Le héros du film "Hôtel Rwanda" pensait se rendre au Burundi avant d'être arrêté    Crimes de guerre en Centrafrique : un ancien officier arrêté et écroué en France    Au Mali, l'ex-dictateur Moussa Traoré inhumé à Bamako après des obsèques nationales    Libye : le maréchal Haftar annonce la levée sous conditions du blocus pétrolier    Côte d'Ivoire : Guillaume Soro appelle l'opposition à "faire bloc" contre le président Ouattara    Niger : le groupe État islamique revendique l'assassinat de huit personnes, dont six Français    Libye : les multiples raisons du départ de Fayez al-Sarraj, "contesté" et "fragilisé"    Présidentielle ivoirienne : Soro appelle l’opposition à s'unir et dit sa candidature "irrévocable"    Mali : la junte affirme que le pays est sous la menace d'un "embargo total" de la Cédéao    Libye : le chef du gouvernement Fayez al-Sarraj prêt à démissionner d'ici fin octobre    Un projet d'oléoduc menace des communautés locales en Afrique de l'Est    Algérie : avalanche de protestations après la condamnation de Khaled Drareni à 2 ans de prison ferme    La Cour africaine demande le retour de Guillaume Soro dans la course à la présidentielle ivoirienne    Mali : la Cédéao exhorte la junte à mettre en place sans délai un gouvernement de transition    L'ancien dictateur malien Moussa Traoré est mort à l'âge de 83 ans

Politique

Présidentielle 2020/ La société civile africaine sensibilise les lvoiriens à la non violence et au respect des Institutions

La mission conjointe d'apaisement de la diaspora africaine en Europe  et de la société civile a animé hier lundi 14 septembre  un point de presse à la maison de la presse pour  sensibiliser les ivoiriens à la non violence et au respect des institutions.  

Depuis l'annonce le 6 août dernier du président de la République, Alassane Ouattara de briguer un 3eme mandat., l'opposition et la société civile protestent cette décision. Des manifestations éclatées ont même eu lieu dans le courant du mois d'août. Suite à ces manifestations éclatées qui ont ete réprimées, l'on a noté une dizaine de morts et des centaines de blessés. Face à ce regain de violence, une mission conjointe d'apaisement de la diaspora africaine en Europe et de la société civile composée de Eba Amoakon, chef de la mission . Me Dongui Mariama, Zoua Désirée et Jean Claude. K.est depuis quelque temps en Côte d'Ivoire pour sensibiliser les Ivoiriens à la non violence et au respect des institutions.. Dans une déclaration lue par Me Dongui hier lundi à la Mpa au Plateau, cette mission a condamné les violences et s'est inclinée devant la mémoire des disparus. Selon elle, il n'appartient pas aux individus qu'elles que soient leurs positions d'empêcher toute personne de se présenter à la prochaine présidentielle. Ce rôle étant dévolu au conseil constitutionnel. Vu les tensions perceptibles depuis quelques semaines, la mission compte organiser à partir du 8 octobre prochain,une tournée sur toute l'étendue du territoire national pour sensibiliser les uns et les autres à la non violence et à une élection apaisée. Car au final c'est au peuple souverain qu'il revient le dernier mot. S'il n'est pas d'accord avec un troisième mandat du chef de l'état, il n'aura qu'à le sanctionner dans les urnes comme ce fut le cas en 2012 au Sénégal oû le peuple a refusé à Aboulaye Wade un 3eme mandat dans les urnes.

Patricia Lyse

 

 

Rencontre Henri Konan Bédié et Mabri Toikeusse ce mardi 18 août/‘‘Ce qu’ils se sont dit ’’

Les présidents Henri Konan Bédié du Pdci-Rda et Mabri Toikeusse de l’Udpci ont eu hier dans l’après-midi, un entretien à huis-clos. Les deux hommes se sont dits préoccupés par la situation sociopolitique du pays marquée par l’intention de Ouattara de briguer un 3ème mandat. C’est Mabri Toikeusse qui a livré la teneur de leurs échanges qui se sont déroulés à la résidence du président du Pdci à Cocody.

Vous vous êtes entretenu avec le président Henri Konan Bédié, quel a été l’objet de votre entretien ?

Vous savez que depuis le 2 août dernier, l’Udpci est sorti du Rhdp et évidemment dans ce cadre-là, il est bon que nous saluions les leaders des partis d’opposition que nous rejoignons ainsi. Et indépendamment de cela, vous connaissez mes rapports avec le président Henri Konan Bédié, président du Pdci-Rda qui est pour moi un père. Je suis donc venu lui donner les nouvelles, je suis venu échanger avec lui sur la situation sociopolitique également. Et je suis venu également lui exprimer toute ma gratitude.

Sur la situation sociopolitique, qu’est que vous avez dit concrètement ?

Concrètement vous savez que ce n’est pas ici que je vous dévoilerai le fond des questions. Sachez simplement que nous sommes préoccupés par la situation. Nous sommes attachés à la paix en tant que Houphouëtistes, le Pdci-Rda et l’Udpci. Et nous prions pour que la Côte d’Ivoire retrouve la paix durable, soit à nouveau capable de rassembler tous ses enfants et que nous travaillions la main dans la main pour le progrès que tous les enfants de la Côte d’Ivoire attendent. Vous savez que le président Bédié et moi-même, souhaitons le meilleur pour la Côte d’Ivoire. Le président Bédié dirige une coalition aujourd’hui.

Est-ce que l’Udpci va maintenant rejoindre cette coalition ?

Nous n’avons pas discuté de cette question. Mais vous savez déjà que nous sommes ensemble. Nous sommes deux partis houphouëtistes de naissance et donc évidemment nous avons des raisons de collaborer très étroitement.

Avec l’heritage

Protestation contre le 3ème mandat/Les femmes de l’opposition descendent dans la rue vendredi : Voici l’itinéraire

En marge des manifestations éclatées de la société civile et de l’opposition ivoirienne, les femmes militantes des plateformes CDRP, EDS, URD et LIDER vont descendre dans la rue le vendredi 21 août prochain. Objectif : protester contre la décision de Monsieur Alassane Ouattara de briguer un 3ème mandat.

Selon la correspondance adressée au ministre de la sécurité et de la protection civile, la marche pacifique se déroulera dans la commune de Cocody, principalement sur le boulevard Latrille.

Le point de rassemblements des femmes de l’opposition est, selon Odette Lorougnon, l’hôtel communal de ladite commune à 7 heures et prendra fin devant les locaux de la CEI, aux II Plateaux, carrefour Duncan.

Conformément à l’article 20 de la constitution ivoirienne, les femmes des partis de l’opposition ont demandé au gouvernement de prendre « des dispositions nécessaires pour la tenue, sans heurt, de cette manifestation pacifique ».

Par ailleurs, il est à noter que depuis le 13 août dernier, l’on enregistre des manifestations dans plusieurs communes de la Côte d’Ivoire. Des manifestations qui visent à dire non à un 3ème mandat d’Alassane Ouattara, conformément à la constitution ivoirienne.

Avec L’HERITAGE

Répression des manifestants contre le 3ème mandat / CDRP, Eds, Gps, URD ET Lider condamnent et interpellent la communauté internationale

Les Plateformes politiques CDRP, EDS, GPS et les partis politiques URD et LIDER, ont examiné la situation sociopolitique nationale, notamment à la suite des violentes répressions des marches pacifiques initiées par la société civile appuyée par les organisations de jeunesses des Partis et groupements politiques de l’opposition, pour protester contre la violation de la Constitution de la République de Côte d’Ivoire par M. Alassane Dramane OUATTARA qui veut briguer un troisième mandat, après son deuxième et dernier mandat.

1. L’Opposition ivoirienne salue et félicite la société civile, les jeunes, les militants de la Diaspora et l’ensemble des démocrates ivoiriens pour leur grande mobilisation et leur détermination à s’opposer à la violation de leur loi fondamentale.

2. Les Plateformes et les partis politiques notent que les manifestions éclatées généralisées observées, depuis le jeudi 13 Août 2020, sur l’ensemble du territoire national et à extérieur du pays, montrent que les ivoiriens, dans leur écrasante majorité, rejettent et s’opposent sans ambiguïté à l’idée d’un troisième mandat anticonstitutionnel de Monsieur Alassane Dramane OUATTARA.

3. Les plateformes EDS, CDRP, GPS et les partis politiques URD et LIDER condamnent les violentes répressions et les tueries de manifestants aux mains nues, perpétrée par des milices se faisant appeler « microbes » et se réclamant ouvertement du régime du RHDP unifié et déplorent le manque d’encadrement de ces marches pacifiques par les forces régulières.

4. Les plateformes CDRP, EDS et GPS ainsi que les partis politiques URD et LIDER s’inclinent devant les dépouilles, saluent la mémoire des victimes de cette barbarie, souhaitent prompt rétablissement aux blessés et expriment leur solidarité et leur compassion aux familles endeuillées et aux personnes ayant subies des préjudices.

5.Les plateformes EDS, CDRP, GPS les partis politiques URD et LIDER, exigent la libération immédiate de tous les jeunes, des responsables politiques et de la Société civile dont Madame GBALLET Pulchérie, Présidente de l’ONG ACI et Madame Anne Marie BONIFON, Coordonnatrice de GPS Côte d’Ivoire ainsi que toutes les femmes détenues.

6.L’Opposition ivoirienne dénonce la volonté manifeste du pouvoir RHDP Unifié de travestir le caractère démocratique et républicain de ces manifestations pacifiques, en tentant de manipuler les populations afin de faire glisser les événements vers un conflit intercommunautaire et/ ou religieux.

7.Les plateformes CDRP, EDS et GPS ainsi que les partis politiques URD et LIDER, informent l’opinion nationale et internationale que la crise pré- électorale observée en Côte d’Ivoire est née du refus du Président Alassane Dramane OUATTARA de respecter la Constitution du 08 novembre 2016 et d’organiser des élections transparentes et démocratiques.

8.Les plateformes EDS, CDRP, GPS et les partis politiques URD et LIDER, soucieux d’épargner à la Côte d’Ivoire une autre crise sociopolitique, de préserver et de consolider la démocratie, réaffirment leur ferme détermination à faire barrage au projet inacceptable de Monsieur Alassane Dramane OUATTARA de briguer un troisième mandat, au mépris de notre constitution et de la volonté du peuple ivoirien.

9.A cette fin, l’opposition ivoirienne annonce, dans le strict respect des dispositions de l’article 20 de la Constitution, des manifestations démocratiques de masse sur toute l’étendue du territoire national, qui débutent le vendredi 21 août 2020, par la marche des organisations des femmes des partis et groupements politiques de l’opposition (EDS, CDRP, GPS, URD et LIDER), à Abidjan. Ces manifestations de l’opposition ivoirienne et de tous les démocrates portent sur les revendications suivantes :

a-La renonciation de M. Alassane Dramane OUATTARA à briquer un troisième mandat ;

b-La démission du Président de la Commission chargée des élections et la mise en place d’un nouveau bureau consensuel de la CEI ;

c-L ’audit international de la liste électorale 2020.

d-Le retour de l’ensemble des exilés politiques avec à leur tête, le Président Laurent Gbagbo, le Premier Ministre SORO Guillaume, le Ministre Charles Blé Goudé et le Maire Noël Akossi Bendjo ;

e-La libération de toutes les personnes arrêtées lors des manifestations démocratiques depuis le jeudi 13 aout 2020 ;

f- La libération de tous les Députés incarcérés par le régime OUATTARA, sans la levée de leurs immunités parlementaires ;

g- La libération de tous les prisonniers politiques civils et militaires de la crise post- électorale de 2010 en passant par le 23 décembre 2019 jusqu’à ce jour.

10.Les plateformes CDRP, EDS, GPS et les partis politiques URD et LIDER appellent tous leurs militants, militantes, Sympathisants et sympathisantes, toutes les forces démocratiques et l’ensemble des ivoiriens attachés à la liberté, à la démocratie et à l’Etat de droit, à se mobiliser pour participer massivement à la marche des femmes, du vendredi 21 aout 2020 et à toutes les autres manifestations ultérieures de l’opposition ivoirienne.

Ensemble prenons notre destin en main pour sauver notre pays, la Côte d’Ivoire.

Fait à Abidjan, le 18 aout 2020

 CDRP, EDS , l’URD , LIDER, GPS 

Du 23 au 26 septembre, le chef de l’Etat effectuera une visite d’Etat dans la Marahoué a annoncé jeudi le ministre Sidiki Diakité

Du 23 au 26 septembre 2020, le président de la république Alassane Ouattara effectuera sa dernière visite d’Etat de la série entamée depuis 2012 à travers le pays. Et c’est la région de la Marahoué qui sera la dernière à être visitée par le chef de l’Etat sur les 31 régions de la Côte d’Ivoire. L’information a été donnée aux cadres, élus, responsables administratifs, autorités coutumières et aux populations de la Marahoué par le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Sidiki Diakité en présence des ministres Zoro Bi Balo Epiphane et Adama Koné, fils de la région ce jeudi 13 aout à l’hôtel du district d’Abidjan. Le ministre, président du Comité des visites d’Etat dans les régions, en prenant la parole a expliqué que : « Sur les 31 régions, la Marahoué sera la dernière étape. Cette dernière étape se situe dans l’ordre de programmation et non dans l’ordre d’importance. La mémoire collective retient toujours les derniers moments. Je ne doute pas que vous alliez relever le défi de la mobilisation. Le palais présidentiel se déplacera dans votre région. L’occasion sera donnée de rendre hommage aux laborieuses femmes gouros du vivrier ».

Le ministre Sidiki Diakité n’a surtout pas manqué d’expliquer les retombées des visites d’Etat débutées en Côte d’Ivoire en 1965 à Korhogo par la célébration de la fête de l’indépendance et qui se sont arrêtées en 1979 à Katiola. C’est pourquoi, il a exhorté l’ensemble des populations des trois départements que compte la région de la Marahoué à savoir, Bouaflé, Zuenoula, Sinfra sans distinction d’appartenance politique à œuvrer main dans la main, dans l’union pour que cette visite du président Alassane Ouattara soit une véritable réussite au bénéfice de la région.

Pour le secrétaire d’Etat au Renforcement des capacités Zoro Bi Epiphane, ce sera un moment historique. « Depuis 1960 nous attendions cette visite.Car la Marahoué n’a jamais reçu de chef d’Etat. Nous avons attendu quelquefois avec un peu de découragement. Le président Ouattara a gardé le meilleur pour la fin. Nous sommes la prunelle des yeux du chef de l’Etat» a-t-il dit.

Le ministre auprès du président de la République chargé des Affaires économiques et financières, Adama Koné a noté que "l’évènement viendra avec le développement de la région". C’est pourquoi il a invité à une forte mobilisation des fils et filles de la région. Le ministre a demandé que l’ensemble des doléances soient consignées dans un livre blanc afin que avant, pendant et après cette visite, la Marahoué continue de bénéficié des retombées du voyage du chef de l’Etat. Avant la Marahoué, le président Alassane Ouattara se rendra dans le Moronou du 9 au 12 septembre.

Etienne Atta

S'abonner à ce flux RSS