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Clôture du J-CAP 2020/ Voici les recommandations concrètes pour accélérer la croissance économique en Afrique

Clôture du J-CAP 2020/ Voici les recommandations concrètes pour accélérer la croissance économique  en Afrique

Organisée par le Groupe de la Banque Mondiale  et le Conseil Régional de l'Epargne Publique et des Marchés Financiers,  la première conférence du Programme conjoint de développement des marchés financiers (J-CAP 2020)  dont le thème était « Marchés des capitaux : investir pour la croissance »  a pris  fin  le mardi 11 févier 2020 au Sofitel hôtel Ivoire  à Abidjan après  deux jours de discussions très  riche qui devraient permettre  au marché financier de  gagner en attractivité. Ce       ,  à travers   la poursuite des réformes afin d’en faire un moyen de financement efficace pour le développement des Etats de l’Uemoa.  Au terme des travaux et donc à la cérémonie de clôture, Mamadou N’diaye, président du Crempf  et  Jean Pierre Lacombe, Directeur du J-CAP,  ont fait  le résumé des 14 sessions qui ont marqué cette conférence.  Ci-dessous la synthèse du directeur du J-CAP.   

«Honorables invites, en vos titres et rangs respectifs, Mesdames et Messieurs.  Permettez-moi de conclure brièvement avant que nous allions prendre un déjeuner bien mérité.

Je voudrais commencer par vous remercier tous, très chaleureusement, pour votre participation et en particulier les nombreux intervenants et panélistes qui ont contribué à faire de cette conférence un véritable succès. Les institutions ayant soutenu la première conférence J-CAP méritent également nos plus vifs remerciements : la Société Générale, la CIPRES, la BRVM, et l’agence UMOA Titres. Permettez-moi également d’exprimer notre profonde gratitude au CREPMF, notre co-organisateur de la conférence – et je voudrais personnellement remercier son Président, M. Mamadou Ndiaye, qui a été un partenaire idéal avec lequel nous continuerons de mettre en œuvre un programme de réforme visant à améliorer la liquidité, l'accès, la gouvernance et l’élargissement de la classe d’actifs pour les investisseurs.  Enfin, nous voudrions remercier les autorités de notre pays hôte, la Cote d’Ivoire, pour leur engagement actif dans les réformes des marchés des capitaux.  

Il me revient maintenant de résumer deux jours de discussions très riches. J’ai personnellement beaucoup appris et j’espère qu’il en a été de même pour vous tous, quelle que soit votre domaine d’expertise. Cette opportunité de repousser les limites de ce que nous savons est en effet la valeur essentielle de ce type de conférence, outre la possibilité tout aussi importante de renouer avec de chers amis, d’en faire de nouveaux et d’étendre les réseaux qui nous aident à faire notre travail de mieux en mieux.   

Nous avons beaucoup parlé du rôle essentiel que les marchés de capitaux peuvent jouer dans l’accélération de la croissance et du développement. Nos hôtes ont fait le point sur les progrès réalisés par l’UEMOA et les défis à venir. Mes collègues ont exposé ce que le JCAP – l’Initiative conjointe sur les marchés financiers du groupe de la Banque mondiale – peut faire pour aider à développer les marchés de capitaux locaux, grâce à des améliorations réglementaires bien ciblées et les leçons tirées d’autres pays JCAP, suivies d’opérations de démonstration bien préparées. Un point essentiel abordé lors de ces deux jours, est le cadre des conditions préalables essentielles au développement des marchés des capitaux que le JCAP a défini à l’issue de consultations avec un large éventail de décideurs, de praticiens et de dirigeants d’entreprise.   

Nous avons aussi approfondi les éléments clés de l’histoire du développement des marchés des capitaux, notamment : le rôle fondamental que jouent les marchés intérieurs de la dette souveraine, l’importance d’élargir la base d’investisseurs au-delà du financement à court terme des banques nationales pour aller vers des investissements institutionnels à long terme et en monnaie locale. Nous avons aussi évoqué le rôle essentiel que les marchés des capitaux peuvent jouer dans le financement de l’immobilier et les défis que les bourses doivent relever pour attirer les émetteurs. Nous avons eu une session importante qui nous a permis d’entendre le point de vue des investisseurs étrangers, qui participent activement ou envisagent de participer aux marchés de capitaux naissants de l’UEMOA – la liquidité titres dans les marches, la transparence des prix des valeurs mobilières, un marché secondaire bien développé et la connexion avec les systèmes internationaux de règlement et livraison sont des aspects incontournables.   

Nous avons organisé une série d’ateliers parallèles sur la Fintech et l’avenir des marchés des capitaux, le potentiel des fonds d’investissement et l’importance de développer la culture du risque de crédit. Nous avons organisé une autre série de sessions sur l’importance du financement des PME, les avantages de la présence des établissements financiers dans le développement des marchés des capitaux et le potentiel que les marchés des capitaux offrent pour le financement des infrastructures.   

Nous avons bénéficié d’importantes allocutions des Ministres Coulibaly de la Côte d’Ivoire et Wadagni du Bénin, ainsi que de nos collègues dirigeants de la Banque mondiale, Anshula Kant CFO du groupe, Sergio Pimenta Vice-Président pour l’Afrique et John Gandolfo Vice-Président de Trésorerie. Nous avons également pu entendre les allocutions de mon partenaire pour JCAP, Alfonso Garcia Mora Directeur global de marchés financiers, dont l’équipe a joué un rôle essentiel aux côtés du personnel de la SFI au sein du secrétariat du JCAP.  Je veux enfin remercier toutes les équipes du groupe pour l’organisation de cette conférence et pour tout ce que le JCAP a accompli au cours de la période relativement courte qui s’est écoulée depuis qu’il a été créé.    

Compte tenu de tout cela, permettez-moi de retenir et de souligner l’énorme potentiel d’investissement qui, j’en suis intimement convaincu, s’offre à nous dans l’UEMOA. Il y a de bonnes raisons d’être optimistes quant à la possibilité que ce potentiel se concrétise car cette région bénéficie tout à la fois d’une bonne stabilité politique, d’un cadre macroéconomique solide et d’un processus d’intégration régionale toujours en cours. Ce sont autant de garanties qui devraient se traduire par de solides perspectives de croissance pour le secteur privé, bien sûr si les importants besoins en infrastructures peuvent être satisfaits. Un focus sur la création de PMEs est aussi essentiel - avec l’appui de nous tous – je témoigne à l’esprit innovatif des entrepreneurs de l’UEMOA mis en évidence lors de la remise de prix par la BRVM il a quelques jours. Bien des réalisations sont possibles ici, soutenues par des efforts conjoints dans le cadre du JCAP, en améliorant très rapidement le fonctionnement du marché des capitaux et en promouvant son développement à plus long terme, comme tant de personnes l’ont souligné ces deux derniers jours. Il sera nécessaire de conserver une forte coopération entre les diverses autorités régionales et nationales responsables du secteur financier. De même il sera indispensable de mobilier des investisseurs institutionnels hors de la sous-région assez rapidement étant donne les besoins d’investissements – tout cela nous incite à accélérer nos travaux.

Des efforts supplémentaires sont cependant nécessaires pour renforcer la courbe des taux souverain en réduisant la fragmentation entre les plateformes de syndication et d’adjudication et assurer une interconnectivité plus efficace avec les systèmes internationaux de règlement et livraison (euroclear / clearstream).  Avec les autres changements en cours, ceci pourrait attirer des volumes plus importants d’investisseurs internationaux et améliorer la liquidité des marchés de capitaux.

En effet, la présence de tant de membres du personnel du Groupe de la Banque Mondiale ici à Abidjan et leur aide dans la préparation de la conférence témoignent de la profondeur et de l’ampleur de notre engagement conjoint à renforcer le rôle essentiel que les marchés des capitaux peuvent jouer dans l’accélération du développement économique dans la région de l’Afrique de l’Ouest et sur l’ensemble du continent africain.

Permettez-moi de conclure en précisant qu’il reste encore beaucoup à faire mais que l’enthousiasme et le professionnalisme dont nous avons tous été les témoins lors de cette conférence nous permettent de rester confiants sur les évolutions futures.

Ainsi, nous nous réjouissons de travailler ensemble pour continuer à faire progresser le développement des marchés des capitaux au sein de l’UEMOA.   Je vous remercie de votre aimable attention."

 Propos transcrits par Patricia Lyse

 

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