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Politique

Crise sanitaire/ Le GPATE fait 9 importantes propositions au gouvernement

Avec la découverte du premier cas du COVID 19, en Côte d’Ivoire le 11 mars 2020, le pays vit au rythme alterné des mesures barrières que prend le gouvernement, en vue de briser la chaine de propagation rapide de la pandémie.

Le 23 mars dernier, le président de la république, pour renforcer le dispositif de prévention mis en place par le Conseil National de Sécurité, avait pris 8 mesures additionnelles dont la mise en place d’un fond spécial pour accroitre les capacités sanitaires de notre pays, une mesure d’isolement du grand Abidjan des villes de l’intérieur (mesure entrée en vigueur le dimanche 29 mars, après 2 reports ), et surtout l’instauration d’un état d’urgence ainsi qu’un couvre-feu de 21h à 5 h du matin. Par la même occasion, des initiatives d’acteurs politiques et privés se sont multipliées distribuant vivre et non vivre à forte coloration politicienne pour venir en aide aux populations déjà fragilisées par la pandémie.

Dans cette dynamique, le mardi 31 mars 2020, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, dans une déclaration, a annoncé un plan de soutien économique, social et humanitaire de 1.700 milliards FCFA pour atténuer l’impact de la pandémie du COVID 19 sur les populations et acteurs des secteurs formels et informels. Parallèlement, le GPATE observe que l’exécution du couvre-feu décrété dans le cadre de l’Etat d’urgence, donne lieu à de graves dérives dans les actes perpétrés par des forces de l’ordre sur des populations civiles. Il s’agit des atteintes à l’intégrité physiques, des bastonnades, des citoyens tournés en dérision et humiliés.

Ces actes auraient été filmés par des agents en service et partagés sur les réseaux sociaux. Ces bavures ont créé une onde d’indignation et jeter un discrédit sur les nobles missions républicaines des forces de l’ordre en rendant illisible leur apport dans la lutte contre la propagation de la pandémie dans le pays.

Notre analyse

Le GPATE se félicite de la prise de conscience progressive des populations face à la gravité du COVID 19 ; Se réjouit du plan de soutien économique, social et humanitaire de 1.700 milliards FCFA du gouvernement annoncé par le premier ministre ; Mais condamne énergiquement les atteintes à l’intégrité physique et à la dignité d’honnêtes citoyen surpris par le couvre-feu. S’il est vrai que les forces de l’ordre sont sous pression face à cette situation inédite, il est tout aussi vrai que la dignité humaine doit être respectée en toutes circonstances.

Le GPATE appelle donc les autorités militaires et policières à veiller à la non répétition de ces actes qui n’honorent pas nos forces de l’ordre.

Au demeurant, le GPATE fait observer que, suite à l’échec du confinement de l’INJS, remplacé par l’auto confinement, et l’exécution tardive de la mesure d’isolement du grand Abidjan qui a laissé le temps aux populations Abidjanaises de se ruer vers l’intérieur du pays, la Côte d’Ivoire est entrée dans la phase critique de la propagation du COVID 19 avec une accélération de la contamination sur toute l’étendue du territoire.

Au regard de ce qui précède, le GPATE propose ;

1- Une union sacrée des forces vives, sociales et politiques face au péril qui menace la vie humaine et l’économie de notre pays. A cet égard, des actes de concertations sur la question, entre le Chef de l’Etat et les leaders de l’opposition seraient un bon signal qui participerait à la cohésion sociale ;

2- La mise en place d’un comité médicale et scientifique de veille, comprenant d’éminents universitaires et chercheurs en pharmacopée traditionnelle pour envisager une réponse locale en terme de traitements ;

3- La mise en place d’un comité tripartite comprenant le gouvernement, les forces sociales et politiques, en vue de garantir la transparence et l’équité dans la gestion des fonds du plan de soutien économique et social annoncé par le Premier Ministre. Une telle mesure aurait pour conséquence d’accroitre la confiance et de créer l’adhésion de tous indispensable à la réussite de ce plan.

4- Une communication plus transparente sur le parcourt des personnes testées positives au COVID 19 afin d’évaluer l’efficacité des mesures de fermeture de frontière ;

5- Un état général de nos capacités sanitaires en termes de structures d’accueil, de ressources humaines, de matériels appropriés afin de pouvoir à leur renforcement ; 6- Une mesure incitative pour le personnel médical, paramédical et les forces de l’ordre en première ligne ;

7- En plus du plan d’accompagnement des entreprises formelles, mettre en place un filet social spécial pour accompagner les travailleurs du secteur informel dont l’activité se trouve impactée ;

8- Un désengorgement des prisons et lieux de détention avec des mesures alternatives à la détention ;

9- Le gel de l’ensemble des opérations électorales et les réformes en cours en attendant la maitrise de la situation sanitaire. Au total, tout en appelant les populations au respect strict des mesures édictées par le gouvernement, le GPATE considère que les crises dans l’histoire des nations sont une opportunité pour révéler leur génie créateur.

Pour le GPATE,

le Président

Abraham Denis YAUROBAT

Côte d’Ivoire/ Justice : Mangoua Koffi Jacques a recouvré la liberté

Mangoua Koffi Saraka Jacques, vice-président du Pdci RDA , président du conseil régional de Gbèkè a recouvré la liberté pour un moment. La Cour d'Appel de Bouaké a ordonné sa mise en liberté provisoire en attendant son procès en appel ce mardi 31 mars 2020. Ce lieutenant d'Henri Konan Bédié a été mis aux arrêts, le vendredi 27 septembre 2019 aux environs de 19 h dans les locaux du palais de la justice de Bouaké. Son arrestation faisait suite à la découverte de 40 machettes, 991 munitions de type 7,62 mm et 49 cartouches de calibre 12, à sa résidence à N’guessankro, son village natal, dans la sous-préfecture de Bodokro, département de Béoumi par son vigile. Avec Abidjan.net

Coronavirus : le Premier Ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, testé négatif

Le Premier Ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, a été testé négatif au Coronavirus (COVID-19), après deux tests effectués le jeudi 26 et le samedi 28 mars 2020, annonce ce lundi 30 mars, une note de son Cabinet.

 Le Chef du gouvernement avait décidé le 24 mars dernier, bien que ne présentant aucun symptôme, de se mettre en auto-confinement en sa résidence à Abidjan, après avoir été en contact avec une personne déclarée positive au COVID-19.

 Dans la note, Amadou Gon Coulibaly réaffirme son engagement et celui du gouvernement à assurer, sous l’autorité du Président de la République, Alassane Ouattara, la meilleure protection sanitaire aux populations vivant en Côte d'Ivoire. 

 Il réitère également aux populations son appel à la discipline et au strict respect des mesures barrières, en vue de briser la chaîne de propagation de la maladie.

 Source : Primature

Processus électoral/ La CEI et le PNUD ajustent leur collaboration à la situation

Le Président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), Ibrahime COULIBALY-KUIBIERT, a eu une séance de travail, le jeudi 26 mars 2020 à son siège d’Abidjan-II Plateaux, avec la nouvelle Représentante Résidente du PNUD en Côte d’Ivoire, Madame Carol Flore-SMEREZMAK.

A l’issue des échanges de près de deux heures, la nouvelle Représentante Résidente du PNUD a fait la déclaration suivante : « Comme vous le savez, en 2019, il y a eu une mission d’évaluation des besoins électoraux par le système des Nations Unies. Donc, à la suite de cette mission d’évaluation des besoins, on est tombé d’accord qu’une assistance électorale internationale pour la Côte d’Ivoire était nécessaire. Et, le PNUD en collaboration avec les agences du système des Nations Unies, le PNUD étant le lead sur ces questions, j’ai tenu après mon arrivée en Côte d’Ivoire, il y a quatre semaines, de venir rencontrer la Commission Electorale Indépendante.

De tout premier abord, c’est une visite de courtoisie au Président de la Commission électorale. J’en ai profité pour passer en revue avec lui les grands axes de coopération dans le cadre de notre projet d’appui aux élections pour la présidentielle de 2020. Donc, on a regardé un peu les structures de gouvernance et les interventions. Et, on a relevé surtout l’importance que ces élections en 2020 aient lieu dans un environ crédible, transparent, inclusif mais surtout apaisé. Nous avons passé en revue les besoins financiers.

Donc, la contribution des partenaires mais surtout et également la contribution du Gouvernement puisque les élections, ce sont un exercice souverain de l’Etat. Nous avons aussi essayé d’aborder les activités phares qui pourraient avoir lieu les six prochains mois, puisque les élections auront lieu en octobre. Et, de voir comment avec cette épidémie qui sévit en ce moment et où tout le monde est engagé à travers son énergie comment on peut continuer à faire les activités et les interventions nécessaires ».

Cette rencontre fait suite à une autre que Le Président de la Commission Electorale Indépendante, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, a eu le lundi 23 mars 2020 au siège de la CEI, avec le coordonnateur du Système des Nations-Unies en Côte d`Ivoire, Philippe Poinsot.

Au terme de cette séance de travail, Philippe Poinsot a indiqué qu’il a été question du « cadre de coordination que la Commission Electorale Indépendante (CEI) va mettre en place avec ses partenaires notamment la communauté internationale, ses partenaires bilatéraux et multilatéraux qui ont décidé d’accompagner le processus électoral, qui sont engagés à ses côtés ».

Avec Sercom

COMMUNIQUE DE L’OPPOSITION POLITIQUE IVOIRIENNE RELATIF AU PROJET DE MODIFICATION DU CODE ÉLECTORAL PAR ORDONNANCE.

C’est avec une très grande surprise et indignation que l’opposition politique ivoirienne a appris, le 19 mars 2020, par le point de presse du Secrétaire Général de la Présidence, la promulgation par le Président de la République, de la loi n° 2020–348 du 19/03/2020, portant révision de la constitution dont le principe de modification est décrié par l’opposition, des élus de la nation, la société civile et la grande majorité de la population ivoirienne.

Au cours du même point de presse, le Secrétaire Général de la Présidence a annoncé :

« que compte tenu de la situation exceptionnelle liée à l’épidémie de la maladie de coronavirus(COVID-19) et des mesures sanitaires urgentes adoptées par le gouvernement pour lutter contre la propagation de cette maladie en Côte d’Ivoire, qui rendent difficiles la tenue des réunions parlementaires, le Président de la République, vu l’urgence, procédera à la modification du code électoral par voie d’ordonnance.

Cette modification trouve son fondement dans la nécessaire adaptation du code électoral aux dispositions constitutionnelles telles que promulguées par le Président de la République et prendra en compte les points d’accord de la deuxième phase du dialogue politique »

L’opposition politique ivoirienne, regroupée au sein des plateformes CDRP, EDS, LMP et des Partis politiques URD et LIDER, tient à rappeler à l’opinion nationale et internationale, que la deuxième phase du dialogue politique, relatif au code électoral, évoquée par le Secrétaire Général de la Présidence, s’est en réalité soldée par un échec.

En effet, le 17 février 2020, la séance plénière de validation du rapport final des discussions a été unilatéralement interrompue par le Premier Ministre, sans présentation d’un quelconque rapport et donc sans signature. Il n’y a eu aucun accord.

Cette situation a été dénoncée par un courrier des partis de l’opposition politique ivoirienne au Président de la République, le 3 mars 2020 réceptionné le 11 mars 2020, sous le numéro 2282, lui demandant de s’impliquer personnellement dans le dialogue politique.

L’opposition politique ivoirienne attend toujours, la réponse à sa requête pour la poursuite de la phase II, du dialogue politique.

Par conséquent, la prise d’une ordonnance pour modifier le code électoral est infondée et inacceptable.

Fait à Abidjan le 20 mars

2020 CDRP, EDS, LMP, URD, LIDER

Coordination Rhdp du Gôh/L’honorable Abel Djohoré assène ses vérités à Djédjé Bagnon

 Le député de la circonscription de Ouragahio- Bayota, Abel Djohoré a décidé de ne plus se taire. Désormais, il a pris la résolution de dénoncer avec  vigueur l‘attitude   désinvolte de   certains cadres du Rhdp à   qui il exige le  respect. Il l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse tenue ce vendredi 20 mars  2020 à son cabinet sis à Cocody-Angré.  Pour lui, ils ne peuvent pas se rendre à Gagnoa sans au moins l’en informer surtout qu’ils sont tous au Comité politique. « Gagnoa n’est pas un nomansland, il y a  des propriétaires terriens  et j’en fais partie’’, a-t-il martelé  en guise de reproche à la ministre de l’éducation nationale Kandia Camara qui s’était rendue récemment  à Gagnoa, sans au préalable  l’en informer. « Il faut que cela cesse », a-t-il indiqué avant d’évoquer le cas du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Albert Mabri Toikeusse  qui souhaiterait aussi s’y rendre. « Gagnoa n’est pas un laboratoire pour les hommes politiques. S’ils pensent qu’ils ont quelque chose  à y faire qu’ils aient l’élégance de nous informer »,   a-t-il précisé avant de conseiller à Mabri  de ne pas venir  car dira t-il « Gagnoa n’est pas un trophée de guerre ».  

Le président du conseil général du Goh, le doyen Djédjé Bagnon n’a pas échappé  aux vérités de l’honorable Abel Djohoré  qui estime qu’il ne représente rien à Gagnoa comme il tente de  le faire croire. « Il n’a  aucune contenance politique », affirme-t-il avant de poursuivre :    « Si ce cadre qui est arrivé au Rhdp par défaut  (sa candidature n’ayant pas été retenue par le Pdci il s’est  retrouvé au RHDP) est aujourd’hui président du Conseil régional, c’est grâce au fruit de notre travail sur le terrain », révèle-t-il. Et pour corroborer ses dires les résultats des Régionales 2018 où le candidat du Rhdp a  obtenu 3000 voix de plus que son adversaire du Pdci à Bayotaet Bayota. «  Il est en mission de déstabilisation du Rhdp dans le Goh. Que ceux qui l’ont mis en mission l’interpellent. Nous n’accepterons plus jamais qu’on nous bafoue », a-t-il conclu sur ce chapitre.

Mais avant,  il a informé  qu’ayant appris qu’il ya des manifestations à Gagnoa consécutives à la révision de la constitution et   à la non gratuité de la CNi,  il a  parlé avec les  jeunes. Situation de restriction obligeant en raison de la crise sanitaire liée au Coronavirus, ils verront ensemble dans quelle mesure ils pourront se rencontrer.

Du choix  de Gon Coulibaly comme candidat du Rhdp le jeudi 12 mars dernier au Conseil politique, il a indiqué qu’il ya onze (11) mois,  il avait prédit cela. « Ma prophétie s’étant donc accomplie,  je suis d’ores et déjà  son directeur de campagne à la présidentielle du 31 octobre2020 et le Rhdp va gagner parce que l’opposition n’existe que de nom ». C’est sur cette note d’optimisme pour le Rhdp que le député Abel Djohooré qui dit avir la légitimité du terrain a mis fin à cette conférence tout en invitant les populations à observer scrupuleusement les mesures du gouvernement  pour freiner la propagation du Coronavirus. 

Patricia Lyse

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