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Accra-Ghana/ Présidence de la coordination Fpi en exil/ Le ministre Emile Guiriéoulou reconduit à l'unanimité

Accra-Ghana/ Présidence de la coordination Fpi en exil/ Le ministre  Emile Guiriéoulou reconduit à l'unanimité

Le samedi 8 juillet dernier, au quartier Hong-Kong d’Accra, s’est tenue l’assemblée générale de la Coordination du Fpi en exil pour l’élection de son président. A l’issue du vote, le ministre Emile Guiriéoulou, vice-président du Front populaire ivoirien, candidat unique, a été réélu à l’unanimité des militants présents.

« Je vous remercie pour la confiance renouvelée. Je tâcherai de me rendre disponible et de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que notre coordination progresse. Nous avons le devoir de la faire progresser car, comme vous le savez, à Abidjan, nos camarades et les Ivoiriens parlent de nous avec respect et beaucoup d’espoir. Nos actes doivent donc être empreints de conviction et de foi. Le président Sangaré a dit que 2017 est une année décisive pour le parti et pour la Côte d’Ivoire. La coordination entend apporter sa contribution pour que cette année soit réellement décisive ».
Ce sont là les quelques mots qu’a bien voulu prononcer le ministre Emile Guiriéoulou à la fin des travaux de l’Assemblée générale de la Coordination Fpi en exil après sa réélection à l’unanimité des membres présents. Il rempile pour un mandat de deux ans.
Cela fait sept ans qu’existe cette coordination, nombre d’années qui correspond aussi au temps d’exil des Ivoiriens au Ghana et dans d’autres pays de la sous-région ouest africaine depuis avril 2011. On se rappelle, cette coordination créée officiellement le 18 juin 2011, a été dirigée d’abord par Dr Assoa Adou jusqu’à son retour au pays en 2014. Il sera remplacé par le ministre Léon Emmanuel Monnet dans un court intérim puis par le ministre Emile Guiriéoulou élu. Ce dernier, à l’ouverture des assises de l’Assemblée générale pour le renouvellement du bureau de cette coordination, a tenu, ce 8 juillet, 2017, dans son discours d’ouverture, à rappeler les circonstances de sa création ainsi que ses objectifs poursuivis avant de se poser plusieurs questions au moment où, au pays, le parti s’organise à occuper le terrain politique et à participer aux élections de 2020 : 
Quelle coordination aujourd’hui et plus largement quel Fpi dont une coordination existe en exil ? Quel projet de société et quel programme de gouvernement pour la Côte d’Ivoire de demain ? Quelle est la responsabilité du Fpi dans la Côte d’Ivoire de demain ? 
Répondant à ces séries de question, le ministre Guiriéoulou a laissé entendre que pour lui, le combat du Fpi doit s’articuler autour de cinq principes à savoir :
1°- L’adhésion au socialisme qui prône la juste répartition des richesses produites entre les habitants du pays et la solidarité nationale. Les Ivoiriens depuis l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara étant laissés pour compte, abandonnés à eux-mêmes, plus que jamais, « le Fpi doit prendre le parti du peuple. Il doit prendre en compte et défendre l’intérêt du peuple de Côte d’Ivoire ». Cette vision des fondateurs du parti est bonne et doit s’appliquer car elle cadre bien avec la vie communautaire en Afrique. « C’est une bonne option à maintenir », a-t-il dit.
2° - L’option de la souveraineté des Etats. Pour le ministre Guiriéoulou, l’histoire récente de notre pays, montre que le président Laurent Gbagbo n’a pas eu tort d’inscrire cela dans son combat. « La souveraineté est la voie du salut des peuples africains », a-t-il soutenu avec force. « Il est temps d’en prendre conscience et de corriger la mentalité de dépendance pour prendre notre destin en main. Nous en avons la capacité et le président Laurent Gbagbo a raison de nous conduire à mener ce combat pour éviter d’être éternellement asservi », a-t-il poursuivi.
3°- Parlant de la Démocratie comme un autre principe, il a invité à réfléchir sur cette notion et l’adapter à nos réalités culturelles et historiques. Pour lui, la Démocratie ne peut pas être la même dans tous les espaces, chaque peuple ayant ses valeurs et ses réalités.
4°- Le panafricanisme : il doit résonner comme un devoir de solidarité entre tous les Africains. Pour le ministre, les Occidentaux ont réussi à nous diviser par manque de vision panafricaine, chaque Etat se barricadant dans des nationalismes étriqués. Le Fpi, plus que jamais, doit inscrire le combat du panafricanisme dans son combat. Car, a-t-il, « on ne peut pas comprendre qu’on dise que l’Afrique a une population pauvre alors que toutes les puissances viennent sur ce continent. Pourquoi ? Il nous faut prendre conscience de notre richesse. Nos destins étant liés, il faut aller au-delà des frontières artificiels ».
5°- Enfin, L’aspect spirituel. Pour le ministre Guiriéoulou, « il faut que les hommes et les femmes qui animent l’appareil d’Etat soient oints afin que tout ce qu’ils feront, soient empreint de moral ». Car, pour lui, l’Occident n’est pas un modèle et il a amorcé sa décadence sur le plan philosophique, moral et spirituel.
Tous ces principes feront l’objet d’études approfondies par la coordination du Fpi en exil au cours des prochains jours.
Après ce discours dense, l’Assemblée générale a poursuivi ses travaux, par l’audition du rapport moral et financier de l’exercice passé du bureau sortant. Ce rapport a obtenu un quitus favorable des participants. Après quoi, elle a examiné le règlement intérieur qui a connu quelques modifications. Notons que cette Assemblée générale s’est déroulée sous la conduite d’un bureau de séance composé du ministre Lazare Koffi Koffi, président, Askène Cissé, rapporteur, et Mme Emma Djédjé Oppoh, secrétaire.

Lazare KOFFI KOFFI.

 

 

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