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AEMCI/Mamie Doumbia en tournée de sensibilisation et de remobilisation pour une association forte

Dernièrement, il y a eu des changements à la tête  des armées et par conséquent, un changement également au niveau de la présidence d’honneur de l’Association des épouses des Militaires Côte d’Ivoire  (AEMCI). La nouvelle Mamie, Doumbia Fatim a donc  décidé de faire connaissance avec ses sœurs et les sensibiliser à adhérer massivement à leur association pour un nouveau départ et faire ensemble de  bonnes choses. Ainsi, elle a entrepris une tournée de sensibilisation qui a débuté le samedi 23 mars à la Base navale d’Abidjan. La  nouvelle Mamie et sa délégation ont été accueillies dans une ambiance festive. Au nom de l’Association des Femmes des Marins(Afema) sous-section de l’Aemci, Coulibaly Anne a souhaité le traditionnel Akwaba à ses illustres hôtes et a prononcé des bénédictions à leur endroit. « Notre plus grand désir était de faire votre connaissance. Notre curiosité  a été plus grande  le jour où vous avez fait un geste  de magnanimité digne de votre rang aux femmes de l’Aemci   .Maman, en plus d’être belle, vous avez un grand cœur. Merci. Aujourd’hui, vous effectuez le déplacement sur notre base avec une forte délégation. Que Le Tout- Puissant fasse que nos échanges soient fructueux. Sachez que votre passage ici sera marqué à jamais  dans le livre d’Or de l ‘association des femmes de la Marine nationale.  Que la tournée de votre délégation  dans les  régions sœurs soit une réussite totale et  la clé d’une cohésion. J’implore le Dieu Tout Puissant. Qu’il se souvienne de vous, inspire vos pensées,  vos désirs, votre démarche et action quotidienne pour une plus grande joie dans la vie de votre cher époux en particulier   et nos familles en général pour une Côte d’Ivoire prospère et  réconciliée. Que Dieu vous bénisse » ,  a indiqué la Présidente de l’Afema, Anne Coulibaly. Profitant de ce que l’on soit  encore dans le mois dédié à la femme, la Mamie Doumbia a d’emblée souhaité beaucoup de joie et  de bonheur à ses sœurs  avant de leur  faire de sa vision pour l’Aemci. « Ma délégation et moi-même sommes heureuses de votre accueil chaleureux.  Comme vous le savez dernièrement, il y a eu des changements à la tête des armées,  et par conséquent un changement également au niveau de la présidence d’honneur de l’Aemci. Votre nouvelle Mamie que je suis a donc décidé de vous rencontrer pour faire de plus amples connaissances.  A cette occasion, j’ai cru entendre que les femmes de l’Aemci seraient mécontentes et ce, pour plusieurs raisons. Tout ce que je peux dire c’est que l’Aemci est une œuvre humaine. Et comme toute œuvre humaine, il n’y a pas de perfection. Si des erreurs ont été commises, essayons de pardonner pour repartir sur de nouvelles bases. Ne soyez pas découragées Mesdames. Nous allons finir par y arriver.  Rien n’est facile à construire. Mais avec le pardon, l’amour et la tolérance, ensemble nous bâtirons quelque chose de solide que nous  pourrons laisser à celles qui viendront. Aujourd’hui, le plus important c’est de se donner la main pour réorganiser notre association et aller de l’avant. Nous ne sommes toujours pas autonomes. A chaque fois que nous voulons organiser une petite activité, nous sommes obligées de tendre la main. Pour encourager les gens à nous aider, il faut déjà essayer à notre niveau de faire le minimum et en cas de difficultés, chercher ensuite de l’aide. Il  m’a été dit que le mandat du bureau  actuel est terminé et qu’il faut lui donner une base légale à travers de nouvelles élections. Mais avant ça, il nous faut actualiser les statuts et règlement,  les déposer au ministère de l’intérieur  et le déclarer comme association. Ce qui nous permettra d’être reconnues par les autorités, disposer d’un compte bancaire  afin  de  pouvoir aussi recevoir des dons de leur part. Nous avons besoin de donner un nouveau souffle à notre association. Désormais les femmes détentrices de carte de membres seront prioritaires dans le partage de dons, des occasions de pèlerinage...La présidente et son bureau doivent jouer leurs rôles d’assistance  et de création d’activités génératrices de revenus. Mais il faut leur donner des moyens. Je prévois organiser, si Dieu le veut, une fête des mères le 8 juin 2019 à l’honneur  des épouses des militaires avec beaucoup de surprises.  Retenez que celles qui auront des cartes de membres seront très heureuses ce jour-là. Puisque cela existait avant, nous allons organiser pendant les vacances une colonie pour nos enfants  si possible, leur offrir des kits scolaires et organiser un arbre de Noël en décembre. Nous avons décidé de réorganiser notre association pour la rendre plus forte pour le bien de tout le monde», a déclaré la nouvelle mamie. Pour déjà donné le ton de ce nouveau départ la nouvelle Mamie a offert des présents, sans exclusion à toutes les femmes présentes et a fait don de la somme de 100 000Fcfa à l’Afema pour un repas de Cohésion. Dans l’après-midi cap a été mis sur la commune de Port-Bouët où la présidente d’Honneur de l’Aemci a délivré le même message, fait le même geste à toutes les femmes et offert la somme d’1 million de Fcfa. Pour Rappel, cette tournée de sensibilisation  conduira la nouvelle Mamie et sa délégation à Korhogo, Daloa et Bouaké.     

AFFIA MARIE

3 Questions à… MAMIE Doumbia :’’ Il faut qu’on se donne la main pour se soulager’’

 A l’issue de cette journée,  la Mamie  Doumbia qui était accompagnée de Maman Vetcho, Maman Soumahoro, Maman Fanta Coulibaly et autres  fait le point

Quelles sont vos  impressions après ces deux visites?

  Mes impressions sont bonnes. Je suis satisfaite de ce que j’ai vu. Mais la totalité des épouses des militaires de Côte d’Ivoire n’était pas là .Donc, il faut les intéresser à la chose. L’association, c’est la solidarité. Mais, pour le moment ça va. On peut faire mieux.

Ces deux rencontres augurent-elles des lendemains meilleurs ?

Ces deux visites augurent des lendemains meilleurs. Je  vois que les femmes sont intéressées à la chose,  elles ont la volonté. Pour ça, je voudrais les encourager  pour qu’elles soient  des porte-paroles auprès de celles qui sont restées à la maison parce que c’est ensemble que nous serons fortes et que nous pourrons faire de grandes choses.

Quel message pouvez-vous laisser à vos sœurs ?

  Le métier de militaire n’est pas facile et être épouse de militaire est encore plus difficile. Pour ça, il faut qu’on se donne la main pour se soulager parce qu’entre nous ;  nous connaissons les réalités que nous traversons. Donc  ensemble, nous devons nous soutenir. Seul, on ne pourra rien faire, ensemble on pourra faire de grandes choses.

Propos transcrits par A.M

Santé/ Le Premier Ministre Amadou Gon annonce le renforcement de la gratuité ciblée

C’est avec un réel plaisir que je vous retrouve tous, à l’occasion de cette conférence de presse bilan.   Dans le même esprit que les précédentes, il s’agit d’un moment d’information important, au cours duquel nous aborderons les sujets suivants :   

1- L’EVOLUTION DE LA SITUATION ECONOMIQUE DU PAYS 

2- LE PROGRAMME SOCIAL DU GOUVERNEMENT  

3- NOTRE ACTUALITE POLITIQUE ET SOCIALE   

Enfin, je répondrai à vos questions.  

Mesdames et Messieurs, Chers amis de la Presse,

 La Côte d’Ivoire a enregistré de 2012 à 2018 un taux de croissance économique annuel moyen de 8,6%, contre 0,8% de 2000 à 2010. 

 Cette dynamique, impulsée par les investissements et des réformes stratégiques, a permis d’améliorer significativement les indicateurs socio-économiques. 

 Ainsi, le PIB par habitant a augmenté de 33% de 2010 à 2017, passant de 560 300 F CFA à 745 200 F CFA.  

 Le niveau des dépenses pro-pauvres est, quant à lui, passé de 885,2 milliards FCFA en 2010 à 2 290,8 milliards FCFA en 2018. 

 Cela a permis d’inverser la tendance haussière de la pauvreté enregistrée de 1984 à 2011. 

 En effet, sachez que le taux de pauvreté est passé de 10% en 1984, à 38,8% en 1998 et à 48,6% en 2008, pour s’établir à 51% en 2011.   

Il a baissé à partir de 2012 pour ressortir à 46,3% en 2015 et devrait se situer en deçà de ce niveau en 2018. Des enquêtes sont en cours actuellement pour nous donner les chiffres de l’année 2018.

Cette performance économique et sociale remarquable ne pouvait être imaginée à la sortie de crise.  

En effet, à l’accession à la magistrature suprême de Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara en avril 2011, les défis étaient considérables : 

Restaurer la paix et la sécurité, Renforcer la cohésion sociale, Initier la réconciliation nationale et enfin, Relancer urgemment notre économie.   

A ce titre, en 2012, le Gouvernement a élaboré le Plan National de Développement 2012-2015, avec pour objectifs de doter notre pays d’infrastructures de base dans les secteurs du transport, de l’énergie, de l’approvisionnement en eau potable, de la santé, de l’éducation, etc.

Ce PND, d’un montant de 11.000 milliards de FCFA, a intégré une forte dimension sociale. 

Ces efforts ont permis d’enregistrer des progrès notables, en termes de restauration de la paix, de la sécurité, de la cohésion sociale et de relance de l’outil de production.   

Par ailleurs, la bonne tenue des cours de nos principales matières premières (café, cacao et anacarde) a permis de transférer des ressources importantes vers les populations en milieu rural.   

Les revenus du monde agricole sont passés de 3.368 milliards FCFA en 2012 à 5.653 milliards FCFA en 2015, soit une hausse de 68%.   

En outre, la hausse du SMIG qui est passé de 36 000 FCFA à 60 000 FCFA en 2014 et le déblocage du salaire indiciaire des fonctionnaires et agents de l’Etat en 2015 ont contribué au renforcement du pouvoir d’achat des populations.  

Sur la base de ces acquis, le second PND, d’un montant de 30.000 milliards de FCFA, actuellement en cours d’exécution, vise à consolider la dynamique de croissance, en la rendant encore plus inclusive.    

Ainsi, la mise en œuvre des deux PND, permet de positionner et de maintenir notre pays dans une dynamique de forte croissance, tout en garantissant un cadre macro-économique de qualité et une forte attractivité des investisseurs, tant nationaux qu’internationaux. 

Ces performances économiques sont enviées par de nombreux pays.

Le Gouvernement est au travail. La Côte d’ivoire avance. Vous pouvez compter sur nous.   

Nous sommes cependant bien conscients que sept années de croissance soutenue ne permettent pas d’effacer le lourd passif social laissé par plusieurs années de crise. 

Les attentes des populations restent encore nombreuses.

Mesdames et Messieurs, Chers amis de la Presse,  

Aussi, c’est à l’occasion de    son    adresse    solennelle    à    la    Nation   le   31 décembre 2018, que le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, a donné des instructions fermes, afin que les conditions de vie des populations soient encore plus impactées par les efforts de l’action gouvernementale.  

C’est à ce titre, que le Programme Social du Gouvernement a été adopté en Conseil des Ministres dès les tout premiers jours de l’année 2019.  

Le Programme Social du Gouvernement, comprend la mise en œuvre de 156 actions, dont 67 projets majeurs, 57 réformes et 32 mesures d’accompagnement de l’action sociale (dont 12 mesures phares), pour un montant de 727,5 milliards de FCFA.  

Ce programme aborde les problématiques sociales avec beaucoup d’ampleur et de pragmatisme, afin de garantir des résultats immédiats et surtout durables :

  1. En fournissant aux populations des services de santé de proximité et en améliorant la protection sociale ;
  2. En renforçant les conditions d’accès et de maintien à l’école des enfants de 6 à 16 ans, notamment les jeunes filles. En améliorant les conditions d’étude et de vie des étudiants ;
  3. En favorisant l’accès aux logements, à l’eau potable, à l’énergie, au transport et aux biens de grande consommation.
  4. En permettant aux femmes et aux jeunes de notre pays d’avoir accès à des revenus, ainsi qu’à un emploi décent et stable ;
  5. En créant de meilleures conditions de vie des populations en milieu rural et en garantissant la sécurité alimentaire.

Quels sont les niveaux d’intervention du Programme Social du Gouvernement ?

 Au niveau de la santé et de la protection sociale, le Programme Social du Gouvernement prévoit notamment le renforcement de la gratuité ciblée, le renforcement du programme de vaccination, l’opérationnalisation de la généralisation progressive de la Couverture Maladie Universelle et enfin, l’augmentation du nombre de bénéficiaires du Projet des Filets Sociaux. 

En ce qui concerne la Couverture Maladie Universelle, les prélèvements commenceront fin juillet 2019, de sorte à rendre les prestations effectives dès le 1er octobre 2019.   A cet effet, le Gouvernement a renforcé l’exécution de son programme de réhabilitation de centres de santé, afin de rendre opérationnels 725 centres de santé au démarrage de la CMU. 

 A ce jour, 1 800 000 bénéficiaires ont déjà été enrôlés, dont plus de 32 000 indigents. 

 Pour ce qui concerne les Filets Sociaux, l’intensification et l’augmentation du nombre de bénéficiaires, dans le cadre du Programme Social du Gouvernement, permettront de passer de 50 000 ménages en 2018 à 100 000 ménages en 2019, pour atteindre le nombre de 125 000 ménages en 2020, soit 750 000 personnes bénéficiaires directs sur l'ensemble du territoire national. Et ceci, tant en zone rurale qu’en zone urbaine.

 Au niveau des conditions d’accès et de maintien à l’école des enfants de 6 à 16 ans, le Programme Social du Gouvernement renforcera les efforts en cours pour l’amélioration des conditions d’étude et d’encadrement des élèves, à travers le recrutement exceptionnel de 10 300 jeunes diplômés dont 5.300 instituteurs adjoints, 3 000 professeurs de collège et 2 000 professeurs de lycée.   

D’ici fin 2020, ce sont les écoles du primaire et du secondaire qui bénéficieront de 500 000 tablesbancs. 

 Comme je vous le disais, nous sommes déterminés à améliorer les conditions de vie de tous, notamment des jeunes.

Au niveau de l’accès au logement, à l’énergie, à l’eau potable et aux biens de grande consommation, les efforts du Gouvernement seront renforcés, notamment avec :

- La baisse du tarif social de l’électricité de 20 % du prix du KWh, dont bénéficient déjà environ 850 000 familles à faibles revenus depuis janvier 2019 ; - La poursuite du Programme Électricité   Pour Tous (PEPT) qui permet le raccordement des populations au réseau électrique pour seulement 1 000 FCFA. Dans le cadre du Programme Social du Gouvernement ce raccordement sera pris en charge par le Gouvernement pour 400 000 ménages. - La réhabilitation de 23 000 pompes hydrauliques, dont plus de 17 000 en exploitation en milieu rural, à travers tout le pays.  

Afin que les jeunes et les femmes de notre pays aient accès à des revenus plus décents et plus stables, le Programme Social du Gouvernement prévoit :    

 Le renforcement du programme d’autonomisation des femmes ;

 Le renforcement des missions de l’Agence Emploi Jeunes ; 

Ainsi, sachez que le Gouvernement mettra tout en œuvre pour faciliter la recherche du premier emploi pour les jeunes diplômés à travers :  L’identification en ligne des jeunes diplômés en quête d’emploi sur le site internet de l’Agence Emploi Jeunes ;

 L’amélioration de la couverture territoriale des bureaux de l’Agence de l’Emploi Jeunes ;

 Une meilleure orientation des jeunes diplômés vers les programmes de développement de compétence, l’emploi salarié ou l’entreprenariat pour la création d’entreprises. 

Notre jeunesse est le moteur de la création de la richesse nationale. Nous sommes fermement engagés à poursuivre nos efforts, à privilégier leur bien-être et promouvoir l’excellence.

Par ailleurs, la modification récente du décret régissant la formation par apprentissage permettra aux jeunes non diplômés de se former aux métiers de leurs choix et de rejoindre plus rapidement le monde du travail.

Au niveau de l’accès au Logement, le gouvernement achèvera en septembre prochain les travaux de construction de voiries, de raccordement aux réseaux d’électricité et d’approvisionnement en eau potable, afin d’accélérer la mise à disposition des logements sociaux déjà construits aux différents acquéreurs. Le Gouvernement veillera par ailleurs à l’application des dispositions de la loi sur le bail à usage d’habitation.   Mesdames et Messieurs, Chers amis de la Presse,

 Nos défis restent nombreux à l’image des enjeux de notre pays. 

 C’est pourquoi, je voudrais en appeler à la responsabilité de tous. Car c’est ensemble que le développement de la Côte d’Ivoire et le bien-être des citoyens est possible. Il s’agit d’une mission commune que nous devons porter ensemble ! 

 Tous les acteurs de notre pays ont un rôle clé à jouer : Gouvernement, Secteur privé, Secteur public, Société civile, Partenaires au développement…

 A ce titre, je tiens à saluer les enseignants du primaire et du supérieur pour la reprise effective des cours à l’issue des négociations avec leurs ministères de tutelle. 

 Je voudrais encourager à la responsabilité les derniers enseignants du secondaire, afin qu’ils lèvent leur mot d’ordre de grève, à l’issue de leur Assemblée Générale prévue le samedi 23 mars prochain, car il s’agit de l’avenir de nos enfants. Les discussions se poursuivront dans le nouveau cadre de négociation mis en place, dans l’esprit de la trêve sociale signée en août 2017.  

Mesdames et Messieurs, Chers amis de la Presse,

La Côte d’Ivoire aborde un virage important de son développement économique et social.  C’est ensemble que nous pourrons maintenir, voire renforcer la dynamique créée depuis 2012.

Au-delà des divergences politiques, il n’y a qu’une seule Côte d’Ivoire, notre patrie commune qui reste indivisible.  

Le Président de la République a donné une impulsion forte à la consolidation de la paix et de la cohésion sociale, particulièrement à travers les importantes décisions prises le 6 août 2018, concernant l’amnistie accordée aux prisonniers de la crise post-électorale.   

Par ailleurs, sachez que les consultations sont en cours avec l’ensemble des forces politiques et la Société Civile, en vue de réexaminer la composition de la Commission Électorale Indépendante conformément à l’arrêt de la cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.  

Ceci, afin de garantir le bon déroulement du processus électoral et consolider ainsi notre démocratie.   

Après les premières réunions qui se sont tenues en janvier 2019 et après réception des contributions des uns et des autres, nous reprendrons les discussions au cours de ce mois de mars.  

Les enjeux politiques ne doivent pas être un obstacle à la consolidation de la paix et de la cohésion sociale. La recomposition du paysage politique en cours ne doit pas inquiéter. 

 C’est tout le sens du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) dont le congrès constitutif s’est tenu les 25 et 26 janvier avec un succès sans précédent.  Le RHDP répond au besoin de consolider la paix, la stabilité et la cohésion nationale, dans la diversité, mais avec une convergence vers l’idéal de paix et de prospérité prôné par le père fondateur de la Côte d’Ivoire Moderne, le Président Félix Houphouët-Boigny.

 En tant que chef de Gouvernement issu de cette grande formation politique, je me réjouis du renforcement de cette majorité au niveau des collectivités décentralisées, du Sénat et de l’Assemblée Nationale, dont je voudrais féliciter le Président, Amadou Soumahoro, pour sa brillante élection.

 Cette majorité renforcée, facilitera la remontée des préoccupations des populations sur toute l’étendue du territoire, de sorte à rendre le développement économique et social de notre pays davantage inclusif.  

Pour terminer, je voudrais réaffirmer notre détermination à œuvrer pour la stabilité durable de la Nation et notre engagement à améliorer le quotidien de tous nos compatriotes. 

C’est sur ces mots, que je voudrais clore mon propos et lancer nos échanges que je souhaite ouverts et fructueux.

 Je vous remercie pour votre aimable attention

 

Sikensi / le chef de village de Katadji Aboh Faustin contesté par la Population

Le village de Katadji, situé dans la commune de Sikensi, vit actuellement une tension sociale du fait d’un problème de conflit de chefferie. Le chef Segui Emmanuel, désigné selon les coutumes du village et détenteur d’un arrêté préfectoral du 15 décembre 2017 signé du préfet d’alors Diaby Dao Aminata, pour diriger le village de Katadji, s’est vu subitement stoppé par courrier adressé au chef de terre par nouveau préfet de Sikensi, madame Aka Sonah Julie Epse Kablan. C’est Aboh Faustin qui revient à la charge après 24 ans passé à la tête du village. Le village informé, cela crée une tension. Le Samedi 16 mars 2019 a Yopougon pk 17, la population ceux qui ne contestent le chef Aboh. Elle a convié des journalistes à une conférence de presse le Samedi 16 mars 2019 à Yopougon pk 17, pour exprimer leur mécontentement. Pour le porte-parole N’Tamé Jules chef de la transition à la tête d’une forte délégation dudit village, ont dénoncé l’attitude du préfet à vouloir contourner les coutumes pour leur imposer un chef. Poursuivant, Il a dit que chez nous : « C’est le chef de terre qui désigne par consensus le chef du village. Le chef de terre sort de la famille des ancêtres fondateurs du Village de Katadji. C’est lui le garant de tout le pouvoir traditionnel. C’est cette famille qui a mis un mode de désignation. Le chef de terre à la possibilité d’installer un chef sous l’autorité préfectorale. Le chef de terre appelle la génération au pouvoir qui les met en mission auprès de la famille où on doit prendre le chef. Si on doit violer cette règle il faut que cela soit accepté par la famille détentrice de cette chefferie jusqu’à nouvel ordre » Et d’ajouter « A katadji c’est la famille Adigbe qui est détentrice de la chefferie. Madame le préfet est arrivé dans notre département en aout 2018 et nous a envoyé une lettre circulaire pour nous demandé notre mode de désignation du chef. Nous lui avons donné toutes les informations possibles par écrit. Le 17 janvier 2019 le village reçoit une lettre de destitution venant de la part du préfet. Elle dit que de la façon que Segui Emmanuel été désigné n’a pas respecter le mode de désignation». Malgré cela « actuellement tout le village travail selon les instructions du Chef de terre. Il faut faire appliquer la loi pour établir la vérité. Si la préfecture continue, nous allons arrêter notre collaboration avec madame le préfet. On peut s’en passer du préfet. Il faut qu’elle soit respectueuses des lois coutumières et républicaines. » A sa suite Adjé Yves , président de la mutuelle des cadres du village de Katadji a fait savoir que Abo Faustin a été ABO été destitué pour malversation sur une opération immobilière. « Le village était tranquille quand un matin on reçoit un courrier pour destituer notre chef Sigui Emmanuel. Le préfet est en train de provoquer certaines choses qu’elle ne pourra pas maitriser après ». De façon juridique il y a incompatibilité entre la fonction de député et chef de village. « Et puis Abo Faustin n’a pas de temps ce qui se répercute sur la gestion du village. Dans le passé les notables venaient l’attendre de 15 h à 20 h. Les problèmes du village restent suspendus toujours. Nous sommes passés d’abord à l’étape de négociation, actuellement c’est l’étape de conférence de presse. Si à un certain niveau, il refuse la conciliation nous allons passer a une étape qui risque d’être dramatique. (Plus grave). Le village est déterminé (la chefferie, la jeunesse, le chef de terre, les cadres les femmes et même nos frères de la diaspora. Nous ne parlons politique. On ne parle du Pdci, du Rhdp, du Fpi, du Rdr. Nous parlons de notre village. Nous ne voulons pas d’amalgame. », A-t-il dit pour terminer. Notons les représentants de l’Union des jeunes, du chef de terre, de la génération au pouvoir, des femmes… ont pris part à la conférence.

Une correspondance particulière

Cheick Touré (chef du Bureau CPI en Côte d’Ivoire) :.

Une délégation de la Représentation de la Cour pénale internationale (CPI) a effectué lundi 18 Mars 2019, une mission à Bouaflé, en vue d’échanger et de sensibiliser des leaders communautaires.

Cette rencontre d’échanges et de sensibilisation des leaders communautaires a porté sur le thème « La contribution des leaders communautaires en faveur de la promotion de la justice pénale internationale et de la lutte contre l’impunité en Côte d’Ivoire.

Le chef du Bureau de la Représentation de la Cour Pénale Internationale(CPI) en Côte d’Ivoire, Cheick  Touré  Tidiane  a indiqué, à la salle de réunion de la préfecture de Bouaflé  que cette cour  "n’est pas une Cour politique, mais plutôt une Cour où la justice rendue est impartiale, équitable, transparente et pas toujours conforme aux spéculations constatée dans les médias".
La vocation première de la CPI ,a-t-il dit, est d’aider à mettre un terme à l’impunité des auteurs des crimes les plus graves touchant l’ensemble de la communauté internationale, et de contribuer ainsi à leur prévention.

Cheick Touré a fait cette mise au point au terme d'une rencontre d’échanges et d’information initiée par son institution à Bouaflé , pour accroître la compréhension des leaders d’opinion de ce département en faveur de la promotion de la justice et la lutte contre l’impunité, à travers la mise en œuvre du Statut de Rome, texte fondateur de la CPI.
En effet, le 17 juillet 1998, 120 Etats ont adopté à Rome -le Statut dit de Rome – instituant la Cour Pénale Internationale.

Avant d'ajouter que  << Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, des Etats ont décidé d’accepter la compétence d’une cour pénale internationale permanente, chargée de poursuivre les crimes les plus graves commis sur leur territoire ou par leurs ressortissants à compter de l’entrée en vigueur du Statut de Rome, le 1er juillet 2002 >> a-t-il fait savoir. 

Quant à Me Sako Brahima, avocat des victimes, pour lui, il s’agissait donc de mettre à profit de  l'anniversaire du Statut de Rome pour se rapprocher des populations afin de leur expliquer ce qu’est le statut de Rome ainsi que le mécanisme de fonctionnement de la CPI dont le sort des victimes reste une préoccupation essentielle. En ce qui concerne l’assistance et la réparation à apporter à ceux qui ont dû subir de graves traumatismes.
Car une opinion publique bien informée peut contribuer a-t-il dit, à garantir durablement le respect de la justice internationale ainsi que sa mise en œuvre.

La CPI a une représentation permanente en Côte d’Ivoire depuis 2012. Elle est basée à Abidjan, la capitale économique du pays.
 
Y. K.   correspondant régional

Déclarés aptes à passer le concours de l’Ena Cycle Supérieur/ Des candidats refoulés samedi dernier

Le président de la République Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara  et  le Chef du Gouvernement Amadou Gon Coulibaly  font des pieds et des mains pour offrir le bonheur à  leurs concitoyens.Mais, il se trouve des personnes de l’administration publique pour boycotter ce travail titanesque. Alors que le président de la République s’acharne à réduire le taux du chômage en Côte d’Ivoire, des responsables de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) ont décidé de se mettre en marge de la politique sociale enclenchée par le Chef de l’Etat. Déclarés aptes à se présenter au concours d’entrée au Cycle Supérieur du concours de l’Ena, samedi  16 mars dernier, des candidats ont été refoulés au portail de l’Ecole sis aux II Plateaux, au motif que leur passeport pourtant biométrique ou leurs attestations d’identité étaient périmées. Est-ce parce que votre pièce est périmée que vous n’êtes plus vous ? La question n’est pas superflue d’autant que des candidats dont la CNI était illisible ont été admis à concourir. Plus grave, des femmes mariées qui ont changé de nom après leur mariage, sans même produire leur acte de mariage, ont été admises dans la salle de même que des personnes dont l’identité avait changé. Ce qui est écœurant c’est que cette décision  de refuser  l’accès à ce centre  aux candidats dont le passeport ou l’attestation d’Identité  étaient caducs a seulement été prise la veille, au cours d’une réunion selon  l’une des quatre personnes chargées de contrôler les convocations et la pièce d’Identité. Pourtant,  vers  6 heures 30 mn, ces candidats ont bien pris le soin de demander quelle autre possibilité avaient-ils.  Pour seul réponse, on leur rétorqua que seul le SG pouvait décanter leur situation mais jusqu’à 10heures 30, point de Secrétaire général. Et finalement, ces candidats qui ont satisfait à toutes les étapes du concours,  de l’inscription en ligne à la visite médicale en passant par la prise de vue  au sein de l’Ena pour éviter la fraude au dépôt des dossiers, sont finalement rentrés chez eux sans même avoir la chance de concourir. Est-ce cela la rigueur ? Assurément non à moins que cette attitude ne sous-tende des desseins inavoués  parce que si c’est pour lutter contre la fraude, la Directrice générale de l’Ena, Traoré Salamata, le Secrétaire Général et leurs hommes sont passés à côté de la plaque. Ce n’est pas en jouant avec l’avenir de jeunes ivoiriens qui n’aspirent qu’à gagner honnêtement leur vie, qu’on lutte contre la fraude. On se demande bien s’ils ont pensé aux préjudices que cet acte laid pourrait causer à ces candidats ? Le Président de la république, Son excellence Alassane Ouattara qui ne veut que le bonheur de son peuple de même que le ministre de la fonction publique sont  interpellés. Nous y reviendrons.

Nina Coulibaly

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