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Séminaire des encadrants des pôles régionaux d’Athlétisme / Kouadio Jeannot (Pdt de la Fia) : « Nous avons surtout besoin des infrastructures communales »

Séminaire  des encadrants des pôles régionaux d’Athlétisme / Kouadio Jeannot (Pdt de la Fia) : « Nous avons surtout besoin des infrastructures communales »

57 encadrants des pôles  régionaux d’athlétisme  ont pris part à un séminaire de renforcement des capacités techniques le 31 aout dernier, à l’INJS, à Marcory. A l’issue de cette formation, le président de la Fédération ivoirienne d’Athlétisme,  Kouadio Kouamé Jeannot est revenu  sur les différents modules qui ont été abordés et a , dans la foulée,  souhaité  bénéficier des infrastructures communales pour permettre un entrainement de proximité des athlètes .    

 

Quels sont les modules qui ont été visités lors de ce séminaire ?  

 

Nous avons démarré avec le renforcement musculaire du jeune et nous avons continué avec le règlement de la pratique,  parce que si vous ne savez pas comment  est-ce  que l’athlétisme se pratique, vous pouvez commettre des erreurs et être disqualifié lors d’une compétition. Juste après, nous sommes passés par l’ontogénèse motrice et  le processus  d’entrainement à long terme. Nous travaillons avec les pôles d’entrainement  et ces athlètes qui sont dans ces pôles ont une carrière sportive à long terme. Et comme c’est un processus à long terme, il était important d’en parler avec nos encadrants qui sont dans les pôles.  Après,   nous avons présenté les pôles d’entrainement,  comment nous les avons conçu,  et nous avons terminé par le talent sportif,  comment le  manager  pour  atteindre le haut niveau ?

 Qu’est-ce que l’ontogenèse motrice ?

 

L’ontogenèse motrice  c’est le  processus de la naissance de l’enfant jusqu’à l’âge adulte. En somme,  toutes les transformations  que l’enfant va subir, c’est ce que nous appelons l’ontogenèse motrice.  Il y a les capacités précoces qu’il faut travailler  à bas  âge. Lorsque l’enfant  passe de l’enfance à l’âge adulte,  si vous ne savez pas qu’il est très difficile de développer la coordination, vous allez vous fâchez et criez sur l’enfant.  Et donc, il faut savoir comment  se font les transformations au niveau du corps humain pour pouvoir  être  à l’aise dans la planification de son entrainement.

 

Qu’est-ce que ce séminaire  va apporter aux encadrants dans leurs différentes régions ?

 

Cela fait 2 ans que nous avons mis en place ces pôles et nos encadrants, en se retrouvant,  c’est déjà  une source de motivation parce qu’ils sont sur le terrain. A partir  de là, il faut que nous leur donnions des principes d’entrainement de telle sorte que les erreurs qu’on a constatées, on puisse les combler  pour un rendement meilleur. C’est à ce titre là que nous les avons appelés  pour attirer leur  attention sur ce qui se passe sur  le terrain.

 

A la suite de ce séminaire, quels sont les prochains rendez-vous ?

  Nous aurons la visite du président Kalkaba  du 25 au 29 octobre 2022. Mais avant cela, nous avons le 15 octobre 2022, notre assemblée générale ordinaire au cours de laquelle nous allons rendre compte de ce que  nous avons fait durant cette saison et terminer par une course sur route à Korhogo en décembre  avant d’aborder la nouvelle année 2023.

 

 Pouvez-vous nous rappeler les missions de pôles d’entrainement ?

 

Les  pôles d’entrainement permettent de donner des entrainements de proximité et de qualité à nos meilleurs athlètes des différentes ligues.  Grâce à l’Etat de Côte d’Ivoire,  nous avons hérité des ressources humaines au niveau des  spécialistes en athlétisme et nous  les  avons positionnés dans les directions départementales  pour que ces entraîneurs  puissent donner des entrainements de qualité à ceux qui sont là-bas. Puisque tout le monde ne peut  pas  être regroupé à Abidjan ou dans une localité, ils restent sur place  et on leur  donne ces opportunités. Chaque année, nous organisons un  camp d’entrainement pendant les congés scolaires et après nous passons par un meeting qui leur permet de  pouvoir se comparer sur le plan national. Cette année, nous avons eu la chance de prendre part au championnat d’Afrique de la région 2 qui regroupe les 15 pays de la CEDEAO .A l’issue de ce championnat, nous avons récolté 21 médailles pour 18 athlètes qui sont allés se mesurer  et  les plus forts  se sont retrouvés à une compétition mondiale en France.   

 

 Est-ce qu’avec les pôles d’entrainement la question des infrastructures ne se pose pas ?

 

Nous sommes conscients de la question des infrastructures mais nous sommes confiants que  d’ici 2024, nous pourrons bénéficier de certaines puisqu’à Korhogo, Yamoussoukro le stade est prêt.  Les stades d’Abidjan et San Pedro sont toujours en chantier mais lorsqu’ils  seront terminés, cela va nous permettre de délocaliser  un peu. Nous avons surtout besoin des infrastructures communales parce que  les athlètes qui sont à Cocody et à Bingerville sont obligés de venir à l’INJS  pour s’entrainer et c’est un peu difficile.  Si   à  Bingerville, à Port Bouët ou à Yopougon,  nous avons une infrastructure sportive qui peut accueillir tous ces enfants, je pense que je peux dormir tranquille.

 Propos recueillis par Patricia Lyse     

     

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