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Dans le monde

Crash/ Un Boeing d’Ethiopian Airlines s’est s’écrasé ce dimanche

Un Boeing 737 d'Ethiopian Airlines, avec à son bord 149 passagers et 8 membres d'équipage, qui effectuait la liaison Addis Abeba-Nairobi s'est écrasé dimanche matin, a annoncé la compagnie éthiopienne.

"Nous confirmons que notre vol ET 302 d'Addis Abeba à Nairobi a été impliqué dans un accident aujourd'hui", a déclaré la compagnie dans un communiqué. 

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a indiqué dans un tweet "vouloir exprimer ses profondes condoléances aux familles de ceux qui ont perdu leurs proches bien aimés sur le vol régulier d'un Boeing 737 d'Ethiopian Airlines à destination de Nairobi, au Kenya, ce matin".

Coopération Côte d’Ivoire – Etats Unis/ Le ministre Sidiki Diakité et Kathérine Brucker satisfaient des relations entre les deux pays

Le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Sidiki Diakité, a échangé ce mercredi 27 février 2019 à son cabinet, avec Katherine Brucker la chargé d’affaire de l’Ambassade des Etats Unis en Côte d’Ivoire sur l’état de la coopération sécuritaire Cote d’Ivoire – Etats Unis, mais aussi sur les questions d’ordres générales relevant de la bonne marche de l’Etat ivoirien. Sur l’appréciation de cette coopération entre les deux administrations, le ministre Sidiki Diakité a relevé et estimé que les différents engagements pris par l’administration américaine ont été respectés. « Votre appui est pratique, réel et quotidien et nous en sommes satisfaits » dira-t-il à Madame Katherine Brucker. Les échanges dont les discussions ont principalement portés sur le renforcement de la coopération sécuritaire entre la Côte d’Ivoire et les Etats Unis, notamment l’évolution de la mise en œuvre de la doctrine de la police de proximité et, les perspectives de renforcement des capacités opérationnelles des officiers supérieurs de la police nationale, ont été l’occasion pour le ministre de l’intérieur et de la sécurité, de rassurer les autorités américaines, de la volonté et de l’engagement des autorités ivoiriennes, à œuvrer dans le sens de la consolidation de la paix et de la sécurité en Côte d’Ivoire. En effet, sur l’état de cette coopération, des avancées visant à accroitre la capacité de réaction des acteurs de la police nationale ont été actées. Au nombre des acquis, on pourrait citer la récente formation aux Etats Unis dans le domaine de l’investigation et de l’application de la loi, de douze (12) hauts fonctionnaires ivoiriens dont onze (11) officiers supérieurs de la police et un (01) magistrat qui a récemment. D’autres actions sont en cours de planification pour leur exécution. La lettre d’accord sur la réforme des services de police civile et d’application de la loi entre le Gouvernement de Côte d’Ivoire et celui des Etats Unis d’Amérique signé le 19 septembre 2013, justifie et situe le cadre de ces actions. Sidiki Diakité et son hôte Madame Katherine Brucker, passant en revue les différents leviers de cette coopération, ont tous les deux estimés que si les avancés sont concrets, il n’en demeure pas moins que tant de choses restent à être fait.A ce titre, le ministre de l’intérieur et de la sécurité pour qui la performance de son département en termes de prestation de service de sécurité et de gestion de la territoriale demeure la priorité, a au terme des discussions, exprimé à son hôte, son souhait de voir aussi cette coopération s’élargir et se généraliser à l’échelle du territoire nationale avec la prise en compte du corps préfectoral et des commissariats de police dont l’action est quotidienne et à proximité des population. Monsieur David Mobsy, premier secrétaire et chef de la section politique et économique de l’ambassade en Côte d’ivoire, a également pris part à ces échanges.

Dircom

Affaire Benalla /Mediapart s'oppose à une perquisition de ses locaux pour protéger ses sources

Les dirigeants du site d'information disent avoir refusé une perquisition menée dans le cadre d'une enquête pour atteinte à la vie privée de Benalla.

"Deux procureurs, accompagnés de trois policiers, ont voulu perquisitionner ce matin, à 11h10, les locaux de Mediapart dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet pour (notamment) atteinte à la vie privée de M. Benalla", ont-ils dit sur le compte Twitter du site.

"Cette enquête, qui vise les enregistrements révélés par Mediapart, est susceptible d’atteindre le secret des sources de notre journal", ont-ils ajouté. "C’est pourquoi nous avons refusé cette perquisition."

Dans l'enregistrement, dont Mediapart ne dit pas dans quelles conditions il a été réalisé, Alexandre Benalla se targue du soutien du président de la République.

Alexandre Benalla a été licencié l’été dernier de l’Elysée après les révélations sur sa participation à la répression de manifestants du 1er-Mai 2018, épisode pour lequel il a été mis en examen.

 Avec l’OBS

Bande de Gaza/ Des tirs israéliens font au moins 52 morts et 2000 blessés

Lundi matin, des violences ont éclaté alors que les Etats-Unis inaugurent eur ambassade à Jérusalem, reconnaissant ainsi la ville comme capitale d’Israël. Les Palestiniens voient là une provocation.

Le bilan ne cesse de s’alourdir, après les heurts survenus lundi matin à la frontière entre Gaza et Israël. Un dernier bilan fait état de 52 morts dont “huit enfants de moins de 16 ans” précise l’ambassadeur palestinien à l’ONU. Plus de 2.000 Palestiniens ont été blessés, selon Riyad Mansour. 

Depuis la Cisjordanie occupée, le gouvernement palestinien a accusé Israël de commettre un “horrible massacre”. Amnesty International dénonce de son côté une “violation abjecte” des droits de l’Homme. Malgré ces critiques, le Premier ministre israélien n’a pas manqué de  justifier lundi l’usage de la force dans la bande de Gaza. Sur Twitter, Benjamin Netanyahu a ainsi estimé que son pays avait le droit de protéger ses frontières.

Paris appelle Israël à “la retenue”

La France a, quant à elle, condamné lundi “les violences”, l’Élysée précisant qu’Emmanuel Macron “parlera à tous les acteurs de la région dans les prochains jours”. Le quai d’Orsay avait réagi un peu plus tôt aux heurts en appelant les autorités israéliennes à la “retenue dans l’usage de la force”. Paris a par ailleurs estimé que le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem enfreignait le droit international.

Essais atomiques / Pyongyang lancera le démantèlement du site souterrain Punggye-ri le 23 et le 25 mai

La Corée du Nord "prend des mesures techniques" pour démanteler son site d'essais atomiques et invitera des journalistes étrangers à une cérémonie de lancement du processus entre les 23 et 25 mai, a annoncé samedi l'agence d'Etat KCNA. "Une cérémonie de démantèlement du site d'essais atomiques est maintenant prévue entre les 23 et 25 mai, en fonction des conditions météorologiques", a indiqué l'agence, qui cite un communiqué du ministère nord-coréen des Affaires étrangères.

Six essais nucléaires

À l'occasion d'un sommet intercoréen historique le 27 avril, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un avait proposé à Séoul de fermer en mai son seul site connu d'essais nucléaires, Punggye-ri, une installation secrète près de la frontière avec la Chine. Ce site souterrain a été le théâtre des six essais nucléaires menés par Pyongyang dont le dernier en date remonte à septembre. Le site, entouré de sommets escarpés, est creusé profondément sous une montagne granitique de 2.000 m d'altitude dans le Hamqyong du Nord, province du nord-est frontalière de la Chine. Il est réputé l'endroit idéal pour résister aux forces déchaînées par des explosions nucléaires.

Le site pourrait être déjà inutilisable

Son existence a été mise au  goût du jour en octobre 2006 avec le premier test nucléaire nord-coréen, au temps de Kim Jong Il, le père aujourd'hui décédé de Kim Jong Un. Depuis, il est scruté par des images satellitaires.Certains experts ont estimé qu'il s'agissait d'une concession de façade car le site pourrait être déjà inutilisable en raison du "syndrome de la montagne fatiguée". Selon des sismologues chinois cités en avril sur le site de l'Université de science et technologie de Chine, le dernier essai a provoqué un effondrement de roches à l'intérieur de la montagne.

 

 

 

 

Accord nucléaire avec L’Iran/ Trump annonce le retrait des Etats Unis et menace

Donald Trump a annoncé mardi 8 mai le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien et promis le « plus haut niveau de sanctions économiques ». Si les autres signataires entendent préserver l’accord, le retrait américain menace nombre d’entreprises commerçant avec l’Iran.

■ Ce que prévoit l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien

Le « plan d’action global conjoint » est signé le 14 juillet 2015 après 21 mois de négociations acharnées par l’Iran et les « 5+1 », les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Etats-Unis, Russie, France, Royaume-Uni, Chine) plus l’Allemagne. Il prévoit le rétablissement des échanges commerciaux avec l’Iran et la relance de sa croissance en échange de son renoncement à l’arme atomique.

Concrètement, l’accord de Vienne gèle pour dix ans le programme nucléaire iranien et interdit à Téhéran un niveau d’enrichissement de l’uranium ouvrant la voie à une utilisation militaire. Le programme nucléaire iranien n’est donc pas démantelé mais limité. L’Iran doit par ailleurs se soumettre à une surveillance stricte de ses installations nucléaires par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et à une enquête sur son programme nucléaire passé. Téhéran obtient en contrepartie la levée partielle des sanctions qui étranglaient son économie.

L’accord ouvre ainsi de nouvelles perspectives aux entreprises occidentales, et notamment européennes, qui s’empressent de s’engouffrer dans ce marché de 80 millions d’habitants. Les échanges entre l’Union européenne et l’Iran triplent quasiment en deux ans, passant de 7,7 milliards d’euros en 2015 à 21 milliards en 2017.

■ Ce que veut Washington

Depuis sa campagne présidentielle, Donald Trump n’a de cesse de dénoncer cet accord négocié par son prédécesseur Barack Obama, le définissant comme « le pire jamais signé par les Etats-Unis ». Mettant ses menaces à exécution, le président américain a annoncé mardi 8 mai dans une allocution télévisée le retrait américain.

Soutenu par l’Arabie saoudite et Israël, le locataire de la Maison Blanche veut mettre la pression sur l’Iran pour l’obliger à mettre fin à son programme de missiles balistiques, à ses « activités terroristes dans le monde entier » et « bloquer son activité menaçante à travers le Moyen-Orient ».

Pour cela, le président américain actionne le levier économique. Pas question d’un simple retour en arrière ; « nous allons imposer le plus haut niveau de sanctions économiques », a-t-il annoncé. Et menace : « Toute nation qui aide l’Iran dans sa quête d’armes nucléaires pourrait également être durement sanctionnée par les Etats-Unis ».

Le conseiller à la Sécurité nationale John Bolton a annoncé que le rétablissement des sanctions américaines était effectif « immédiatement » pour les nouveaux contrats et que les entreprises déjà engagées en Iran auraient quelques mois pour en « sortir ». Selon le Trésor américain, ce délai va de 90 à 180 jours.

Les entreprises qui refusent de se soumettre à l’injonction américaine s’exposent à des sanctions de la part des Etats-Unis. Washington s’appuie sur le principe d’extraterritorialité des lois américaines qui lui permet de sanctionner des entreprises étrangères commerçant avec des pays sous embargo, dès lors qu’elles échangent également avec les Etats-Unis ou utilisent le dollar dans leurs transactions. C’est au nom de ce principe que la banque française BNP-Paris s’était vu infliger en 2014 une amende de 8,9 milliards de dollars.

■ Les principales entreprises concernées

Les avionneurs Boeing et Airbus, qui devaient permettre à l’Iran de moderniser sa flotte civile vieillissante, sont particulièrement menacés par le retrait américain. Le premier avait signé en 2016 avec la compagnie nationale Iran Air un contrat portant sur l’achat de 80 appareils pour une valeur totale de 16,6 milliards de dollars, et avec la compagnie Aseman un contrat de 3 milliards de dollars pour la vente de 30 appareils. Bien que l’annulation de ces contrats puisse mettre en péril des dizaines de milliers d’emplois aux Etats-Unis, Boeing a annoncé qu’il se conformera à la décision de Washington.

Airbus a quant à lui annoncé des commandes de 100 avions avec différentes compagnies iraniennes, pour un total de 10 milliards de dollars. L’avionneur européen est automatiquement exposé aux sanctions américaines, car il compte plusieurs usines aux Etats-Unis et un nombre important de pièces installées dans ses appareils sont fabriquées sur le sol américain.

Egalement concerné, le conglomérat industriel américain General Electric, dont plusieurs filiales ont reçu des contrats totalisant des dizaines de millions de dollars pour l’exploitation de gisements gaziers et le développement de produits pétrochimiques. Le pétrolier français Total, associé au chinois CNPC, a signé un accord pour l’exploitation du gisement South Pars, portant sur un investissement de 5 milliards de dollars.

Plusieurs groupes automobiles européens sont aussi menacés. C’est le cas de l’allemand Volkswagen, qui annoncé en 2017 la reprise de ses ventes en Iran après 17 ans d’absence. Il risque désormais de devoir choisir avec les Etats-Unis, deuxième marché automobile mondial où il est fortement implanté. Idem pour Renault qui a vendu plus de 160 000 véhicules en Iran l’an passé, mais qui pourrait être touché en raison de la présence sur le sol américain de sa société sœur Nissan. Son compatriote Peugeot, absent des Etats-Unis depuis 1991 mais bien implanté en Iran, risque quant à lui de devoir renoncer au service d’autopartage qu’il envisageait en janvier de lancer dans une ou deux villes américaines.

Les compagnies aériennes British Airways et Lufthansa, qui avaient repris des vols directs vers Téhéran, vont devoir y mettre fin si elles veulent maintenir librement leurs liaisons transatlantiques. Il en va de même pour l’hôtelier français Accor, qui a ouvert un hôtel en Iran en 2015, de la chaîne espagnole Melia Hotels International et du groupe émirati Rotana Hotels, qui envisageaient de s’y implanter.

Sans compter toutes les entreprises souhaitant investir en Iran auxquelles les grandes banques pourraient refuser des financements pour ne pas s'exposer elles-mêmes à d'éventuelles sanctions américaines.

■ Ce à quoi elles s’exposent

Les modalités des sanctions ne sont pas encore claires, mais les Européens comptent déjà « tout faire pour protéger les intérêts » de leurs entreprises en Iran, a annoncé la présidence française ce mercredi. Les sanctions feront « l’objet de discussions très serrées avec l’administration américaine, où nous défendrons les intérêts des entreprises européennes », promet l’Elysée.

Jugeant « inacceptable » que les Etats-Unis se placent en « gendarme du monde », le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a déclaré ce matin sur France Culture qu’un entretien téléphonique aura lieu d’ici la fin de la semaine avec le secrétaire du Trésor américain afin d’étudier ensemble les possibilités pour éviter les sanctions. Parmi les pistes envisagées, le maintien des droits aux entreprises déjà engagées et des « exemptions ».

Car les autres signataires de l’accord de Vienne semblent bien décidés à le préserver. Le président iranien Hassan Rohani s’est dit prêt à discuter avec les Européens, la Chine et la Russie, pour étudier comment les intérêts de la République islamique pouvaient être sauvegardés, tout en menaçant de reprendre l’enrichissement d’uranium « sans limite » si ces négociations ne devaient pas donner les résultats escomptés dans les « semaines à venir ».

Mais pour Clément Therme, chercheur à l’Institut international d’études stratégiques, la position européenne est vouée à l’échec. « Les entreprises privées européennes (…) n’écoutent pas le président Macron ou la chancelière allemande. Les entreprises européennes écoutent le président américain », estime-t-il sur RFI. « Les Européens sont dans une position très faible, poursuit ce spécialiste de l’Iran. Et à mon sens, ils vont être les victimes politiques de cette décision du président Trump, parce qu’il va démontrer que les Européens, au-delà des discours très fermes, n’ont pas vraiment de prise sur les événements et ne sont pas en capacité de peser sur le cours de l’histoire. »

 Avec Rfi

 

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