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Cohésion sociale /Le gouvernement déplore le conflit inter-ethnique survenu à Zouan Hounien, a dit la ministre Mariatou Koné

 

Invitée de l’émission « Les Salons de Radio Côte d’Ivoire », le 25 novembre 2018 à Abidjan, la ministre de la Solidarité, de la Cohésion Sociale et de la Lutte contre la Pauvreté, Mariatou Koné, a déploré le récent conflit intercommunautaire survenu à Zouan Hounien, dans l’ouest du pays. « Il y a eu un conflit intercommunautaire entre les groupes ethniques Yacouba et malinké. A l’origine, la mort d’un élève, issu de l’ethnie Yacouba. La mort aurait été causée par un transporteur malinké. Cette situation ayant entraîné mort d’hommes, destruction de biens, incendie d’édifices religieux et mouvements de personnes est déplorable », a souligné Mariatou Koné. Elle a salué la mémoire des disparus et apporté la compassion du gouvernement aux blessés, ainsi qu’à tous ceux qui ont perdu des biens. Face à ce type de conflits qui constituent une menace pour la paix et la cohésion sociale, la ministre a indiqué que les Ivoiriens doivent apprendre à capitaliser leurs différences, afin de favoriser le vivre ensemble qui nécessite l’engagement de tous. Elle les a appelés à être des artisans de la paix.

97% des exilés sont rentrés au pays

 Profitant également de cette tribune,  la ministre en charge de la Cohésion sociale, Mariatou Koné a rappelé que 97% des exilés de la crise postélectorale de 2011 ont regagné  la Côte d’Ivoire. » Sur les 326 000 Ivoiriens qui sont partis de la Côte d’Ivoire, plus de 97% sont rentrés », a déclaré Mariatou Koné. Les actions menées par le gouvernement dans le sens de la réconciliation ont, selon la ministre, contribué à favoriser le retour des exilés. Notamment la signature, en août 2018, d’une ordonnance d’amnistie par le Président de la République .Elle a révélé être en contact avec des exilés et annoncé leur retour pour bientôt. Mariatou Koné a assuré que les exilés qui reviennent bénéficient d’un plan d’insertion qui englobe leur intégration socio professionnelle, la scolarisation des enfants et la réparation des préjudices subis.

Appel de la ministre à mettre fin à l’incivisme

En outre, elle a déploré l’intolérance et l’incivisme dont certains font preuve dans les situations conflictuelles. « Après les crises que le pays a connues, nous sommes dans la phase de consolidation de la paix. Et certains comportements d'incivisme et d'intolérance sont de nature à menacer cette paix. Au lieu de se parler pour trouver une solution, on est animé par la vengeance », a déploré Mariatou Koné.  A cet effet, a-t- elle ajouté, le gouvernement multiplie les activités de sensibilisation et de renforcement de capacités. L’objectif du ministère est de bâtir une cohésion sociale durable qui repose sur la paix, le dialogue et la solidarité. Présent à cette émission, le ministre de la Communication et des Médias, Sidi Tiemoko Touré, a ajouté que les hommes politiques ont un rôle majeur à jouer dans le processus de consolidation de la paix. A noter que l'émission a été réalisée avec la collaboration du Centre d'Information et de Communication Gouvernementale (CICG).

 A.M Infos CICG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix Sunhak de la paix 2019/Akinwumi Adesina en lice

Fer de lance de la bonne gouvernance, Akinwumi A. Adesina a également été retenu pour son leadership en matière d’innovation agricole et son rôle majeur dans la croissance économique de l’Afrique

Président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, 58 ans, est en lice pour le prix Sunhak pour la paix 2019 aux côtés de Waris Dirie, 53 ans, ancienne top-modèle internationale et fervente activiste dans la lutte contre les mutilations sexuelles, a annoncé hier le Comité du prix Sunhak au Centre international des congrès du Cap (Afrique du Sud).

Le prix Sunhak pour la paix honore les personnes et les organisations qui apportent une contribution significative à la paix et au bien-être des générations à venir.

Le Comité Sunhak prend acte des réalisations de M. Adesina en matière de bonne gouvernance dans les opérations de la Banque en Afrique, qui visent à renforcer la capacité du continent à se nourrir et à transformer ses systèmes économiques afin de générer de la richesse pour les millions d’agriculteurs africains des zones rurales.

Économiste agricole, Akinwumi Adesina est depuis plus de trente ans un chef de file en matière d’innovation dans le secteur de l’agriculture. Il a considérablement œuvré à l’amélioration de la sécurité alimentaire sur tout le continent, contribuant ainsi à la croissance dynamique de l’Afrique et à l’éradication de la pauvreté.

Le président de la Banque africaine de développement a été le premier à lancer de grandes transformations dans le domaine agricole, notamment en développant la production de riz par l’introduction de technologies à haut rendement et l’élaboration et la mise en œuvre de politiques visant à faciliter l’accès des agriculteurs aux technologies, en augmentant la disponibilité de crédit pour des millions de petits exploitants, en attirant des investissements privés dans le secteur agricole, en luttant contre la corruption dans le secteur des engrais et en contribuant à la mise en place de politiques majeures favorisant la révolution verte de l’Afrique.

Le Sommet africain des engrais, qu’il a organisé en 2006, a été l’une des plus grandes réunions de haut niveau dans l’histoire de l’Afrique ayant contribué substantiellement à la résolution des questions alimentaires. Au cours de ce sommet, Akinwumi Adesina a joué un rôle important dans l’élaboration de la Déclaration d’Abuja sur les engrais pour la révolution verte africaine, au cours de laquelle les participants se sont engagés à éliminer la faim en Afrique d’ici à 2030.

  1. Adesina a travaillé avec diverses institutions bancaires et ONG internationales dans le but de mettre en place un système de financement novateur, où des prêts sont octroyés aux petits exploitants agricoles pour leur donner les moyens de sortir de la pauvreté. Cette initiative a permis de mobiliser 100 millions de dollars en prêts, aidant les petits exploitants à augmenter leur productivité et leurs revenus.

Aux commandes, depuis 2015, du Groupe de la Banque africaine de développement, qui joue un rôle central dans le développement de l’Afrique, il a apporté son leadership dans la promotion de sa stratégie dite « des High 5 », axée sur cinq priorités : Éclairer l’Afrique, Nourrir l’Afrique, Industrialiser l’Afrique, Intégrer l’Afrique et Améliorer la qualité de vie des populations africaines. Ses efforts ont d’ores et déjà contribué à transformer le quotidien de millions de personnes à travers le continent.

Il Sik Hong, qui préside le Comité du prix Sunhak pour la paix, a déclaré : « Les créateurs du prix Sunhak l’ont établi en se fondant sur la vision “Une famille unie en Dieu”. Le prix Sunhak pour la paix de 2019 accorde une attention particulière à la paix et au développement humain en Afrique. »

« Pour établir une ère de paix et de coexistence au XXIe siècle, nous voulons encourager le développement constant de l’Afrique. L’Afrique est une étoile montante, et sa croissance contribuera au progrès et au développement mondiaux tout au long du XXIe siècle », a-t-il ajouté.

Le prix Sunhak pour la paix comprend une récompense d’un montant d’un million de dollars. La cérémonie de remise du prix Sunhak pour la paix 2019 aura lieu en février 2019 à Séoul, en Corée.

 Sercom

 

 

 

DEFIS SECURITAIRES : SIDIKI DIAKITE ŒUVRE A LA CONSOLIDATION DE LA COOPERATION SECURITAIRE COTE D’IVOIRE-BURKINA FASO ET GHANA

Sidiki Diakité, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité de Côte d’Ivoire, a rencontré ce jeudi 22 Novembre 2018 au Nord-Est de la Cote d’Ivoire à Bouna, ces homologues en charge de la sécurité du Burkina Faso et du Ghana dans le cadre d’une opération conjointe de sécurité dénommée Koudanlgou II.L’insécurité transfrontalière en essor depuis ces dernières années, demeure l’une des menaces majeures à la sécurité et à la stabilité économique des États a estimé le Ministre Sidiki Diakité lors des échanges avec ses homologues.L’opération Koudanlgou II est la concrétisation de l’initiative d’Accra signée en novembre 2017 par cinq (05) pays de la sous-région à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo dans le cadre de la coopération sécuritaire. L’ambition affichée des autorités ivoiriennes à travers la participation de Sidiki Diakité à cette rencontre de Bouna, est notamment de réaffirmer la volonté et l’engagement du Président de la République et de son Gouvernement, d’œuvrer au niveau sous régional, à la création d’un environnement et à la mutualisation des forces pour faire face aux nouveaux défis sécuritaires et décourager la perpétration des actes illicites. Estimant que ces initiatives opérationnelles communes des forces, orientées vers la recherche et la répression des actes illicites ont été un succès, le Ministre Sidiki Diakité comme ces pairs Sawadogo P Clément du Burkina Faso, et Albert Kam Dapaah du Ghana, ont tous plaidés désormais pour la continuation et la consolidation des actions des forces, notamment dans le renseignement, qui vise à concilier la coordination harmonieuse et efficace des interventions des États aux frontières, avec pour objectifs la protection des citoyens et la promotion du développement économique et social. Pour rappel, Koudanlgou II fait suite à la précédente, Koudanlgou I, qui avait été organisée en mai 2018 entre le Burkina Faso, le Togo, le Bénin et le Ghana. Ajoutons pour finir que, l’opération Koudanlgou II qui a mobilisé environ un (01) millier de personne, a connu un véritable engouement au regard de la disponibilité des troupes engagées et des résultats obtenus. Cette initiative commune a aussi consisté de réaliser au profit des populations des trois (03) pays, diverses actions civilo-militaires pour consolider les bons rapports entre les Forces de sécurité et de défense et les populations.Ont également pris part à cette rencontre, les différents commandements supérieurs de l’armée de Cote d’Ivoire, du Burkina Faso et du Ghana.

Dircom

Solidarité/ La présidente de ‘’Synergie Ado fait des heureux dans la commune de Yopougon

En prélude à la fête du Mahouloud le lundi 19 novembre 2018, Mme Kadhy Diaby Sylla, présidente de Synergie ADO a offert plus de 500 Kilogrammes de riz aux militants, militantes et sympathisants du RHDP des quartiers du Banco 2, Port-Bouët 2, Toit Rouge et Nouveau Quartier de Yopougon.

Au cours de cette visite, M. Dosso, un des bénéficiaires au quartier Toit Rouge n’a pas manqué  de remercier  la donatrice pour ce geste fort. « Nous disons merci à notre sœur pour ce beau geste. C’est rare de voir des hommes politiques venir nous rendre visite à la maison pour nous soulager. Vraiment merci beaucoup. Qu’Allah te le rende au centuple et fasse prospérer notre parti », a-t-il soutenu. "Tu viens encore une fois de plus nous démontrer ton affection.  Sache que de la manière tu es prête pour nous, c'est comme ça que nous sommes prêtes pour toi et Ado peut compter sur nous",  a ajouté Mme Konaté à Yopougon  Port Bouet 2. Quant à Mme Khady Sylla, présidente de Synergie ADO, elle a pour sa part dit son amour à l’endroit de ses frères et sœurs. « Nous avons pensé aux militants et militantes défavorisés, il était important au-delà de la politique, des meetings, de faire parler notre cœur, tel que nous le conseille le président de la République SEM Alassane Ouattara », a-t-elle conclu

Côte d’Ivoire : Conflit foncier Abobo Baoulé- Bahouakoi / La réunion du chef destitué annulé par le commandant de brigade

Les notables d'Abobo-Baoulé ont passé un sale temps le samedi 17 novembre 2018. Des loubards et des microbes convoyés depuis les quartiers Dioulabougou d’Abobo et Anyama ont attaqué le véhicule qui les transportait  à BAHOUAKOI, campement situé entre DJOROGOBITE et Débarcadère. Cinq personnes dont le Secrétaire Général et porte-parole du palais ont été blessées. L’affaire a été portée devant la police. L’ancien chef de Bahouakoi est indexé comme le commanditaire de cette attaque. Le pire a été évité de justesse.

Dans la matinée du samedi 17 novembre 2018, des loubards et des microbes s’en sont pris aux populations d’Abobo-Baoulé qui se rendaient à Bahouakoi, à la demande du doyen Ganda Atsé et du nouveau chef ADJELOU Amakou Pierre, afin d’assister à une réunion convoquée par M. SIKA BAHOUA Félix, chef fraichement destitué par sa population. Au niveau de la colline, à environ 1 km du village, ces ressortissants d'Abobo-Baoulé sont tombés dans une embuscade tendue par des individus armés de gaz lacrymogène, de machettes,de couteaux et autres armes blanches. Cinq habitants d’Abobo-Baoulé dont le secrétaire général du palais , M. Mobio Ayépi Albert ont été blessés. « Nous sommes les tuteurs de Bahouakoi. Nous avons été invités par le doyen de Bahouakoi, Ganda Atsé, pour assister à la réunion convoquée le samedi 17 novembre 2018 par l’ancien chef, Sika Bahoua Félix, destitué le 13 novembre dernier par les habitants de Bahouakoi. Sur le chemin qui mène à Bahouakoi, deux personnes nous ont barré la route. A ma descente du car qui nous transportait, nous avons été arrosés de gaz lacrymogènes et pris à partie par des loubards et des microbes postés en cet endroit. Plusieurs autres individus sont sortis de la broussaille et nous ont encerclé. Les affrontements ont malheureusement fait cinq blessés dans nos rangs dont moi-même (blessure à l’arme blanche au bras) et des femmes », a confié M. Mobio Ayepi. Il affirme avoir porté plainte au commissariat du 34è arrondissement d’Abobo-Baoulé contre l’ancien chef, Félix Bahoua et son président du comité de suivi, FANNY MOUSSA, pour séquestration et pour coups et blessures. « Nous accusons Bahoua Félix et FANNY MOUSSA d’avoir convoyé des loubards et des microbes pour nous attaquer », a indiqué le SG, Ayepi. Il affirme que les habitants d’Abobo-Baoulé qui ont rallié Bahouakoi avant cette attaque ont aussi été pris à partie par des loubards sur place. Ceux-ci portaient des brassards sur lesquels il était écrit sécurité. Ils ont réussi avec la complicité d'une poignée de jeunes du campement à faire fuir la nouvelle chefferie qui a jugé bon de se mettre à l'abri. Séquestrées durant plusieurs heures, les populations d’Abobo-Baoulé ont eu la vie sauve grâce à l’intervention du CCDO, de la brigade de gendarmerie de Cocody et du commissariat du 34ème  arrondissement d’Abobo-Baoulé. Joint par téléphone, le chef Félix Sika Bahoua a refusé de se prononcer. « Je ne peux pas vous répondre car je suis en séance de travail », a-t-il dit. Par ailleurs, une personne se disant proche de Bahoua Félix a menacé de s’en prendre aux journalistes qui ont révélé ces faits. Pour le chef récemment investi par le doyen Ganda Atsé, que nous avons joint hier, « les attaques contre les habitants d’Abobo-Baoulé ont eu lieu, au moment où ceux-ci se rendaient à Bahouakoi. J’ai failli être agressé n’eut été la vigilance du conducteur de la voiture dans laquelle j’étais. J'ai dû emprunter une autre voie pour rallier le village. Des jeunes venus d’Abobo et  d'Anyama ont terrorisé les populations de Bahouakoi occasionnant la fuite de certains d’entre eux vers les villages voisins. Le Commandant de Brigade à fait annuler manu militari la réunion de ce samedi 17. Le dimanche 18 novembre 2018, certains loubards portant des brassards de sécurité étaient encore dans le village de Bahouakoi. Les habitants qui ont fui ne sont toujours pas rentrées de peur d’être séquestrées ou tuées. Suite aux échanges que j’ai eu avec des personnes étrangères au village, elles affirment avoir été convoyées par l’ancien chef et le président du comité de suivi, FANNY MOUSSA, moyennant de l’argent pour installer Félix Bahoua et interdire l’accès au village aux habitants d’Abobo-Baoulé, au doyen Ganda et Adjelou Pierre . Nous attirons ici encore l'attention des autorités compétentes sur ce énième fait. Quand une décision ou un arrêté est susceptible de menacer l'ordre communautaire, nous pensons qu'il faut purement et simplement l'annuler. Nous rappelons à toutes fins utiles que les agissements de BAHOUA Félix et de Fanny Moussa obéissent à une logique:un complot bien préparé. La guerre est déclarée. Nous n'allons plus nous laisser faire. Le chef destitué bénéficie du soutien du maître à penser qui se nomme Traoré Gnouvié qui sème le désordre dans cette partie d'Abidjan. C'est lui qui tire les ficelles. Il affirme  partout qu'il a toute la justice dans sa poche et sous ses ordre",  accuse un notable d'Abobo-Baoulé très en colère. Nous y reviendrons

Les raisons de la destitution du chef Sika Bahoua Félix

Le litige foncier qui couvait dans la commune de Cocody entre la chefferie d’Abobo Baoulé et celle du village de Bahouakoi vient de faire une victime. Depuis le 13 novembre 2018, Sika Bahoua Félix n’est plus le chef de village de Bahouakoi. Ainsi, en ont décidé les  habitants dudit village lors d’une rencontre à Bahouakoi avec les populations d’Abobo Baoulé. Au terme de cette rencontre, le chef Bahoua a été destitué au profit d’Adjelou Amakou Pierre, qui est désormais le chef résident dudit village. Par ailleurs, dénonçant le comportement d’insubordination du désormais chef du village de Bahouakoi, le doyen Nanan Ganda Atsé a été on ne peut plus clair en indiquant : « Nous sommes sur les terres d’Abobo-Baoulé. Ce sont les habitants de ce village qui ont permis à Bahouakoi, au départ un campement d’acquérir ces terres. Il n’est pas question que nous entrons en conflit avec Abobo-Baoulé. Ce sont nos tuteurs », non sans ajouter: « C’est moi qui ai désigné M. Sika Bahoua Félix comme chef de Bahouakoi. Son comportement a déçu tout le monde. Malgré nos interpellations, Bahoua Félix n’a pas changé. Il s’est érigé en ennemi du village en mettant en cause les accords avec Abobo-Baoulé qu’il a lui même signés. L’actuel chef ne répond plus aux aspirations de la population de Bahouakoi. Je ne le reconnais plus comme chef de village de Bahouakoi ». Pour sa part, Nanan Ganda Atsé a expliqué comment les populations de Bahouakoi se sont installées sur les terres appartenant à Abobo-Baoulé. A sa suite, un fils du village de Bahouakoi en l'occurrence Adjelou Amakou Mathias n’est pas allé du dos de la cuillère pour fustiger le comportement du chef déchu: « Le village de Bahouakoi contrairement aux autres villages de la commune de Cocody ne connaît pas le développement. Nous n’avons ni eau potable, ni électricité, ni route. Le lotissement annoncé par le chef avec le soutien d’Abobo-Baoulé avait été perçu par Bahouakoi comme le chemin qui mène vers le développement de notre village. Mais le reniement des accords que le chef a lui-même signés et son désir d’intenter une action en justice contre Abobo-Baoulé constitue pour nous un manque de reconnaissance, une désobéissance. Nous ne sommes pas d’accord qu’il balaie du revers de la main tous les accords qu’il a signés…», a-t-il dénoncé. Pour Adjelou Amakou Mathias et les autres fils du village, il n’est plus question de cautionner le comportement de quelqu’un qui ne respecte pas sa parole. « Nous ne reconnaissons plus Sika Bahoua Félix comme chef de village de Bahouakoi », ont-ils martelé. Aussi, pour rassurer leurs” tuteurs”, les populations présentes ont brandi un courrier dans lequel, elles ont informé l’administration (préfecture d’Abidjan) de la destitution du chef Sika Bahoua Félix, au pouvoir depuis 25 ans. En effet, dans le courrier en date du 22 octobre 2018, dont nous avons reçu copie, le doyen Nanan Ganda Atsé demande le retrait de l’arrêté faisant de Bahoua Félix, le chef de Bahouakoi et la délivrance d’un arrêté de nomination d’Adjelou Amakou Pierre comme nouveau chef de village de Bahouakoi. Considérée par certains observateurs comme la rencontre de tous les dangers, les débats entre les populations des villages d’Abobo-Baoulé- Bahouakoi et N’zimakro se sont déroulés dans une ambiance bon enfant. En effet, la sagesse du doyen Ganda Atsé et les autres chefs a triomphé des esprits divisionnistes. Présent à cette rencontre, le 2e adjoint au chef du “tuteur”, Abobo Baoulé, M Nampe dit avoir pris acte. « Abobo-Baoulé prend acte de la destitution de Bahoua Félix et avisera qui de droit”. Toutefois, il s’est interrogé :” Qui sera l’interlocuteur entre Abobo-Baoulé et Bahouakoi et assurera l’intérim ?”A cette question, la réponse ne s’est pas fait attendre . « En attendant la désignation d’un nouveau chef du village de Bahouakoi, j’assure l’intérim. Le chef résident est Adjelou Amakou Pierre. C’est lui votre interlocuteur », a indiqué le doyen Ganda Atsin. Une forte délégation de la chefferie du village d’Abobo-Baoulé, le Secrétaire Général Ayepi, le chef résident, Dandou Agoua et de nombreux habitants d’Abobo-Baoulé ont assisté à la rencontre. Pour rappel, dans le litige qui oppose les deux communautés (Abobo-Baoulé et Bahouakoi),celle d’Abobo-Baoulé pointe du doigt le Secrétaire général de la préfecture d’Abidjan comme étant le premier responsable parce que soutient-elle. « Alors que nous avons opposé un refus catégorique de voir Bahouakoi, campement situé sur les terres d’Abobo-Baoulé érigé en village, la préfecture s’est entêtée par un arrêté pour le faire. Du coup, le chef d’alors (Bahoua) s’appuie sur cet arrêté pour rejeter en bloc tous les accords signés entre Abobo-Baoulé et Bahouakoi. Nous dénonçons cette complicité des autorités préfectorales,notamment M. Kakou et Mme Oula » a dénoncé avec la dernière énergie, l’émissaire du chef d’Abobo Baoulé, le 2e adjoint M . Nampé. En tout état de cause, les communautés d’Abobo Baoulé et la bourgade de Bahouakoi espèrent de tous leurs voeux que la destitution du chef Sika Bahoua Félix mettra définitivement fin au litige foncier qui n’a que trop duré .

JMG

Conférences Eminent Speakers / Graca Machel : « Investir dans l’éducation de la fille n’est pas une option. C’est une obligation nationale et c’est notre responsabilité à tous »

 Première invitée de marque de la Banque africaine de développement (Bad) dans le cadre de la série de conférences Eminent Speakers, Graca Machel a époustouflé son auditoire  par son énergie et la qualité de sa communication qui avait pour thème  « Eduquer la jeune fille, autonomiser les femmes et renforcer l’Entreprenariat Féminin en Afrique ».   C’était le  vendredi 16  novembre 2018,  au siège de la Banque à Abidjan-Plateau. Modèle du leadership féminin africain, Graca Machel a bâti son argumentaire en trois étapes. La  petite enfance, l’adolescence et la femme africaine qui doit sortir d’une économie informelle pour aller vers une économie formelle. D’entrée, elle a informé qu’une moitié de  la population africaine est  négligée. C’est la raison pour laquelle, nous n’avons pas atteint  les objectifs que nous nous sommes fixé.  Pour elle, si l’Afrique  veut tirer véritablement un meilleur partie des  africains particulièrement de la  femme, il urge d’investir dans la nutrition pendant les mille premiers jours de l’enfance. Car, dit-elle, cela  renforce le cerveau de l’enfant, réduit les disparités et les risques de maladies chroniques comme le diabète. Pour donc éviter que les enfants africains connaissent un retard de croissance et donc de développement,  il faut d’abord s’assurer qu’ils sont bien nourris. Ainsi,  elle a fait un plaidoyer auprès de la Bad pour qu’il fasse pression sur les gouvernements  pour encourager l’investissement dans la nutrition et la petite enfance. Arrivant à l’adolescence, elle a établi qu’une (1) fille sur (4) quatre est mariée avant l’âge de 18 ans. Cela est  inacceptable car cette pratique contribue à  détruire  le potentiel de la moitié de nos  populations  qui sont confrontées à la pauvreté. C’est pourquoi, elle conseille au secteur privé d’entrer en partenariat avec les gouvernements  pour tenir l’engagement de 2000.  Car dira –t-elle,  « investir dans l’éducation  de la fille n’est pas une option. C’est une obligation nationale et c’est notre responsabilité à tous ». L’adolescence est sensible. C’est la période où  il ya beaucoup de changements qui ont des impacts sur les filles. Elles sont vulnérables par rapport aux prédateurs sexuels. Il est donc important qu’elles soient équipées et mieux protégées. D’où la nécessité de mettre en œuvre des initiatives  qui améliorent le taux de scolarisation de la jeune fille. En la matière, elle a salué l’initiative du gouvernement ghanéen qui a décidé  d’améliorer son budget d’’éducation à tous les niveaux : primaire, secondaire et supérieur. Un plan de financement créatif pour financer l’éducation de la jeune fille que les autres pays devraient s’en inspirer.  In fine, elle propose d’investir dans la jeune fille pour inverser la tendance et lutter contre la pauvreté. Concernant les femmes, elle note avec regret que nous ne faisons pas   les efforts nécessaires  pour que les femmes qui sont dans le secteur informel passent à un niveau intermédiaire pour atteindre l’économie formelle en vue de participer aux prises de décisions parce qu’il s’agit de nos vies. Il faut donc reconsidérer la table, il faut changer les choses car c’est  la voie à suivre pour l’agenda 2063 qui est un projet  pour la transformation socioéconomique de l’Afrique. Au total,  conseille-t-elle,  la prospérité de la femme doit être au cœur de nos économies, il faut nous installer à l’avant garde  pour prendre les bonnes décisions. En ce moment-là, le continent africain sera une autre entité. Pour rappel, le président de la Bad Akinwumi Adesina, a planté le décor de cette conférence  avant de laisser la place au modérateur Victor Oladokun et au vice-président principal de la Bad Charles Boamah qui a dit le mot de clôture.

 Affia Marie    

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