Interrogations sur les conditions de détention après la mort de Mohamed Morsi    L'ex-président égyptien Mohamed Morsi meurt après un malaise au tribunal    Un attentat attribué à Boko Haram fait plusieurs dizaines de morts au Nigeria    Présidentielle en Mauritanie : les Haratines, descendants d'esclaves toujours discriminés    En Algérie, l'ex-patron des patrons Ali Haddad écope de six mois de prison    Deux journalistes français violemment interpellés en Centrafrique lors d'une manifestation    Soudan : l'ex-président Omar el-Béchir transféré au parquet avant sa comparution    Au Bénin, plusieurs morts dans des affrontements entre armée et opposants    #BlueForSudan : l’histoire derrière le hashtag de solidarité envers les manifestants soudanais    La France insoumise affiche son soutien à la coalition pro-Gbagbo en visite à Paris    En Somalie, un attentat revendiqué par les Shebab fait plusieurs victimes à Mogadiscio    Au Soudan, le président déchu Omar el-Béchir appelé à comparaitre pour corruption    Kenya : des policiers tués dans une explosion près de la frontière avec la Somalie    Répression au Soudan : l’opposition réclame une enquête internationale indépendante

Interview /L’Honorable Diomandé Mamadou, président du CIRAD : « L’action politique n’est qu’un outil pour le développement »

L'Honorable Mamadou Diomandé L'Honorable Mamadou Diomandé

Le président du Cercle Ivoirien de Réflexion et d’Action  pour le  Développement  (CIRAD), l'honorable Mamadou Diomandé député Rhdp  de Séguéla commune, était l’invité du nouveau numéro Décryptage de la  chaîne de Télévision Panafricaine  ‘’AFRICA  24’’  ce mardi 2 mars 2019. Dans cet  entretien direct, l’invité du jour a défini  les objectifs du  CIRAD (Cercle Ivoirien de Réflexion et d’Action pour le Développement). Par ailleurs, il a fait un tour d’horizon sur  l'actualité politique en Côte d'Ivoire.

 Commençons par un fait d’actualité, ce 30 mars, le Vice-président de votre pays, Daniel Kablan Duncan qui a fait sa rentrée politique, du moins la rentrée politique de son mouvement PDCI-Renaissance et il indique la belle, je le cite ‘’la belle unité des Houphouétistes semble être fortement être remise en question pour des intérêts partisans et des questions d’amour propre, c’est la même lecture que vous faites des dissensions actuelles entre les présidents Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié ?

 Moi je ne fais pas une lecture négative de ces choses, pour moi la démocratie s’enrichit surtout de diversité, s’enrichit de pluralité et les courants de pensée peuvent s’entrechoquer mais le plus important, c’est qu’on arrive toujours à trouver des points de convergence pour le développement. Pour moi, le développement c’est la finalité, la politique n’est que l’outil. 

Ils sont nombreux les analystes ivoiriens qui disent que l’objectif du président Alassane Ouattara est de démanteler le PDCI, vous êtes membre du RHDP, que répondez-vous à ça M. Diomandé Mamadou ?

Je ne crois pas à cela parce que le PDCI c’est aussi des Houphouétistes, le RHDP c’est le Rassemblement des Houphouétistes, pour moi, créer un rassemblement des Houphouétistes ne peut pas porter à la destruction d’une composante même de cette famille des Houphouétistes. Le Rassemblement des Houphouétistes est, si vous voulez, un appel à tous ceux qui se reconnaissent dans l’idéologie du père fondateur Félix Houphouët-Boigny, à tous ceux qui ont pris des postures partisanes à un moment donné, les inviter à comprendre que le plus important c’est la vision du père fondateur qui est une vision de rassemblement, une vision de développement. Donc pour moi, le RHDP c’est la rencontre de la pluralité, la rencontre de l’échange mais toujours avec la volonté de faire avancer la Côte d’Ivoire au plan démocratique et au plan social. 

Ensemble dans l’unité, je l’ai dit et c’est votre credo. Monsieur Diomandé Mamadou, vous avez créé le CIRAD (Cercle Ivoirien de Réflexion et d’Action pour le Développement), qu’est-ce que c’est et quels sont vos objectifs précisément ?

Le CIRAD part d’un constat, d’abord l’action politique ne peut être que l’outil pour le développement. C’est-à-dire qu’être un homme politique n’est pas une fin en soi, ce n’est pas une finalité. La finalité c’est le développement, donc il ne faut pas confondre l’outil et la finalité. Pour nous la politique est l’outil et la finalité est le développement. On peut être des hommes politiques de divers bords, on peut être des intellectuels de diverses sensibilités et avoir comme point de rencontre les questions de développement, pouvoir travailler ensemble sur les projets de développement parce que, une école, un point d’eau et une maternité n’a pas de parti. Tout ce qui peut contribuer au bien-être de nos populations doit pouvoir nous rassembler. Parce que ce qui nous rassemble aujourd’hui est plus important que ce qui nous divise. C’est le bien-être des Ivoiriens qu’on doit retenir. 

Comment comptez-vous faire prospérer une telle idée au-delà des divergences parfois dures qu’on observe sur la scène politique ivoirienne ?

D’abord l’ouverture. Moi-même je me dis toujours qu’aujourd’hui, il faut faire en sorte que la politique en Côte d’Ivoire soit impactée par le don de soi et l’ouverture aux autres et que tout le monde comprenne que la politique ne doit pas nous diviser, la politique c’est une plateforme qui s’ouvre à chacun pour exprimer son point de vue, exprimer les voies qu’il pense être les meilleures pour aller vers le développement. Pour le CIRAD aujourd’hui, créer une plateforme de rencontre pour des hommes politiques, des agents de développement, des intellectuels et des élus locaux. Parce qu’aujourd’hui le CIRAD est composé de députés, de maires, de présidents de conseils régionaux, de présidents d’ONG, d’associations féminines etc. C’est point de rencontre des personnes qui ont en commun le partage des questions de développement parce que c’est ce qui constitue pour nous la finalité.

Vous parlez de don de soi , vous êtes même allé jusqu’à consacrer vos indemnités au profit des populations. D’où vient cette idée, ce sacerdoce, ce besoin de penser aux autres au point d’y consacrer vos propres indemnités de député ?

Je pense que cela est lié à mon chemin de vie. J’ai grandi dans la masse. J’ai été familier aux questions de pauvreté. J’ai été au plus proche des personnes qui ont du mal à joindre les deux bouts, des personnes à avoir leurs trois repas tous les jours et donc aujourd’hui entant qu’élu, quand je vais dans certains terroirs qu’on peut résoudre certains problèmes avec 50 000 FCFA et que ces 50 000 francs n’arrivent pas, je me dis que je suis un privilégié et peut être que mes émoluments de député peuvent résoudre beaucoup plus de problèmes à ce niveau là qu’à mon niveau personnel. 

Le président Alassane Ouattara vante son bilan, vous pensez que 2020 se jouera sur le bilan ou sur le message politique nouveau que vous devez porter au peuple ivoirien ?

Sur les deux. Il est incontestable aujourd’hui que le président Alassane Ouattara en terme d’infrastructures a fait beaucoup. Aujourd’hui l’économie ivoirienne est qualifiée d’économie performante parmi les plus performantes même au niveau mondial. A cela il faut ajouter la consolidation du tissu social. C’est à cela que nous devons tous travailler à notre humble niveau. Nous aujourd’hui, au niveau du CIRAD, nous faisons en sorte que les Ivoiriens se retrouvent dans leurs diversités. Figurez-vous structurellement nous avons fait en sorte que quand tous nos coordinateurs se retrouvent ce soit toutes les composantes culturelles, ethniques de la Côte d’Ivoire qui se retrouvent parce que les coordinateurs régionaux viennent exclusivement de leurs régions gage de renforcement du tissu social.).

Source Africa 24

 

Laissez un commentaire

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.

Retour en haut