À l'Élysée, Haftar affirme que les conditions d'un cessez-le-feu en Libye ne sont pas réunies    En Centrafrique, le massacre de 26 civils menace l'accord de paix    Cyril Ramaphosa réélu président de la République en Afrique du Sud    RD Congo : Sylvestre Ilunga Ilunkamba, un Premier ministre de consensus    Libye : les combats s’intensifient au sud de Tripoli, l'ONU redoute une "longue" guerre    Une religieuse franco-espagnole assassinée en Centrafrique    En Algérie, étudiants et enseignants dans la rue contre "un État militaire"    RD Congo : la dépouille d'Étienne Tshisekedi sera rapatriée à Kinshasa    Tunisie : l'expert de l'ONU arrêté pour "espionnage" remis en liberté provisoire    "La Guinée représente la première nationalité parmi les mineurs non accompagnés en France"    Les Malawites se rendent aux urnes sur fond de lutte contre la corruption    Au Soudan, les négociations sur la transition s'achèvent sans accord    République Démocratique du Congo : Sylvestre Ilunga Ilunkamba, Premier ministre    Sylvestre Ilunga Ilunkamba nommé Premier ministre de la RD Congo    En Algérie, le chef de l'armée appelle au respect du calendrier de la présidentielle

Lutte contre le paludisme / L’Initiative présidentielle des États-Unis publie son 13ème rapport annuel

L'Initiative du président des États-Unis contre le paludisme (PMI) a publié le 7 mai son 13èmerapport annuel pour l'exercice 2018, qui documente les progrès réalisés dans sa lutte contre cette maladie, y compris en Côte d’Ivoire. Grâce au soutien par les deux partis du Congrès américain et à la générosité du peuple américain, PMI a bénéficié à plus de 570 millions de personnes dans le monde à risque de paludisme au cours de l'exercice 2018. Depuis 2018, PMI travaille avec la Côte d’Ivoire pour lutter contre le paludisme, finançant des interventions prouvées efficaces et vitales, et fournissant une assistance technique et opérationnelle essentielle pour renforcer et amplifier les efforts du pays visant à mettre un terme à cette maladie mortelle mais évitable. Au cours de l'exercice 2018, PMI a investi 25 millions de dollars américains en Côte d’Ivoire et fournira un soutien additionnel de 25 millions de dollars des Etats-Unis à la Côte d’Ivoire pour l'exercice 2019. Une partie de ce financement a permis d’importer pour l’utilisation des populations ivoiriennes: 1.175.000 moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action, 2,8 million de tests de diagnostic rapide, 2,4 million doses de traitements du paludisme simple. D’autres produits et équipements tels que la Sulfadoxine Pyriméthamine pour la prévention du paludisme pendant la grossesse ainsi que des microscopes de haute performance sont également attendus. Tous ces produits et équipements constituent des dons du peuple américain au peuple de la Côte d’Ivoire. « Les investissements du gouvernement des États-Unis dans la lutte mondiale contre le paludisme sont essentiels pour promouvoir des sociétés résilientes, saines et prospères. Zéro Paludisme, Oui! Nous sommes fiers de collaborer avec la Côte d’Ivoire pour mettre fin au paludisme », a déclaré la Représentante Résidente de l’USAID, Dr. Nancy Lowenthal. Sous la direction du ministère de la santé et du programme national de lutte contre le paludisme ㅡ et en collaboration avec les communautés locales, les donateurs, les organisations multilatérales, les groupes religieux, le secteur privé, les instituts de recherche et universitaires, et d’autres partenaires clés ㅡ PMI poursuit son appui pour une amélioration significative de la couverture et de l’impact des interventions de lutte contre le paludisme en Côte d’Ivoire. « PMI montre ce qui est possible lorsque nous travaillons ensemble, en donnant aux pays les moyens de trouver la voie à l’élimination du paludisme », a déclaré Dr Kenneth Staley, coordinateur mondial du paludisme pour les États-Unis. « Nous nous réjouissons à l'idée d’élargir la couverture d’interventions qui nous permettent de sauver encore plus de vies, d’introduire des innovations, et de révolutionner notre environnement de données pour sécuriser notre vision d’un monde sans paludisme. »

À propos de PMI

L’initiative présidentielle des États-Unis contre le paludisme (PMI) soutient 24 pays partenaires d’Afrique subsaharienne et 3 programmes dans la sous-région du Grand Mékong en Asie du Sud-Est visant à prévenir, contrôler, et éliminer le paludisme. Dirigé par l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et mis en œuvre conjointement avec les Centres de contrôle et de prévention des maladies des États-Unis (CDC), PMI propose des interventions prouvées efficaces et vitales, telles que les moustiquaires imprégnées d'insecticide à longue durée d’action (MILDA), la pulvérisation (aspersion) intra domiciliaire d'insecticides à effet rémanent, et les médicaments essentiels ㅡ parallèlement à une assistance technique et opérationnelle catalytique qui donne aux pays partenaires les moyens de mettre fin au paludisme.

Source (Ambassade des Usa)

Délimitation des Territoires de Villages/ L’Agence Foncière Rurale (AFOR) lance l’opération dans 20 départements du pays

En charge de la politique nationale de sécurisation foncière rurale, depuis sa création en août 2016, l’Agence Foncière Rurale (AFOR), s’inscrit résolument dans la vision du gouvernement ivoirien d’accélérer le processus de délimitation des territoires de villages. Du 8 au 20 avril 2019, deux équipes de l’AFOR, conduites respectivement par Messieurs Mathias KOFFI, Directeur des Opérations Techniques, et COULIBALY Nahouo Amadou, Directeur de la Communication, de l’Information, de la Formation et de la Sensibilisation, ont lancé l’opération de délimitation des territoires de villages dans 18 départements du pays sur les 20 prévus, dans le cadre de la phase 2 du Programme d’Appui au Foncier Rural (PAFR 2). A savoir Zuénoula, Zoukougbeu, Tengrela, Kouto, Issia, San Pedro, Minignan, Kani, Mankono, M’Bengué, Dikodougou, Dabakala, Niakaramadougou, Sakassou, Daloa, Odienné, Séguéla et Botro.

Les départements d’Akoupé et de Tiapoum qui complètent la liste, seront visités les 26 et 29 avril 2019. Placées sous la présidence des Préfets des différents départements, les cérémonies de lancement qui ont meublé ces missions, ont permis aux émissaires de l’AFOR d’expliquer de façon exhaustive les tenants et les aboutissants de l’opération de délimitation des territoires de villages, de sensibiliser les acteurs du domaine foncier rural et les populations en général, sur la loi n° 98-750 du 23 décembre 1998 relative au domaine foncier rural, et ses textes d’application.

Il s’est notamment agi d’insister sur le caractère apolitique, mais plutôt administratif et technique de l’opération de délimitation des territoires de villages, qui concourra selon la volonté du gouvernement ivoirien, à inscrire les 8 571 villages officiels (selon le recensement de 2010) que compte la Côte d’Ivoire, dans le train de la modernisation et le tissu du développement.

 Dans leurs allocutions d’ouverture des différentes cérémonies, les Préfets des départements concernés ont engagé les membres du corps préfectoral, les élus, les cadres, les honorables chefs coutumiers et guides religieux, les populations, à s’approprier le processus, en contribuant notamment à son succès.

Rappelant que le gouvernement a mis au cœur du processus les populations villageoises elles-mêmes, par la création des Comités Villageois de Gestion Foncière Rurale (CVGFR), les autorités préfectorales et les cadres de l’AFOR les ont invitées au compromis, à la recherche permanente du consensus. « C’est vous qui connaissez vos villages, la loi fait en sorte que ce soit vous qui définissiez les limites de vos villages, qui seront ensuite entérinées par l’Administration. Personne ne viendra vous imposer quoi que ce soit, c’est vous qui décidez ! Seulement, nous vous recommandons le consensus, le compromis, pour ne pas bloquer inutilement cette opération très importante dans la marche vers le progrès de notre pays », ont-ils exhorté.

Le mécanisme de l’opération, les principaux acteurs entrant en ligne de compte, la composition des Comités Villageois de Gestion Foncière Rurale (CVGFR), les efforts financiers consentis par le gouvernement ivoirien pour encourager les acteurs, la présentation et le plan de déploiement de l’entreprise en charge de l’opération dans les départements… et bien d’autres points techniques, ont été exposés dans les moindres détails pendant ces campagnes départementales.

Au vu de l’importance du sujet, toutes les plus hautes personnalités de l’AFOR ont investi le terrain. Ainsi, le Président du Conseil de Surveillance, le Général de Corps d’Armées, Gervais KOUASSI, était à l’étape de Sakassou, le jeudi 18 avril 2019. Le lendemain vendredi 19 avril, le Directeur Général adjoint, Monsieur David LOUE, conduisait la délégation de l’AFOR à Daloa. Quand une semaine plus tôt, le jeudi 11 avril, le Ministre BAMBA Cheick Daniel, entretenait en personne les populations de San Pedro. Les échanges ont été fructueux et constructifs, donnant lieu à l’identification des difficultés et des blocages pour des solutions pérennes.

Ces campagnes départementales de lancement de l’opération de délimitation des territoires de villages, ont également servi de prétexte, pour des réunions techniques entre l’AFOR, le corps préfectoral, les Directeurs Régionaux et Départementaux de l’Agriculture et du Développement Rural, l’Opérateur Foncier (l’entreprise chargée de mener les opérations techniques), les Commissaires-Enquêteurs et les Agents Fonciers. Des rencontres qui ont permis de motiver tous ces acteurs intervenant au premier chef dans la mise en œuvre de la loi de décembre 1998 sur le domaine foncier rural, à accélérer le processus.

Il faut noter que le Programme d’Appui au Foncier Rural est financé par l’Etat de Côte d’Ivoire avec l’appui de l’Union Européenne. A terme cette année, l’AFOR ambitionne délimiter 3 250 territoires de villages y compris les 850 délimités avec arrêtés signés du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, l’année dernière. Ce sont 1 500 territoires de villages à délimiter, qui sont répartis dans les 20 départements, qui ont reçu les missions de l’AFOR.

 DIRCOM AFOR

Gros scandale à la Sicogi / Le Dg veut limoger 100 agents en dehors des normes

Il souffle actuellement, sur la Sicogi, un vent de mécontentement généralisé. L’ire des agents de cette entreprise de construction et de gestion immobilière de l’Etat, trouve son fondement dans la gestion pour le moins opaque et scabreuse du Dg Fofana Bouaké. Depuis sa nomination à ce poste par Alassane Ouattara, c’est un euphémisme que de dire que la Sicogi est dans un état de putréfaction avancé. Au nombre des méfaits de la gestion chaotique de Fofana Bouaké, l’on note sa décision N.0042 du 20 mars 2019 portant plan de départ volontaire des agents. Cette note stipule que : « Les difficultés financières que rencontre l’entreprise ne lui permettent plus de maintenir sa masse salariale au regard du niveau d’activité actuelle. Pour poursuivre son exploitation et être en mesure de résorber graduellement le déficit important accumulé au cours des exercices antérieurs, la Sicogi doit réduire le volume de ses charges… » Et, le Dg de proposer comme condition de départ volontaire de ses agents, le paiement des droits légaux de rupture, une prime incitative correspondant à trois mois de salaire brut et d’une année de couverture médicale. Cette décision rendue publique par Fofana Bouaké a créé l’émoi au sein de la Sicogi. D’autant plus que, selon des sources crédibles, au lendemain de sa nomination, le même Fofana Bouaké avait proposé un plan de départ volontaire comprenant le paiement de 15 mois de salaire des agents. A l’époque, la quasi-totalité des agents de la Sicogi avait inscrit leur nom pour ce départ volontaire. Curieusement, Fofana Bouaké avait opéré une volte-face spectaculaire en rangeant ce projet dans les terroirs. Aujourd’hui, il revient à la charge en imposant cette fois, le paiement de seulement trois (3) mois de salaire au lieu des quinze (15) mois proposés au départ. Selon les mêmes sources, sur les 160 agents que compte la Sicogi, le Dg entend contraindre 100 d’entre eux à quitter l’entreprise moyennant seulement trois (3) mois de salaire. Cela constitue sans aucun doute un autre gros scandale sous le régime Ouattara .Au moment où le pouvoir actuel brandit fièrement la croissance de 7 à 8% en Côte d’Ivoire, l’on s’étonne de l’attitude d’un Dg comme celui de la Sicogi à refuser de se séparer de ses agents dans les normes. En panne d’idées et de stratégies, Fofana Bouaké, certainement incapable de redresser l’entreprise veut sacrifier la vie d’une centaine d’employés. Fait curieux, c’est que les syndicats censés défendre les intérêts de leurs membres semblent cautionner cette mascarade de Fofana Bouaké, un dg totalement dépassé par la situation qui prévaut à la Sicogi. Pourtant, selon d’autres sources, au lendemain de sa nomination, celui-ci avait procédé au recrutement de plus de 20 agents tous censés être ses proches et ceux du Pca Ibrahima Bakayoko. Ce sont entre autres Chérif Yacouba, Bakayoko Aminata, Camara Daouda, Méité Timité, Koné Daouda... Le premier cité, Yacouba Chérif, conseiller du Dg serait l’homme qui fait la pluie et le beau temps à la Sicogi. La seconde, Bakayoko Aminata serait la nièce du Pca, bombardée au secrétariat du responsable du centre médical de la société. C’est donc une gestion à deux vitesses qui bat son plein à la Sicogi avec en toile de fond, une véritable chasse aux sorcières des partisans de l’ex Dg, Camara Loukimane. Pour en savoir davantage sur ce dossier, nous avons tenté à maintes reprises de joindre le dg de la Sicogi en vain. De même que sa responsable de communication, Mlle Nina Karamoko qui n’a répondu à aucun de nos appels. Quoiqu’il en soit, nos investigations se poursuivent.

In l’HERITAGE

Lutte contre le VIH Sida/Le Comité sectoriel du ministère des sports sensibilise athlètes, acteurs et supporters au championnat d’Afrique d’Athlétisme U18 et U20/

Le  Comité sectoriel de lutte contre  le Sida (CSLS) du ministère des Sports, dirigé par  la dynamique Béatrice Ehui   veut mettre le Sida Knock Out (KO) en Côte d’Ivoire.  Et chaque évènement sportif est une opportunité pour la présidente et son équipe de sensibiliser les athlètes et les acteurs du mouvement sportif, leur cible principal, sur les méfaits du VIH SIDA  et les encourager à se protéger pour éviter que les nouvelles infections augmentent. Ainsi,  après le MaraCan 2018, les revoilà au Stade Félix Houphouët-Boigny à l’occasion du 3ème championnat d’Afrique d’Athlétisme U18 et 14ème championnats U20. Installés  au sein du Stade Félix Houphouët-Boigny, le Stand du comité Sectoriel de lutte contre le Sida a été envahi pour la seule  première journée mardi 16 avril. Tous ceux qui y ont faire un tour ont reçu des préservatifs et la présidente essaie de voir comment, Il serait possible de faire avant la fin des compétitions,  le test de dépistage puisque selon elle, les gens en demandent. « Aujourd’hui  celui qui ne connait pas sa sérologie est un candidat au suicide », a-t-elle conclu. Pour rappel, la sensibilisation se poursuit jusqu’au 20 avril prochain.

Affia Marie

Lycée d’Excellence de Grand-Bassam : l’expression de l’ambition du gouvernement pour le secteur éducation

Situé sur l’autoroute Abidjan-Grand-Bassam, le Lycée d’Excellence Alassane Ouattara de Grand-Bassam, achevé à 60 %, offrira dès septembre 2019 un cadre studieux de rêve à 1 000 des meilleurs élèves du pays.

Un jour de janvier dernier, il est 9 heures. Le Directeur de Cabinet du ministère de l’Education Nationale de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, Assoumou Kabran, visite le chantier. A sept mois de sa livraison, l’établissement a déjà fière allure. Sa haute silhouette est visible de loin. Démarrés en décembre 2017, les travaux avancent. Ils ont atteint un taux d’exécution de 60 % en janvier 2019. La structure des bâtiments est achevée à 100 %.

 Le chantier grouille. Des ouvriers sont à la tâche. Pêle-mêle, des cartons de carreaux, cadres de portes et fenêtres en aluminium jonchent l’esplanade. Des ronronnements de pelleteuses et bétonneuses, des va-et-vient incessants des monte-charges, etc. dénotent de la course contre la montre pour le respect du délai de livraison de l’ouvrage. D’un coût d’environ 14 milliards de FCFA, le lycée, fruit de la coopération ivoiro-chinoise, couvre 19 hectares, dont 11 bâtis.

 L’espace est subdivisé en zones de pédagogie, d’hébergement et d’activités sportives. La zone pédagogique, un ensemble de bâtiments (R+1), va abriter l’administration, huit classes réservées au premier cycle et neuf classes pour le second cycle. On y trouve aussi des bâtiments et salles réservés à des spécialités : Sciences de la Vie et de la Terre, Physique-Chimie, Informatique, Beaux-Arts et Musique. A cela, il faut ajouter une bibliothèque de 100 places et un auditorium.

 En termes d’infrastructures sportives, il est prévu un terrain de football avec une piste d’athlétisme. Deux terrains de basket-ball, deux courts de tennis, trois terrains de volley-ball, un gymnase et une piscine olympique font également partie du décor.

 Pour l’hébergement, des bâtiments sont prévus pour le personnel d’astreinte, le principal, les censeurs, les filles, les garçons. Le lycée sera doté d’une infirmerie, d’un réfectoire et d’infrastructures hydrauliques, à savoir une station de pompage et un château d’eau.

 Source : Centre d’Information et de Communication Gouvernementale (CICG) – Côte d’Ivoire

Lutte contre les maladies tropicales négligées /Les Etats-Unis soutiennent les efforts du gouvernement dans le contrôle et l’élimination

Le Chargé d’Affaires de l’Ambassade des Etats-Unis Mme Katherine Brucker a participé le lundi 8 avril 2019, à Tiébissou, au lancement de la 4ème édition de la campagne de traitement de masse contre les maladies tropicales négligées. Les Etats-Unis à travers l’Agence des Etats-Unis pour le Développement international (USAID) sont engagés au côté du Gouvernement Ivoirien à soutenir les efforts dans le contrôle et l’élimination des maladies tropicales négligées. En effet, la population entière de Côte d’Ivoire, soit tous les districts sanitaires du pays, est à risque de contracter une ou plusieurs maladies tropicales négligées. Les filarioses lymphatiques, les géo-helminthiases, l’onchocercose, la schistosomiase et le trachome perpétuent le cycle de la pauvreté et représentent un véritable problème de santé publique. Ces maladies tropicales négligées entraînent des maladies chroniques, la cécité et des défigurations physiques, contribuant ainsi à la pauvreté, à la malnutrition, au retard du développement cognitif chez les enfants et une faible productivité. Les maladies tropicales négligées affectent les populations pauvres et vulnérables, particulièrement les femmes et les enfants. En Côte d’Ivoire, le nombre de personnes dans les districts endémiques à la filariose lymphatique est estimée à plus de 20 millions, soit environ 83,74% de la population générale en 2017. Parmi les 73 districts endémiques, 64 sont co-endémiques pour l’onchocercose. Aujourd’hui grâce à un nouveau programme dénommé Act to End Neglected Tropical Diseases | West, USAID et FHI 360 continueront sur les acquis du programme End in Africa, financé par USAID, à soutenir le programme national des maladies tropicales négligées afin d’atteindre les objectifs mondiaux d'élimination de ces maladies. L’assistance de l’USAID va contribuer à mobiliser des dons de médicaments. Au cours des cinq prochaines années, le projet Act to End Neglected Tropical Diseases | West va aider le pays à se conformer aux exigences de traitement de l'OMS pour la filariose lymphatique et le trachome et le soutenir pour assurer des prestations de service durable. Le gouvernement américain soutient la Côte d’Ivoire et les pays endémiques pour le contrôle et/ou l’élimination de ces maladies tropicales négligées ciblées par la chimiothérapie préventive qui est une mesure efficiente de santé publique. « Je vous encourage à participer massivement à cette campagne, à l’exception des femmes enceintes, des femmes allaitantes de moins d’une semaine et des malades invalides. Je sais pouvoir compter sur un accueil chaleureux pour votre santé et celle de vos enfants, » a déclaré Mme Brucker.

Note à la rédaction

Les États-Unis d'Amérique, par l'intermédiaire de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et en collaboration avec les ministères de la Santé de 11 pays, ont lancé un nouveau programme quinquennal de plus d’un milliard de Francs CFA (200 millions de dollars) visant à contrôler et à éliminer cinq maladies tropicales négligées en Afrique de l’Ouest. Ce programme récemment lancé à Accra, au Ghana, renforce les efforts de l'USAID pour éliminer le trachome, la filariose lymphatique, l'onchocercose, la schistosomiase et les helminthiases transmissibles par le sol au Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d'Ivoire, Ghana, Guinée, Mali, Niger, Sénégal, Sierra Leone et Togo. Le programme vise à aider les pays endémiques à maîtriser et éliminer les maladies tropicales négligées ciblées au moyen d'interventions de santé publique éprouvées et rentables. Avec le soutien de l'USAID, le Ghana a éliminé le trachome en tant que problème de santé publique en 2018 et le Togo a réussi à éliminer la filariose lymphatique en 2017. Les maladies tropicales négligées touchent des centaines de millions d’Africains de l’Ouest, en particulier les populations les plus pauvres, les plus marginalisées et les plus difficiles à atteindre.

S'abonner à ce flux RSS