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Athlétisme/Le pdt Kouadio Jeannot : « Si c’est maintenant que nous voulons préparer Paris 2024, c’est que nous sommes en retard »

Le President de la FIA Kouadio Kouamé Jeannot Le President de la FIA Kouadio Kouamé Jeannot

Au terme de la formation des encadreurs et directeurs techniques nationaux en athlétisme, Kouadio Kouamé Jeannot, président de la Fédération ivoirienne d’Athlétisme  qui se dirige vers un plébiscite à l’assemblée générale  élective du 4 septembre, livre sa recette pour la qualification des athlètes ivoiriens pour Paris 2024.  

Président, pourquoi cette formation ?

Il y a toujours un besoin de formation dans toutes les disciplines. La formation des entraîneurs et leur suivi est la plus importante. À n'importe quel moment, on peut initier ou demander une formation pour permettre à nos entraîneurs d'être au fait des nouvelles techniques  d’entrainement.

Qu’est-ce que vous pouvez en dire ?  

C'est un séminaire qui rentre dans le cadre de nos objectifs. Si vous voulez travailler avec à  la base, il faut le faire avec les enfants. SI  vous l'avez constaté cela fait 4 ans que nous faisons des activités en faveur des enfants de 11 à 15 ans. On a même organisé un meeting  pour les jeunes. En 2020, on a installé des pôles d’entrainement dans les différentes régions qui fonctionnent et  c’est à l'issue de cela qu'on a fait le meeting. Donc la formation visait à donner des rudiments supplémentaires à nos encadreurs qui sont dans ces pôles  pour qu'ils puissent détecter d'autres talents et les insérer de telle sorte que dans un processus à long terme on puisse avoir des athlètes de très  haut niveau.

Le souhait des stagiaires est que ce genre de formations se perpétue.

Le DTN  a déjà établi un  chronogramme 2021- 2022.  Outre le programme du DTN, il y aura  en plus des formations  de telle sorte que nos encadreurs soient  beaucoup plus qualifiés.

 Comment allez-vous évaluer le travail qui a été fait ?

C’est par la compétition qu’on arrive à juger la qualité du travail qui est fait sur le terrain. On a un meeting qui concerne toutes les catégories. Et tous les ans on fera ce meeting.  Cette année, il y a des jeunes filles  de 13 ans qui ont fait 4,52 m  à la longueur, à Abidjan et à Daloa. Elles sont dans les pôles d’entrainement. 4, 52 m à cet âge montre qu’il y a un travail qui est puisqu’au plan national les seniors sont à 3m. C’est un processus à long terme et nous qui sommes techniciens, on a déjà le tableau de ceux qui arrivent.

 Après Ta Lou et Murielle Ahouré, est- ce qu’on a des jeunes talents qui sont capables d’assurer la relève ?

  Je vous rassure que la relève est là. La relève ce n’est pas comme une page photo mais je vais vous citer des noms. On a un garçon qui court en 10.09.S’il était avec Cissé Gué, il allait le battre parce que cette année,  la meilleure performance de celui- ci est 10.11.  Il aurait pu se qualifier pour les Jeux Olympiques, s’il avait réalisé un temps de 10.05..Nous avons également deux filles qui courent en 11.41, Jessica  qui  se trouve aux Etats Unis et une autre qui se trouve en France. Elles seront là en décembre. Donc si Ta Lou et Ahouré  partent, on a  des filles de très bon niveau qui sont là. Même Zicket qui fait les haies a couru en 11.41 au 100 m plat.   Cette performance n’est pas négligeable. Il y a  un groupe qui est là donc il faut les regrouper et  leur fixer des objectifs. Et vous allez sentir qu’il n’y a pas trop d’écart entre les Ta Lou et  ceux-là.

Quel est votre plan de préparation  pour permettre à vos athlètes d’être prêts pour les JO de Paris 2024 ?

Les  JO ne se préparent pas en 4 ans. Si c’est maintenant que nous voulons préparer les Jeux Olympiques de 2024, c’est que nous  sommes en retard. Nous avons donc commencé la préparation.  C’est pourquoi  nous multiplions les activités.  On ne lésine pas sur les moyens quand il faut  dépenser pour  un athlète. Attougbré Lebon  qui est U20,  est à 7 cm du record senior de Côte d’Ivoire de triple saut  qui date de 40 ans. C’est est un potentiel athlète pour Paris 2024.  Cela fait longtemps que nous le suivons. Voilà un peu ceux qui sont dans l’anti chambre et qui travaillent. Déjà, on a l’œil sur 2024 et je vous assure qu’au relais  4x100 dames,  on sera présent à Paris. Pas avec certitude pour les hommes mais ils peuvent également se qualifier.

 

Qu’est-ce que vous attendez concrètement de l’Etat pour  la préparation  de ces athlètes  de  haut niveau pour les Jeux Olympiques ?

La seule chose que je vais demander à l’Etat c’est de nous permettre de  prester dans de bonnes conditions. Nos  athlètes qui doivent aller aux Jeux olympiques sont obligés  de demander des  meetings ailleurs pour s’apprêter pour les Jeux Olympiques alors  qu’ici, on pouvait organiser  des compétitions de haut  niveau puisqu’on a le stade d’Ebimpé. Si on nous autorise à prester là-bas,  cela va donner une opportunité de compétition  à nos athlètes. Je vous assure que si nous étions  présents à ces JO avec notre équipe dames au  relais 4x100 m, on aurait eu une médaille. On aurait pu prendre la responsabilité d’organiser ici un meeting qui  aurait été validé pour permettre à nos filles de se qualifier mais  on n’a  pas pu avoir accès aux infrastructures qui nous permettent de prester.

 Un mot sur l’assemblée  Générale Elective du 4 septembre 2021 ?

 La  place du président n’est pas éternelle. Il est plutôt de passage .Donc cette année, j’avais voulu retourner sur le terrain.  Je peux apporter un plus c’est à moi de m’organiser. Il n’est pas écrit quelque part que quand vous êtes administratif vous ne pouvez pas être technicien.

 Combien de candidatures ont été enregistrées au poste de président et de commissaires aux comptes ?

Le commissaire de justice a fait son constat. Une seule candidature a été enregistrée au poste de président et deux au poste de commissaires aux comptes.

  Réalisé par Patricia Lyse

 

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