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Roxy d’Adjamé/ Le plus grand marché de médicaments de rue d’Abidjan détruit

Roxy d’Adjamé/  Le plus grand marché de médicaments de rue d’Abidjan détruit

Plusieurs dizaines de policiers mandatés pour l’opération épervier 2 lancée en septembre à Abidjan ont pris d’assaut, vendredi, le marché de Roxy d’Adjamé, le plus grand marché de médicaments de rue d’Abidjan, détruisant une quantité énorme de médicaments contrefaits. Cette opération a consisté à extraire de nombreux paniers et de cartons de médicament du marché de la célèbre ‘’pharmacie par terre’’ pour être ensuite incinérés. ‘’Notre mission aujourd’hui était une destruction de Roxy. Mais, une destruction peut se faire en plusieurs phases. Aujourd’hui nous avons détruit un lot de médicament mais surtout toutes les étals des femmes’’ a expliqué le Colonel Nambala Koné. ‘’Nous envisageons la destruction du bâtiment et cela nécessite une autorisation administrative. Dès que nous l’aurons, la destruction sera faite’’, a-t-il ajouté. ‘’Nous utilisons cette activités pour scolariser nos enfants, nous avons pour ambition d’arrêter cette activité mais il faut que nous ayons un point de chute. (…) malheureusement ce sont nos bénéfices qui sont partis en feu’’ a expliqué à APA, Mme Mariam Konaté, vendeuse de médicaments contrefaits. Ce marché représente 30% des ventes de médicaments en Côte d’Ivoire. Selon l’ordre des pharmaciens, le secteur pharmaceutique légal enregistre chaque année une perte comprise entre 40 et 50 milliards de francs CFA. Le gouvernement ivoirien avait annoncé lors d’un conseil des ministres que l’Etat de Côte d’Ivoire perdait plus de 5 milliards par an suite à ce trafic qui occupe désormais la première place face à la drogue. En Côte d’Ivoire, les pharmacies par terre sont fréquentées par 3 personnes sur 5 à cause des coûts réduits des produits. Cette activité est menée par des femmes, généralement moins instruites. Elles font également de l’assistance médicale, de la consultance avant de recommander les produits à leurs clients. Des pharmaciens avaient appelé l’Etat de Côte d’Ivoire à durcir la législation contre les personnes qui s’adonnent à cette pratique. Selon l’Institut international de recherche anti-contrefaçon de médicaments (IRACM), les faux médicaments représenteraient 10% du marché pharmaceutique mondial, soit un chiffre d’affaires estimé à 85 milliards de dollars.

Avec APA

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