Israël ouvre une ambassade au Rwanda, allié stratégique de l'État hébreu    Présidentielle au Nigeria : les électeurs appelés aux urnes dans un climat de tensions    Au Soudan, Omar el-Béchir déclare l'état d'urgence et limoge le gouvernement    Plusieurs milliers de personnes manifestent à Alger contre la candidature d'Abdelaziz Bouteflika    Le ministère français des armées annonce avoir tué l'un des chefs d'Aqmi    À Paris, la diaspora sénégalaise se prépare à la présidentielle    Au Sénégal, l'influence des confréries musulmanes sur la présidentielle (4/5)    Au Sénégal, l'opposition peine à exister (3/5)    En Côte d’Ivoire, Guillaume Soro ne pense plus qu’à la présidentielle de 2020    Présidentielle au Sénégal : les candidats tentent de conquérir les internautes    En Ouganda, le président Yoweri Museveni en lice pour un sixième mandat    Au Sénégal, la jeunesse face à la montée d'un islam plus radical (2/5)    Deux policiers égyptiens tués dans une explosion au Caire    Au Sénégal, l’incompréhensible positionnement d’Abdoulaye Wade    En images : des Algériens dans la rue pour protester contre un 5e mandat de Bouteflika

Politique

Abidjan, lutte contre le terrorisme, l'immigration clandestin, maintien d'ordre et de sécurité…L’Espagne aux côtés de la Côte d’Ivoire

Dans le cadre des relations diplomatiques entre la République de Côte d’Ivoire et le Royaume d’Espagne, le ministre espagnol de l’Intérieur, Ferdando Grande-Marlaska Gomez a rendu visite à son homologue ivoirien, Sidiki Diakité, le mardi 19 février. Les deux hommes ont eu un tête à tête fructueux sur divers sujet d’ordre sécuritaire. C’était dans les locaux du ministère de l’intérieur et de la sécurité sis à Abidjan Plateau. Les deux hommes ont évoqué plusieurs points de la coopération entre la Côte d’Ivoire et l’Espagne qui a vu le jour depuis le 27 avril 1964. Au sortir de cette rencontre d’une heure environ, le ministre de l’Intérieur du Royaume d’Espagne a expliqué que son pays va offrir à la Côte d’Ivoire du matériel de maintien d'ordre et de sécurité. Pour non seulement contribuer au maintien de l’ordre, mais également à luttyer contre le terrorisme. «Il s'agit pour nous d'approfondir la coopération bilatérale entre les deux pays en matière de sécurité. Il nous faut établir de nouveaux programmes de collaboration dans ce sens, contre le trafic des personnes, le terrorisme, la cybercriminalité etc. Nous voulons une coopération transversale avec la Côte d’Ivoire. Et nous comptons apporter notre expertise dans le domaine de la formation dans la lutte contre l'immigration clandestine, la protection civile, la police montée et la prévention. Nous allons également offrir du matériel de maintien d'ordre et des sécurité à la Côte d'Ivoire, » a dit son excellence Ferdando Grande-Marlaska Gomez. Répondant aux préoccupations des journalistes, le ministre de l’intérieur et de la sécurité de Côte d’Ivoire, Sidiki Diakité a affirmé que l'Espagne assiste déjà la Côte d’Ivoire dans le cadre de la gestion des frontières. Selon lui, cette coopération va se renforcer dans le domaine de la gestion des frontières, grâce à l’équipement des postes frontières, la formation des agents en charge de l’immigration. Le ministre ivoirien a indiqué qu’au regard des défis sécuritaires auxquels les deux pays sont confrontés, ils ont décidé de donner un coup d’accélérateur à leur coopération qui ne s’est jamais arrêtée. Il a annoncé qu’au-delà de cela, un accord va très bientôt connaître, la mise en œuvre de la première réunion de la commission mixte. «Le ministre et moi avions pris la décision de tenir la première réunion de la Commission mixte. Nous allons déterminer si elle va se tenir à Madrid ou à Abidjan, »a précisé le ministre ivoirien de l’Intérieur. En 2012, un accord de coopération en matière de sécurité a été signé entre la Côte d’Ivoire et le Royaume d’Espagne. La visite du ministre Fernando Grande-Marlaska Gomez s’inscrit dans le cadre de l’approfondissement de ces rapports de coopération.

IN L’héritage

Yopougon : Délégation PDCI de Niangon / Valentin Kouassi rassure les militants

Le président de la Jpdci urbaine, Valentin Kouassi, a effectué une visite de courtoisie aux militants de Yopougon Lokoua. C’était dans la soirée du mercredi 20 février 2019. Cette visite, faut-il le noter, intervient après celle des plus proches collaborateurs du président de la Jpdci, effectuée quelques semaines auparavant. Le feedback positif de cette visite commande que le premier responsable de la Jpdci urbaine vienne en personne communier avec les militants. <<Mes plus proches collaborateurs sont déjà passés ici et m'ont fait un retour favorable. Il était normal que je vienne moi-même vous témoigner la reconnaissance du Pdci-Rda du Président Bédié et de la Jpdci>>, a affirmé Valentin Kouassi. Celui-ci ajoutera que <<Les échos favorables du travail bien fait du frère Alain Akouna nous sont parvenus… Je puis vous dire que 2020 sera meilleure >>, a-t-il conclu son propos.

Alain Akouna, secrétaire de la section Pdci-Rda de Niangon Lokoua, est l'étoile montante du parti septuagénaire à Yopougon- Niangon. Orateur, rassembleur, déterminé et travailleur acharné, Alain Akouna, aura montré toute son abnégation lors des dernières municipales malheureusement perdues par le PDCI en raison des dissensions au sein du vieux parti à Yopougon. Pour lui, <<Ce n'est pas seulement les actions au niveau de la section qu'il faut voir, mais toutes les actions au niveau de la délégation.>> Délégation pour laquelle il a souhaité un instrument de communication. Par ailleurs, Alain Akouna a fait savoir que Yopougon <<prend du retard. Notre adversaire (Rhdp-Rdr : Ndlr), a 42 délégations là où nous n'avons que 4>>, a-t-il révélé. Toute chose qui mérite que la haute direction du Pdci-Rda procède à l’éclatement des délégations  actuelles en plusieurs délégations, afin de rendre le travail de mobilisation plus efficace sur le terrain. D'autant plus que << Niangon est une vaste délégation avec un fort taux d'électeurs>>, comme l'a indiqué le coordonnateur de ladite délégation. De l'avis des militants de Niangon, Alain Akouna pourrait bien diriger une des délégations si la direction procédait à l’éclatement des délégations actuelles. Sur la question, Valentin Kouassi a été clair : <<vos cris de cœur, vos sentiments profonds seront relayés au haut niveau.>> Notons que c'est par une prière dite par le doyen de la famille Akouna que s'est achevée la visite de courtoisie de Valentin Kouassi à Yopougon-Lokoua.

 JPO

Réconciliation nationale / Les anciens de la Fesci demandent pardon au président Bédié et aux Ivoiriens

Les anciens de la Fesci ( Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’ivoire) réunis au sein d’une union dénommée Una-Fesci et dirigée par Ahipaud Martial, étaient, mercredi 20 février, à la résidence du Président du Pdci-Rda, Henri Konan Bédié. Venus lui demander pardon, pour tous les actes désobligeants qu’ils ont posés à son encontre au moment où ils étaient étudiants, ces anciens de la Fesci ont obtenu le pardon du du " Sphinx de Daoukro", et cela au nom de la réconciliation nationale qu’il prône. "J’ai écouté l’objet essentiel de votre déplacement ici, à savoir lepardon que vous demandez pour tous les actes de jeunesse que vous avez posés tout au long de l’existence de la FESCI jusqu’à votre relais par les nouveaux fescistes, ceux qui sont là actuellement, et aussi jusqu’à la création il y a sept ans, de la structure qui vous regroupe tous aujourd'hui. C’est à mon tour au nom de tous les anciens hommes politiques qui sont de mon temps dont je suis devenu aujourd’hui le doyen, que j’accepte cette demande de pardon", leur a dit le président Bédié, après qu’ils aient donné les nouvelles de leur présence sur la terre de Daoukro. Le président du Pdci - Rda d’ajouter :" Donc, vous êtes pardonnés au nom du peupleivoirien au nom duquel je parle, puisque je parle de paix, de réconciliation. La paix, la réconciliation, c’est, vous le savez bien, l’objectif que je continue de poursuivre jusqu’ici. C’est la raison pour laquelle vous avez entendu dire que je mets en place une plateforme de tous les fils et toutes les filles de la Côte d’Ivoire qui partagent une vision de paix, de réconciliation pour le développement de notre pays". Dans ce sens, il les a invité à rejoindre cette plateforme et surtout à s'inscrire dans la dynamique de la réconciliation nationale. "Quellesque soient vos sensibilités politiques, vous êtes invités tous à vous inscrire dans cette dynamique de réconciliation et de paix », leur a t-il conseillé. Le président de l’Una-Fesci, Ahipeaud Joseph Martial, a dit au président Bédié que c’est vraiment avec une émotion particulière qu’ils sont venus vers lui parce qu’il représente ce qu’ilsappellent les icônes de notre pays. Et d'expliciter les raisons de la création de la Fesci : " Ceux qui ont créé ce mouvement au début des années 90, avaient une certaine vision de notre pays et estimaient qu’on devait entrer dans l’ère démocratique, comme cela se faisait un peu partout dans le monde. Cette organisation a rencontré une espèce d’hostilité, parce que vous qui étiez aux affaires à cette époque avec le président Félix Houphouet Boigny, qui en tant que leader historique des indépendances de notre continent avait bâti une vision et était entrain de faire quelque chose d’exceptionnel dans l’Afrique moderne. Et nous sommes venuscomme des enfants intrépides mélanger tout" Puis, « Effectivement, M. le président, nous avons mesuré ce que nous avons fait et nous avons essayé de faire notre critique. Et nous voyons effectivement à un moment donné que nous ne nous sommes pas bien comportés. Nous avons posé des actes qui ont eu des effets collatéraux. Au nom de l’ensemble de tous ces anciens responsables, militants de base, sympathisants du mouvement qui avons posé des actes qui ont certainement blessé, créé des situations inopportunes, nous souhaitons, reconnaître leur tord en demandant pardon et de promettre qu’ils contribueront à la réconciliation nationale : " Au nom de cette organisation, nous demandons pardon. Et nous voulons, en mettant en place l’union des anciens de la Fesci, effectivement contribuer à la réconciliation et à la cohésionnationale". Avant lui, Kouadio Djué Eugène, ancien secrétaire général de la Fesci, a donné les premières nouvelles en indiquant que les anciens de la Fesci sont ceux qui ont fini avec l’université et qui sont dans la vie active, dans toutes les structures socioprofessionnelles. Et de dire qu’ils sont venus également lui présenter la structure qu’ils ont mise sur pied.

Dircom Pdci-Rda

Interview : Koffi Koffi Lazare, ex exilé, après son retour du Ghana/ « Dans les prochains jours, le président Laurent Gbagbo va rentrer au pays »

 Ministre de l’Environnement et des Eaux et Forêts dans le dernier gouvernement de Laurent Gbagbo, Lazare Koffi Koffi a passé huit ans en exil au Ghana. Rentré au pays le 31 janvier dernier avec plusieurs de ses camarades, ce fervent et vaillant militant du Fpi, très proche du président Gbagbo,  explique  son exil et décortique l’actualité politique brûlante en Côte d’Ivoire. Pour lui, tout appel pour sauver la Côte d’Ivoire des mains des prédateurs est le bienvenu.

Après  huit (8) ans d’exil au Ghana, quel sentiment en retrouvant votre  terre natale et votre famille ?

C’est un sentiment de joie. Je suis heureux  de retrouver ma terre natale, le peuple de Côte d’Ivoire que j’ai vu en liesse lors de notre retour à la frontière. C’est avec beaucoup de joie que j’ai pu vivre ces événements. La  première chose que je peux dire c’est qu’on peut finir par nous oublier après huit (8) ans en exil. Mais avec l’accueil qui nous a été réservé, nous avons compris que non seulement le peuple de Côte d’Ivoire ne nous a pas oubliés, mais en plus, ce peuple était dans une grande attente de nous recevoir. Cela montre aussi que nous comptons encore pour notre pays.

Huit (8) ans en exil, ça n’a pas été du tout facile ?

Effectivement. Parce que d’abord, c’est une terre inconnue. Il fallait connaitre les populations, le genre de vie et s’adapter. Ça n’a pas été facile. Surtout que, nous sommes partis sans argent contrairement à  ce que les gens disent. C’était difficile, mais nous ne sommes pas des personnes qui pleurnichons. Nous avons fait avec et nous avons fini par nous adapter. Il fallait régler les problèmes existentiels, notamment se trouver un logement et chaque année, il fallait renouveler le contrat. Il fallait trouver de l’argent pour se nourrir et se soigner. Le grand problème que nous avions surtout était de faire en sorte que nous tenions afin de revenir au pays en bonne santé. Malheureusement, certains d’entre nous n’ont pas pu avoir cette chance. Je pense à Ben Soumahoro, à Paul Dokui et à Déhé Gnanhou qui ont espéré retrouver leur pays.  Ils étaient remplis de projet pour notre pays. Nous avons échangé et j‘ose croire que nous aurons l’occasion de mettre en pratique tout cela. Nous sommes revenus avec de nouvelles expériences qui nous ont enrichis. Au lieu que les difficultés que nous avons connues en exil nous rendent négatifs, nous les avons transformées en situation positive. Nous aurons l’occasion de les appliquer pour le bien- être de notre peuple.

Vous sentez-vous en sécurité après avoir foulé le sol ivoirien dans un contexte politique toujours tendu ?

C’est à ceux qui dirigent le pays aujourd’hui d’appliquer la sécurité. Nous sommes rentrés en tant que cadres d’un parti politique et surtout en tant qu’anciens ministres. Les autorités actuelles ont demandé que nous rentrions. Nous avons discuté des conditions de notre retour parmi lesquelles la question de la sécurité, donc nous nous confions à eux. Nous sommes rentrés pas parce que nous sommes fatigués de rester en exil ou que nous avions peur de rentrer, mais nous pensions qu’aujourd’hui, il fallait rentrer. Le président Laurent Gbagbo étant acquitté, il va rentrer lui aussi au pays. On parle de plus en plus de réconciliation autour de nous donc, nous sommes venus pour construire cette réconciliation et cette paix avec le président Laurent Gbagbo. Dans les prochains jours,  il va rentrer au pays. Avec lui,  l’ensemble de la population et les autorités actuelles, nous allons bâtir les nouvelles conditions du vivre-ensemble.

Vous rentrez le jeudi 31 janvier et le lendemain, le président Laurent Gbagbo est acquitté de toutes les charges qui lui sont reprochées. Est-ce une coïncidence ou un signal de la décision de la Cpi ?

En ce qui me concerne, je n’ai pas été surpris. Je peux vous dire que dans mes prophéties, le 12 janvier 2017, j’avais annoncé à mes camarades à Accra que nous allons rentrer au pays à la fin du mois de janvier 2019 et que toutes les conditions ont été mises en place pour que le président Laurent Gbagbo soit libéré. Je n’ai pas été surpris que le 15 janvier 2019, le président Laurent Gbagbo soit acquitté. Selon les signes prophétiques qui m’ont été révélés, le 1er février 2019, le président Laurent Gbagbo allait être libéré mais il n’allait pas rentrer aussitôt. Il ya d’autres choses qui doivent être faites et acceptées par tous pour que la Côte d’Ivoire retrouve la paix.

Donc vous êtes confiant quant au retour imminent du président Gbagbo en Côte d’Ivoire ?

Dans les prochains jours. Cette année 2019, le président Laurent Gbagbo va rentrer et je suis très confiant.

Vous rentrez en Côte d’Ivoire après  huit (8) ans d’exil et vous faites face à un Fpi divisé. Alors quel sentiment ou encore que comptez vous faire pour que votre parti retrouve son unité ?

Pour être franc, je suis toujours étonné d’entendre que le FPI est divisé. Non, le Fpi n’est pas divisé. C’est un individu qui s’est mis à dos tout l’ensemble du parti. Et son problème a été réglé à un congrès. Celui de Mama en 2015. Le parti avance, il est très fort et il est plus mobilisé que jamais. Il ya des gens qui sont encore à la traine et qui veulent jouer sur deux fronts. Ils vont tantôt avec le président Affi  tantôt ils sont avec nous. Dans toute société humaine, il ya toujours des parfaits opportunistes. Nous ne nous attarderons pas sur ceux là. Le problème Affi N’guessan a été réglé. Si nous devons le reprendre un jour avec nous, ce sera au cours d’un autre congrès. Nous le disons tous les jours et il le sait bien. Si des camarades s’entêtent à le rejoindre, c’est parce qu’ils n’ont pas une bonne lisibilité de la situation. Ils veulent profiter à la fois de ce qui se passe à gauche du Fpi que nous représentons et à droite avec Affi à travers des calculs. Il suffit de faire un tour dans nos régions pour comprendre que le parti n’est pas divisé et que c’est un individu qui s’est mis à l’écart du parti et ce problème a été réglé.

Quelle décision exactement a été prise au congrès de 2015 concernant Affi N’guessan ?

Pascal Affi N’Guessan a officiellement à cette occasion été exclu du parti. Et c’est lui seul. Le congrès a dit qu’il allait régler au cas par cas la situation de ceux qui sont avec lui quand ils viendront annoncer leur retour.

Mais le pouvoir en place lui reconnait la légitimité du parti ?

Comme nous ne sommes pas  dans un régime totalement démocratique, c’est pour cela qu’il y a des interférences entre le pouvoir et les partis politiques. Un parti politique est une association privée. On ne sait pas pourquoi un pouvoir peut s’ingérer dans une affaire de parti politique. C’est de bonne guerre parce que leur souhait est d’affaiblir tous les partis politiques. Leur projet aujourd’hui, c’est le Pdci-Rda. Ils veulent affaiblir tout le monde pour pouvoir contrôler la scène politique. Ce n’est pas cela qui va nous ébranler. Nous allons continuer à nous battre. Affi N’Guessan garde le logo du Fpi, mais cela n’empêche pas les militants de nous reconnaitre comme les vrais répondants du parti. La preuve, l’accueil qui nous a été réservé en rentrant du Ghana, ce n’est pas notre personne, mais le Fpi. Les populations ont vu en moi le digne représentant du président Laurent Gbagbo et le seul représentant du Fpi dans la région. Les populations sont contentes de nous recevoir et c’est cela la réalité. Nous n’allons donc pas nous laisser perturber par les chants de sirène des uns et des autres.

Parlant du Pdci-Rda, le président Bédié a mis en place une plateforme qui aboutira à un gouvernement d’union avec tous les fils et filles de Côte d’Ivoire réconciliés y compris le Fpi, votre parti. Votre avis ?

L’urgence aujourd’hui pour nous tous, c’est de sauver notre pays qui est à la dérive. Les vrais citoyens de ce pays sont chassés de leur terre. Donc tous les dignes fils de ce pays doivent se retrouver dans le cadre de la plateforme. L’urgence, c’est comment faire pour que nous récupérions notre pays, comment restaurer le droit et la démocratie en Côte d’Ivoire. C’est quand l’environnement sera assaini que chaque parti pourra faire son travail comme il se doit et ceux qui voudront bien se mettre ensemble pour conquérir le pouvoir le feront. En ce qui nous concerne, le président Laurent Gbagbo a lancé un appel à tous les partis de gauche de se retrouver dans un ensemble plus fort. L’urgence aujourd’hui, je crois et c’est ce que le président Bédié dit, il faut sauver notre pays. Donc tout appel lancé dans ce sens trouvera notre participation. Il faut sauver le pays et les Ivoiriens attendent que ce pays soit arraché des mains des prédateurs.

Donc, le Fpi est prêt dans ce cadre à ouvrir ses bras à Guillaume Soro ?

Si Guillaume Soro s’inscrit dans cette dynamique que je viens de dire et qu’il reconnait qu’il a mal fait et qu’il fait partie de ceux qui ont mis à genoux notre pays, et qu’il ya un sursaut nationalisme à son niveau en appelant tous ses frères ivoiriens à se mettre ensemble pour combattre ce que nous voyons, alors nous ne devons pas lui fermer nos bras.

Mais, à plusieurs reprises,  Guillaume Soro l’a reconnu et a demandé pardon aux Ivoiriens ?

Il doit le faire sincèrement. Parce que nous avons constaté qu’il fait des calculs politiques. Il ne faut pas demander à la fois la réconciliation et lancer des piques contre nous en faisant en sorte qu’on voit que c’est lui qui est devant et qui tire la machine. Pour l’instant, ce n’est pas de cela qu’il s’agit. Ce  dont il s’agit aujourd’hui à mon sens, c’est comment nous retrouver tous,  fils, enfants de Côte d’ivoire et  même ceux qui sont du Rdr qui pensent que le projet qui leur a été présenté est une trahison et qu’on doit se retrouver ensemble pour  sauver notre pays. Il faut tous les accueillir pour mener ce combat.

Haut cadre du Fpi, voyez vous le président Laurent Gbagbo candidat en 2020 ?

Oui. A ce niveau, il n’ ya pas de débat puisqu’il a été frustré et dépossédé manu militari de son pouvoir par des forces étrangères. Je pense que pour réconcilier la Côte d’Ivoire avec elle-même, il faut que les Ivoiriens puissent réaffirmer leur choix au président qu’ils ont élu. C’est cela la restauration du droit et de la démocratie. Il faut qu’on lui fasse confiance sauf si lui-même décline l’offre. S’il ne décline pas l’offre, il doit se présenter. Pas pour lui-même, mais pour la Côte d’Ivoire.

Un message aux Ivoiriens ?

Ce que les uns et les autres doivent comprendre c’est que nous avons laissé deux mandats à ceux qui sont là. Chaque ivoirien a pu tirer les conséquences de leur gestion. On a parlé de bonne gouvernance et on voit aujourd’hui que c’est tout le contraire. Ils ont parlé de redistribution des ressources du pays… On se rend compte que non seulement le pays est bâti sur du faux, mais que cela profite à un clan et dans ce clan, à une seule famille. Tout le reste qui se fait n’est que du trompe-l’œil. L’essentiel est de savoir comment vivent les Ivoiriens ? Peuvent-ils manger à leur faim et ensemble en étant chrétien, musulman, Rdr, Fpi, Pdci… Le jour que cela se réalisera, ce sera une bonne chose pour la Côte d’Ivoire. Les Ivoiriens doivent ouvrir les yeux pour mettre fin à cette façon de gouverner le pays pour le bonheur de tous sans aucune distinction.

 In L’Heritage

Situation sociopolitique/Gnonzié sans pitié pour Alassane Ouattara « L’arrogance est la chose la mieux partagée aujourd’hui en Côte d’Ivoire »

A l’occasion de la cérémonie de la présentation des vœux de nouvel an au siège du RPP le samedi 09 février dernier, le président dudit parti n’a pas été du tout tendre avec le pouvoir en place.  En Effet, Ouattara Gnonzié a dépeint un tableau que l’on pourrait qualifier de noir en raison de la perte de vitesse vis-à-vis des valeurs démocratiques qui ont cédé leur place à l’autoritarisme.

L’actualité politique ces derniers temps est des plus abondantes et diversifiées. En effet, après la démission forcée de Guillaume Soro de son poste de président de l’Assemblée nationale le vendredi 08 février 2019, le monde politique est en ébullition. Les conséquences d’un tel acte commandé depuis le sommet de l’Etat, sont loin d’avoir livré leur nature. C’est donc dans cette atmosphère densément commentée, que s’est tenue la cérémonie de présentation des vœux au président du RPP au siège dudit parti à Cocody, cité carde. Monsieur Tibé Bi Raymond, Secrétaire général du Rpp a planté le décor. Il a d’abord présenté son parti comme faisant partie « du Top 5 des partis politiques ivoiriens », d’autant plus que ce parti, a-t-il mentionné, « peut se vanter d’être l’un des rares partis restés entiers ». Par ailleurs et pour les élections de 2020, Tibé bi Raymond a indiqué qu’il y a un certain nombre de défis  consensuels à franchir afin d’aboutir à des élections sans heurts. Au nombre de ces défis, « la réforme profonde aux normes internationales et non la recomposition de la commission électorale indépendante, le découpage électorale, le code électoral, l’organisation des élections, le cadre juridique et institutionnel des élections, la gouvernance… » Tibé Bi accusera le pouvoir en place d’instrumentaliser à souhait l’appareil judiciaire. Le clanisme, le divisionnisme et le clientélisme sont entre autres maux décriés par le SG du RPP.

Le président du RPP est allé plus loin que son Secrétaire général. Ouattara Gnonzié en fin connaisseur de la réalité politique de ce pays n’a pas voulu porter des gants pour toucher du doigt là ou ça fait mal. Selon lui « en 2019 notre pays la Côte d’Ivoire se trouve à la croisée des chemins. En effet notre pays est placé cette année à un point d’intersection où il doit faire un choix délicat pour accéder, au bonheur ou à la douleur, à l’an 2020 une année sur laquelle pèse de nombreux risques et des défis à relever. » Vu donc sous cet angle, l’ancien ministre de la Communication sous Laurent Gbagbo, propose « La voie du rassemblent, de la convivialité, du dialogue et du respect de l’Etat de Droit et de la Démocratie. Cette voie nous conduit à la paix, à la quiétude, à la concorde et surtout à la mise en œuvre d’une Commission Electorale Indépendante, consensuelle, inclusive, impartiale, Equilibrée et bénéficiant par conséquent de la confiance de tous les citoyens notamment les acteurs politiques. » Mais prévient l’émérite journaliste, si cette voie est ratée l’on ne fera face qu’à la voie c’est « de l’autoritarisme, de l’arrogance, du mépris, du déni de justice, du refus du dialogue, du repli sur soi. » D’ailleurs, les Ivoiriens savent qu’ils ont déjà et douloureusement emprunté au forceps cette voie incertaine. Et Ouattara Gnonzié de soutenir que cette dernière voie ne peut conduire qu’à  « la méfiance, aux frustrations, à la violence, au désordre, au dépérissement de l’Etat et à la dislocation de la nation. » Selon lui, 2019 a commencé  « sous de bons auspices pour la Côte d’Ivoire en quête de réconciliation, de paix et de cohésion, avec l’acquittement du Président Laurent GBAGBO et du Ministre Charles Blé GODE par la Cour Pénale Internationale. A nos yeux, le retour de ces deux dignes fils, sur leur terre natale, contribuerait sans aucun doute à booster l’apaisement, la fraternité et la réconciliation, en décrispant le climat sociopolitique du pays. »

A l’endroit des militants du Rhdp qui se servent du nom Félix Houphouët-Boigny comme échelle pour atteindre leurs objectifs, Ouattara Gnonzié a été clair : « En effet se servir du nom d’Houphouët-Boigny, grand pacificateur, grand rassembleur, devant l’Eternel, pour diviser les Ivoiriens, les sanctionner, les exclure, les menacer et même les emprisonner, est plus qu’une gifle faite à l’illustre disparu », a-t-il affirmé. Sans laisser une seule seconde s’écouler, il ajoutera : « Est-il acceptable et imaginable qu’un individu, se disant ou prétextant agir sous le contrôle de la pensée et l’idéologie houphouëtistes, se mette en transe pour prononcer des oukases de licenciement contre des citoyens et des fonctionnaires, parce qu’ils ont simplement usé de leur liberté d’actions, d’expression, d’opinion, de choix politique, en refusant d’intégrer un groupement politique, fut-il celui choisi par le tsar pour faire la paix et la stabilité. » monsieur Gnonzié considère le Rhdp comme le retour au parti unique. Et cela est selon lui « fondamentalement anti-houphouëtistes. » Car c’est « bien Houphouët-Boigny qui, en 1990, sous la pression de la rue, a avoué, “je me rends compte que le consensus est rompu…J’autorise le retour au multipartisme. »

Et Ouattara Gnonzié de s’interroger « Comment peut-on avoir en abomination le dialogue et la concertation, nier l’humilité, magnifier l’arrogance, répandre la culture de la division et de la haine, narguer et mépriser les pauvres là où Houphouët-Boigny faisait du partage une valeur fondamentale de sa politique sociale? » Pour le président du RPP point n’est besoin de faire des illusions : « le vrai houphouëtistes, c’est celui qui se comporte comme un autre Houphouët-Boigny : humble, attaché et ouvert au dialogue et la négociation, recherchant constamment la paix, non pas par les discours mais par les actes, proche des pauvres qu’il soulage quotidiennement parce qu’il appelait le partage. »

 JYB

Côte d’Ivoire / Guillaume Soro démissionne de la présidence du Parlement ivoirien par conviction

N’arrive à l’homme que ce que Dieu permet. Alors que l’information avait été donnée par le président de la République Alassane Ouattara le 28 janvier dernier lors  de la cérémonie de vœux à la presse, Guillaume Kigbafori Soro a annoncé ce vendredi 8 février 2019, sa démission de la présidence de l’Assemblée nationale ivoirienne, au cours d’une session extraordinaire convoquée 48h plus tôt. Une décision consécutive à sa volonté de ne pas trahir ses convictions. ‘‘J’étais face à un dilemme. Trahir mes conviction en allant au congrès du RHDP ou démissionner’’, a affirmé Guillaume Soro. Qui par ailleurs a insisté sur sa décision de ne pas s’engager au Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la Paix (RHDP) dirigé par le Président Alassane Ouattara. Avant d’annoncer d’un ton grave et solennel du haut de la tribune de l’assemblée nationale,  qu’ : « « à cet instant précis, je rends ma démission du poste de président de l’Assemblée nationale pour donner une aventure à mes convictions ».

Affia Marie

S'abonner à ce flux RSS