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Interview/ Honorable Kouadjo François, délégué départemental Pdci de Bondoukou 3, ‘‘ Le message du président Bédié, ce dimanche 17 septembre 2017 est très attendu de tous les ivoiriens''

Interview/ Honorable Kouadjo François, délégué départemental Pdci de Bondoukou 3, ‘‘ Le message du président Bédié, ce dimanche 17 septembre 2017 est très attendu de tous les ivoiriens''

‘‘Le Pdci-Rda est un parti d’expérience’’

Militant farouche du Pdci-Rda, Kouadjo François a été élu sous la bannière de candidat indépendant lors des législatives de 2016. Mais son amour pour son parti l’a obligé à remettre sa victoire au groupe parlementaire Pdci-Rda. Nommé alors délégué départemental de Bondoukou 3 lors de la restructuration du parti amorcée par le président Henri Konan Bédié en juin 2017, cet infatigable militant, toujours proche de la base, explique le bien-fondé de la scission des délégations. Et ne manque surtout pas de présenter les atouts du Pdci-Rda qui le conduiront inéluctablement au pouvoir en 2020.

Candidat indépendant lors des dernières législatives, vous avez été élu face à celui du Rhdp. Qu’est ce qui a milité en votre faveur?

Effectivement, je suis allé en tant qu’indépendant quand bien même je suis militant du Pdci-Rda. Parce que j’ai constaté qu’à la suite des choix qui ont été faits, je pouvais faire mieux que les députés sortants que le Rhdp avait retenus comme candidat. Sur le terrain, j’ai posé beaucoup d’actions de développement, je suis constamment avec la base avec laquelle je travaille. Pour moi, c’était suffisant pour que je puisse aller aux élections et les remporter face à n’importe quel candidat. Trois à quatre ans avant ces échéances électorales, j’ai dit au Professeur Guikahué, le secrétaire exécutif en chef que je pouvais gagner les élections de 2016 si ma circonscription rentre dans le cadre de la délégation dont je fais partie. Cela, à cause de l’immense travail que j’ai abattu sur le terrain. Cela m’a donné espoir et permis de mesurer mes capacités en allant en indépendant. Et j’ai donc gagné.

Le fait que votre parti le Pdci-Rda que vous aimez tant ne vous ait pas proposé comme candidat du Rhdp ne vous a-t-il pas frustré ?

Cela ne m’a pas frustré, Bien au contraire, cela a fouetté mon orgueil. Quand on se dit frustré, c’est qu’on est quelque peu désarmé. Au contraire cela m’a galvanisé parce que je devais prouver mon occupation du terrain. D’où l’initiative d’aller en indépendant.

N’est-ce pas pour cela que vous avez été nommé délégué dans le cadre de la politique de redynamisation du parti voulue par le président Bédié ?

Je pense que maintenant, le Pdci-Rda commence à être objectif, car le parti commence à faire une bonne lecture de la situation politique sur le terrain. Je pense qu’en tant qu’élu et ayant battu campagne dans toutes les contrées de la circonscription électorale, j’ai quand même une popularité, j’ai une représentativité et j’ai une certaine légitimité vis-à-vis de la base. Si le Pdci a décidé de confier les délégations aux élus, c’est parce que la direction sait que ces personnes connaissent bien le terrain et elles ont la légitimité au sein des populations parce qu’étant élu. Dans ma zone, nous avons recueilli 7000 voix contre 4000 pour le candidat du Rhdp. Donc si la direction du parti a décidé de me confier la délégation, c’est qu’elle a vu juste. Il n’y a pas à s’alarmer car c’est maintenant que le travail va commencer.

Votre nomination n’a-t-elle pas provoqué des grincements de dents ?

Dans ma délégation, le délégué d’alors, le camarade Manzan Koffi Dongo avait sept (7) sous-préfectures. J’ai travaillé en étroite collaboration et en symbiose avec lui. C’est un frère et un complice. Je pense qu’avec la scission, cela va lui alléger la tâche. Il n’est pas parti. Je suis tout le temps avec lui parce que nous avons décidé de travailler ensemble pour que je profite de son expérience. Dans certaines régions, cela a créé des problèmes. Nous au contraire nous sommes toujours restés des collaborateurs. Il est parti de la délégation de Bondoukou III que je dirige aujourd’hui, mais il est toujours là, à mes côtés. Entre lui et moi, tout se passe bien. La zone était trop vaste et cela a permis à chacun de nous de maitriser nos zones. Dans ma délégation, il y a 5 sous-préfectures qui sont Bondo, Laoudiba, Saplisepiengo, Taoudi et Yézimala. Ce n’était pas facile à lui seul de pouvoir travailler dans sept (7) sous-préfectures. Surtout que les routes sont impraticables. C’était très compliqué. Et comme l’objectif du Pdci-Rda, c’est de remporter l’élection présidentielle de 2020, alors il faut rapprocher les délégués de la base. Si on saisit cette notion, tout ira bien pour notre parti. Parce que la délégation, ce n’est pas pour se servir soi-même mais c’est un outil de redynamisation du parti. Celui qui se met au service de la délégation travaille pour le Pdci-Rda et non pour lui-même.

Depuis votre nomination, avez-vous déjà posé des actions dans le sens de la remobilisation de vos sections ?

Le 29 juillet 2017, lors de la passation de charges, nous avons invité les secrétaires généraux de section et les présidents de comités de base des sept (7) sous-préfectures issus de ma délégation et celles du délégué sortant Manzan Koffi Dongo. Après la cérémonie, nous avons partagé un repas au cours duquel nous avons échangé longuement avec les différents responsables de section, les présidents de comité de base et autres militants. Nous avons convoqué une réunion des cadres Pdci, des membres du bureau politique, du Grand conseil, les secrétaires de section…résidant à Abidjan où nous avons décidé d’une grande rencontre le 29 ou 30 septembre prochain à Bondoukou, à la maison du parti. Il s’agira de donner la feuille de route à chaque secrétaire de section et la méthode de travail pour obtenir dès maintenant un bon résultat sur le terrain et assurer la victoire du parti en 2020. C’est à partir de cette réunion de Bondoukou que nous allons examiner toutes les questions, voir les stratégies à mettre en place pour les futures batailles de 2020.

Croyez-vous vraiment à la victoire du Pdci-Rda en 2020 puisque le Président Bédié a décidé qu’un militant actif du parti sera candidat ?

Le Pdci-Rda est un grand parti. C’est un parti d’expérience qui a les hommes et les moyens qu’il faut pour remporter cette victoire. Les gens parlent d’alternance, mais moi je dis non. Il faut plutôt parler de reconquête du pouvoir. Le Pdci-Rda doit reconquérir le pouvoir. On ne donne pas le pouvoir. Que le Pdci-Rda compte sur lui-même parce qu’il a tous les atouts pour remporter cette victoire de 2020. Il faut croire en cela. Il faut donc mettre en place toutes les stratégies pour gagner ces élections. Ce sont les électeurs qui font gagner un parti. Donc il faut enregistrer le maximum de militants, leur donner l’occasion d’avoir leurs cartes. Le président du parti a déjà donné le ton. Si la base se met au travail, je pense que le pouvoir est au bout des doigts.

Donc vous êtes très confiant pour 2020 ?

Je suis confiant. Mais je ne me lance pas des fleurs. Je suis tout le temps sur le terrain. Je sais ce qui se passe dans ma circonscription. C’est difficile parce qu’il y a quelques années, le travail n’a pas été fait comme il le fallait avec nos militants. C’est un travail de titan qu’il faut faire, non seulement avec les cadres, mais avec les secrétaires de section et les militants de base. Il faut qu’ils sentent que le Pdci-Rda existe et est là. Si ce travail est fait, nous ne devons rien craindre.

Dans quelques jours, ce sera la célébration de l’an 3 de l’appel de Daoukro, comment comptez-vous prendre part à cet évènement ?

J’ai déjà passé l’information dans toute ma délégation. J’ai demandé aux cadres, aux secrétaires de section et à tout militant capable, de se joindre à la délégation pour aller écouter le président Bédié. Il va passer un message et il faut être témoin de cette cérémonie pour pouvoir passer la bonne information à la base.

Vous attendiez-vous à un message particulier du président Bédié ?

Ce sont des moments forts. A ce jour, chacun à son niveau a les oreilles dressées vers le président Bédié. C’est le moment précis où il doit donner les instructions nécessaires pour que la bataille de 2020 puisse être gagnée. C’est à partir de cette déclaration que la base va se sentir concernée par le travail sur le terrain. Ce message est beaucoup attendu de tous les Ivoiriens, y compris les militants du Pdci-Rda.

Avez-vous une adresse particulière à l’endroit de vos militants et de l’ensemble des militants du Pdci-Rda ?

Je crois qu’il faut être optimiste. C’est ce qui va permettre aux uns et aux autres d’avoir le courage de s’écouter et de se mettre au travail. Je demande à tous les militants du Pdci-Rda de croire au président Bédié, de croire au Pdci et de croire en une victoire certaine de leur parti à la présidentielle de 2020. Il ne faut pas être pessimiste. Le Pdci doit compter sur lui-même, et rien d’autre. La base doit exécuter le message qui sera délivré par le président Bédié pour que 2020 soit l’année du Pdci-Rda.

In L'Héritage

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