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Politique

Mercredi du Pdci-Rda/ Emile- Constant Bombet enseigne L’HOUPHOUETISME aux militants du Rhdp : ‘’UN HERITAGE MULTIDIMENSIONNEL’’.

Quelle audace ! Oui, quelle audace, face à ce parterre de Personnalités, dont certaines ont pratiqué des Années durant, le Président Houphouët-Boigny, à divers titres, de vouloir s’aventurer dans les méandres de cet impressionnant Patrimoine qu’est l’Houphouëtisme ? Et c’est parce qu’ils sont encore là, que j’ose ! Assuré de leur tolérance, de leurs conseils et de leurs orientations, en cas d’éventuel égarement. C’est d’ailleurs, ce qui justifie le fondement que j’assigne à la présente démarche, à savoir : « La rencontre du Donner et du Recevoir ». Pouvait-il en être autrement, quand l’on sait que les initiateurs de ces conférences qui nous font l’insigne honneur de leur distinguée présence, sont avant tout, des sachants, retranchés dans leur modestie légendaire, avec des sommes de connaissances pointues et diversifiées ! Ces rencontres destinées aux strates de Cadres du PDCI-RDA, dont notamment, ces jeunes Intellectuels, notre espoir, l’espoir de toute la Côte d’Ivoire, permettent, entre autres, d’assurer un brassage générationnel fécond, pour la dynamique de notre famille politique. Aussi, en m’honorant de votre invitation, c’est avec une assurance non feinte d’apprendre, à mon tour, au contact des Aînés et cadets, si dignement représentés ici, plutôt que de vous livrer un exposé magistral, sur l’Houphouëtisme dans tous ses contours, qui sommes toute, épousent tous les aspects de notre société.

L’Houphouëtisme !

Que recèle donc ce terme qui devient un refrain quotidien pour tous les Partis Politiques, y compris ceux qui se construisent, par ces temps qui tanguent et pour cause ! N’est-ce pas là une fierté légitime pour celles et ceux, modelés dans le moule du PDCI-RDA, façonné par le Grand Orfèvre que fut Félix Houphouët-Boigny, de vénérée mémoire ? En affirmant dans une de ses brillantes réactions, face à la sollicitation relative à ses Mémoires, le Président Houphouët-Boigny affirmait sans ambages que les deux Grands de l’histoire de ce monde les plus lus, sans avoir laissé d’écrits, étaient Jésus et Mahomet. Cette affirmation, interpellatrice des Cadres Ivoiriens, et, notamment, ceux issus du PDCI-RDA, nous plonge aujourd’hui, au cœur même des réalités Nationales où, ceux qui ont à peine aperçu le Président Houphouët-Boigny, s’affublent des affirmations sur l’Houphouëtisme ; ce qui doit, tout naturellement, nous amener à plus d’engagement, dans l’étude et la pérennisation de son œuvre, en tant qu’héritiers Politiques. C’est le lieu, de rendre hommage aux Membres du Comité des Sages, pour cette initiative pertinente, devant nous rassembler dans un cadre « du donner et du recevoir » et de la consolidation de notre fraternité.

« L’HOUPHOUETISME »

Tel est, décliné, le sujet que vous avez bien voulu soumettre à notre sagacité ! J’en mesure, et le poids et la responsabilité, tout en me rassurant de la portée significative de votre contribution, à l’effet d’enrichir la perception de l’œuvre de ce Grand Homme d’exception Loin de nous, l’idée de vous imposer un concept, mais cependant, de vous faire partager un constat contributif à une éventuelle conceptualisation de l’Houphouëtisme. Mais en fait, l’Houphouëtisme, quel est le véritable sens de ce mot, qui tire naturellement sa racine du prestigieux Nom du Président fondateur du PDCI-RDA et Père de la Côte d’Ivoire Moderne ? Comment donc définir ce concept qui rime avec tout ce qui est en rapport positif d’avec notre Pays ? Félix Houphouët-Boigny, pour citer notre Aîné Paul Akoto Yao, « est en effet, un mythe, une légende vivante, un Homme-Dieu pour certains, un Démon pour d’autres-Homme protée, polyforme, inexprimable. En parler, relève de l’art. Mais quel art ? Le peindre, mais avec quel pinceau ? Le sculpter, mais avec quel ciseau ? Comment saisir ce qui est insaisissable et ce qui ne peut se laisser apprivoiser ? Rendre un, ce qui est multiple, mais par quel manège ou exploit ? Assurément, il faudrait du talent, pour une telle entreprise pleine de risques. » En définitive, l’Homme-Houphouët-Boigny est seul, à même de dénouer cette problématique qui rythme avec sa vie à travers l’immensité de ses œuvres. Alors, l’HOUPHOUETISME, est-il une Doctrine ou une Idéologie ? En ce qui nous concerne, à l’observation des faits, l’option est sans équivoque ! Il s’agit d’une Doctrine Politique qui tire ses origines dans l’esprit d’un Grand Homme, dans un pragmatisme de l’Action, au service du Peuple. C’est une Action Politique, sociale et hardie, mise en œuvre par Félix Houphouët-Boigny, à partir de la vision qu’il a eu, de créer la Nation Ivoirienne indépendamment de tout sectarisme et, visant à la promotion du développement économique et social de la Côte d’Ivoire, dans une planification rigoureuse, sous-tendue par des études prospectives pertinentes, reposant pour l’essentiel sur l’agriculture, avant la phase Industrielle et l’exploitation rationnelle des ressources minières et énergétiques. En un mot, c’est la résultante de la traduction de la vision et de la pratique quotidienne de notre Société humaine par l’Homme d’Etat, Félix Houphouët-Boigny. A ce stade de nos propos, y a-t-il meilleure illustration que ce témoignage de celui dont il fut l’un des meilleurs collaborateurs, Ministre d’Etat? Et je cite : « Houphouët-Boigny, cerveau politique de premier ordre, de plein pied avec toutes les questions qui concernent non seulement son Pays, mais l’Afrique et le monde entier, ayant chez lui une autorité exceptionnelle et, au dehors, une indiscutable influence et les employant à servir la cause de la Raison. » Charles de Gaulle, « Mémoires d’Espoir », 1970. « Servir la cause de la raison ! », oui, le mot est lâché, celui-ci dépeint l’Homme dans sa profondeur et son humanité: Houphouët-Boigny. Cependant, sans prendre véritablement position, des leaders politiques se sont contentés sur la question, de mettre à la disposition du Public, un florilège de textes non accompagnés d’Analyses à fortiori d’exégèses. Afin qu’en lisant et relisant les discours, les allocutions, les déclarations, les improvisations prononcés par le Médecin, le Planteur, le Leader Syndical et Politique, l’Homme d’Etat, le Président de la République, que chaque Ivoirien fasse sienne, la pensée sociale de Félix Houphouët-Boigny ; car l’Héritage légué doit être assumé par tous les Ivoiriens en général et, tous les Militants du PDCI-RDA, sa Famille Politique originelle, en particulier. C’est ainsi que cette pensée sociale sera intégrée, par chacun et par tous, dans l’action au quotidien, pour des futurs Nationaux et Ivoiriens. C’est à ce niveau, qu’il importe d’affirmer, dans le PDCI-RDA, que l’héritage de Félix Houphouët-Boigny est multidimensionnel. D’ailleurs, le Père de la Nation, en dresse lui-même, un Cadrage, ce 15 Janvier 1962, devant l’Assemblée Nationale de notre Pays : « La Côte d’Ivoire moderne sera telle que nous la ferons tous ensemble par l’UNION des Cœurs et des Esprits, la DISCIPLINE librement consentie et pratiquée, et le TRAVAIL enthousiaste, dans une Afrique que nous voulons voir devenir rapidement, la terre de la Concorde et de la Fraternité….C’est l’UNITE qui nous permettra de décourager les menées extérieures anti-Ivoiriennes et ne pas gaspiller nos efforts en de vains palabres ; c’est le TRAVAIL qui nous donnera prospérité et capacité de développement. C’est la DISCIPLINE, qui n’empêche pas le Dialogue, mais qui est Sœur de l’Ordre et de l’Efficacité, qui nous donnera les moyens d’utiliser à plein, nos ressources et d’en assurer la meilleure répartition. » Mais au paravent, anticipant sur les efforts à fournir dans le cadre de l’indépendance économique, précisait-il à Paris, dans une conférence de presse, le 09 Juin 1959, et je cite : « Ce n’est pas le cadre de l’indépendance qui importe, c’est son contenu économique, son contenu social, son contenu Humain.» fin de citation. Et, de manière prémonitoire, devait-il ajouter quelques Années plus tard, à la fête Nationale du 07 Décembre 1979 à Katiola : « Le vrai Bonheur, on ne l’apprécie que lorsqu’on l’a perdu. Faisons en sorte que nous n’ayons jamais à le perdre, mais au contraire, à l’accroitre, sans cesse par le TRAVAIL, dans la DISCIPLINE, dans la Solidarité et la FRATERNITE dans la PAIX ». Voilà le message qui a toujours accompagné l’action Politique du Père-fondateur de la République de Côte d’Ivoire et de la Nation Ivoirienne, sans omettre la recherche obstinée de paix entre les Hommes. Il est très important d’observer à ce niveau, la toile de fond sous-tendue par la tryptique de notre Devise, qu’il a par ailleurs choisie ; et qui résume sa vision :

« UNION-DISCIPLINE-TRAVAIL »

Plus de Cinquante Ans plus tard, que nous reste-t-il de ce legs ? Henri Konan BEDIE, son héritier politique, parmi d’autres disciples, voire Apôtres, devait ajouter lors de son discours, prononcé le 06 Octobre 1982, à l’occasion de la séance solennelle d’ouverture de la 2eme session ordinaire de l’Assemblée Nationale sur son engagement à nous inviter à ne compter que sur nous-mêmes, et je cite : « Quelle signification faut-il attacher à cette expression qui nous rappelle si bien l’idéal hellénique d’autonomie d’Indépendance, voire d’autarcie citoyenne ? A mon avis, elle signifie que de manière autonome et responsable, nous mobilisons toutes les ressources en nous et en notre Pays, pour résoudre nos problèmes du jour et préparer notre avenir. Car notre avenir, notre destin, ne dépendent que de nous-mêmes, de notre intelligence, de nos capacités et de nos activités. Ce combat est une manifestation de notre volonté d’agir pour le progrès pour tous et le bonheur partagé pour conjurer les périls. » Déjà en 1982, voilà l’interprétation du Président de l’Assemblée Nationale, nouvellement élu, futur Président de la République et garant incontestable de l’Houphouëtisme au sein du PDCI-RDA. Pour lui, en symbiose avec Félix Houphouët-Boigny, il s’agit de mener le combat pour le bonheur et la prospérité partagés en comptant sur nous-mêmes………et nos valeurs. La trajectoire dans notre Pays a-t-elle respecté ces valeurs….? point n’est sûr, au constat fait depuis le décès du Père Fondateur, sans qu’il soit besoin de refaire l’état des lieux et décliner des perspectives, nous pouvons parler de guerre des héritiers, guerre des Ivoiriens, guerres de conquête ; toutefois, la flamme de l’Houphouëtisme a toujours demeuré au sein du PDCI-RDA, malgré les ruptures, les contraintes, les désapparentements, les mésalliances ou autres turpitudes politiciennes… Dans son livre paru en 2005, aux éditions « Juris-Edition », sous le titre de « Disciple d’Houphouët-Boigny », le Ministre d’Etat, Maître Camille Alliali, l’exemple achevé de fidélité à Houphouët-Boigny, écrivant les « Evangiles » au chapitre 13 dans ce livre évocateur : « Marcher dans ses sillons », affirme : «Que reste-t-il de Félix Houphouët-Boigny et qu’en sera-t-il de son œuvre ? En effet, dans ce vaste champ de culture qu’était pour lui la Côte d’Ivoire, dont les terres fertiles devaient servir à nourrir tous ses Enfants et tous ceux que les hasards de la vie ont conduit sur notre sol, mes pas se sont perdus sur une ligne de démarcation qui, comme une cicatrice hideuse, défigurait le Pays qu’il nous a légué et au-delà de laquelle s’étendaient des champs de ruine. Et je me suis demandé comment retrouver et faire usage des ingrédients dont s’en servit pour confectionner la potion qu’il nous a fait consommer et qui nous a si longtemps fait vivre et rêver ensemble ? Cette potion, qui n’avait rien de magique, associant au respect des valeurs familiales, villageoises et traditionnelles, le culte de l’amitié, le courage dans l’action, l’affirmation de la foi et la défense de la Paix par le DIALOGUE. » Ce sont tout cela, les différentes facettes de l’Houphouëtisme, par les legs de l’héritage qui reste multidimensionnel selon l’approche de chacun, sa tradition, sa démarche personnelle et intellectuelle ou partisane, le regard jeté sur l’œuvre de Félix Houphouët-Boigny, l’appréciation objective de l’après Houphouët. C’est sur cette rubrique que se dessine pour moi, la différence entre les Houphouésiens et les Houphouëtistes. Ces derniers, s’appuyant dans certains cas, sur une Doctrine ou une Idéologie mal assimilée, travestissent la pensée sociale de Félix Houphouët-Boigny. Cette pensée se caractérise, pour les Houphouésiens, dans le pragmatisme de l’action au sein du PDCI-RDA d’abord, et ensuite, sur la base des valeurs partagées avec les autres et évoquées plus haut. De ce point de vue, je réaffirmerais en chœur avec lui : « La Paix, ce n’est pas un vain mot, mais tout un comportement… » Indéniablement, l’héritage de Félix Houphouët-Boigny est un Enrichissement pour le PDCI-RDA et pour toute la Nation. Ses œuvres témoignent encore au regard de tous. Sa mémoire est cultivée comme un culte pour ceux de ma Génération et source d’espoir pour nos Enfants qui savent qu’il en fut UN SEUL, dans ce Pays... Je n’en dirais pas plus sur l’héritage multidimensionnel de l’Houphouëtisme incarné par les HOUPHOUESIENS, mais seulement, nous inviter à appliquer la théorie biblique du Semeur : « Semer le bon grain de l’héritage de Félix Houphouët-Boigny dans la terre fertile du PDCI-RDA ». Comme le laboureur et ses Enfants, dans la fable célèbre, j’invite chacun de vous à chercher le trésor caché, en creusant, bêchant, ne laissant nulle place où la main ne passe et repasse…….. Alors, au bout, vous trouverez le trésor caché, source d’enrichissement. Le PDCI-RDA, Parti du Rassemblement des Ivoiriens, dans les enjeux de la reconstruction Nationale, augure d’un bel avenir pour notre Pays ; car l’Houphouëtisme demeure la boussole pour la réunification et la fortification de la NATION IVOIRIENNE. Aussi, devrions-nous méditer sur cette déclaration, à tout le moins prophétique, faite par Félix Houphouët-Boigny au stade Géo André, ce 07 Septembre 1958 :

« LA CITE DE NOS RÊVES »

« Je vous ai parlé de cette belle allée parsemée de fleurs, bordée d’autres, où les oiseaux aux coloris multiples égayaient de leurs chants, notre marche triomphale, et je disais que cette allée menait à la Cité de nos Rêves ! Mais, j’avais oublié d’ajouter que cette belle Cité se trouvait sur la Coline, elle n’est pas la Plaine, la Pente est rude, il faut qu’ensemble, nous puissions la monter ». Fin de citation. OUI, maintenant, proclamons à l’unisson avec le Père de la « Nation » que l’Houphouëtisme reste et demeure : le Réalisme Politique dans l’Unité, la Justice, la Stabilité, la Solidarité, l’Amour et le Travail sérieux qui nous conduira à l’Indépendance Economique dans cette seconde phase de notre lutte. Le PDCI-RDA, pour ma part, veut épargner aux Citoyennes et Citoyens Ivoiriens, des larmes et du SANG, pour leur demander par contre, dans la PAIX, beaucoup de Sueur au Travail ! Y a-t-il meilleure conclusion, chers Frères et Sœurs, Militants et Sympathisants du PDCI-RDA, au terme de cet entretien, que d’emprunter à Houphouët-Boigny, toujours vivant dans nos cœurs, cette citation de Saint Jean qui constituait sa véritable passion, qu’il se plaisait, en Homme de foi, à nous faire partager, chaque fois qu’apparaissaient les embuches propres a la gestion des Hommes :

« DIEU EST AMOUR »

et me permettre en sa mémoire, et au regard des circonstances, d’y ajouter, en paraphrasant notre Seigneur Jésus Christ, dans l’évangile de l’APÔTRE Saint Jean, en guise de métaphore : « COMME JE VOUS AI AIMES, VOUS AUSSI, AIMEZ-VOUS, LES UNS, LES AUTRES. A CECI, TOUS RECONNAITRONT QUE VOUS ETES MES DISCIPLES ». Vaillants Militants et Sympathisants du PDCI-RDA, CHERS HOUPHOUESIENS ! C’est cet Amour, cette Solidarité, cette fraternité qui ont fondé le dynamisme conquérant de nos devanciers, les Pionniers du Parti, notre famille politique. A leur suite, soyons unis, afin de propager l’Houphouëtisme vrai et noble, comme l’unique boussole de cette Famille Politique, le PDCI-RDA, à savoir : « L’amour, la Fraternité, la Sincérité, la Tolérance, la Paix, le rejet absolu du Tribalisme par une Intégration Nationale sous-tendue par la Géopolitique, le respect de la valeur humaine, la non violence, le Dialogue, l’Arme des plus forts, l’opposition de l’Amour et la Paix à la Guerre ; et, enfin, un rigoureux ancrage à la discipline qui féconde un travail positif, afin de parvenir à la concrétisation, pour la Côte d’Ivoire, de cette métaphore de la Citée des Rêves, exprimée par Houphouët-Boigny, ce 07 Septembre 1958, au Stade Géo André. » Il nous revient donc de matérialiser la conceptualisation de l’Houphouëtisme, afin de sortir de certaines positions erronées. En effet, ne le disait-il pas, en introduction à sa mémorable conférence de presse, ce 14 Octobre 1985, au Palais des Congrès de l’Hôtel Ivoire ? Et je cite : «Il faut permettre à la Jeunesse Ivoirienne de connaître notre Histoire. L’histoire est un témoignage. J’ai lu beaucoup d’articles écrits sur moi-même, sur notre Parti, sur l’évolution de la Côte d’Ivoire, sur les Hommes Ivoiriens. Beaucoup, de bonne foi, ne savent pas qu’ils ont énoncé de contre-vérités. Il est temps, qu’on rétablisse la vérité … ». Fin de citation. Cadres et Intellectuels du PDCI-RDA, ne sommes-nous pas interpellés ? D’abord par Houphouët-Boigny, et ensuite par les avalanches d’affirmations, par trop erronées, qui fleurissent ces temps -ci ? Car Houphouët, c’est avant tout, et surtout, la recherche obstinée de paix et le refus, dans toute l’acception du terme, de la violence et de la Guerre. Homme de foi, il fut le bâtisseur, non seulement d’une Basilique de renommée mondiale, mais également, d’Eglises et de Mosquées, dont les fidèles tirent aujourd’hui, une légitime fierté. En encourageant l’ouverture aux Autres, Houphouët-Boigny rêvait de faire de la Côte d’Ivoire, son Pays, dont il avait une ambition sans limite, un havre de Paix ! Le moment est donc venu, grâce à l’initiative salutaire du Comité des Sages, qu’un support écrit fasse apparaitre les contours vrais de l’Houphouëtisme, débarrassé de tout marchandage politique de circonstance ! Un Houphouëtisme, véritable patrimoine national à pérenniser !! A la vue de tous ces Intellectuels de haut vol, dont regorge le PDCI-RDA, résultante d’une politique hardie de formation, rigoureusement planifiée, la tâche, me semble-t-il, est fort aisée ! Alors, à vos Plumes! Partez, pour la conceptualisation de l’Houphouëtisme : le vrai ! JE VOUS REMERCIE !

Le Ministre d’Etat Emile-Constant BOMBET Vice-Président du PDCI-RDA.

CE MERCREDI, 19 JUIN 2019.

Côte D’Ivoire /REFORME DE LA CEI/ le P DCI-RDA, la Plateforme politique EDS, le groupe des 23 partis politiques de l’opposition et LIDER invitent, le gouvernement à se soustraire de la mentalité de tribu assiégée et autres calculs politiciens…

DECLARATION LIMINAIRES DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LA REFORME DE LA CEI.

 

La question de la réforme du cadre juridique et institutionnel régissant les élections en Côte d’Ivoire préoccupe, depuis près d’une décennie, l’opinion publique nationale en général et singulièrement les acteurs politiques et les organisations de la société civile. Car c’est très souvent que le contentieux électoral ainsi que les conflits postélectoraux tirent leur source et leurs justifications dans les imperfections des lois et dans l’absence de confiance des acteurs politiques eux-mêmes dans les institutions régissant ces élections. Pourtant, et cela est communément admis, les confrontations fratricides et meurtrières qui jalonnent les joutes électorales en Côte d’Ivoire ne sont pas une fatalité ! C’est pourquoi, la volonté de doter la Côte d’Ivoire d’un cadre juridique et institutionnel fiable, intègre, ralliant la confiance de l’ensemble des acteurs politiques et des organisations de la société civile, pour faire disparaître le spectre toujours renouvelé du chaos postélectoral, est une préoccupation constante. L’idée, généralement admise, est la nécessité, pour ce faire, d’un large débat national, ouvert et inclusif, en vue de doter la Côte d’Ivoire d’un organe électoral consensuel, réellement indépendant et impartial, capable d’organiser des élections véritablement démocratiques, pour des candidats à égale chance de compétition. Et la décision de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples en date du 18 Novembre 2016 sur la saisine de l’ONG APDH, se présente comme une véritable chance pour la mise en œuvre d’une telle réforme. En effet, dans cet arrêt, la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples a dit et jugé l’Etat de Côte d’Ivoire, coupable de violations du droit des citoyens ivoiriens à choisir librement leurs dirigeants. La Cour a dit et jugé qu’en instituant une Commission électorale non indépendante et non impartiale, déséquilibrée au profit du pouvoir, la loi de 2014 portant organisation, attributions et fonctionnement de la Commission Electorale Indépendante (CEI) consacre une « violation par l’Etat de Côte d’Ivoire de son engagement de créer un organe électoral indépendant et impartial ainsi que son engagement de protéger le droit à l’égalité devant la loi et à la protection égale par la loi, prévus notamment par les articles 3 et 13 de la charte des droits de l’homme, les articles 10(3) et 17(1) de la charte africaine sur la Démocratie, l’article 3 du protocole de la CEDEAO sur la Démocratie, l’article 1er de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et l’article 26 du pacte international relatif aux droits civils et politiques.» En conséquence, la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples a ordonné à l’Etat de Côte d’Ivoire d’avoir à réformer cette loi pour la rendre conforme aux instruments internationaux auxquels l’Etat de Côte d’Ivoire est partie. Par cet arrêt au dispositif clair, la Cour instruit l’Etat de Côte d’Ivoire à procéder à la réforme de la Commission Electorale Indépendante. L’injonction de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples rejoignait ainsi le combat de l’opposition politique et des organisations de la société civile qui n’ont eu cesse, et ce depuis des années, d’appeler à une concertation nationale, inclusive sur la question de la CEI pour des réformes consensuelles. Le gouvernement ivoirien a fait la sourde oreille à l’injonction de la Cour africaine, pendant plus de deux ans, allant jusqu’à l’assimiler à une recommandation non contraignante. De cette façon, le Gouvernement de l’Etat de Côte d’Ivoire a toujours rejeté les appels répétés formulés par les partis politiques de l’opposition significatives, à des discussions ouvertes et responsables. Le 21 janvier 2019, sous la pression combinée des partis politiques de l’opposition, de la société civile et de la communauté internationale, le Gouvernement ivoirien a enfin consenti à ouvrir les discussions sur la réforme de la Commission Electorale Indépendante (CEI). A l’entame de ces discussions, l’opposition politique en général, mais singulièrement le PDCI-RDA, la Plateforme politique Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS), le groupe des 23 partis politiques de l’opposition, et LIDER, ont clairement indiqué au Gouvernement, qu’au regard de notre histoire récente et des expériences douloureuses que la Côte d’Ivoire a vécues, une large concertation s’impose aujourd’hui sur l’ensemble du cadre juridique et institutionnel devant régir les élections dans notre pays. En effet, dans le souci de mettre à contribution les intelligences et la force de proposition de toutes les parties prenantes, nous avons demandé des discussions tripartites autour d’une table, entre le pouvoir, les partis politiques et la société civile. A l’opposé, le Gouvernement a opté pour des consultations séparées avec les différents acteurs en vue du réexamen de la composition de la CEI, rejetant toute idée de concertation tripartite, qu’il a assimilé, par caricature, au modèle des conférences nationales des années 90 en Afrique. De profondes divergences entre le pouvoir exécutif et l’opposition, tant sur la vision, l’objet des discussions que sur la démarche à adopter, sont ainsi apparues. A la deuxième rencontre du 4 avril 2019, ces divergences ont naturellement persisté et les discussions étaient pratiquement dans l’impasse. Cependant, le PDCI-RDA, la Plateforme politique EDS, le groupe des 23 partis politiques de l’opposition, et LIDER se sont employés à démontrer l’intérêt, pour notre pays, d’une concertation, la plus inclusive possible, sur la question de la réforme de la CEI et du cadre juridique et institutionnel des élections. Face à la pertinence de l’argumentation de l’opposition, le Gouvernement indiquant avoir déjà créé un cadre restreint de concertation avec la société civile, a proposé un cadre similaire, mais de haut niveau, avec les partis politiques. Par la suite, suivrait la concertation tripartite, pouvoir, partis politiques et organisations de la société civile. Le PDCI-RDA, la Plateforme politique EDS, le groupe des 23 partis politiques de l’opposition et LIDER, ont marqué leur accord pour le principe de la mise en place d’un cadre restreint de concertation, qui constituait une solution médiane. Toutefois, dans le souci de créer un cadre propice pour des discussions sereines et constructives, le PDCI-RDA, la Plateforme politique EDS le groupe des 23 partis politiques de l’opposition et LIDER ont demandé que leur soit, préalablement, transmis les termes de référence (TDR) relatif au cadre restreint de concertation. L’avantage d’une telle approche était que toutes les parties prenantes sauraient à l’avance, les sujets de discussions, la méthodologie de travail, la liste des participants et les résultats attendus. Toutes choses sur lesquelles les discussions avaient achoppé auparavant. Le Gouvernement s’était engagé à faire parvenir ce document essentiel à tous les participants, et ce, avant les prochaines rencontres. Jusqu’à ce jour, ce document n’a toujours pas été transmis aux partis politiques de l’opposition qui ne cessent de le réclamer. A notre grande surprise, le 22 mai 2019, comme si de rien n’était, le ministère de l’intérieur nous invitait à la deuxième rencontre du cadre restreint prévue pour le 23 mai 2019, tout en se plaignant de l’absence de nos représentants à la première réunion, indiquant au passage que les discussions se poursuivaient sans nous. Plus grave, dans la copie du compte-rendu rendu de la rencontre du 4 avril 2019, le rédacteur affirmait que nous avions « convenu à l’unanimité que nos discussions porteraient désormais uniquement sur la recomposition de la CEI». Ce qui est absolument faux ! Le 28 mai 2019, un communiqué du gouvernement accusait ouvertement le PDCI-RDA et la Plateforme politique EDS de faire des blocages dans les discussions sur la réforme de la CEI. De toute évidence, le communiqué du Gouvernement s’inscrit dans une stratégie de communication qui vise à préparer son passage en force sur la question de la réforme de la CEI et du cadre juridique et institutionnel des élections en Côte d’Ivoire. En effet, contrairement à ce qu’a décidé la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, le gouvernement n’entend pas procéder à une réforme profonde de la CEI, mais juste à une recomposition de celle-ci. Le PDCI-RDA, la Plateforme politique Ensemble EDS, le groupe des 23 partis politiques de l’opposition et LIDER rappellent que la réforme de la CEI, réclamée depuis des années par les partis d’opposition dans leur ensemble, mais aussi par la société civile et la population, est une exigence que commande l’intérêt national. En insistant sur la tenue d’une large concertation, l’opposition politique et des organisations de la société civile ont à cœur de doter la Côte d’Ivoire d’un organe électoral consensuel qui s’appuie sur un cadre juridique et institutionnel tout aussi consensuel afin de sortir définitivement notre pays du cycle infernal d’élections tumultueuses. L’Histoire récente des élections en Côte d’Ivoire le commande ! Les graves violations des droits humains, suite à une gestion calamiteuse du processus électoral en font une véritable priorité nationale ! C’est pourquoi, il est bien à propos, pour l’intérêt supérieur du pays, qu’à l’approche des échéances électorales de 2020, le gouvernement ivoirien, l’opposition politique significative et la société civile s’engagent dans une large concertation dynamique, honnête et responsable, afin de doter l’Etat de Côte d’Ivoire de cet organe électoral consensuel et impartial tant attendu. Cette concertation devrait, au terme de discussions sereines et apaisées, déboucher sur: 1. L’adoption d’un projet de loi consensuel qui consacre la création, la composition, l’organisation, les attributions et le fonctionnement de cet organe électoral fondamentalement indépendant de toutes influences; 2. L’adoption d’un nouveau code électoral consensuel en adéquation avec l’organe électoral et qui en définit le mode opératoire. Plus que jamais, nous, acteurs politiques de l’opposition, les tenants actuels du pouvoir et les organisations de la société civile, avons l’impérieux devoir de nous asseoir autour d’une table, pour des échanges responsables et dynamiques, sans crainte et sans passion. Dans le contexte actuel, des signaux très inquiétants, annonciateurs de graves menaces sur l’avenir de notre nation, sont perceptibles. En effet, les violences observées lors des dernières élections municipales et régionales inquiètent nos compatriotes au plus haut point. A l’approche des échéances électorales de 2020, ces faits rappellent, en effet, à quel point l’environnement sécuritaire de toute élection reste encore à assainir. Par ailleurs, les affrontements intercommunautaires qui endeuillent de plus en plus la Côte d’Ivoire depuis la fin de la crise postélectorale, et qui impliquent l’usage d’armes de guerre, révèlent en toile de fond, deux réalités que tente d’occulter le pouvoir exécutif avec sa politique de l’autruche: - la réconciliation nationale reste entièrement à réaliser. L’on note que la gouvernance clanique, résultant de la politique de rattrapage ethnique et la confiscation des résultats de la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR), dont la création avait pourtant suscité un réel espoir chez les victimes des différentes crises successives, alimentent les rancœurs et la haine entre individus, voire entre communautés, mais aussi la méfiance ou la défiance envers les pouvoirs publics; - l’usage d’armes de guerre, qui surgissent si facilement dans les mains de civils à l’occasion de simples altercations entre individus ou entre communautés, est la preuve que le désarmement des ex-combattants reste encore à faire mais surtout que les populations ivoiriennes se regardent toujours en chiens de faïence, huit ans après la crise post-électorale. C’est pourquoi, l’ouverture d’une concertation large et inclusive, pour des élections démocratiques et apaisées, instaurera un climat de décrispation qui rassurera et permettra de traiter sereinement la question de la réconciliation nationale et celle de l’environnement sécuritaire des élections en Côte d’Ivoire. Au regard de ce qui précède, pour le PDCI-RDA, la Plateforme politique EDS, le groupe des 23 partis politiques de l’opposition et LIDER, la réconciliation et le désarmement sont une exigence, un impératif consubstantiel à l’organisation d’élections démocratiques, transparentes, crédibles, sans lendemains tumultueux. En conséquence, le P DCI-RDA, la Plateforme politique EDS, le groupe des 23 partis politiques de l’opposition et LIDER invitent, donc instamment, le gouvernement à se soustraire de la mentalité de tribu assiégée et autres calculs politiciens pour s’inscrire, résolument, avec courage et responsabilité dans la voie de la concertation tripartite pour la mise en place d’un organe électoral véritablement indépendant, qui garantisse un processus électoral juste et transparent, dans l’intérêt supérieur de la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, en réponse à l’invitation du gouvernement, à participer une séance dite plénière du dialogue politique sur la CEI, qui a lieu ce mercredi 19 juin 2019, le PDCI-RDA, la Plateforme politique EDS, le groupe des 23 partis politiques de l’opposition et LIDER ont décidé de ne pas répondre favorablement à cette invitation du gouvernement. Le PDCI-RDA, la Plateforme politique EDS, le groupe des 23 partis politiques de l’opposition et LIDER voudraient prendre à témoin l’opinion nationale et internationale sur sa bonne foi et sa disponibilité à participer à toutes concertations nationales inclusives et tripartites, pouvant aboutir à une véritable réforme en profondeur de la commission électorale indépendante, et non à une mascarade.

Abidjan, le 19 Juin 2019

LE PDCI-RDA, LA PLATEFORME POLITIQUE EDS, LE GROUPE DES 23 PARTIS POLITIQUES DE L’OPPOSITION ET LIDER.

DÉCLARATION DE LA DIRECTION DE LA COMMUNICATION DU PDCI-RDA SUITE AU COMMUNIQUE DE L'AUTORITÉ NATIONALE DE LA PRESSE (ANP)

Depuis hier circule sur les réseaux sociaux un communiqué de l'Autorité Nationale de la Presse (ANP) daté du 11 juin 2019 dans lequel vous exprimez une « résurgence d'entrave à la liberté de la presse et de menaces sur la sécurité des journalistes sur les lieux de reportage d'activités politiques » en faisant un lien inopportun avec un évènement datant du 05 Mars 2019 à Yamoussoukro. A cet effet, je voudrais faire quelques précisions sur les points suivants. 1. Dans votre communiqué, vous faites état d'une invitation par courriers en date du 02 et 17 Mai 2019 à votre siège pour une séance d’échanges afin de recueillir ma version des faits que vous me reprochez. S'agissant du courrier du 17 Mai 2019, je voudrais porter à votre connaissance que ni moi ni le service administratif du PDCI-RDA n'a reçu un tel courrier jusqu’à ce jour. Aussi, concernant votre courrier du 02 mai 2019, ayant été saisie par mes services le même jour, je vous ai aussitôt joint au téléphone pour vous indiquer que n'étant ni l'organisatrice de l'évènement ni celle qui ait invité les journalistes à une quelconque couverture médiatique, je ne pouvais répondre à votre invitation. Je vous ai donc conseillé de vous référer aux organisateurs de l'événement. 2. En ce qui me concerne, le 05 Mars 2019, le Président Henri Konan Bédié a procédé, à l'occasion d'une cérémonie strictement privée, au dépôt de gerbes de fleurs sur la tombe de feu Félix Houphouët-Boigny, à laquelle aucun organe de media n'était convié. Le caractère privé de cette cérémonie qui se voulait dans la plus grande intimité a nécessité de la part du service de sécurité du Président Henri Konan Bédié d'interdire la prise d'images aux journalistes accourus sur les lieux après avoir eu écho de la présence du Président Bédié au caveau du Feu Félix Houphouët-Boigny. Malgré cette interdiction, le correspondant du quotidien l'Expression a désobéi en prenant des images dont le service de sécurité a demandé la suppression. S'opposant à cette demande, il s'en est suivi de vives discussions. Informée de la situation, je me suis rendue sur les lieux pour demander au journaliste de faire droit à la demande du service de sécurité afin d'éviter des tensions. Ce que le journaliste a fait en ma présence. Plus tard, le correspondant du quotidien l'Expression monsieur TRAORE Yacouba Diarra vient m'informer de la perte de son téléphone portable qu’il évaluait à 45.000 F CFA. Au regard des liens cordiaux entre le quotidien l'Expression, le journaliste et moi-même, je lui ai remis sur place la somme de 50.000 F CFA pour l'achat d'un nouveau téléphone. Comme vous pouvez le constater, malgré le fait que ce correspondant soit dans l'irrégularité surtout qu'aucun journaliste n'a pas été invité à cette activité privée du Président Bédié, j'ai su le protéger et le couvrir des valeurs d'amour et de respect de la dignité humaine qui sont si chères au PDCI-RDA et à moi-même. Depuis 2003, de Secrétaire Nationale chargée de la communication de la Jeunesse du PDCI-RDA ; chargée de relations presse du PDCI-RDA avec monsieur DAHOUET-BOIGNY, Secrétaire Général adjoint, chargé de la communication du PDCI-RDA, à conseillère en communication du Président BEDIE, à ce jour que j'occupe les fonctions de Directrice de la communication du PDCI-RDA, j'ai toujours entretenu des liens fraternels avec l'ensemble des médias et mes rapports avec les journalistes sont empreints de courtoisie et de respect. Aussi, je m'étonne et m'interroge sur le but inavoué de ce communiqué qui indexe de manière singulière ma personne alors qu'au regard des faits, je ne suis pas la mise en cause. En outre, si tant est que vous vouliez sincèrement inviter "tous les acteurs socio-politiques, les leaders d'opinions et leurs différents staffs de communication, à faciliter aux journalistes, sans discrimination, l'accès aux sources d'informations et aux activités ouvertes à la presse" comme vous l'insinuez dans votre communiqué, il apparait très étrange que vous vous focalisez exclusivement sur un événement strictement privé et sur le PDCI-RDA. Encore, ne serais-je pas en droit de m'interroger sur votre réelle intention avec le renfort de publicité autour de ce communiqué qui intervient plus de deux (02) mois après les événements. Enfin, au-delà de toutes les présuppositions que votre communiqué laisse aisément transparaitre, je pu vous assurer, Monsieur Raphaël Lakpé, de mes cordiales relations avec l'ensemble de la communauté des journalistes dont chacun pourra en témoigner car comme j’aime à le dire, l’homme politique est fonction du journaliste et vis-versa d’où l’explication la raison de dire que les journalistes sont la prunelle de mes yeux. Cordialement.

Fait à Abidjan, le 13 juin 2019

Mme Djénébou Zongo

Directrice de la Communication du PDCI-RDA

Conseillère en Communication du Président BEDIE

 

 

Mise au point après la déclaration de la Directrice de la Communication du PDCI-RDA

 

Je voudrais remercier tous les amis journalistes qui ne font que m’appeler pour m’apporter leur soutien. Dans mon travail, je n’ai jamais accepté qu’on manque de respect aux journalistes. Je l’ai prouvé depuis que je suis en charge de la communication au PDCI-Rda. Depuis 2003, il y a des fois où j’arrive à des cérémonies et je constate que les sièges réservés aux journalistes étaient occupés, je les faisais libérer pour que les journalistes fassent leur travail. Il y a des fois où j’ai été obligée de faire lever des dignitaires du parti pour donner la place aux journalistes. Ils peuvent en témoigner. J’ai toujours entretenu de bonnes relations avec toute la presse, que ce soit la presse sous le président Laurent Gbagbo. Je voudrais rappeler que le droit à la différence existe. Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui, nous ne sommes plus au RHDP que je vais changer ma manière de travailler avec les journalistes avec qui j’ai travaillé dans le temps. Hier, des journalistes m’ont appelé pour me dire que le journaliste en question a retrouvé son portable. On lui a demandé de m’informer, mais il ne l’a pas fait. Je voudrais vous dire que je ne vais pas changer ma façon de travailler avec la presse. Je continuerai de respecter leur droit de faire leur travail en toute liberté. Je voudrais rassurer le président de l’ANP que sa préoccupation de protéger les journalistes, j’en fais autant mon affaire. Je suis peinée, car j’ai des amis au journal L’Expression. Depuis Jean Roche Kouamé en passant par K Marras jusqu’à Kra Bernard, j’ai eu toujours de bonnes relations avec ce journal. Chaque fois qu’un journaliste a un problème et qu’il me sollicite, je réagis. C’est pourquoi, on m’appelle affectueusement « Maman » des journalistes de la presse nationale et internationale. Quand j’ai été au Golf et lorsque des journalistes de la presse internationale venaient couvrir nos événements et qu’ils n’avaient pas de place pour se reposer, je libérais ma chambre pour permettre à ces journalistes de se reposer ou se doucher surtout les dames. Quand une personne agit ainsi, on ne peut pas être indexée ou jugée pour ce que je ne suis pas. Au-delà de ce communiqué qui a été lu au journal de 20H de la RTI 1, ce qui m’a beaucoup peinée, je me demande encore pourquoi cela ? Je pense que le grand frère Raphaël Lakpé, il est vrai que c’est de son devoir de protéger les journalistes, mais il doit le faire dans la vérité. Parce que là, j’ai l’impression qu’on veut salir mon image au plan national et international. Et à travers moi, c’est l’image du PDCI qu’on veut salir. Des journalistes m’ont souvent confié qu’ils ont conseillé des formations politiques de venir apprendre la communication politique et relations avec la presse au PDCI. Car rare sont les partis politiques qui agissent comme le PDCI. Quand j’ai été nommée, un journaliste de L’Expression a fait un post pour me féliciter. Il a posté une image où le véhicule des journalistes en partance pour une mission à Yakassé Attobrou, s’est embourbé. Je suis descendue pour les aider à pousser. Car j’ai dit à mon patron qu’on ne pouvait pas les laisser pour partir. Le journaliste a posté cette image pour dire que je mérite cette nomination. Malheureusement, il a écopé d’une sanction pour ce poste. Ce n’est pas parce qu’on n’a pas les mêmes points de vue qu’on doit être des ennemis. Le PDCI ne m’a pas appris ça, ni ma famille. Je vous remercie.

Fait à Abidjan, le 13 juin 2019

Mme Djénébou Zongo

Directrice de la Communication du PDCI-RDA

Conseillère en Communication du Président BEDIE

Après sa conférence de presse/ La leçon d’Aminata N’DIAYE à Adjoumani

DECLARATION DU PDCI-RDA

A l’audience qu’il a accordée aux militants de la délégation communale PDCI-RDA de Koumassi, le vendredi 7 juin 2019, le Président Henri Konan BEDIE a rappelée et dénoncée les problèmes qui mettront à mal la cohésion nationale, si rien n’est fait. Notamment, la prolifération de l’orpaillage clandestin avec des non nationaux armés, la fraude sur la nationalité, l’expropriation des terres et les conflits intercommunautaires. Le samedi 08 juin 2019, Kobenan Kouassi Adjoumani, porte-parole principal du RHDP, au cours d’un meeting à Adiaké, a fait une déclaration dans laquelle il traite, ouvertement, le président Henri Konan BEDIE de xénophobe. A sa suite, le gouvernement ivoirien, par la voix de son porte-parole, Sidiki Tiémoko Touré a fait un communiqué dans lequel il a menacé le Président Henri Konan BEDIE qui serait «tombé sous le coup de la loi». Le lundi 10 juin 2019, le PDCI-RDA, par son Secrétaire exécutif chargé de la communication, de l’information et de la propagande, Jean-Louis Billon, a animé une conférence de presse au cours de laquelle il a étayé les propos du président Henri Konan BEDIE. Avec des preuves qui les soutiennent : les chiffres, les dates et les lieux qui confirment les graves problèmes de l’orpaillage clandestin par des non-nationaux armés, de la fraude sur la nationalité ivoirienne, et de l’expropriation de certains Nationaux de leurs terres. Dans la soirée du même mardi 11 juin 2019, des personnes surexcitées se sont rendus devant la résidence du Président Henri Konan BEDIE pour y répandre du sang au vu et au su des autorités. Le même mardi 11 juin 2019, le porte-parole principal du RHDP a animé une conférence de presse. Cette conférence n’a pas apporté d’éléments et des arguments de contradiction aux contenus de la communication faite par Jean Louis BILLON. Le porte-parole principal, Kobena Kouassi Adjoumani, a plutôt reconnu, sur tous les chapitres, les problèmes soulevés par le président Henri Konan BEDIE. En effet, M. Adjoumani a avoué l’existence de la fraude sur la nationalité en affirmant que : « Nous, au RHDP, n’avons pas peur d’enrôler des étrangers pour constituer notre électorat ». Cette phrase vient confirmer les craintes du Président Henri Konan BEDIE et nous conforte dans la thèse qu’il défend. Il s’agit d’envisager les dispositions permettant aux Ivoiriens d’avoir une élection transparente, démocratique, dans la paix, la quiétude et la cohésion nationale en 2020. De ce qui précède: -Le PDCI-RDA se réjouit que le porte-parole principal du RHDP ait reconnu et avoué ce que tout le monde à toujours redouté depuis des lustres ; à savoir, l’enrôlement des étrangers comme bétail électoral du RHDP. -Le PDCI-RDA prend ici, l’opinion nationale et internationale, à témoin, de ce que le pouvoir RHDP dispose d’un agenda caché, pour l’élection présidentielle de 2020. -Le PDCI-RDA s’étonne et s’indigne du silence observé par le Gouvernement face aux actes posés par des individus, devant la résidence privée du Président Henri Konan BEDIE ; actes, synonymes de pratiques de sorcellerie et de fétichisme. -Le PDCI-RDA condamne ces actes et se réserve le droit de donner une suite judiciaire à cette violation de domicile. -Le PDCI-RDA condamne également l’arrestation arbitraire de Monsieur Nestor Dahi et de ses camarades de la JFPI ; Dès à présent, le PDCI-RDA réitère son appel à la mobilisation des militantes et des militants, ainsi que de tous les Ivoiriens, habitants et amis de la Côte d’Ivoire, pour empêcher tout ce qui peut mettre à mal, la quiétude, la paix et la cohésion sociale. Le PDCI-RDA demande aux militantes et militants de garder leur sérénité, de ne pas céder aux provocations, aux actes d’intimidation, de demeurer vigilants, mobilisés et de rester à l’écoute de la Direction du Parti.

Fait à Abidjan le 12 juin 2019

P/Le PDCI-RDA

p.o Le Secrétaire Exécutif chargé des relations avec les Syndicats, des ONG, et les Groupes Socioprofessionnels et les mouvements associatifs

Porte-Parole du PDCI-RDA

Madame Aminata N’DIAYE

Manifestation hostile au Président Henri Konan BEDIE, devant sa résidence privée de Cocody/ Le Cabinet du Président du Pdci-Rda s’indigne et condamne les propos tenus et les actes posés par ces manifestants

 

La déclaration

Réunis, en ce jour du mercredi 12 juin 2019, de 10h00 à 12h00mn, les membres du cabinet du Président Henri Konan BEDIE, ancien Président de la République et Président du PDCI-RDA, ont fait l’examen de la situation socio-politique de ces derniers jours. La déclaration Le cabinet a noté, avec un grand regret, la tenue, dans l’après-midi du mardi 11 juin 2019, d’une manifestation hostile, au Président Henri Konan BEDIE, devant sa résidence privée, sise à Cocody les Ambassades. Cette manifestation, reprise dans une vidéo, est abondamment relayée sur les réseaux sociaux. Le cabinet du Président Henri Konan BEDIE voudrait rappeler, à l’attention de tous, que la démocratie et l’Etat de droit sont encadrés par la constitution. Cette constitution donne l’opportunité à tout citoyen et à un groupe de citoyens de se prononcer librement sur les faits et autres événements de la vie socio-politique, sans toutefois porter, exclusivement, atteinte à l’honneur, à l’intégrité physique de ces concitoyens et à l’attaque de résidence privée; notamment, comme constaté, dans la vidéo montrant, aux yeux de tous, la profanation de la résidence habitée par une Haute Autorité de la République, qu’est Henri Konan Bédié, ancien Chef de l’Etat et Président du PDCI-RDA. Le Cabinet du Président Henri Konan BEDIE s’indigne et condamne les propos tenus et les actes posés par ces manifestants devant sa résidence. Le cabinet du Président Henri Konan Bédié déplore l’inaction du gouvernement et des autorités chargées de la sécurité. Le cabinet du Président Henri Konan BEDIE, Ancien Président de la République, demande au gouvernement de faire la lumière sur ces faits qui menacent la paix, la cohésion sociale et la quiétude des populations.

Fait à Abidjan, le 12 juin 2019

N’DRI Kouadio Pierre Narcisse

Directeur de cabinet du Président Henri Konan BEDIE

Ancien Président de la République

Président du PDCI-RDA.

COMMUNIQUÉ DE LA DÉLÉGATION GÉNÉRALE DE WASHINGTON DC MÉTRO EN SOUTIEN AU PRESIDENT HENRI KONAN BEDIE, SUITE A SA DECLARATION RELATIVE A LA SITUATION SOCIO POLITIQUES DE LA COTE D’IVOIRE

Le Mercredi 05 juin 2019, recevant une délégation de son Parti en sa résidence de Daoukro, le Président Henri Konan BÉDIÉ, Président du PDCI-RDA, a dénoncé avec force la situation sécuritaire grave qui menace la paix et la quiétude des populations ivoiriennes. Cette situation se caractérise par la montée de l’orpaillage clandestin par des bandes armées, et le bradage de la nationalité ivoirienne. Cette sortie surprise, qui coupe l'herbe sous les pieds des conspirateurs de la République, n'a pas manqué de soulever le courroux du gouvernement ivoirien, le conduisant à pondre à la hâte, le Samedi 8 juin 2019, un communiqué laconique ayant des allures de menaces. Face à cette situation, la Délégation Générale du PDCI-RDA de Washington DC et Métro : - réaffirme son soutien ferme au Président Henri Konan BÉDIÉ pour les propos tenus ; - salue sa clairvoyance, son courage politique et son sens élevé du devoir ; - regrette qu'après avoir échoué à liquider le PDCI-RDA, les gouvernants remettent le couvert en tentant de vilipender le Président Henri Konan BÉDIÉ ; En quoi dénoncer l’installation anarchique de bandes armées étrangères à la lisière de populations paisibles peut être assimilées à la xénophobie ? En quoi le foisonnement des orpailleurs polluant notre environnement peut être assimilé à la xénophobie ? « Nous avons fait venir des étrangers dans nos plantations de café de cacao ; et ensuite les gens se sont installés à leurs propres comptes ; et aujourd’hui, ils agressent les planteurs ivoiriens et se disputent même la propriété des terres » En quoi en faire le constat est de la xénophobie ? « Le Nationalisme n’est ni xénophobie ni racisme. Il est plutôt la manifestation de l’amour que l’on porte inconditionnellement pour son pays et son peuple » En quoi dénoncer pour prévenir de graves conflits sociaux peut mettre en mal la cohésion sociale ? Nous lançons un appel solennel à tous les Ivoiriens à plus de vigilance pour faire échec à toutes les actions visant à confisquer le pouvoir d'État aux prochaines élections de 2020 ;

Fait à Washington DC, le Lundi 10 juin 2019

Le Délégué Général

Patrice ADAM-YÉBOUA

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