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Economie

Célébration des 25 ans du PMU/ La Lonaci veut attirer de nouveaux parieurs

Le Pari Mutuel Urbain (PMU) est commercialisé  depuis 1994 par la Loterie Nationale de Côte d’Ivoire (LONACI). 25 ans  après, la première entreprise citoyenne de Côte d’Ivoire envisage de renouveler la base de joueurs en activant de nouvelles personnes à parier à travers une plateforme de jeu en ligne. A l’occasion du lancement de la célébration des 25 ans du PMU, le Directeur Marketing Samoura Franck qui avait à ses côtés, le chef de produit PMU Soro Seydou et le responsable de vente Rodrigue Zahoui ont conjointement animé une conférence de presse le mercredi 6 novembre à l’espace Crystal  à Marcory. Il s’agissait pour les responsables de la LONACI de donner le maximum d’informations relativement à la célébration des 25 ans du PMU. « Aujourd’hui, nous fêtons 25 ans ! C’est une belle aventure, nous nous félicitons de cette longévité. La LONACI a réussi un pari. Mettre sur le marché un produit et le maintenir pendant des années tout en rendant heureux de milliers de personnes », a indiqué Franck Olivier Samoura, Directeur Marketing qui note cependant que la passion du PMU étant vieillissante, il faut passer le témoin en attirant de nouveaux parieurs. Pour ce faire, il a invité tout un chacun à être ambassadeur du PMU.

Outre la conférence de presse, plusieurs actions seront menées.  Au dire du chef du pool PMU, Soro Seydou, « ces actions s’articulent autour des  cagnottes promotionnelles qui  sont mises en jeu. Elles ont commencé exactement  depuis le 21 octobre  avec 25 millions engagés sur  la course Nationale 2 , 25 autres millions ont été ensuite  mis en jeu  sur la course Nationale 1 ,  cela se poursuit avec  25 autres millions  à gagner en ce mois de novembre et l’apothéose  ce sera 100 millions de Fcfa en décembre. Il y aura d’autres cagnottes à gagner sur le TRIO et cela, jusqu’au 31 décembre 2019. Nous avons aussi des jeux qui permettent de gagner des lots en nature et  d’autres jeux qui permettent de gagner des lots aussi bien en nature qu’en espèce en l’occurrence le voyage à Paris en janvier 2020 pour regarder le Grand prix d’Amériques. Au retour de ce  voyage, le  consommateur recevra également un véhicule offert par la LONACI. Cela concerne le 1er lot. Celui qui sera classé  2ème recevra  également le ticket pour le grand prix d’Amériques 2020 ».  

Par ailleurs, Soro Seydou annonce qu’  il y aura  6 jours de Roadshow  dont la première session aura lieu mardi 12 novembre et mercredi 13 dans un espace public   pour créer l’attraction et montrer à la population que nous sommes en fête. Un grand diner gala sera offert à tous les parieurs du District d’Abidjan à la veille de la fête de Noël.

 Parlant du bilan, il déclare que 25 ans après, il est positif en ce sens que ce produit a permis à des familles d’avoir des toits, d’avoir des moyens de vivre et  a donné plusieurs emplois à des jeunes en Côte d’Ivoire. ‘‘Nous avons plusieurs témoignages dans ce sens. Dès son lancement,  ce produit a été adopté par tout le monde et certains en ont fait leur métier  et  ils vivent de cela. Nous avons au minimum  1500 vendeurs et les concessionnaires sont autour de 1300’’.

Tout en espérant qu’à l’issue de de cette célébration que le PMU va redécoller, le directeur marketing n’a pas manqué de remercier tous les parieurs et partenaires commerciaux.

Patricia Lyse

PARI MUTUEL URBAIN /Tout savoir sur le PMU

A la veille de la célébration des 25 ans du Pari Mutuelle Urbain (PMU),  qui aura lieu le mercredi 6 novembre 2019, à l’espace Crystal à Marcory-Zone 4, nous vous proposons quelques notions liées à ce produit de la Loterie Nationale de Côte d’Ivoire (LONACI), dirigée par M. Dramane Coulibaly. Le chef  de pool PMU n’est autre que le dynamique Soro Seydou. Avec pour slogan, ‘’On parie que vous allez gagner’’, vous ne pouvez pas rester amorphes car la chance est à votre porte. N‘ésitez plus et pariez avec la LONACI.

 

 Le PMU, qu’est-ce que c’est ?

Le PMU, (Pari Mutuel Urbain) est un jeu de prise de paris sur les courses de chevaux. Les gains sont obtenus par la mutualisation  de l’ensemble des mises .Il est commercialisé en Côte d’Ivoire par la Lonaci depuis 1994.Il existe deux branches de PMU :

1/ Le pari Avant la Réunion (ALR), dont les principaux paris sont ci-après :

Exemple d’arrivée d’une course : 1-2-3-4-5

Le Tiercé : les 3 premiers (en ordre ou en désordre) ; mise de base : 300FCFA

L’ordre est : 1-2-3

Un désordre possible est : 2-1-3

Le Quarté : les 4 premiers (en ordre ou en désordre) ; mise de base : 300FCFA.

L’ordre est : 1-2-3-4

Un désordre possible  est : 2-1-3-4

Le quinté (les cinq premiers en (ordre ou en désordre) mise de base 300FCFA

 L’ordre est : 1-2-3-4-5

Le désordre possible est : 4-5-3-2-1

Le Quinté+ : les cinq premiers en ordre ou en désordre,  mise de base 400Fcfa

Nb. Tout pari quinté + comportant  les quatre premiers (quel que soit l’ordre) sans le cinquième, donne droit à un rapport de (consolation) dit ‘’Bonus 4’’

L’ordre est : 1-2-3-4-5

Un désordre possible est : 1-3-4-2-5

Exemple d’un pari gagnant  le Bonus 4 :1-2-3-4-8

 Le PMU ALR est proposé deux fois par jour : Course NATIONALE 1 (entre 11h et 13h) et course NATIONALE 2 (entre 17h et 20h)

  • NB : voici les nouveaux horaires au PMU (N1)
  • Lundi au jeudi 12h45
  • Vendredis : 19h10
  • Samedis, dimanches et jours fériés ; 14h10

2 /Le Pari pendant la réunion (PLR) sans notion d’ordre

LE TRIO : les trois premiers quel que soit l’ordre : mise de base : 400FCFA

Le Jumelé Gagnant (JG) : Les deux premiers quel que soit l’ordre : mise de base : 500FCFA

Le Jumelé Placé (JP) : 2 des trois premiers : mise de base : 500FCFA

Le Simple Gagnant (SG) : le tout premier à l’arrivée : mise de base 500FCFA

Le Simple Placé(SP) : L’un des trois premiers : mise de base : 500FCFA

Le Pick5 : Les 5 premiers quel que soit l’ordre : 400FCFA

Le PMU PLR se joue sur 20 courses en moyenne par jour.

Exemple. Arrivée : 1-2-3-4-5

Le SG est : 1 ; le SP est 1 ou 2 ou 3

Le JG est : (1-2) ; ou (2-1)

Les JP sont ;(1-2) ; (1-3) ou (2-3)

Le TRIO est : 1-2-3

Le PICK5 est : 1-2-3-4-5

 

 Comment jouer au PMU ?

  1. Se procurer le programme des courses dans tout point de vente (PDV) PMU ou sur le site www.lonaci.ci.
  2. Faire son choix parmi les chevaux en compétition ;
  3. Valider son choix dans un PDV LONACI ;
  4. Conserver soigneusement le ticket en vue de l’encaissement du gain, en cas de pari Gagnant.

 

Où jouer au PMU ?

Dans les Kiosques LONACI et dans les salles de courses en direct via écran TV.

Source LONACI Transcrit par Patricia Lyse

Energie /La Côte d'Ivoire et la SFI signent une convention pour la réalisation de deux centrales solaires à Touba et Laboa

La Côte d'Ivoire et la Société Financière Internationale (SFI) ont signé, le jeudi 17 octobre à Washington, une convention pour la réalisation de deux centrales solaires de 60 mégawatts à Touba et Laboa (Nord-Est).  

La signature a eu lieu à l'occasion des Assemblées Annuelles de la Banque mondiale et du FMI qui ont lieu à Washington du 16 au 20 octobre. 

 La signature a été conjointement présidée par le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly et le Vice-Président Exécutif de la SFI, Philippe Le Houerou.

La convention porte sur l'assistance de la SFI pour la réalisation de l'étude de faisabilité, le financement et l'assistance conseils. Les deux centrales auront une capacité de 30 Mégawatts chacune.

Les discussions avec la SFI ont également porté sur la mise en place d'une stratégie pour une intervention ciblée pour un secteur privé plus compétitif dans les années à venir. Notamment pour les secteurs de la logistique, des services financiers, du tourisme, de l'agrobusiness... 

Les interventions de la SFI, organisme spécialisé dans le financement du secteur privé au sein du Groupe de la Banque mondiale, en Côte d’Ivoire se chiffrent à plus de 700 millions de dollars US de 2012 à 2018 (350 milliards de FCFA). 

Les principaux secteurs bénéficiaires de ces investissements concernent, entre autres, le développement des infrastructures, de l’énergie et des transports, de l’agro-business et de l’industrie manufacturière.

Amadou Gon Coulibaly est arrivé à Washington, DC le mercredi 16 octobre 2019 pour prendre part aux Assemblées Annuelles de la Banque mondiale et du FMI qui ont lieu du 16 au 20 octobre.
 
Source : Primature

 

Cgeci Academy 2019/ Le Dg de l’Afor instruit les entreprises

C’est indéniable. L’absence de sécurité paralyse les activités économiques et freine les investissements. Comment  donc  garantir un environnement sécuritaire durable pour les entreprises ? Tel est le thème du panel  animé   par  le ministre Bamba Cheick Daniel, Directeur Général de l’Agence foncière rurale (Afor) ,  le commissaire Timité Namory ,  le Colonel GUELPETCHIN Ouattara  et  Touré Cheick Daniel du secteur privé le lundi 14  octobre 2019,  au Sofitel Hôtel Ivoire  à l’occasion de la Cgeci Academy  2019.   Le Directeur Général de l’Afor, Bamba Cheick Daniel  a éclairé la lanterne des participants sur la propriété foncière rurale.  A la question de savoir à qui appartient la terre,   le Dg de l’Afor  a répondu  que  la terre appartient à la collectivité, à la communauté.  La loi ayant consacré les droits coutumiers, la terre appartient  également au propriétaire coutumier. Mais il faut  en  faire la preuve.  

Créée par décret n° 2016-590 du 03 août 2016, l’Agence Foncière Rurale  vise à mettre en œuvre la loi n°98-750 du 23 décembre 1998 relative au domaine foncier rural. Ses missions  sont diverses et variées. Ce sont entre autres la mise en place du dispositif opérationnel d’application de la loi et la prise ou la proposition de mesures tendant à faciliter la mise en œuvre de la loi ; la formation des acteurs de la mise en œuvre de la loi de 1998 relative au domaine foncier rural ; l’exécution des actions de sécurisation du foncier rural, notamment par la conclusion de conventions ; le conseil aux pouvoirs publics sur toutes les questions liées à la gestion du domaine foncier rural ; le recensement et la sécurisation du patrimoine foncier rural de l’Etat ; la requête de l’immatriculation des terres rurales et la préparation des baux emphytéotiques à la signature du Ministre chargé de l’Agriculture ainsi que la gestion des baux, la mobilisation des ressources pour la mise en œuvre des actions de sécurisation du domaine foncier rural ; la préparation à la signature de l’autorité administrative compétente des certificats fonciers ; la contribution au règlement des conflits fonciers  et  la programmation, la coordination, l’animation et l’assurance du suivi de toutes les actions tendant à la sécurisation des terres rurales . Tout ceci vise à faire en sorte qu’il n’y ait pas de remous sur le sol.

Pour sécuriser les investissements industriels ou agricoles en milieu rural, quelle est la démarche ainsi que les mesures à prendre? Selon le ministre, il faut  contacter la Direction Générale de l’Agence Foncière Rurale (AFOR) pour conseils et orientation .Par ailleurs, note-t-il, la meilleure manière d’être sécurisé dans un processus de partenariat public privé (PPP), l’industriel doit faire établir un certificat foncier au nom du détenteur de droits fonciers coutumiers. Aussi,            l’AFOR encourage vivement que l’investisseur appuie la réalisation de la délimitation du territoire du village concerné, si d’aventure ce village n’était pas délimité et commande la prudence car sur le terrain, il existe plusieurs intermédiaires, « facilitateurs » qui ne sont peut-être pas les bonnes personnes à contacter. Faisant une précision, le Dg de l’Afor  rappelle qu’en 2 ans, la structure qu’il dirige a  délivré 6 421 certificats fonciers  sur 1 500 000 et  procédé à la délimitation et au bornage  de  3 062 territoires de villages officiellement reconnus. In fine, le Directeur général de l’Afor  travaille à faire en sorte que chaque lopin de terre ait un papier et possède des signatures d’actes inattaquables.

 Patricia Lyse

Industrie automobile : le Groupe Tata Motors veut renforcer sa coopération avec la Côte d’Ivoire

Au sortir d’une audience avec le Premier Ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, le 7 octobre 2019 à Abidjan, le Président Directeur Général de Tata International, Noël Tata a indiqué être venu exprimer l’ambition de son entreprise de renforcer et d’agrandir ses activités en Côte d’Ivoire. 

« Nous sommes venus rencontrer le Premier Ministre pour lui exprimer notre volonté de renforcer notre coopération avec le gouvernement ivoirien, à travers la SOTRA. Nous sommes satisfaits de nos relations, et voulons renouveler notre engagement avec l’entreprise », a dit Tata.

Outre le renforcement du parc automobile de la Société de Transport Abidjanais (SOTRA), Tata Motors ambitionne également d’accompagner le gouvernement dans le renouvellement du parc auto de façon générale.

Le ministre des Transports Amadou Koné a remercié les responsables du Groupe Tata, dont les actions ont permis, il y a deux ans, de relancer la SOTRA, avec l’acquisition de 500 nouveaux autobus. Il a aussi rappelé qu’une équipe de Tata Motors intervient dans la formation, en renforçant les capacités du personnel de la SOTRA, pour la maintenance des autobus.

Au-delà du montage et de l’assemblage des véhicules, l’objectif est de parvenir très rapidement, selon Amadou Koné, à une industrialisation totale dans la production de véhicules en Côte d’Ivoire.

Tata Motors est la plus importante compagnie indienne de fabrication de véhicules personnels et commerciaux.

Forum ouest africain sur le financement des engrais / Voici les recommandations

Dynamiser l'avenir du secteur des engrais tel était le terme du Forum ouest africain sur le financement des engrais organisé du 30 septembre au 1er octobre 2019, au siège de la Bad à Abidjan-Plateau,  par  l’Association Ouest africaine de l’engrais  (WAFA) présidée par Moussa Diabaté en collaboration avec la Banque Africaine de Développement (BAD). Durant deux jours de travaux  de ce Forum, le premier du genre qui a été clos par  le ministre ivoirien de l’Agriculture et du développement durable, Kobenan Kouassi Adjoumani , acteurs et partenaires financiers ont  livré leurs recommandations pour sortir ce secteur des sentiers battus afin de lutter contre l’autosuffisance alimentaire et favoriser la sécurité alimentaire.     C’était en présence des ministres de l’agriculture  du Mali, de la Sierra Leone et du Liberia, de Martin Fregene, Directeur AHAI à Bad et du commissaire de la CEDEAO.  

Etat des lieux

Dressant l’état des lieux,  il  a été retenu, comme Pme à contrario de la définition classique qui prend en compte le chiffre d’affaire,  tous les  distributeurs qui peuvent au moins traiter environ  un camion  d’engrais soit 40 tonnes par tour. Lorsqu’on se positionne sur ce segment d’activité, il est apparu donc que cela concerne le secteur non organisé  étant entendu que le secteur organisé tel que  le coton est couvert par des grosses entreprises qui , elles, n’ont pas de difficultés de lever de fonds, de structurer  des financements. Partant de ces deux principes, après un tour d’expérience, il est apparu qu’il y avait des faiblesses de financement bancaire direct à cause de l’état financier qui était peu fiable  , des  surfaces financières faibles  ou des faibles niveaux unitaires de transaction ou de l’absence de garantie du  secteur d’activité peu ou pas très  connu par les banques ou vice versa des produits bancaires peu ou pas connus des distributeurs. De ce fait, des importateurs accordent des délais de paiement aux distributeurs dont certains réussissent  à obtenir des traites avalisées certains d’autres pas donc les grossistes importateurs sont en risque direct sur ce segment de distributeur.  Dans certains pays comme le Ghana, l’Etat subventionne le prix d’achat  à hauteur de 50%  sauf  que les opérateurs n’ont  pas de certitude quant à l’encaissement des 50%  donc le risque est entièrement porté par les importateurs .Au Togo, il a été noté des mécanismes de financement de bons de commandes avec intervention d’organismes étatiques qui facilitent les transactions.

Face à cet état des lieux, quels sont les  voies et moyens pour renforcer la sécurisation des financements  en direction des distributeurs, la réduction des coûts finaux pour les agriculteurs et  quel rôle pourrait jouer le Wafa dans le suivi et la facilitation des Transactions ?

Sur ces trois problématiques, il a été noté que des produits bancaires de financement étaient disponibles tels  que  les cautions, les financements de bons de commandes, les facilités de caisse,  éventuellement pour ceux qui ont ce  besoin des couvertures de change, de l’escompte  de  traite et même du crédit-bail pour les équipements pour les transporteurs et camionneurs.  Mais  l’accès à ces produits financiers  était très limité  du fait de  la faible sécurisation et des connaissances limitées de part et d’autre des banques et des opérateurs. Pour cela, un support est attendu de la part des institutions financières internationales comme la Bad  et éventuellement les organismes professionnels comme le Wafa. Aussi, il a été noté que certaines normes réglementaires au niveau de la Cedeao  pourraient avoir  un impact sur le renchérissement des coûts finals provenant des décisions prises au niveau du contrôle de poids à l’essieu. Le fait de réduire le volume transporté,   in fine accroit le coût  unitaire de l’engrais à la  livraison.

 Recommandations      

  Pour dynamiser ce secteur, il a été recommandé d’ider au renforcement des capacités  des banques pour mieux appréhender les problématiques du secteur (organiser des publications sectorielles régulières, des statistiques disponibles et actualisées pourraient aider les banques à mieux appréhender les enjeux et  mieux connaitre ce secteur d’activité).

Au niveau des distributeurs, il y a également une nécessité de renforcer les capacités en matière de gestion comptable financière et  de gestion de risque et  les aider dans la production d’état financier fiable et le montage de dossier de financement (les acteurs eux-mêmes peuvent s’organiser pour mettre en place des sessions de renforcement des capacités).

Au niveau de la sécurisation des financements bancaires, il a été recommandé que  pour accroitre les volumes de transaction,  des regroupements de commandes en vue d’alléger la mise en œuvre  des stocks management agrement. Il faut également promouvoir le  recours aux  instruments de partage de risque disponibles,  privilégier l’approche par des financements structurés qui impliquent tous les acteurs de la chaine de valeur qui se regrouperait  autour d’un Offtaker qui a pour rôle d’acquérir  la récolte produite avec la bonne utilisation de la semence et de l’engrais et qui assure la  vente et  garantit le débouclage de toutes les positions que chacune des parties  aura prises. Il faut aussi envisager  dans certains montages, le recours à l’assurance-crédit dans les pays où  il en existe et où il n’en existe pas,  encourager les assureurs à mettre en place les produits de ce type-là. L’Assurance-crédit pouvant profiter aux entreprises  qui font des  financements en direct ou des délais de paiements ou au profit  des banquiers qui distribuent des  produits de financement.  Etant donné que nous visons tous l’accroissement des récoltes à travers l’application  des engrais, il faut envisager des assurances- récoltes  afin de garantir la récolte à tout le monde. En addition, d’autres sûretés telles que les cessions de créances, les cautions solidaires des dirigeants et des  gages d’espèces  peuvent être envisagées. Des distributeurs ont des ristournes qui sont conservées chez les  importateurs. Ces ristournes peuvent constituer des garanties additionnelles.

 Pour la réduction des coûts finaux, il a été préconisé de réfléchir aux moyens  pour réduire les intermédiaires  de la filière .Dans ce sens, le recours aux solutions mobiles pour les paiements et  les encaissements  pourrait être une des voies de  solutions. Aussi, il faut réfléchir aux solutions logistiques qui pourraient favoriser la baisse du coût unitaire, à travers la réduction des tracasseries routières.

 Il faut noter qu’en marge de la cérémonie de clôture,  le Wafa et la CEDEAO ont signé un protocole d’accord. Nous y reviendrons.  

Patricia Lyse

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