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Economie

PMU : Remise de chèques/La LONACI distribue 53 098 200 millions à deux gagnants

En l’absence du Directeur Général de la Loterie Nationale de Côte d’Ivoire (LONACI), SAJ et OS ont reçu des mains  de Mme M’bahia Dominique  deux chèques d’un montant total  de 53 098 200 Fcfa représentant leurs gains  de 26 549100 Fcfa   pour  chacun. C’était  au cours d’une cérémonie solennelle qui  s’est déroulée en présence des membres du comité de direction ce vendredi 30 octobre 2020, au siège  de la Lonaci, sis à Marcory zone 3. Avant la remise des chèques, le chef de pool PMU, Soro Seydou a rappelé brièvement les conditions dans lesquelles ces deux parieurs ont remporté le gros lot. « En effet,  je voudrais vous rappeler que nous avons l‘habitude de communiquer sur nos grosses cagnottes. Nous avions une cagnotte depuis le mois de septembre qui a grandi au fil des semaines et qui était de l’ordre de 43 127 200 F  en jeu le mardi  27 octobre 2020.A l’issue de la course, nous avons enregistré deux gagnants sur toute l’étendue du territoire national qui ont pu trouver la combinaison gagnante exactement dans le même ordre que l’arrivée. Moi j’aime bien rappeler la particularité du Pari Mutuel urbain qui est le produit par excellence de  tout le monde. Il est accessible à toutes les bourses .Et sa particularité c’est qu’on peut gagner en misant la plus petite des mises .Nous avons encore un cas aujourd’hui. OS n’a misé que 300Fcfa.C’est -à dire qu’il a aligné 5 numéros  à 300 F et il repart aujourd’hui avec 26 millions de FCFA. C’est la particularité du Pmu. Je le dis souvent, pour les autres produits, pour gagner gros il faut miser beaucoup.  Au Pmu, on n’a même pas besoin de miser gros. L’exemple est là aujourd’hui. SAJ a fait un champ total. Il a aligné 4 chevaux de base donc  sur les 14  partants qui étaient en compétition, il a eu confiance en 4 numéros. Il les a fixés  et il a payé tous les 10 autres chevaux .On appelle cette formule  le champ total. Les 10 numéros lui ont coûté 3000FCfa.Voici  ce qu’il a dépensé, il repart avec 26 millions. Donc l’un a joué une combinaison unitaire de 300F  et l’autre a fait un champ total. Et toutes ces formules existent dans le guide des Paris », a rappelé M. Soro Seydou, chef de pool Pmu avant que  Mme M’bahia Dominique, directeur de l’audit et contrôle représentant le Directeur Général Dramane Coulibaly  ne fasse la remise officielle des chèques.   

Livrant ses impressions,  SAJ qui n’est pas à son premier gain (en janvier 2019 à Yamoussoukro il avait reçu un chèque de 19 014 000 Fcfa)   a remercié le Directeur Général de la Lonaci et toute son équipe .Il a encouragé les uns et les autres  à jouer au PMU. Quant à OS, visiblement ému, il a déclaré que grâce à la Lonaci, il est devenu millionnaire. «Grace  à la LONACI, je suis devenu millionnaire. Avec 300Fcfa, j’ai gagné  26 millions. Si ce n’est pas la LONACI, tu peux avoir ça où ? » A-t-il interrogé. Félicitant les gagnants au nom du Directeur Général, Mme Mbahia, n’a pas manqué de féliciter les autres parieurs qui contribuent par leurs mises à améliorer les conditions de vie des populations. A juste titre elle a rappelé les actions menées par la Fondation  LONACI en ce mois d’octobre. «Ces dons sont aussi à mettre à votre actif ainsi qu’à celui de tous ceux qui ont choisi les jeux de la LONACI pour se divertir », a-t-elle indiqué.

Pour rappel, tout le monde peut jouer au Pmu, il suffit simplement de s’y intéresser, de se rendre dans un point de vente, de  demander le programme officiel qui est aussi disponible sur le  site www.lonaci.net également sur  la page Facebook pmulonaci. Il est important d’avoir ces documents parce que chaque course a un certain nombre de chevaux en compétition. Ce  n’est pas comme au football où une équipe a forcément onze joueurs. Au Pmu, aux courses, il ya différents nombre de chevaux qui compétissent. Il faut avoir cette  information. Si vous n’avez pas cette information vous ne saurez pas quels sont les numéros  que vous pouvez jouer et quelle est la fourchette de  numéros à jouer. Il y a bien d’autres informations qui pourront vous aider même si vous êtes novices à faire  une petite combinaison  et à tenter votre chance.

 Patricia Lyse         

BAD/Yacine Fal nommée Directrice générale du cabinet du président

Le Groupe de la Banque africaine de développement a le plaisir d'annoncer la nomination de Mme Yacine FAL au poste de Directrice générale du Cabinet du Président, à compter du 1er novembre 2020. En tant que Directrice générale, Mme Fal supervisera le travail et les activités administratives et opérationnelles du Cabinet du Président. Elle assurera principalement la supervision de tous les départements et unités relevant directement du Président. Elle veillera également à améliorer l'efficacité et l'efficience de toutes les initiatives présidentielles et des opérations de la Banque, conformément aux accords convenus avec les différents complexes au niveau des vice-présidences. Yacine surveillera les activités des cadres supérieurs en vue d'améliorer leur coordination générale et de renforcer la coopération entre le Président - président du Conseil d'administration - et les Conseils d’administration. De nationalité sénégalaise, Yacine Fal est une professionnelle chevronnée particulièrement soucieuse des résultats en matière de développement et de prestation de services. Elle possède plus de 20 ans d'expérience dans les domaines bancaire et juridique et la gestion de marchés publics.

Mme Fal a été recrutée à la Banque africaine de développement comme Conseillère juridique principale au sein de l'Unité de la passation de marchés (1998-2007). Elle a ensuite dirigé l'équipe chargée de la mise en œuvre de la réforme au sein du Cabinet du Président (2007-2008). Elle a été nommée responsable du Département de la passation de marchés et des services fiduciaires (2010-2011) et a dirigé la Division de la passation de marchés (2008-2013). Yacine a par la suite occupé La fonction de Représentante résidente du bureau de la Banque au Maroc (2014-2017).

En 2016, le Président de la Banque africaine de développement, Dr. Akinwumi A. Adesina, a nommé Yacine au poste de Directrice générale adjointe de la Direction régionale chargée du développement et de la prestation de services pour l'Afrique du Nord. Commentant sa nomination, elle a déclaré : "Je suis très honorée de la confiance que le Président Adesina m'a accordée pour le soutenir dans la mise en œuvre efficace de sa vision audacieuse pour la Banque et le continent. J'envisage avec enthousiasme de diriger les équipes du Cabinet du Président pour mettre en place un dispositif managérial, administratif et opérationnel efficace et assurer le succès de la vision et du mandat du Président après sa réélection historique, avec 100% des suffrages des actionnaires de la Banque". Yacine est titulaire d'un Master en droit (1984) de l'université de Dakar, où elle s'est spécialisée en droit des sociétés et en droit fiscal, et d'un diplôme post-universitaire en droit international (1987) de l'université de Paris X. Évoquant sa nomination, le Dr. Adesina a affirmé : "Yacine est une gestionnaire très compétente. Elle apporte à son nouveau poste une solide connaissance et une expérience approfondie des questions juridiques, de la passation des marchés, des ressources humaines, des processus, des systèmes et des opérations de la Banque. Je suis ravi de voir Yacine diriger un Cabinet du Président restructuré qui soutiendra pleinement la réalisation de ma vision et de mon mandat en vue de renforcer la Banque et d’accélérer le développement de l'Afrique".

 Sercom

Interview/ Solomane Koné, Directeur Général par intérim de la Région Afrique centrale pour la BAD ‘’Ce soutien de la Banque permettra de soutenir la résilience des entreprises et la relance de l’économie en RDC

Que représente cette enveloppe pour la lutte contre la Covid-19 dans le contexte actuel des relations entre la RDC et la Banque ?

Il faut rappeler que cela faisait longtemps que la Banque africaine de développement n’avait pas réalisé ce type d’opération en République Démocratique du Congo, en raison de plusieurs facteurs liés pour l’essentiel à la volatilité du contexte politique du pays. Cependant, les élections démocratiques de décembre 2018 et la transition politique apaisée qui s’en est suivie ont créé les bases d’un contexte plus stabilisé et favorable. En approuvant cette enveloppe de près de 142 millions de dollars pour appuyer les efforts du gouvernement dans la lutte contre la pandémie de Covid-19, la Banque apporte un appui substantiel, tout en posant un acte fort en direction de ce pays d’Afrique centrale qui est appelé à jouer un rôle de premier plan en raison de sa position stratégique et de son influence dans la sous-région. Le Covid-19 a perturbé les résultats de plus d’une décennie de croissance de ce pays africain qui était sur une très bonne lancée. Ce soutien de la Banque est déterminant car il permettra de soutenir la riposte sanitaire, d’atténuer les effets sociaux de la pandémie et de soutenir la résilience des entreprises et la relance de l’économie.

Quelle est l’importance du portefeuille de la Banque en RDC ?

Le portefeuille de la Banque en RDC se chiffre à environ 1,4 milliard de dollars américains et couvre plus d’une trentaine de projets en cours dans différents secteurs tels que les infrastructures (transport, énergie, eau et assainissement), l’agriculture, le social, la gouvernance, la finance, l’industrie et les mines, sans oublier les thématiques transversales comme le renforcement des capacités, l’autonomisation des femmes, l’emploi des jeunes, etc. Il faut aussi ajouter à cette liste les nombreux projets aujourd’hui achevés et qui ont contribué à améliorer les conditions socio-économiques des populations. Le portefeuille de la Banque en RDC est actuellement l’un des plus importants de la région Afrique centrale. Il se justifie par les immenses potentialités dont dispose ce pays pour jouer pleinement le rôle de plaque tournante régionale.

Comment évaluez-vous les défis et perspectives de collaboration avec la RDC ?

La République démocratique du Congo est un immense territoire de plus de 2 millions de km2. L’envergure des projets d’infrastructures, pour ne prendre que cet exemple, doit répondre au défi territorial pour un maximum d’impact. Si l’on prend le cas du barrage hydroélectrique d’Inga III, un projet très important pour la Banque, sa mise en œuvre permettra de fournir en électricité des millions de populations en RDC, mais également à travers toute l’Afrique, tant le  potentiel est immense. Même si les moyens requis pour parvenir à son exploitation sont colossaux, il faut s’inscrire dans une perspective de long terme.  L’autre axe de développement concerne le développement portuaire. La RDC est un pays semi-enclavé qui dépend de plusieurs ports des régions de l’Afrique de l’est et de l’Afrique centrale. Il s’agit donc d’accompagner le pays dans sa politique d’aménagement portuaire par le truchement de grands ports secs pour desservir l’intérieur du pays et c’est ce que la Banque entrevoit de faire avec le financement des études de développement du port sec de Kassumbalesa. Nous sommes cependant conscients que la RDC est un pays en transition, confrontée à des tensions politiques et sécuritaires épisodiques, sources de vulnérabilité. Cela appelle des réformes institutionnelles, économiques et sociales pour asseoir les conditions d’une paix durable et d’une croissance économique soutenue et inclusive. Nous devons être présents et soutenir le pays dans ces efforts de réformes. La RDC est le quatrième pays le plus peuplé du continent et le deuxième par sa superficie. C’est un pays-carrefour qui partage des frontières communes avec neuf autres pays. Elle possède d’importantes ressources naturelles parmi les plus grandes réserves de l’Afrique subsaharienne. Elle dispose donc d’un potentiel qu’il faudrait développer de façon harmonieuse. Nous avons confiance dans la capacité des autorités de la RDC à saisir les immenses enjeux et opportunités d’une bonne coopération avec les institutions multilatérales comme la Banque africaine de développement. Il s’agit seulement d’identifier les priorités stratégiques et de se donner ensemble les moyens de les réaliser.

 Dans quels secteurs la coopération avec la RDC apporte-t-elle une valeur ajoutée à l’intégration régionale ?

Les projets de connectivité régionale sont, en soi, des projets à haute valeur ajoutée. Dans le domaine du transport routier la Banque vient de mobiliser plus de 50 millions d’UC (environ 70,37 millions de dollars) pour le projet de réhabilitation de la Route nationale n°1 (Section Kinshasa/Ndjili – Batshamba) qui constitue l’épine dorsale du système de transport routier en RDC avec un impact certain sur le développement économique et social du pays. C’est aussi une route communautaire de grande importance pour l’Afrique centrale. Ce financement vient en complément des 197 millions d’UC (environ 277 millions de dollars) précédemment octroyés par la Banque pour la réalisation des sections Batshamba-Tshikapa, TshikapaKamuesha et Kamuesha-Mbuji Mayi. De même, le pont route-rail sur le fleuve Congo entre la République démocratique du Congo et la République du Congo constitue aussi un exemple de projet à haute valeur ajoutée. Sa réalisation permettra de faciliter le transport des biens et des personnes entre les deux capitales les plus proches au monde. La Banque a financé les études de faisabilité déjà disponibles et est positionné en tant que chef de file pour la mobilisation des financements dans le cadre de la réalisation du projet. Par ailleurs la Banque a accordé 40 millions d'UC (environ 56 millions de dollars) à la RDC et 1,86 million d'UC (environ 2 millions de dollars) à la République du Congo pour la réalisation des voies d’accès au pont. On aurait pu parler de plusieurs autres projets d’importance nationale et régionale, tel que le projet prioritaire de sécurité aérienne dans le domaine du transport aérien où la Banque intervient pour la modernisation et l’équipement en matériel de sécurité et de navigation de 5 aéroports internationaux en RDC. Dans le secteur de l’énergie, le projet Inga III est aussi un exemple de projet à forte valeur ajoutée pour l’intégration régionale. Dans le Cadre stratégique pour l’intégration régionale de la Banque, il ressort que l’intégration régionale concourt à la réalisation des cinq grandes priorités (High 5) de la Banque, appuie la Vision 2063 de l’Union africaine et favorise l’avènement d’une zone de libre-échange continentale (ZLECA). Permettre à la RDC de mieux assumer son rôle de plaque tournante serait une contribution majeure à la Zleca.

SERCOM

Transformation du cacao / Le Président Alassane Ouattara pose la 1ère pierre d’un complexe industriel à Anyama-PK24

Le Président de la République, Alassane Ouattara, a posé, le mardi 22 septembre 2020 à Anyama-PK24, la première pierre du complexe industriel de transformation du cacao, dans la nouvelle zone industrielle, sur l’Autoroute du Nord.

Le Chef de l’Etat a salué la réalisation de ce projet qui permettra à la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao avec plus de 2 millions de tonnes, de passer d’une capacité de transformation actuelle de 600 à 650 000 tonnes, soit le tiers de la production totale, à un volume de cacao transformé de 1 million de tonnes, d’ici à deux ou trois ans.

« Cette transformation va générer de la valeur ajoutée, des emplois pour les Ivoiriens, mais également des recettes pour le budget de l’Etat. De plus, le projet va considérablement améliorer le volume des investissements déjà réalisés dans notre pays », s'est réjoui le Président Alassane Ouattara.

Et d'ajouter : « Grâce à ce type de projet, la croissance économique sera de 8% l’année prochaine, contre 1,5 à 2% cette année. Cela est un miracle d’autant que la plupart des grands pays européens et américains sont en récession ; ce qui n’est pas le cas pour la Côte d’Ivoire. »

Il a souligné que ce projet est essentiel, non seulement pour la croissance économique, mais aussi pour les exportations, les investissements, les emplois et pour l’industrialisation du pays.

Il a félicité et encouragé le gouvernement, notamment les ministres concernés, à faciliter ce type de projets afin qu’à l’horizon 2025, la Côte d’Ivoire puisse arriver à transformer la totalité de sa production cacaoyère.

Fruit de la coopération ivoiro-chinoise, ce complexe, initié par le Conseil du Café-Cacao (CCC), est constitué de deux unités de transformation de fèves de cacao de 50 000 tonnes chacune. Il comprend aussi deux entrepôts de stockage d’une capacité de 300 000 tonnes dont un entrepôt de 160 000 tonnes à San Pedro et 140 000 tonnes à Abidjan, et d’un centre de formation aux métiers du cacao. Le coût global de la réalisation est de 216 milliards de FCFA.

SOURCE : CICG

Infrastructures économiques/Des dockers dénoncent l'insécurité au Port Autonome d'Abidjan

Un groupuscule de dockers sème la terreur au Port Autonome d'Abidjan. La situation est préoccupante si bien        que des dockers ne peuvent plus avoir accès au site.

La terreur n'épargne personne: les usagers, les chefs d'entreprises, le patronat et même les Forces de l'ordre.   Les agresseurs opèrent en toute impunité. Telle est la substance de la conférence de presse animée, mardi 15 septembre 2020, à la bourse du travail de Treichville par Kobenan Carlos, Secrétaire général du Syndicat National des Dockers de Côte d'Ivoire (SYNADOCCi) et aussi Secrétaire général du Groupement des Syndicats des Dockers pour le Renouveau (GSDR qui revendique sept (7) syndicats sur huit (8)).

 Selon lui, l'origine de ce climat délétère remonte à  Avril 2015: "une crise  latente a éclaté au sein du SEMPA, le groupement patronal entre son président d’alors Issouf FADIGA et son collaborateur Mohamed MOURAD, directeur du BMOD. A cette crise interne au patronat, soutenu par certains administrateurs et appuyé par le syndicat CNDD (Collectif National des Dockers pour la Défense de leurs Droits) à qui  il a fait de nombreuses promesses, monsieur Mohamed MOURAD réussit à faire débarquer M.Issouf FADIGA, au cours d’un conseil d’administration extraordinaire.

Par la suite, des responsables syndicaux ou dockers présumés proches de M. Issouf FADIGA ont été systématiquement livrés à la vindicte populaire, agressés, humiliés et exclus du périmètre portuaire par la « sécurité » du CNDD (...)

Ainsi donc, à l’issue de ladite crise, de peur d’être atteints dans leur intégrité physique, une centaine de dockers ont été contraints de rester terrés chez eux sans rémunération aucune, sous l’œil approbateur de M. Mohamed MOURAD.

La résultante de cette crise est la violence qui a cours actuellement et le climat de terreur  exacerbé par l’ex directeur du BMOD (Bureau de la Main-d'œuvre Docker) et certains administrateurs à dessein. Une violence verbale (injures, menaces de toutes sortes) et physique (agression, bastonnades, enlèvements et séquestrations) sur les dockers, les employeurs, les forces de l’ordre, et surtout les autorités administratives en toute impunité".

Aussi a-t-il interpellé les autorités ivoiriennes à prendre leurs responsabilités afin que ces actes de violences  n’impactent  pas  les activités portuaires et au-delà l’économie nationale.

Kobenan Carlos rappelle que  les syndicats qu'ils dirigent se sont désolidarisés de la FENAD-CI (Fédération Nationale des Dockers de Côte d’Ivoire), faîtière  créée en novembre 2016, pour mettre  sur pied une coalition dénommée « Groupement des Syndicats des Dockers pour le Renouveau (GSDR) », créé le samedi 21 Octobre 2017 afin de défendre au mieux leurs intérêts dont l'organisation de l'élection des délégués.  En effet,  depuis 2009, aucune élection des délégués du personnel n’a été organisée.

 Le porte-parole des dockers a attiré l’attention du Premier Ministre, Hamed Bakayoko, et du Ministre chargé des Affaires maritimes, Philippe Légré, sur les risques majeurs qui planent sur les deux (2) ports.  Il leur a  demandé de "créer un environnement propice à la création de richesses dans l’industrie portuaire   afin de le maintenir  au sommet des ports leaders, des ports attractifs et fiables dans le monde".

 Le conférencier a également invité le Directeur Général du Port, Hien Sié Yacouba à s'impliquer dans la résolution de cette situation en faisant quatre suggestions :

"Mettre fin à cette situation par l’exercice de l’action régalienne de l'État, car le port aujourd’hui semble être un État dans l'État de Côte d’Ivoire par la situation qui y prévaut  actuellement.

S’impliquer à faire réintégrer et réhabiliter les dockers contraints de quitter leurs postes.

Créer d’une part, les conditions véritables de paix sociale sans exclusive en milieu docker, y compris avec les partenaires sociaux ; et garantir d’autre part cette paix sociale par la signature d’un protocole d’accord engageant la responsabilité des acteurs.

Régulariser la situation de la représentativité et de légitimité par l’application des dispositions des articles 61.1 et 61.5 de la loi n°2015-532 du 20 juillet 2015 portant code du travail".

Signalons que cette conférence a débuté par une minute de silence à la mémoire du Secrétaire général adjoint du CNDD,  Konan Kouassi Bruno.

Avec M K

Groupe de la Banque Africaine de Développement/Le président Adesina a prêté serment hier

Réélu à 100%,  pour la première fois en 56 ans,  président du groupe de la Banque africaine de développement le 27 août dernier, lors des 55èmes assemblées annuelles de la BAD à Abidjan Akimwuni Adesina a prêté serment hier en présence du président du conseil des gouverneurs Kenneth Ofori-Atta par ailleurs ministre des finances de la république du Ghana. Remerciant les chefs d’Etats et de gouvernements des 81 états membres de l’institution pour la confiance placée en lui , le président réélu pour les 5 prochaines années a décliné ses priorités pour le développement de l’Afrique.

Discours d’investiture de M. Akinwumi A. Adesina

  • Excellence Monsieur le Président Alassane Ouattara, Président de la

République de Côte d’Ivoire,

  • Excellence Monsieur le Président Muhammadu Buhari, Président de la

République fédérale du Nigeria,

  • Excellences les chefs d’État et de gouvernement,
  • Excellences les anciens chefs d’État et de gouvernement,
  • Monsieur le Président de la Commission de l’Union africaine,
  • Monsieur l’ancien Secrétaire général du Commonwealth,
  • Madame Niale Kaba, Présidente sortante du Bureau des Gouverneurs du

Groupe de la Banque africaine de développement et ministre du Plan et du

Développement de la Côte d’Ivoire – Madame la « force tranquille »,

  • Monsieur le nouveau Président du Bureau du Conseil des Gouverneurs,

Monsieur Ken Ofori Ata, ministre des Finances du Ghana,

  • Mesdames, Messieurs les Gouverneurs de la Banque africaine de développement, de 81 capitales à travers le monde,
  • Mesdames, Messieurs les membres du Conseil d’administration de la

Banque africaine de développement,

  • Mesdames, Messieurs les ministres, responsables de Communautés économiques régionales,
  • Excellences les Gouverneurs d’États du Nigeria,
  • Mesdames, Messieurs les Chefs de missions diplomatiques,
  • Mesdames, Messieurs les membres du personnel de la Banque africaine de développement,
  • Chers amis et membres de ma famille,
  • Ma chère épouse, Grace – mon roc, mon aide, ma conseillère, ma bien- aimée et mes enfants Rotimi et Segun, Alex, Emily et nos petites-filles, Noemi et Audra …. née il y a seulement deux jours !
  • Mesdames, Messieurs,

Je remercie le Dieu Tout-Puissant de me permettre de me tenir devant vous aujourd’hui.

Je lui rends toute la gloire pour tout ce qu’Il a fait et continue de faire dans ma vie – une

vie que je lui ai consacrée pour servir l’humanité de façon désintéressée. Et surtout, je suis reconnaissant pour la possibilité qui m’est offerte de servir l’Afrique avec passion, au mieux de mes capacités. Je me tiens devant vous aujourd’hui pour prendre la parole au nom de deux personnes : ma chère épouse, Grace et moi. En effet, sans Grace (Yemisi), je n’aurais pas été ici aujourd’hui. Je t’aime, mon cœur – merci d’être toujours à mes côtés, m’accompagnant de tes prières et de tes encouragements. Je t’aime !

  • Je n’aurais certainement pas été ici sans le soutien exceptionnel de mon pays, le Nigeria, et de mon Président, Son Excellence Monsieur Muhammadu Buhari.
  • Monsieur le Président, vous m’avez nommé, vous m’avez accompagné, vous m’avez soutenu. Merci beaucoup, Monsieur le Président.
  • Je remercie le ministre des Finances, le ministre des Affaires étrangères et l’ensemble du gouvernement, ainsi que la population nigériane, qui m’ont soutenu.
  • N’eut été le soutien ferme de l’Union africaine, je n’aurais pas été ici.
  • Je n’aurais pas été ici sans le soutien ferme de tous les chefs d’État et de gouvernement africains, à commencer par le Président de mon pays hôte –

Son Excellence Monsieur le Président Alassane Ouattara.

  • Sans le soutien ferme des anciens chefs d’État et de gouvernement africains, avec à leur tête, Son Excellence Monsieur le Président Olusegun Obasanjo, je n’aurais pas été ici.
  • Sans la jeunesse africaine, les anciens de l’Afrique et les prières de l’Afrique, je n’aurais pas été ici.
  • C’est grâce à l’incroyable décision de tous mes Gouverneurs, de tous les actionnaires de la Banque, représentant 81 pays à travers le monde que je suis ici. Et je me sens porter par ce socle commun.

Je suis fier et déterminé aujourd’hui grâce à vous tous ... votre soutien, vos prières et vos bons vœux nous ont inspirés. Je voudrais vous exprimer à tous ma gratitude. Un grand merci à vous tous !

Excellences,

Il y a quatre jours, le 27 août 2020, j’ai été réélu à la présidence du Groupe de la Banque africaine de développement. Je tiens à vous remercier tous pour votre formidable soutien et pour la marque de confiance que vous m’avez tous collectivement accordée. Vous m’avez réélu avec 100 % des suffrages des actionnaires régionaux et non régionaux de la Banque - sans la moindre abstention. C’est un fait inédit dans les 56 années d’histoire de la Banque. Et je vous en suis extrêmement reconnaissant. Quel honneur ! Quelle confiance ! Et surtout quelle affirmation solennelle ! Vous, Mesdames et Messieurs les actionnaires, vous avez mis en évidence le niveau d’exigence exceptionnellement élevé de la Banque africaine de développement et son engagement en faveur de la transparence et de la bonne gouvernance institutionnelle. Je vous suis particulièrement reconnaissant pour la confiance et le soutien que m’avez accordé collectivement. Par-dessus tout, je suis très honoré et très touché.

Excellences,

Aujourd’hui, un arc en ciel illumine le ciel des 81 pays membres de la Banque africaine de développement. Il se déploie dans le ciel bleu de l’Afrique, avec un seul message — la pluie est derrière nous. Les nuages qui assombrissaient l’horizon se sont dispersés. Je me tiens devant vous aujourd’hui, en toute humilité, en tant que Président élu par tous. Et je serai le Président de tous.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Au cours des cinq dernières années, depuis que vous m’avez élu pour la première fois à la présidence de la Banque africaine de développement, nous avons, ensemble, tracé une nouvelle voie pour l’Afrique, qui a fait naître un espoir plus fort pour le développement du continent. Les Cinq grandes priorités - High 5 - de la Banque (Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie ; Nourrir l’Afrique ; Industrialiser l’Afrique ; Intégrer l’Afrique ; et Améliorer la qualité de vie des populations africaines) qui ont été définies pour accélérer le déploiement de la Stratégie décennale, ont été mises en œuvre avec détermination, diligence et rigueur.

Les High 5 sont déployés sur le continent et sont devenus incontournables pour accélérer le développement de l’Afrique. Le PNUD a notamment indiqué que la concrétisation de ces Cinq grandes priorités permettrait de réaliser 90 % des ODD et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Excellences,

Au cours des cinq dernières années, la Banque a obtenu des résultats exceptionnels au titre de ces High 5 :

  • 18 millions de personnes ont été raccordées au réseau électrique
  • 141 millions de personnes ont bénéficié de technologies agricoles améliorées pour la sécurité alimentaire
  • 15 millions de personnes ont bénéficié d’un accès à des financements provenant d’investissements privés
  • 101 millions de personnes ont bénéficié d’un accès à des infrastructures de transport améliorées
  • 60 millions de personnes ont bénéficié d’un accès à l’eau et à l’assainissement

Nous avons obtenu des résultats impressionnants. Le programme des High 5 de la Banque a eu un impact sur la vie de 335 millions de personnes. C’est ce que s’efforce de faire la Banque africaine de développement - votre Banque - « avoir un impact sur les populations ». Nos opérations non souveraines pour le secteur privé ont augmenté de 40 %, passant de 1,5 milliard de dollars en 2015 à 2,1 milliards de dollars en 2019, le plus haut niveau ayant été atteint en 2016 avec un montant de 2,5 milliards de dollars.

Depuis la COP 21 à Paris, nous avons pris en compte le climat dans nos opérations. Le financement de la Banque pour le climat est passé de 9 % lorsque vous m’avez élu en 2015 à 36 % en 2019, soit une augmentation de 400 %. Nous avons maintenant pour objectif d’atteindre 25 milliards de dollars de financement climatique d’ici 2021. Grâce à une initiative novatrice et révolutionnaire, le Forum pour l’investissement en Afrique organisé en 2018 et 2019, nous avons pu susciter des intérêts d’investissement d’une valeur combinée de 78,8 milliards de dollars en Afrique. Dans chaque pays, les effets de la Banque se font sentir. Nous avons étendu notre présence à 44 pays, y compris dans les États fragiles. Le personnel de la Banque risque sa vie pour remplir notre mission. Et nous en faisons plus pour les femmes grâce à la mise en œuvre de l’action positive pour le financement en faveur des femmes (AFAWA), l’objectif étant de mobiliser 3 milliards de dollars pour les femmes et les entreprises féminines. Nous avons lancé un Fonds fiduciaire pour l’égalité des sexes, le premier jamais créé à la Banque, et avons fait des progrès en ce qui concerne les marqueurs de genre pour tous les projets de la Banque. Nous devons continuer à soutenir fermement les femmes. Lorsque les femmes gagnent, c’est l’Afrique qui gagne !

Excellences, Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,

Gagner pour le développement de l’Afrique, telle est la mission que vous nous avez confiée !

Vous, les actionnaires, avez soutenu l’augmentation générale historique du capital de la Banque, qui l’a porté de 93 milliards de dollars à 208 milliards de dollars. Il s’agit d’une augmentation de 115 milliards de dollars, la plus importante jamais enregistrée dans l’histoire de la Banque. En tant qu’actionnaires, vous avez fortement soutenu une augmentation de 32 % des ressources de la 15e reconstitution du Fonds africain de développement (FAD), pour soutenir les pays à faible revenu et les États fragiles. Aujourd’hui, les pays du FAD reçoivent des ressources 700 % plus importantes qu’en 2015.

Excellences,

Nous optimisons nos ressources pour répondre aux attentes de nos actionnaires. La

Banque affiche le coût d’intervention le plus bas parmi toutes les banques multilatérales de développement.

  • Le Fonds africain de développement a également été classé comme la 2e institution de financement concessionnel la mieux gérée dans le monde.
  • Au cours des cinq dernières années, nous avons conservé notre notation AAA auprès des trois principales agences de notation - grâce à votre soutien extraordinaire et continu en tant qu’actionnaires.
  • Le Réseau d’évaluation du rendement des organisations multilatérales, également connu sous le nom de MOPAN, a classé la Banque africaine de développement en première position au même titre que la Banque mondiale.
  • Publish What You Fund a classé la Banque au quatrième rang mondial sur le plan de la transparence.

Excellences,

Nous sommes également une Banque très réactive.

  • Dès le début de la crise de COVID-19, le Conseil d’administration de la Banque a approuvé une facilité de réponse de 10 milliards de dollars pour faire face aux investissements immédiats et aux projets des pays, en particulier pour contenir les effondrements budgétaires.
  • Nous avons lancé un emprunt social de 3 milliards de dollars sur le marché mondial, soit le plus important emprunt social libellé en dollars américains jamais lancé dans le monde. Ces actions traduisent nos ambitions, notre engagement inébranlable et notre responsabilité indéfectible pour soutenir, stabiliser et renforcer les économies africaines.

La pandémie de COVID-19 a tout changé dans le monde. Elle a rongé la croissance de l’Afrique. Le continent a vu fondre les gains accumulés et la croissance économique qu’il avait pu créer au cours de la dernière décennie. La convalescence de l’Afrique sera donc longue et difficile. Aujourd’hui, nous devons l’aider à se reconstruire avec audace, mais aussi avec intelligence, en veillant attentivement à la qualité de cette croissance : notamment dans les domaines de la santé, du climat et de l’environnement.

À l’avenir, la Banque, en collaboration avec son Conseil d’administration, accordera une attention particulière au soutien de l’Afrique avec des infrastructures de soins de santé de qualité et s’efforcera de tirer parti de son avantage comparatif en matière d’infrastructure. Les travaux de la Banque en matière d’infrastructures se concentreront sur les infrastructures économiques, physiques et sanitaires de qualité. Cette pandémie offre de nouvelles opportunités et a remis aux centres des discussions l’impérieuse nécessité de renforcer les capacités de production, le développement industriel et les chaînes de valeur industrielles indispensables de l’Afrique, et nous devons soutenir cet élan avec des infrastructures et des politiques favorables. Nous nous pencherons particulièrement sur les chaînes de valeur industrielles régionales et le renforcement des marchés financiers pour développer le commerce et la compétitivité entre les régions et stimuler la zone de libre-échange continentale africaine.

Excellences, il ne fait aucun doute que les défis à venir sont encore nombreux : notamment la pauvreté, les inégalités, la fragilité, le chômage élevé des jeunes, les importants déficits dans le financement des infrastructures et la gestion durable de la dette. Alors que nous nous tournons vers l’avenir, permettez-moi de vous assurer que la Banque jouera un plus grand rôle dans le dialogue sur les politiques avec les pays. Nous soutiendrons une gestion durable de la dette, stimulerons la croissance verte et accélérerons la promotion de l’emploi des jeunes sur le continent. Plus que jamais, nous élargirons les partenariats dans plusieurs domaines : la finance, le savoir, l’investissement, et construirons des partenariats inclusifs plus solides avec la société civile, les universités et les centres d’excellence du savoir. Nous attirerons et orienterons davantage de capitaux mondiaux vers l’Afrique, en réunissant des investissements à travers le monde pour répondre aux besoins du continent. La Banque mettra à profit sa réputation, ses connaissances et ses ressources pour aider à faire plus et mieux pour l’Afrique. Nous renforcerons l’impact du Forum pour l’investissement en Afrique et en ferons un moteur essentiel du partenariat d’investissement audacieux qui vise à faire avancer le continent.

Excellences,

Nous veillerons à ce que le potentiel de la jeunesse africaine soit pleinement libéré. À cet égard, la Banque soutiendra la création de banques d’investissement pour les jeunes entrepreneurs. Ces banques aideront à mobiliser et à déployer des capitaux pour stimuler l’esprit d’entreprise de la jeunesse africaine, de manière systémique, évolutive et durable. L’ombre menaçante du chômage des jeunes et de leur migration hors d’Afrique doit laisser place à un arc-en-ciel d’entreprises prospères dirigées par des jeunes à travers l’Afrique. La jeunesse africaine doit rester en Afrique. Elle doit développer l’Afrique et dessiner son avenir. Nous nous appuierons sur les grands succès que nous avons obtenus dans le domaine de l’agriculture, en diffusant des technologies qui permettront d’aider des dizaines de millions d’agriculteurs, et en contribuant à la construction de chaînes de valeur agricoles compétitives. Nous apporterons de la valeur ajoutée à ce que nous produisons en Afrique et offrirons des opportunités en matière de créativité et de technologie qui faciliteront l’engagement massif des jeunes dans l’agriculture et l’agro-industrie.  L’avenir invite la Banque à être plus réactive et plus sélective, à s’appuyer sur ce qui fonctionne déjà et à renforcer ses propres capacités institutionnelles et humaines. Notre Banque doit garantir sa propre viabilité financière à long terme pour stimuler davantage la croissance de l’Afrique, l’approfondir et l’accélérer dans les années à venir. Nous devons concrétiser notre rêve de voir une Afrique plus prospère. Une Afrique en meilleure santé. Une Afrique plus résiliente. Une Afrique plus développée.

Excellences, Mesdames et Messieurs les Gouverneurs, distingués invités, Mesdames et

Messieurs,

Lorsque vous m’avez élu pour la première fois il y a cinq ans, j’avais une vision. Cinq ans plus tard, j’ai encore la vision de capitaliser sur nos réalisations collectives au cours des cinq prochaines années. Une vision pour bâtir un Groupe de la Banque africaine de développement beaucoup plus fort et plus résilient, avec le leadership et la capacité d’avoir un impact de qualité encore plus important sur les populations africaines, tout en restant financièrement solide et viable. Nous nous concentrerons donc sur les éléments ci-après : « institution », « gestion des personnes », « résultats » et « viabilité ». Chacun d’entre eux est résumé dans les cinq domaines suivants, qui épousent les contours des « High 5 » programmatiques pour transformer le paysage du développement en Afrique.

  • Promouvoir une institution plus forte
  • Renforcer les capacités humaines
  • Renforcer l’efficacité
  • Approfondir la qualité et l’impact
  • Maintenir la viabilité financière

Une institution plus forte

  • Renforcer la capacité institutionnelle
  • Améliorer les ressources humaines
  • Mettre en place une infrastructure informatique de premier plan pour améliorer l’efficacité et la productivité à l’ère du numérique
  • Renforcer la responsabilité, la supervision et la conformité
  • Promouvoir une plus grande culture de la performance

Renforcer les capacités humaines

  • Employeur de choix en Afrique
  • Recruter et fidéliser les meilleurs talents
  • Améliorer l’expérience du personnel et les propositions de valeur
  • Améliorer le développement de carrière et la mobilité

Renforcer l’efficacité

  • Améliorer la réactivité vis-à-vis des clients
  • Décentraliser la prise de décision
  • Mettre en place des systèmes et des processus plus efficaces
  • Améliorer le rapport coût-efficacité et optimiser les ressources

Accélération de la qualité et de l’impact

  • Des opérations de qualité
  • Renforcer le dialogue sur les politiques, les connaissances et la gestion de la dette
  • Renforcer les sauvegardes environnementales et sociales
  • Accélérer l’impact sur le développement Viabilité financière
  • Stabiliser les ratios prudentiels
  • Promouvoir une culture de l’efficacité concernant les coûts
  • Équilibrer les objectifs de développement et la viabilité financière
  • Optimiser le bilan de la Banque
  • Mobiliser des capitaux privés à l’échelle mondiale pour compléter les ressources de la Banque
  • Veiller à ce que la Banque obtienne sa propre note intrinsèque « AAA » en vue de la viabilité à long terme

Avec le soutien inconditionnel des chefs d’État et de gouvernement africains, des Gouverneurs de la Banque, des ministres des Finances, du Conseil d’administration et du personnel, nous serons prêts à partir d’aujourd’hui, une fois de plus, à retrousser nos manches et à poursuivre notre travail collectif pour obtenir des résultats encore plus importants dans le sillage de nos « High 5 » à savoir : Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie ; Nourrir l’Afrique ; Industrialiser l’Afrique ; Intégrer l’Afrique et Améliorer la qualité de vie des populations africaines. Pour l’avenir, œuvrons pour une Afrique plus développée et à une Banque africaine de développement beaucoup plus forte et plus résiliente. En cette époque qui est la nôtre, l’Afrique doit briller comme la lumière du soleil. Ensemble... unis, nous y parviendrons.

Alors, en ce jour, une fois de plus, allons de l’avant, mus par la puissance de notre mission, inspirés par la primauté de notre vision et enhardis par la force de notre union.

  • Ensemble - nous sommes plus forts
  • Ensemble - nous faisons plus
  • Ensemble - nous devenons résilients
  • Ensemble - nous bâtissons une institution meilleure
  • Ensemble - nous gagnons pour l’Afrique !

Je vous remercie chaleureusement !

Que Dieu vous bénisse tous - et que Dieu bénisse l’Afrique !

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