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Infosivoir

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Littérature : Annick Zago (Pdt UNCI) dévoile son expérience pour une bonne campagne électorale sans grands moyens à travers un livre

La présidente de l’Union Nouvelle pour la Côte d'Ivoire, Annick Pety épouse Zago a présenté mardi 19 mars 2019, à l’hôtel du district d’Abidjan, principale ville du pays, son premier livre intitulé « Comment mener une campagne électorale sans grandes ressources ? Tome 1 ». Cet ouvrage a été édité par le centre de documentation missionnaire représenté pour la circonstance par M. Koffi. Cette cérémonie dédicace a vu la participation de plusieurs personnalités traditionnelles, religieuses, administratives et politiques. Pour l’auteure de l’œuvre, Annick Pety Zago, il est grand temps que les femmes se lancent dans la politique car il est possible de faire la politique autrement. « C’est un ouvrage de motivation pour toutes ces femmes qui veulent s’engager en politique. Dans ce premier Tome, je livre les astuces et clés pour mener une campagne électorale sans grandes ressources. C’est un partage d’expérience. C’est aussi un ouvrage pour expliquer au citoyen lambda pourquoi nous sommes en politique », a expliqué l’auteure Annick Pety Zago qui est par ailleurs conseillère municipale dans la commune d’Attécoubé. Elle a invité "ses sœurs" à la persévérance, à l’abnégation tout en usant d’innovation et de créativité afin de rivaliser avec les hommes sur le terrain politique. « Je vous invite à vous procurer ce manuel, à le déguster sans modération »,  a-t-elle conclu.

P.L

Yopougon/Drame à BEAGO, Un enfant de 6 ans retrouvé mort dans un bassin

C'est la consternation à Azito et Beago, deux villages mitoyens de la commune de Yopougon. Une découverte macabre a plongé les deux villages dans la désolation et l’émoi. Le corps du petit Otémé Agui Israël Mardochée, âgé de 6 ans et en classe de CE1 gisait dimanche matin dans un bassin d'eau entre Beago et Azito. Mardochée était sorti depuis le samedi 23 mars 2019 pour aller s'amuser avec ses amis. Selon son père, Otémé Zaogou Bertin, l'enfant était revenu à la maison à midi avant de repartir avec ses amis. Jusqu’à 17h, il n'était pas rentré. Ce qui est dans ces habitudes. A 19h, son absence à la maison devenait inhabituelle. C'est ainsi que son père alla s’enquérir des nouvelles de son fils auprès d’une voisine où l'enfant a pris l'habitude de suivre les dessins animés à la télévision. La mère de Mardochée l'y avait trouvé quelques heures plus tôt. Mais cette fois, il n'y était plus. La voisine a fait savoir au père de l’enfant que celui-ci était reparti chez lui depuis bien longtemps. De plus en plus inquiet, le père fait sa ronde interrogeant le voisinage, les camarades de jeu de Mardochée et même les passants. Peine perdue.  « J'avais comme un mauvais pressentiment et donc je ne pouvais pas m'asseoir », raconte le père de l'enfant que nous avons trouvé sur les lieux du drame. Deux à trois fois, Otémé Bertin a interrogé les amis de son fils, invariablement ceux-ci ont affirmé ne l'avoir pas vu. Il restait cependant Willy, celui qui avait partagé le repas de Mardochée avec lui à midi. Otémé fonde alors tout son espoir sur Willy et se rend chez ses parents. « Willy dort », lui aurait rétorqué la grand-mère de l’enfant. L’homme repartait et revenait et à chaque fois on lui rétorquait que Willy dormait. Cette attitude pour le moins suspecte intriguait le père de Mardochée. Convaincu que c’est avec Willy qu'il pourrait avoir les meilleures informations, le père de Mardochée revient à la charge et insiste pour qu'on réveille Willy. Mais la grand-mère persiste : « Willy dort, monsieur » Cette fois M. Otémé n'en pouvait plus et se plaint bruyamment. On fait alors venir Willy. Et là, les espoirs du père de Mardochée vont s'estomper tout net en voyant Willy. Ce dernier qui avait pourtant déjeuné à midi avec Mardochée, fait savoir à M. Otémé qu’il ne l'a pas revu depuis ce moment-là.

20h, 21h, 22h…Minuit, Mardochée n'est pas rentré. « Ce dimanche matin un voisin policier m'a conseillé de le laisser parler avec les amis de Mardochée. La rencontre a eu lieu dans un maquis à Azito. Il les a rencontrés séparément leur achetant à chacun de la limonade. Ensuite, il m'a demandé de ramener les enfants chez leurs parents », raconte Ôtémé Bertin. C'est sur le chemin du retour que le pauvre père va découvrir la vérité sur la disparition de son fils. En cherchant à savoir ce que le policier leur a dit, l'un d'entre eux se lâche : « On a dit la vérité au tonton là ». Quelle vérité ? Rétorque Ôtémé Bertin. Et le petit de répondre : «  Mardochée est tombé dans l'eau, on l’appelle, il ne veut pas sortir. Et puis un tonton nous a chassés et on est parti. »

Chose bizarre, juste après l'aveu des enfants l'on retrouvera la tenue que Mardochée avait portée la veille devant la porte de ses parents. Sorti du bassin d'eau sous le coup de 14h, Mardochée avait le torse nu mais portait encore son dessous. L'enfant saignait encore du nez et avait les yeux tuméfiés. La police et la gendarmerie nationales ainsi qu'un détachement des sapeurs pompiers militaires étaient sur les lieux pour les constats d'usage. Le médecin légiste, une dame que nous avons approchée a refusé de répondre à nos questions. Il faut noter que le corps de l'enfant a été retrouvé ce dimanche 24 mars sous le coup de midi, dans le bassin coté Beago.

JPO

AEMCI/Mamie Doumbia en tournée de sensibilisation et de remobilisation pour une association forte

Dernièrement, il y a eu des changements à la tête  des armées et par conséquent, un changement également au niveau de la présidence d’honneur de l’Association des épouses des Militaires Côte d’Ivoire  (AEMCI). La nouvelle Mamie, Doumbia Fatim a donc  décidé de faire connaissance avec ses sœurs et les sensibiliser à adhérer massivement à leur association pour un nouveau départ et faire ensemble de  bonnes choses. Ainsi, elle a entrepris une tournée de sensibilisation qui a débuté le samedi 23 mars à la Base navale d’Abidjan. La  nouvelle Mamie et sa délégation ont été accueillies dans une ambiance festive. Au nom de l’Association des Femmes des Marins(Afema) sous-section de l’Aemci, Coulibaly Anne a souhaité le traditionnel Akwaba à ses illustres hôtes et a prononcé des bénédictions à leur endroit. « Notre plus grand désir était de faire votre connaissance. Notre curiosité  a été plus grande  le jour où vous avez fait un geste  de magnanimité digne de votre rang aux femmes de l’Aemci   .Maman, en plus d’être belle, vous avez un grand cœur. Merci. Aujourd’hui, vous effectuez le déplacement sur notre base avec une forte délégation. Que Le Tout- Puissant fasse que nos échanges soient fructueux. Sachez que votre passage ici sera marqué à jamais  dans le livre d’Or de l ‘association des femmes de la Marine nationale.  Que la tournée de votre délégation  dans les  régions sœurs soit une réussite totale et  la clé d’une cohésion. J’implore le Dieu Tout Puissant. Qu’il se souvienne de vous, inspire vos pensées,  vos désirs, votre démarche et action quotidienne pour une plus grande joie dans la vie de votre cher époux en particulier   et nos familles en général pour une Côte d’Ivoire prospère et  réconciliée. Que Dieu vous bénisse » ,  a indiqué la Présidente de l’Afema, Anne Coulibaly. Profitant de ce que l’on soit  encore dans le mois dédié à la femme, la Mamie Doumbia a d’emblée souhaité beaucoup de joie et  de bonheur à ses sœurs  avant de leur  faire de sa vision pour l’Aemci. « Ma délégation et moi-même sommes heureuses de votre accueil chaleureux.  Comme vous le savez dernièrement, il y a eu des changements à la tête des armées,  et par conséquent un changement également au niveau de la présidence d’honneur de l’Aemci. Votre nouvelle Mamie que je suis a donc décidé de vous rencontrer pour faire de plus amples connaissances.  A cette occasion, j’ai cru entendre que les femmes de l’Aemci seraient mécontentes et ce, pour plusieurs raisons. Tout ce que je peux dire c’est que l’Aemci est une œuvre humaine. Et comme toute œuvre humaine, il n’y a pas de perfection. Si des erreurs ont été commises, essayons de pardonner pour repartir sur de nouvelles bases. Ne soyez pas découragées Mesdames. Nous allons finir par y arriver.  Rien n’est facile à construire. Mais avec le pardon, l’amour et la tolérance, ensemble nous bâtirons quelque chose de solide que nous  pourrons laisser à celles qui viendront. Aujourd’hui, le plus important c’est de se donner la main pour réorganiser notre association et aller de l’avant. Nous ne sommes toujours pas autonomes. A chaque fois que nous voulons organiser une petite activité, nous sommes obligées de tendre la main. Pour encourager les gens à nous aider, il faut déjà essayer à notre niveau de faire le minimum et en cas de difficultés, chercher ensuite de l’aide. Il  m’a été dit que le mandat du bureau  actuel est terminé et qu’il faut lui donner une base légale à travers de nouvelles élections. Mais avant ça, il nous faut actualiser les statuts et règlement,  les déposer au ministère de l’intérieur  et le déclarer comme association. Ce qui nous permettra d’être reconnues par les autorités, disposer d’un compte bancaire  afin  de  pouvoir aussi recevoir des dons de leur part. Nous avons besoin de donner un nouveau souffle à notre association. Désormais les femmes détentrices de carte de membres seront prioritaires dans le partage de dons, des occasions de pèlerinage...La présidente et son bureau doivent jouer leurs rôles d’assistance  et de création d’activités génératrices de revenus. Mais il faut leur donner des moyens. Je prévois organiser, si Dieu le veut, une fête des mères le 8 juin 2019 à l’honneur  des épouses des militaires avec beaucoup de surprises.  Retenez que celles qui auront des cartes de membres seront très heureuses ce jour-là. Puisque cela existait avant, nous allons organiser pendant les vacances une colonie pour nos enfants  si possible, leur offrir des kits scolaires et organiser un arbre de Noël en décembre. Nous avons décidé de réorganiser notre association pour la rendre plus forte pour le bien de tout le monde», a déclaré la nouvelle mamie. Pour déjà donné le ton de ce nouveau départ la nouvelle Mamie a offert des présents, sans exclusion à toutes les femmes présentes et a fait don de la somme de 100 000Fcfa à l’Afema pour un repas de Cohésion. Dans l’après-midi cap a été mis sur la commune de Port-Bouët où la présidente d’Honneur de l’Aemci a délivré le même message, fait le même geste à toutes les femmes et offert la somme d’1 million de Fcfa. Pour Rappel, cette tournée de sensibilisation  conduira la nouvelle Mamie et sa délégation à Korhogo, Daloa et Bouaké.     

AFFIA MARIE

3 Questions à… MAMIE Doumbia :’’ Il faut qu’on se donne la main pour se soulager’’

 A l’issue de cette journée,  la Mamie  Doumbia qui était accompagnée de Maman Vetcho, Maman Soumahoro, Maman Fanta Coulibaly et autres  fait le point

Quelles sont vos  impressions après ces deux visites?

  Mes impressions sont bonnes. Je suis satisfaite de ce que j’ai vu. Mais la totalité des épouses des militaires de Côte d’Ivoire n’était pas là .Donc, il faut les intéresser à la chose. L’association, c’est la solidarité. Mais, pour le moment ça va. On peut faire mieux.

Ces deux rencontres augurent-elles des lendemains meilleurs ?

Ces deux visites augurent des lendemains meilleurs. Je  vois que les femmes sont intéressées à la chose,  elles ont la volonté. Pour ça, je voudrais les encourager  pour qu’elles soient  des porte-paroles auprès de celles qui sont restées à la maison parce que c’est ensemble que nous serons fortes et que nous pourrons faire de grandes choses.

Quel message pouvez-vous laisser à vos sœurs ?

  Le métier de militaire n’est pas facile et être épouse de militaire est encore plus difficile. Pour ça, il faut qu’on se donne la main pour se soulager parce qu’entre nous ;  nous connaissons les réalités que nous traversons. Donc  ensemble, nous devons nous soutenir. Seul, on ne pourra rien faire, ensemble on pourra faire de grandes choses.

Propos transcrits par A.M

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