Niger : trois morts après le passage d’un convoi militaire français, une enquête ouverte    Sommet Chine-Afrique à Dakar : une relation déséquilibrée ?    Tchad : amnistie générale pour les rebelles et opposants afin de faciliter le dialogue national    Niger : le convoi de la mission Barkhane enfin arrivé à Gao après de nombreux heurts    Le variant Omicron, conséquence directe de l'inégalité vaccinale ?    Au Rwanda, 30 rhinocéros blancs du Sud débarquent d'un Boeing 747    Soudan : une démocratie impossible ?    La RDC autorise l'armée ougandaise à traquer les rebelles ADF sur son territoire    La RDC autorise l'armée ougandaise à combattre les rebelles d'ADF sur son territoire    Au sommet Chine-Afrique, le Sénégal demande le soutien de Pékin au Sahel    En Algérie, une participation en hausse aux élections locales mais "en-deçà" des espérances    Soudan : Abdallah Hamdock limoge les chefs de la police    Un convoi militaire français bloqué par des manifestants au Niger    Burkina Faso : des blessés après la dispersion de manifestations contre le pouvoir    Les Algériens appelés aux urnes pour des élections locales cruciales

Hommage à Arthur Verdier / Voici la vraie histoire du Cacao en Côte d’Ivoire

Hommage à Arthur Verdier / Voici la vraie histoire du Cacao en Côte d’Ivoire

Le cacaoyer a été introduit de Gold Coast (actuel Ghana) en Côte d’Ivoire vers la fin du xix° siècle. Le français Arthur Verdier fut le premier à vraiment apporter de la valeur à la région d’Assinie (premier comptoir français en Côte d’Ivoire) à partir de 1870. Sous l’impulsion de Verdier, les premiers caféiers furent plantés en 1881 et la culture du cacao commença au même moment. Les populations autochtones, tout d’abord réfractaires à cette culture qu’il ne connaissait pas, se sont mises à la pratiquer lorsqu’elles se sont aperçues des bénéfices qu’elles pouvaient en tirer. Peu à peu, la culture du cacaoyer s’implante en Côte d’Ivoire, et de l’Indénié et des Lagunes où elle s’est primitivement cantonnée, elle s’étend progressivement vers les régions du Centre et de l’Ouest. Le cacoyer rencontre dans la zone sylvestre de la Côte d’Ivoire des conditions excellentes de développement. A partir de 1912, la production cacaoyère de la Côte d’Ivoire s’accroît lentement, mais régulièrement. De 20.954 kilogrammes, à cette époque, elle passe à 420 tonnes à la fin de la guerre. Mais c’est surtout à partir de 1926 que s’intensifie la production du cacao; qu’on en juge : 1926 …………………………………………………………………………….. 6.838 tonnes 1927…………………………………………………………………………….. 9.751 tonnes 1928…………………………………………………………………………….. 14.493 tonnes 1929…………………………………………………………………………….. 16.515 tonnes 1930…………………………………………………………………………….. 22.329 tonnes 1931…………………………………………………………………………….. 19.894 tonnes 1932…………………………………………………………………………….. 25.776 tonnes 1933…………………………………………………………………………….. 30.914 tonnes 1934…………………………………………………………………………….. 41.572 tonnes En 1936, la production du cacao en Côte d’Ivoire a marqué un nouveau et sensible progrès. Les exportations se sont élevées à 49.765 tonnes contre 43.564 tonnes en 1935. Les principaux pays importateurs du cacao étaient en 1936 : La France, pour 25.089 tonnes, les Etats-Unis, pour 16.744 tonnes et les Pays-Bas, pour 5.192 tonnes. Malgré les progrès rapides de la production du café et de l’arachide, le cacao garde depuis quelques années le premier rang parmi les productions de la Côte d’Ivoire,comme en témoigne le tableau comparatif de la valeur des exportations (valeur mercurialisée) de ces trois produits, en 1936 : Cacao ……………………………………………………………….. 72.000.000 Café …………………………………………………………………. 32.000.000 Arachides …………………………………………………………. 22.000.000 Les cours élevés pratiqués en fin d’année 1936 ont été un précieux encouragement pour les planteurs indigènes qui détiennent les 6/7″ des plantations (76.371 hectares contre 11.311 hectares de plantations européennes). Rien que dans le cercle de l’Indénié, le produit de la vente du cacao a rapporté aux seuls populations autochtones, des ressources supérieures à cent millions d’anciens francs. Si l’on considère, par ailleurs, l’augmentation des superficies plantées et l’effort de rajeunissement des cacaoyères poursuivi depuis quelques années, il est permis d’espérer que la production augmentera encore en 1937. Les progrès sont déjà attestés par les exportations du premier trimestre 1937.

Tirée de La Côte d’Ivoire avance

Laissez un commentaire

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.

Retour en haut