Les Soudanais restent mobilisés devant le QG de l'armée pour exiger un pouvoir civil    Donald Trump et le maréchal Haftar discutent d'une "vision commune" pour la Libye    Mobilisation massive à Alger pour le neuvième vendredi de manifestations    "Je t'aime, moi non plus" : les discours de Gaïd Salah peinent à convaincre les Algériens    Les Soudanais maintiennent la pression pour l’instauration d’un pouvoir civil    Mali: démission du Premier ministre et du gouvernement    Mali : démission du Premier ministre et du gouvernement après le regain de violences    Accusée de soutenir le maréchal Haftar, la France réaffirme son appui à Tripoli    Journée de deuil national en RD Congo, après le naufrage d'une embarcation sur le lac Kivu    Soudan : la révolte en chansons    L'ex-président du Soudan Omar el-Béchir transféré dans une prison de Khartoum    En Égypte, le Parlement vote la prolongation de la présidence de Sissi jusqu'en 2030

Politique

Interview vérité /EBRIN YAO REMI (2ème VICE-PRESIDENT DU MFA) « OUATTARA Siaka n’a aucun poids dans les prises de décision au sein de la direction du RHDP ».

« ALASSANE Ouattara a été trompé dans la nomination de Ouattara Siaka »

Deuxième vice-président du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA), Ebrin Yao Remi juge la gestion du pouvoir Ouattara et répond au président du Mfa Ouattara Siaka, secrétaire d’Etat chargé du Service civique.

Quelle analyse faites-vous de la gestion du RHDP depuis l’accession du Président ALASSANE Ouattara au pouvoir ?

Merci pour l’opportunité que vous me donnez pour exprimer mon point de vue sur le bilan du Président ALASSANE Ouattara. C’est avec beaucoup d’émotions et de grandes satisfactions que je vais vous donner quelques grandes lignes de ses nombreuses réalisations. Voyez-vous, le Président ALASSANE Ouattara a hérité d’un pays à 90% détruit et anéanti au plan économique après dix (10) années de crise socio-politique. Homme de conviction, de parole et plein d’amour pour sa Patrie, il a, en moins de dix (10) années, redonné une lueur d’espoir à toute une nouvelle génération et à la population ivoirienne par la réalisation de grands chantiers dont nous pouvons citer quelques-uns : le pont HKB, le bitumage de plusieurs milliers de km de routes, la construction de plusieurs centres de santé, l’électrification de centaines de villages sans oublier le déblocage des salaires des fonctionnaires. Je peux donc conclure que, le Président ALASSANE Ouattara a fait ce qu’il peut, et de mon point vue, il peut encore faire mieux au plan économique, au plan social, au niveau de la réconciliation nationale et même au plan structurel si les Ivoiriens lui accordent toujours leur confiance. Je tiens donc à le féliciter personnellement pour tous ses acquis et surtout pour avoir pris l’engagement devant toute la nation entière de passer la main à une nouvelle génération en 2020. Le père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, feu Félix Houphouët-Boigny, a su nous laisser un grand héritage : « le Dialogue, la Tolérance et l’Amour du prochain », alors, je crois de toutes mes forces que le dialogue est toujours possible entre le Président ALASSANE Ouattara, son aîné le Président BEDIE et son frère le Président Laurent GBAGBO pour une Côte d’Ivoire unie et réconciliée.

Quelle est votre analyse sur les dernières nominations du Président ALASSANE Ouattara, concernant les Sénateurs, étant donné que le MFA n’a vu aucun de ses cadres promus ?

Merci pour la pertinence de votre question, sachez simplement que je n’ai aucun point de vue particulier à donner, ayant un représentant au sein du Gouvernement RHDP en la personne de OUATTARA Siaka, c’est à lui de défendre les intérêts du MFA afin qu’on puisse avoir la nomination de l’un des nôtres, malheureusement, il n’a pas la compétence requise pour défendre un quelconque dossier d’un militant. Je peux donc conclure que, la faute n’incombe ni au Président de la République, son Excellence ALASSANE Ouattara ni au Premier Ministre GON. OUATTARA Siaka ne pense qu’à lui seul, il n’a pas su négocier, poser les réels besoins du MFA et surtout expliquer au Chef de l’Etat l’importance pour notre Parti d’avoir au moins un sénateur. Sincèrement, c’est une déception totale pour nos militants.

Vu les nominations des cent douze (112) membres du Conseil Politique du RHDP, le fait que OUATTARA Siaka soit le seul cadre du MFA à y figurer peut- il être considéré comme une trahison ?

Bien sûr, c’est une trahison de trop, et cela démontre bien que OUATTARA Siaka n’a aucun poids dans les prises de décision au sein de la direction du nouveau groupement RHDP. Par ailleurs, je tiens à vous informer que, suite à notre 2ème congrès extraordinaire qui s’est tenu le 25 mars 2018 à Bondoukou, le Haut Conseil du MFA, nouvelle instance suprême avait au cours de sa session extraordinaire du 26 décembre 2018, exigé de OUATTARA Siaka un rendez-vous ferme auprès du Président du RHDP, son Excellence ALASSANE Ouattara et du Premier Ministre AMADOU GON, afin de donner la position et la vision du MFA au sein de ce nouveau groupement RHDP en constitution. Mais hélas, après plus de quatre (04) mois, OUATTARA Siaka nous fait toujours croire que ni le Président ALASSANE ni le Premier Ministre GON n’est disponible pour nous recevoir à cause de leur calendrier très chargé.

Certains de vos adversaires au sein de votre Parti le MFA, racontent dans certains milieux que vous menez un combat pour le PDCI-RDA, est-il vrai ?

Ah bon ? Je suis fort surpris de vous entendre dire ça. Pour rappel, sachez que le MFA mon Parti est membre fondateur de la plate-forme du Rassemblement des Houphouétistes signée à Paris en 2005. J’ai toujours milité pour la cause du RHDP, raison pour laquelle lorsque l’ex- Président MOUTAYE avec la complicité du sieur OUATTARA Siaka ont voulu reverser le MFA dans le PDCI-RDA en 2017 après une rencontre avec le Président BEDIE à Daoukro, ensuite avec le Secrétaire exécutif le Ministre GUIKAHUE au siège du MFA pour arrêter les différentes modalités de cette disparition, je me suis opposé catégoriquement à cette forfaiture. Il était inadmissible pour moi que certains d’entre nous ne jouent pas franc jeu avec notre premier partenaire au sein de l’alliance RHDP qui était le RDR. Je peux vous confirmer que cela est l’une des causes de la suspension de MOUTAYE. Quant à son complice Siaka, il a eu à échapper à cette sanction parce qu’il s’était plutôt repenti. Si quelqu’un joue à un double jeu contre les intérêts du RHDP au niveau du MFA, c’est évidemment OUATTARA Siaka qui, jusqu’à preuve du contraire, est membre du RACI. D’ailleurs, MOUTAYE qui ne voulait pas couler seul suite à leur forfaiture a eu à publier des photos de Siaka en sa qualité de vice-président du RACI et cela n’a jamais été démenti formellement par le mis en cause. Ensuite, les résultats des élections du Conseil Régional où le Ministre ADJOUMANI était le candidat du RHDP dans le Gontougo l’attestent à travers le score du RHDP dans le fief de OUATTARA Siaka malgré son titre de Ministre du Service Civique.

Comment pouvez-vous admettre qu’il soit à la tête du MFA ?

Merci pour cette belle question si pertinente. Au moment du départ de MOUTAYE, le camarade OUATTARA Siaka était son premier vice-président, donc conformément à nos textes, en cas de suspension du Président, c’est le premier vice-président qui assume l’intérim.

Nous avions vu dans le journal le Temps N° 4631 du vendredi 22 mars 2019 que OUATTARA Siaka n’a aucun diplôme, vous avec qui il a eu à faire la classe de 6ème au lycée moderne d’Abengourou, quel est votre point de vue ?

Hélas la vie nous réserve tant de surprises, et je vous confirme que j’ai eu à faire effectivement la classe de 6ème avec lui au lycée moderne d’Abengourou, donc c’est quelqu’un que je connais bien de A à Z. Pour confirmer mes propos, voici une copie de l’engagement formel écrit par OUATTARA Siaka avant le Bureau Politique du 26 Août 2017, quand il s’agissait de faire partir MOUTAYE. J’ai exigé de lui cet engagement formel, car il était inadmissible pour moi d’accepter qu’une personne sans formation, sans diplôme, soit nommée au plus haut niveau de l’Etat pour contrarier le chef de l’Etat son Excellence ALASSANE Ouattara.

Dites- nous pourquoi le Chef de l’Etat a-t-il alors porté son choix sur la personne de OUATTARA Siaka ?

Je voudrais bien vous rassurer que le Chef de l’Etat, son Excellence ALASSANE Ouattara, que je connais très bien avec sa rigueur dans la gestion des affaires de l’Etat, a dû être trompé par un faux CV monté de toute pièce et déposé par le sieur OUATTARA Siaka. Je mets au défi quiconque de nous donner l’authenticité du BAC et du BTS que OUATTARA Siaka prétend détenir selon ses dires dans son entretien paru dans le journal le Temps N° 4631 du vendredi 22 mars 2019. A ce que je sache, il n’a ni BAC, ni BTS et une telle forfaiture ne saurait prospérer pour salir l’image du RHDP. Le MFA est un Parti sérieux qui regorge d’assez de cadres de haut niveau donc un mauvais grain ne doit pas tous nous salir.

Alors comment sortir de cette impasse afin que le MFA puisse contribuer efficacement à la Gouvernance du RHDP?

Mon souhait est que le MFA puisse jouer le rôle qui est le sien au sein du RHDP et participer efficacement aux différentes actions gouvernementales pour le bien-être et le bonheur des Ivoiriens. Aujourd’hui, j’ai honte du fait que le représentant de mon Parti au sein du Gouvernement et du Conseil Politique RHDP, ne puisse pas participer à un quelconque débat portant sur la vie de la nation, un projet si cher au Président ALASSANE Ouattara, alors que le MFA regorge des cadres de haut niveau. Le Président de la république a toujours prôné l’excellence, donc après avoir attiré son attention sur cette forfaiture du sieur OUATTARA Siaka, nous avons foi qu’il prendra des mesures adéquates dans les jours à venir afin que le MFA soit dignement représenté au sein du Gouvernement et du Conseil Politique RHDP avec des cadres de valeurs.

Quel est votre projet pour le MFA ?

Pour votre gouverne, sachez que le sieur OUATTARA Siaka ne peut plus se prévaloir du titre de Président du MFA, car il est lui-même forclos conformément à nos textes, c’est le Haut Conseil seul qui peut prendre des décisions qui engagent la vie de notre Parti. Le Congrès Ordinaire qui est l’organe suprême se tient chaque cinq (05) ans pour élire le Président du Parti, et notre premier Congrès s’est tenu les 22 et 23 Février 2014. Donc la logique nous recommande l’application sans réserve de nos textes fondamentaux pour la tenue de notre 2ème congrès Ordinaire les 22 et 23 février 2019. Aujourd’hui, nous constatons que OUATTARA Siaka fait pire que l’ex Président MOUTAYE. Il a fait nommer son grand frère le Professeur ANGUI Pascal comme Secrétaire Général du Parti, inspecteur Général du Ministère du Service Civique et le même prétend être le Président du Conseil de Discipline du MFA, ce qui n’est pas conforme à nos textes en vigueur. Ensuite, son cousin DAPAH est nommé DRH du Ministère et c’est au sein de son Cabinet que se tiennent les réunions du Parti ainsi que de leur famille. Alors où allons-nous avec cela ? Dans son entretien avec votre confrère du journal le Temps N° 4631 du vendredi 22 mars 2019, OUATTARA Siaka a fait savoir qu’il m’a proposé au poste de Directeur de Cabinet et que j’aurais refusé, ensuite au poste de Directeur Général que j’aurais encore refusé. Il n’en est rien. Je connais l’homme depuis la classe de 6ème, donc je ne suis pas surpris. Un fait très grave, OUATTARA SIAKA, accumulant fautes sur fautes vient de tripatouiller nos textes fondamentaux sortis du dernier congrès extraordinaire du 25 Mars 2018 à Bondoukou qui l’ont porté lui-même à la Présidence de notre Parti. Par ailleurs, une réunion d’urgence de la plus Haute Instance de notre Parti, le Haut Conseil, s’est tenue le 26 Décembre 2018, afin qu’il s’explique sur les différents manquements très graves qui entravent le bon fonctionnement du MFA. Des décisions importantes ont sanctionné cette réunion de haut niveau, car le camarade OUATTARA SIAKA a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Pour conclure, je lance un appel au Président du RHDP, son excellence ALASSANE Ouattara, afin qu’il puisse accorder une audience à la nouvelle Direction de notre Parti le MFA appelé : « HAUT CONSEIL » pour lui donner notre position, notre vision et jouer pleinement le rôle qui nous revient de plein droit au sein du RHDP.

IN L’HERITAGE

Attaques virulentes contre le vice- président du Pdci/ Bombet, l’homme qui fait peur au Rhdp

La récente sortie du ministre d’Etat, Emile Constant Bombet ci-devant vice président du Pdci-Rda lors de la cérémonie d’hommage à deux cadres du mouvement ‘‘Pdci, notre Héritage’’ a fait mouche au sein du camp présidentiel. Sonnés et désarçonnés, des tenants provisoires du pouvoir, comme atteint de fébrilité et de frilosité, ont donc décidé d’orchestrer des attaques sournoises contre le vaillant collaborateur du président Bédié. Ainsi, la presse pro Ouattara a pris le risque de faire une incursion dans le passé de ce grand serviteur de l’Etat en le présentant comme l’homme des sales besognes du président Bédié. Emile Constant Bombet aurait donc été celui qui aurait exacerbé à l’époque le concept d’ivoirité qui était pourtant un concept purement sociologique. Comme la francité, la sénégalité…L’ivoirité, en réalité, n’a jamais posé le moindre tort à un quelconque ivoirien. Contrairement au coup d’Etat de 1999, à la guerre et à la rébellion armée. Emile Constant Bombet au moins peut se vanter d’avoir été un simple ivoiritaire et non un bourreau des Ivoiriens par la guerre. Si donc ce grand serviteur de l’Etat dont l’ardeur au travail, l’abnégation, la probité et le don de soi ne doit pas oser prendre la parole dans ce pays, qui peut donc réellement parler alors ? Est-ce les faiseurs de coup d’Etat et de rébellion ? Ou alors ceux qui ont introduit la violence comme mode de gouvernance en Côte d’Ivoire ? Comment des gens qui sont connus comme des adeptes de coup de force et de rébellion peuvent parler en Côte d’Ivoire alors que les vrais citoyens du pays ne devraient pas oser le faire ? C’est vraiment le monde à l’envers au pays d’Houphouët-Boigny. Lorsqu’on veut critiquer des grands serviteurs de l’Etat comme Bombet, il est impérieux d’avoir de la mémoire. En Côte d’Ivoire, on sait qui est qui et qui a fait quoi. On sait de quel côté se trouvent les prédateurs et de quel autre coté se retrouvent ceux qui aiment réellement leur pays. Bref ! Quoi qu’il en soit, si Bombet d’ethnie Guéré est l’homme des sales besognes du président Bédié d’ethnie baoulé, cela montre clairement que le Sphinx de Daoukro au moins n’a jamais pratiqué le rattrapage dans le choix de ses hommes. Contrairement à ceux qui prétendent rattraper pour le compte de leur ethnie. En tout état de cause, les attaques perfides contre le vice-président du Pdci-Rda montrent bien que le régime Ouattara est aux abois. La peur certaine d’une perte de pouvoir en 2020 est à la base de cette hystérie qui s’est emparée du camp du Rhdp. Mais, les tenants provisoires du pouvoir devenus de plus en plus fébriles et surtout artificiellement sereins doivent comprendre que le Pdci-Rda ne viendra pas au pouvoir en 2020 pour régler des comptes. Le parti créé par le président Houphouët sera aux affaires en 2020 pour parachever l’œuvre du père fondateur dans la paix, la tolérance, le dialogue et le rassemblement de tous les Ivoiriens. Car contrairement aux autres partis politiques, seul le Pdci-Rda sait gouverner ce pays pour le bonheur des populations. Il est donc illusoire de paniquer comme le fait actuellement le camp Ouattara en proférant des attaques de bas étages contre les principaux dirigeants du parti Houphouétiste.

In l’HRITAGE

Taxé de pro RHDP / Le Vieux Ménékré chassé de son village

Le Vieux Ménékré est dans de beaux draps.  Inconditionnel de Laurent Gbagbo, il  a eu la malencontreuse idée de déjeuner récemment  avec le maire RHDP  d’Adjamé, Farikou Soumahoro avec qui il a même posé. La photo a été publiée sur la toile et depuis il  dit avoir été chassé du village parce que taxé désormais de pro  parti unifié RHDP. Ce que refute le Vieux qui fait des pieds et des mains pour blanchir son image car, dit-il, il n’a pas l’âme d’un traitre. Ainsi, il a joint  par  téléphone hier mercredi  10 avril  2019, un confrère en vue de produire un démenti qu’il va présenter au chef. En attendant, le vieux Ménékré ne sait pas où donner de la tête.  Il serait toujours à la recherche d’un organe pour faire son démenti.Nous y reviendrons.

A.M

Premier anniversaire du NICIN/La fête se termine dans la bagarre

Après un an de présence sur la scène politique ivoirienne, Nouvel Ivoirien Cote d'Ivoire Nouvelle (NICIN), l'un des derniers partis politiques du pays, a célébré son premier anniversaire. C'était le vendredi 06 avril 2019 à la mythique Place Laurent Gbagbo de Port-Bouet.

Plusieurs délégations de ce parti et associations se reconnaissant dans la philosophie politique du NICIN, ont pris part à cette célébration. Elle était prévue pour démarrer à 14h. Mais, alors que invités, délégations, journalistes et simples observateurs étaient là depuis 12h pour certains, et 13h, pour d'autres, c'est à 17h30 que Marie Carine Bladi, présidente du parti a finalement signalé sa présence. Ce retard a dû certainement préparé le lit au courroux qui a succédé à la cérémonie proprement dite. Cette cérémonie, faut-il le noter, a été courte. Marie Carine Bladi épouse Davidson, a dépeint la situation désastreuse du pays. Elle a mis un doigt accusateur sur le mépris qu’observe le pouvoir actuel à l'endroit des Ivoiriens. Selon elle, 2020 sera son année puisqu’elle espère être élue première femme présidente de la Cote d'Ivoire.

La fin de son discours et son retrait de la scène va coïncider avec un cafouillage inédit. Des chaises emportées, bagarres rangées entre militants et personnalités de la direction du NICIN restées sur place pour gérer les retours. Véritable cacophonie qui a donné lieu à un pugilat verbal, la chaise royale de la présidente emportée par un groupe de mécontents venu d’Abobo. Ce fut un miracle si le Secrétaire Général dudit parti a eu la vie sauve.

Autre endroit même scène, c’est que la presse et toutes les délégations se sont retrouvées un peu plus tard au siège du parti sis à Gonzagueville. Là encore le désordre était parfait.

 Marie Carine Bladi, reconnaitra elle-même qu'il y a << trop de désordre et qu'il va falloir mettre de l'ordre dans tout ça>>.

En tout cas, il faut, car gouverner c'est prévoir. Ce premier anniversaire doit servir de leçon aux responsables de Nouvel Ivoirien Cote d'Ivoire Nouvelle pour l'avenir.

Christ'Allia

Côte d'Ivoire/ Le Sénat officiellement installé le 11 avril à Yamoussoukro

 

Les Sénateurs seront officiellement investis le 11 avril 2019, à Yamoussoikro. Dans cette optique le président de la République a procédé ce mercredi 3 avril à la nommination du tiers restant de lachanbre basse du Parlement ivoirien.

Lire le communiqué

. Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane
OUATTARA, a procédé, ce mercredi 03 avril 2019, à la signature d’un
décret portant nomination de trente-trois Sénateurs, conformément à
l’article 87 de la Constitution.

Ainsi sont nommés Sénateurs :
1. M. Félicien AGBAHI
2. Mme Emilienne ANIKPO
3. M. Moussa BADO
4. Mme Sogona BAMBA épouse ARNAULT
5. M. Michel Benoît COFFI
6. M. Lacina COULIBALY
7. Mme Mariam DAO GABALA
8. Mme Catherine DELON
9. Mme Makani DIABY
10. Mme Amoin Nicole DIALLO
11. M. Oulounego Antoine DIETH
12. Mme Maïmouna DOSSO
13. M. Bernard EHUI
14. M. Charles GOMIS
15. M. Mamadou KANO
16. M. Lamine KONATE
17. M. Aka KONIN
18. M. Amoakon KOUAME
19. M. Benzène KOUAME
20. M. Alomo Paulin KOUASSI
21. M. Abonoua Jean KOUASSI
22. Mme Mariam Fétégué KOULIBALY
23. M. Ipaud Pierre Michel LAGO
24. M. Koueli MANOU Bi
25. Mme Marie-Irène RICHMOND AHOUA
26. M. Augustin TOMPIEU-ZOUO
27. M. Ibrahima TOURE
28. M. Gabriel Joseph YACE
29. Mme Madiara YAO COULIBALY
30. M. Jean Désiré YAPOBI
31. M. Justin YEBARTH
32. M. Tiovaga YEO
33. Mme Viviane ZUNON-KIPRE

Fait à Abidjan, le 03 avril 2019
Le Ministre, Secrétaire Général de la Présidence de la République
Patrick ACHI

Interview /L’Honorable Diomandé Mamadou, président du CIRAD : « L’action politique n’est qu’un outil pour le développement »

Le président du Cercle Ivoirien de Réflexion et d’Action  pour le  Développement  (CIRAD), l'honorable Mamadou Diomandé député Rhdp  de Séguéla commune, était l’invité du nouveau numéro Décryptage de la  chaîne de Télévision Panafricaine  ‘’AFRICA  24’’  ce mardi 2 mars 2019. Dans cet  entretien direct, l’invité du jour a défini  les objectifs du  CIRAD (Cercle Ivoirien de Réflexion et d’Action pour le Développement). Par ailleurs, il a fait un tour d’horizon sur  l'actualité politique en Côte d'Ivoire.

 Commençons par un fait d’actualité, ce 30 mars, le Vice-président de votre pays, Daniel Kablan Duncan qui a fait sa rentrée politique, du moins la rentrée politique de son mouvement PDCI-Renaissance et il indique la belle, je le cite ‘’la belle unité des Houphouétistes semble être fortement être remise en question pour des intérêts partisans et des questions d’amour propre, c’est la même lecture que vous faites des dissensions actuelles entre les présidents Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié ?

 Moi je ne fais pas une lecture négative de ces choses, pour moi la démocratie s’enrichit surtout de diversité, s’enrichit de pluralité et les courants de pensée peuvent s’entrechoquer mais le plus important, c’est qu’on arrive toujours à trouver des points de convergence pour le développement. Pour moi, le développement c’est la finalité, la politique n’est que l’outil. 

Ils sont nombreux les analystes ivoiriens qui disent que l’objectif du président Alassane Ouattara est de démanteler le PDCI, vous êtes membre du RHDP, que répondez-vous à ça M. Diomandé Mamadou ?

Je ne crois pas à cela parce que le PDCI c’est aussi des Houphouétistes, le RHDP c’est le Rassemblement des Houphouétistes, pour moi, créer un rassemblement des Houphouétistes ne peut pas porter à la destruction d’une composante même de cette famille des Houphouétistes. Le Rassemblement des Houphouétistes est, si vous voulez, un appel à tous ceux qui se reconnaissent dans l’idéologie du père fondateur Félix Houphouët-Boigny, à tous ceux qui ont pris des postures partisanes à un moment donné, les inviter à comprendre que le plus important c’est la vision du père fondateur qui est une vision de rassemblement, une vision de développement. Donc pour moi, le RHDP c’est la rencontre de la pluralité, la rencontre de l’échange mais toujours avec la volonté de faire avancer la Côte d’Ivoire au plan démocratique et au plan social. 

Ensemble dans l’unité, je l’ai dit et c’est votre credo. Monsieur Diomandé Mamadou, vous avez créé le CIRAD (Cercle Ivoirien de Réflexion et d’Action pour le Développement), qu’est-ce que c’est et quels sont vos objectifs précisément ?

Le CIRAD part d’un constat, d’abord l’action politique ne peut être que l’outil pour le développement. C’est-à-dire qu’être un homme politique n’est pas une fin en soi, ce n’est pas une finalité. La finalité c’est le développement, donc il ne faut pas confondre l’outil et la finalité. Pour nous la politique est l’outil et la finalité est le développement. On peut être des hommes politiques de divers bords, on peut être des intellectuels de diverses sensibilités et avoir comme point de rencontre les questions de développement, pouvoir travailler ensemble sur les projets de développement parce que, une école, un point d’eau et une maternité n’a pas de parti. Tout ce qui peut contribuer au bien-être de nos populations doit pouvoir nous rassembler. Parce que ce qui nous rassemble aujourd’hui est plus important que ce qui nous divise. C’est le bien-être des Ivoiriens qu’on doit retenir. 

Comment comptez-vous faire prospérer une telle idée au-delà des divergences parfois dures qu’on observe sur la scène politique ivoirienne ?

D’abord l’ouverture. Moi-même je me dis toujours qu’aujourd’hui, il faut faire en sorte que la politique en Côte d’Ivoire soit impactée par le don de soi et l’ouverture aux autres et que tout le monde comprenne que la politique ne doit pas nous diviser, la politique c’est une plateforme qui s’ouvre à chacun pour exprimer son point de vue, exprimer les voies qu’il pense être les meilleures pour aller vers le développement. Pour le CIRAD aujourd’hui, créer une plateforme de rencontre pour des hommes politiques, des agents de développement, des intellectuels et des élus locaux. Parce qu’aujourd’hui le CIRAD est composé de députés, de maires, de présidents de conseils régionaux, de présidents d’ONG, d’associations féminines etc. C’est point de rencontre des personnes qui ont en commun le partage des questions de développement parce que c’est ce qui constitue pour nous la finalité.

Vous parlez de don de soi , vous êtes même allé jusqu’à consacrer vos indemnités au profit des populations. D’où vient cette idée, ce sacerdoce, ce besoin de penser aux autres au point d’y consacrer vos propres indemnités de député ?

Je pense que cela est lié à mon chemin de vie. J’ai grandi dans la masse. J’ai été familier aux questions de pauvreté. J’ai été au plus proche des personnes qui ont du mal à joindre les deux bouts, des personnes à avoir leurs trois repas tous les jours et donc aujourd’hui entant qu’élu, quand je vais dans certains terroirs qu’on peut résoudre certains problèmes avec 50 000 FCFA et que ces 50 000 francs n’arrivent pas, je me dis que je suis un privilégié et peut être que mes émoluments de député peuvent résoudre beaucoup plus de problèmes à ce niveau là qu’à mon niveau personnel. 

Le président Alassane Ouattara vante son bilan, vous pensez que 2020 se jouera sur le bilan ou sur le message politique nouveau que vous devez porter au peuple ivoirien ?

Sur les deux. Il est incontestable aujourd’hui que le président Alassane Ouattara en terme d’infrastructures a fait beaucoup. Aujourd’hui l’économie ivoirienne est qualifiée d’économie performante parmi les plus performantes même au niveau mondial. A cela il faut ajouter la consolidation du tissu social. C’est à cela que nous devons tous travailler à notre humble niveau. Nous aujourd’hui, au niveau du CIRAD, nous faisons en sorte que les Ivoiriens se retrouvent dans leurs diversités. Figurez-vous structurellement nous avons fait en sorte que quand tous nos coordinateurs se retrouvent ce soit toutes les composantes culturelles, ethniques de la Côte d’Ivoire qui se retrouvent parce que les coordinateurs régionaux viennent exclusivement de leurs régions gage de renforcement du tissu social.).

Source Africa 24

 

S'abonner à ce flux RSS