sécurité, de rassurer les autorités américaines, de la volonté et de l’engagement des autorités ivoiriennes, à œuvrer dans le sens de la consolidation de la paix et de la sécurité en Côte d’Ivoire. En effet, sur l’état de cette coopération, des avancées visant à accroitre la capacité de réaction des acteurs de la police nationale ont été actées. Au nombre des acquis, on pourrait citer la récente formation aux Etats Unis dans le domaine de l’investigation et de l’application de la loi, de douze (12) hauts fonctionnaires ivoiriens dont onze (11) officiers supérieurs de la police et un (01) magistrat qui a récemment. D’autres actions sont en cours de planification pour leur exécution. La lettre d’accord sur la réforme des services de police civile et d’application de la loi entre le Gouvernement de Côte d’Ivoire et celui des Etats Unis d’Amérique signé le 19 septembre 2013, justifie et situe le cadre de ces actions. Sidiki Diakité et son hôte Madame Katherine Brucker, passant en revue les différents leviers de cette coopération, ont tous les deux estimés que si les avancés sont concrets, il n’en demeure pas moins que tant de choses restent à être fait.A ce titre, le ministre de l’intérieur et de la sécurité pour qui la performance de son département en termes de prestation de service de sécurité et de gestion de la territoriale demeure la priorité, a au terme des discussions, exprimé à son hôte, son souhait de voir aussi cette coopération s’élargir et se généraliser à l’échelle du territoire nationale avec la prise en compte du corps préfectoral et des commissariats de police dont l’action est quotidienne et à proximité des population. Monsieur David Mobsy, premier secrétaire et chef de la section politique et économique de l’ambassade en Côte d’ivoire, a également pris part à ces échanges.

Dircom

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