Le meilleur enseignant du monde est kényan    Mouvement de contestation contre Bouteflika : le printemps algérien ?    En Côte d'Ivoire, l'angoisse des élèves de "vivre une année scolaire blanche"    Cyclone Idai en Mozambique : l'aide humanitaire s'organise    Massacre de Peuls au Mali : le gouvernement limoge des responsables militaires    Plus de 10 000 enseignants manifestent à Rabat    Les Comoriens aux urnes pour la présidentielle, l'opposition dénonce un coup d'État    Plus de 100 morts dans une attaque d'un village peul au Mali    Attaque meurtrière des Shebab contre deux ministères à Mogadiscio    Au Mozambique, "des enfants jetés dans les bras des travailleurs humanitaires"    Au cœur des manifestations, les Algériens affichent leur humour et leur créativité    En Algérie, un cinquième vendredi de manifestations pour faire plier le régime    Manifestations en Algérie : "Les soutiens de Bouteflika s'en vont petit à petit"    Après le 28 avril, Abdelaziz Bouteflika "sera un président anticonstitutionnel"    Le bilan du cyclone Idai s'élève à 242 morts au Mozambique

Sciage à façon dans la forêt classée de N’Guéchié/ La Sodefor sonne la fin de la récréation

le Lieutenant Ouattara Ziepleu Lacina a réussi un grand coup le Lieutenant Ouattara Ziepleu Lacina a réussi un grand coup

Chef de l’Unité de gestion forestière de l’Anguédédou, le Lieutenant Ouattara Ziepleu Lacina a décidé de sonner la fin de la récréation à l’exploitation frauduleuse de bois issue du sciage à façon dans les forêts classées dont il a la charge. Il a lancé cet appel samedi 9 mars 2019 au cours d’un point de presse qu’il a animé au centre l’Unité de gestion d’Abidjan sis à Yopougon. Encore appelée l’exploitation artisanale du bois qui est une forme consistant à faire le sciage du bois brut en produit semi fini, au moyen d’une tronçonneuse, d’une scie mobile ou d’un matériel semblable sur un site d’abattage, cette activité est malheureusement l’œuvre de quelques clandestins dans la forêt classé de N’Guéchié. Depuis quelques semaines, il est passé effectivement à la phase de répression. Et ce, après la période de sensibilisation qu’il a entrepris auprès des populations situées dans les environs de cette forêt d’une superficie de 3090  hectares et réputée, selon le Lieutenant Ouattara Ziepleu Lacina « par son joli peuplement de bahia, une essence forestière de valeur qui se trouve dans les zones de mangrove ». Cette phase de répression a, aux dires du Chef de l’Unité de gestion forestière de l’Anguédédou, permis de mettre aux arrêts cinq (5) scieurs de bois à façon qu’il a mis à la disposition des autorités judiciaires. « Cette activité interdite par le décret n° 2013-815 du 26 novembre 2013 était récurrente dans cette forêt classée. Elle se pratiquait malheureusement avec la complicité de certaines personnes des villages riverains, notamment Domolon, sous-préfecture de Ogwlapo et d’Akouaté dans la sous-préfecture de Bingerville. Pour réussir à freiner cette mauvaise habitude de ces villageois, nous avons eu à solliciter l’appui du Préfet d’Alepé et des sous-préfets de Domolon et de Bingerville à qui nous tenons à traduire toutes nos reconnaissances », a déclaré le Lieutenant Ouattara Ziepleu Lacina. Toutefois, malgré les campagnes de sensibilisations et ces mis aux arrêts, ces clandestins ne démordent pas.

Les circuits empruntés par ces trafiquants

 Pire, ils ont choisi d’autres circuits pour tenter de contourner les éléments du Chef de l’Unité de gestion de l’Anguédédou. « Ces trafiquants viennent pour la plupart de la zone de Grand Bassam et de Bonoua pour s’installer dans les abris précaires à l’intérieur de la forêt avec toujours la complicité de certaines populations qui empêchent les agents de la Sodefor dans l’exercice de leur fonction. Vous comprenez les raisons des différentes campagnes de sensibilisations entreprises avec l’appui des autorités », a relevé le conférencier. Poursuivant, il a révélé que « les différentes enquêtes sur le terrain nous ont permis d’identifier les différents circuits utilisés par ces exploitants frauduleux qui sont les voies fluviales et terrestres. Partant de Domolon à Montezo pour Grand Bassam à Bonoua en passant par le pont de Moossou. Cette pratique se faisant pendant la nuit, nous avons mutualisé nos forces avec les services de la gendarmerie, de la police et des douanes aux différents postes de contrôle pour mettre la main sur certains de ces trafiquants ». Pour ces 5 scieurs appréhendés et mis à la disposition des autorités judiciaires, le Lieutenant Ouattara Ziepleu Lacina a souligné que « selon le code forestier dans sa loi 2014-421 du 14 juillet 2014 dans son article 131 alinéa b, ils sont passifs d’une peine d’emprisonnement d’un à cinq ans et une amande de trois à cinq millions F Cfa ». Cependant, Ouattara Ziepleu Lacina a promis de ne plus baisser les bras. « Nous n’allons plus baisser la garde. Désormais, nous serons l’ombre de ces scieurs clandestins dans les forêts classées qui sont sous notre contrôle », a-t-il prévenu. Il n’a pas manqué de remercier le directeur général de la Sodefor, Colonel Mamadou Sangaré qui selon lui, ne ménage aucun effort pour mettre à la disposition de son unité tous les moyens afin de réussir leur mission. « Nous avons bénéficié de sa part un drone  dans le cadre de la surveillance. Un bateau tout équipé est annoncé pour le renforcement des capacités opérationnelles de nos agents sur le flan d’eau », a conclu le Chef de l’Unité de gestion forestière de l’Anguédédou.

 

Laissez un commentaire

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.

Retour en haut