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Economie

Huawei organise le Digital Africa Summit : Accélérer l'intelligence pour une nouvelle Afrique.

[Marrakech, Maroc, 04 juin 2024] Le Huawei Digital Africa Summit s'est tenu à Marrakech, au Maroc. Le thème était “Accélérer l'intelligence pour une nouvelle Afrique”. L'événement a vu la participation de plus de 300 clients, experts, universitaires et analystes de plus de 30 pays africains. Ils se sont réunis pour discuter de l'état actuel et des tendances futures de l'intelligence en Afrique, dans le but d'accélérer la transformation numérique du continent.

Depuis plus de deux décennies, Huawei collabore étroitement avec des clients et des partenaires africains. Dans la région Northern Africa (Afrique du Nord, de l’Ouest et Centrale), Huawei a connecté 380 millions de personnes à travers le continent via des réseaux de téléphonie mobile et a fourni le haut débit fixe à 31 millions de foyers, en collaboration avec les opérateurs. En outre, Huawei, avec plus de 3 000 partenaires, dessert une clientèle diversifiée dans des secteurs tels que les gouvernements, la finance, l'électricité, le pétrole et le gaz, l'éducation et les transports, facilitant la numérisation de nombreuses industries.

Lors du Digital Africa Summit, M. Richard Liu, President of the ICT Marketing Solution Sales Dept, Huawei, a déclaré dans son discours d'ouverture : “Des nouvelles infrastructures à la création de nouvelles valeurs, pour un nouvel écosystème, Huawei est en Afrique, pour l'Afrique. A l’avenir, Huawei poursuivra son développement de produits et solutions pour une infrastructure numérique intelligente, consolidant ainsi son rôle de partenaire de confiance dans la transformation numérique et intelligente du continent. Pour y parvenir, nous continuerons à innover dans les domaines de la connectivité, du calcul, du stockage, du cloud et des modèles de base, et à nous plonger plus en avant dans des scénarios à forte valeur ajoutée, afin de maximiser les bénéfices de la numérisation et de l'intelligence. Huawei collaborera étroitement avec ses clients, ses partenaires et ses développeurs pour créer un écosystème ouvert et florissant pour les industries numériques et intelligentes.”

Mohammed Drissi Melyani, Directeur Général de l'Agence du Développement Digital (ADD) du Maroc, a souligné que : "La numérisation au Maroc est d'une importance vitale pour le développement économique du continent dans un futur proche. Avec les talents présents dans le pays, nous sommes convaincus qu'elle apportera un avenir prometteur au Maroc et à l'Afrique."

Colin Hu, President of Enterprise & Cloud Business, Huawei Northern Africa, a déclaré : "L'Afrique se lance dans un voyage transformateur vers une ère d'intelligence. Huawei a avancé la proposition de valeur: 'Accélérer l'intelligence pour une nouvelle Afrique', visant à construire de nouvelles infrastructures, développer un nouvel écosystème et créer de nouvelles valeurs aux côtés de ses clients et partenaires. Nous avons présenté le plan Huawei Intelligent Future. Huawei investira 500 millions de dollars sur les 5 prochaines années pour renforcer la couverture du Huawei Public Cloud. Huawei collaborera avec des partenaires locaux dans d'autres pays pour construire plus de 10 plateformes cloud nationales, en plus de celle lancée le 21 mai 2024 au Caire. De plus, Huawei prévoit d'investir 200 millions de dollars pour soutenir plus de 200 éditeurs de logiciels locaux et plus de 500 partenaires de distribution, ainsi que 50 millions de dollars supplémentaires pour former plus de 50 000 développeurs et 100 000 professionnels du numérique."

Mohamed Ben Amor, Secrétaire Général de l'AICTO, a souligné : “En adoptant les technologies intelligentes, nous pouvons transformer l'Afrique en un centre d'innovation et de prospérité durable. Ensemble, nous pouvons accélérer l'intelligence pour une nouvelle Afrique ”.

Dans son discours, Tariku Demissie, Senior Chief Technical Officer, Ethio Telecom, a déclaré : "Ethio Telecom renforce sa position de leader en tant que fournisseur de solutions digitales en s'appuyant sur sa connectivité, son cloud et sa plateforme pour garantir l'inclusion financière, les paiements, les solutions verticales et le développement d'un écosystème. Cela passe par la création d'une économie de plateforme via une couverture complète des secteurs du paiement, du social et du divertissement. L'entreprise assure également la digitalisation des industries verticales et accélère la digitalisation nationale, ce qui créera à terme de nouveaux moteurs de croissance pour Ethio Telecom."

Alex Pierre MEYE NTYAM, CTO of Cameroon CNPS, a mentionné : "La CNPS du Cameroun s'est engagée à devenir le fer de lance de la stratégie de développement de l'économie numérique, le pionnier de la transformation digitale des entreprises camerounaises, le leader du développement des TIC au sein des caisses de sécurité sociale africaines et le champion de la gestion de la modernisation. Depuis 2017, nous collaborons avec Huawei pour renforcer les services de sécurité sociale numérique. Nous sommes témoins des bénéfices que la transformation numérique peut apporter en facilitant le travail et la fluidité des processus. Nous ne cesserons jamais de poursuivre le développement de la digitalisation et de l'intelligence artificielle."

Huawei a également invité Wael EIMonairy, Regional Managing Director, Egabi Solutions, à partager les fonctions d'intelligence artificielle développées grâce aux capacités de HUAWEI CLOUD. HUAWEI CLOUD adhère au concept de « co-création, gagnant-gagnant et partage ». En encourageant les talents et les développeurs, en étendant son réseau de partenaires et en bâtissant un solide marché du cloud, Huawei vise à promouvoir la prospérité de l'écosystème et à accélérer la construction de l'Afrique numérique.

Pour plus d'informations, veuillez consulter le site : https://e.huawei.com/ma/events/2024/ma/gitex

AFES 2024 / Abidjan, capitale de l’Econométrie

Le Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et d’Apprentissage, représentant la Ministre de l’Economie, du Plan et du Développement, a procédé à l’ouverture de la Conférence Africaine de la Société d’Econométrie 2024 sur le thème : « les défis de l’emploi en Afrique ». C’était ce jeudi 06 Juin 2024, à l’Ecole Nationale Supérieure de la Statistique et d’Economie Appliquée (ENSEA), en présence d’éminentes personnalités du monde économique.

Après l’édition 2021, Abidjan accueille pour la seconde fois, la Conférence Africaine de la Société d’Econométrie (AFES) 2024.  Cet évènement international a été initié pour explorer les défis et les opportunités économiques du continent, en mettant en avant les travaux de recherche les plus récents et les méthodologies innovantes. Représentant la Ministre de l’Economie, du Plan et du Développement, le Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Apprentissage a rappelé l’engagement du gouvernement dans l’amélioration des conditions de vie des populations à travers l’analyse de données économiques.  « De plus en plus, la culture de l’analyse économique et la prise de décision basée sur des évidences empiriques sont au centre des attentions de la plupart des pays en développement. En Côte d’Ivoire, cette culture est traduite dans la Constitution de 2016 pour montrer l’importance des décisions économiques dans l’amélioration du bien-être des populations, conformément à la vision de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République, vision traduite dans le projet de Société Côte d’Ivoire Solidaire », a indiqué N’Guessan Koffi. 

Pour aider à relever les défis politiques dans de nombreux pays africains, le Ministre a insisté sur les efforts à accomplir dont l’objectif est « d’apporter des solutions durables au chômage des jeunes, en vue de l’amélioration des conditions de vie des populations », précise-t-il.

Bien avant, le Directeur de l’Ecole Nationale Supérieure de la Statistique et d’Economie Appliquée (ENSEA) a montré l’importance de l’économétrie dans la formation. « L’économétrie est une discipline centrale dans la formation de l’Ensea. Nous offrons des formations de techniciens supérieurs de statistiques de niveau licence, appelé analystes statisticiens, des ingénieurs statisticiens économistes, à la double compétence statistique et économie, des masters en statistique agricole, sciences actuarielles, data science et un programme de doctorat », s’est exprimé   Hugues KOUADIO. Il a saisi cette opportunité pour se réjouir pour le choix de son institution. « C’est une grande fierté pour notre institution d’abriter un tel évènement de portée mondiale, et ce, d’autant plus que cette édition 2024 est la deuxième en terre ivoirienne après celle de 2021, que nous avons eu l’honneur d’accueillir en marge des célébrations des festivités du 60ème anniversaire de l’ENSEA » a-t-il fait remarquer.

La présidente de l’Econometric society (Société d’économétrie en français) a quant à elle remercié le Gouvernement ivoirien pour la parfaite organisation de la conférence et salué la participation de tous. Eliana Ferrara a présenté la partie africaine comme jeune et très importante, elle compte à ce jour 406 membres dont 233 chercheurs africains qui ont adhéré à la société d'économétrie.

Elle a terminé en indiquant que des congrès se tiennent tous les 5 ans, la première a eu lieu en 2013, à Addis Abeba, en Ethiopie. Notons que l’édition 2024 a enregistré la présence de nombreuses personnalités nationales et internationales du monde de l’économétrie et de l’économie. Il s’agit, entre autres, d’Eliana Ferrara, Professeur de politique publique à l'Université de Harvard, de Douglas Gollin, Professeur d'économie du développement à l’Université d'Oxford / Université de Tufts, de Joshua Angrist, Professeur d'économie au Massachusetts institute of technology (Mit), Prix de la Banque de Suède en Sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel 2021.

 

 

Dirco

Cadre de Coopération pour le Développement Durable (CCDD) 2021-2025/Le Gouvernement satisfait des résultats enregistrés en 2023

La Ministre de l’Economie, du Plan et du Développement, Nialé Kaba et le Coordinateur Résident du Système des Nations Unies en Côte d’Ivoire, Philippe Poinsot ont présidé, le mercredi 8 mai 2024, la quatrième réunion du Comité Directeur, à Abidjan.  Cadre de dialogue stratégique entre le Gouvernement ivoirien et le Système des Nations Unies pour la mise en œuvre du Cadre de Coopération pour le Développement Durable (CCDD), le Comité Directeur Conjoint (CDC) a tenu sa 4ème réunion, ce mercredi 08 mai 2024, à Abidjan. Cette rencontre avait pour objectifs principaux d’assurer le suivi des recommandations du CDC du 31 mai 2023, de valider les réalisations du système des Nations Unies en 2023 et de recueillir les orientations stratégiques pour la mise en œuvre du CCDD et pour le renforcement des initiatives de développement durable en Côte d’Ivoire.

Co-présidente de cette réunion, la Ministre du l’Economie, du Plan et du Développement s’est réjouie des acquis positifs, "après trois années de mise en œuvre du CCDD,  des progrès ont été enregistrés grâce aux efforts conjoints du gouvernement et des Nations Unies", a souligné Nialé KABA,  avant de donner plus de détails sur les différentes actions menées. « Le rapport 2023 met en lumière les principaux résultats obtenus dans les domaines de l’agriculture et de l’industrialisation durable, de l’éducation, des services sociaux de base, de l’emploi, de la préservation de l’environnement et de la lutte contre le réchauffement climatique. Le coût de la mise en œuvre du CCDD est estimé à 184 millions de dollars  soit environ 112,1 Milliards de Fcfa(…). A mis parcours de la mise en œuvre du CCDD, les ressources mobilisées de 2021-2025 s’élèvent à 289 milliards de FCFA sur 396 milliards prévus jusqu’en 2025, soit 73% du total planifié. Ces financements ont permis de soutenir des programmes ciblés du Gouvernement dont le PJ-Gouv et le PS-Gouv », a-t-elle soutenu.

Bien avant, le Coordonnateur résident des activités opérationnelles du système des Nations Unies en Côte d'Ivoire a situé le cadre de la rencontre, " Le Comité Directeur Conjoint (CDC) en tant que cadre de dialogue entre le Gouvernement et le Système des Nations Unies se réunit chaque année pour assurer la cohérence de nos actions et s’assurer de leur alignement aux priorités nationales. Cette réunion marque la dernière ligne droite de notre cycle de coopération actuel qui se clôturera en 2025", a indiqué Philippe Poinsot.

Il a, en outre, précisé les éléments d'appui des organisations onusiennes inscrits dans le rapport du CDC. "Ce document met en lumière nos initiatives de développement, notamment le soutien à la transformation agro-forestière pour créer des systèmes agricoles durables, la poursuite de nos activités de renforcement des capacités professionnelles et entrepreneuriales des jeunes dans le contexte de l’année 2023 dédié à la jeunesse, notre accompagnement institutionnel pour la résilience au changement climatique à travers l'élaboration du Plan National d'Adaptation, notre appui aux plateformes locales de lutte contre les violences basées sur le genre, ainsi que notre initiative conjointe pour l'amélioration des apprentissages, en soutien aux réformes issues des Etats Généraux de l’Education et de l’Alphabétisation et bien d’autres initiatives importantes", a conclu le Coordonnateur résident.

Au terme de cette réunion, les parties prenantes ont formulé des recommandations selon lesquelles, les agences doivent accélérer la formulation, la mobilisation des fonds conjointement avec le Gouvernement et l’opérationnalisation des programmes conjoints dont le processus de formulation est finalisé. Le CDC a salué la valeur ajoutée du cadre programmatique pour la résilience dans la zone Nord-Est et a demandé aux partenaires d’apporter un appui dans cette zone afin de renforcer la coordination et la transparence des interventions. Enfin, le CDC a noté la pertinence des 6 transitions et 4 moteurs pour l’accélération des ODD, et a recommandé de les considérer dans la formulation du prochain cycle de coopération (2026-2030), en intégrant les droits humains, l’inclusion des jeunes, la Culture et les personnes vulnérables de manière transversale d’une part, et, en s’assurant de leur alignement sur les priorités nationales pour le même cycle programmatique,  d’autre part.

Notons que cette rencontre a enregistré la participation de plusieurs membres du gouvernement notamment, les Ministres du Commerce et de l'Industrie, de l'Emploi et de la Protection Sociale, de la Cohésion Nationale,  de la Solidarité et de la lutte contre la pauvreté,  de la Femme, Famille et Enfant, des chefs d'agence des Nations Unies et des représentants des ministères sectoriels.

Sercom ministère de l’économie, du   plan et du Développement 

 

Viabilité de la dette/ Nialé Kaba rassure : « La Côte d’Ivoire est à risque de surendettement modéré »

 La Ministre de l’Economie, du Plan et du Développement, Nialé Kaba, a présidé, hier jeudi 25 avril 2024, la cérémonie de présentation du rapport « Risque Pays Côte d’Ivoire 2024 », organisée par Bloomfield Investment. Elle a profité de cette occasion pour rassurer les Ivoiriens sur le risque d’endettement de la Côte d’Ivoire qui reste modéré.      

Le taux d’endettement de la Côte d’Ivoire estimé à 58,1% à fin 2023, est au cœur des débats. La Ministre de l’Economie, du Plan et du Développement rassure les populations et les économistes que le risque de surendettement de notre pays reste modéré. « En ce qui concerne le niveau de la dette, il convient de noter, avec un taux d’endettement de 58,1% à fin 2023, que le pays est en deçà du seuil communautaire de 70% du PIB. Il faut également noter que l’analyse de la viabilité de la dette, prenant en compte tous les ratios notamment celui relatif à la liquidité, indique que la Côte d’Ivoire est à risque de surendettement modéré », a révélé Nialé Kaba. C’était, le 25 avril 2024, au Sofitel Hôtel Ivoire, au cours de la présentation du rapport de Bloomfield Investment sur le risque pays Côte d’Ivoire 2024.  L’économiste s’est voulue plus pertinente en rappelant le vote de la loi portant politique nationale d'endettement et de gestion de la dette publique par l'Assemblée Nationale, qui « vient renforcer davantage la gestion de la dette et permet d’anticiper sur les risques y afférents ». 

En réponse aux différents points d’attention soulevés par le rapport, liés notamment, au climat des affaires, aux performances macroéconomiques, à la gestion de la dette publique, au système monétaire et financier, et au risque sociopolitique, l’émissaire du gouvernement a fait des précisions. « Les points de fragilité mentionnés dans le rapport font déjà l’objet d’attention par le Gouvernement, à travers la mise en œuvre de mesures de mitigation, notamment, le renforcement de la surveillance et de la réglementation des prix des produits de grande consommation, l’élaboration en cours d’une Stratégie de mobilisation des Recettes à Moyen Terme (SRMT) ; la rationalisation des exonérations, afin d’améliorer les recettes fiscales, le développement des grappes industrielles et des agropoles tout en renforçant l’écosystème de gestion et de développement des infrastructures industrielles », a-t-elle indiqué. La ministre a terminé en indiquant que les perspectives sont prometteuses car « le Gouvernement ivoirien est déterminé à poursuivre les actions et réformes pour contenir les risques potentiels ». Cette ambition a été corroborée par le Président Directeur Général de Bloomfield Investment, lors de la présentation du rapport. « La note globale de la Côte d’Ivoire passe de 6,2 en 2023 à 6,5 en 2024. Elle reste dans la catégorie de risque faible et nous recommandons l’investissement dans ce pays. La Côte d’Ivoire est un pays qui reste résilient au vu des paramètres qui ont affiché une stabilité.   Pour une économie résiliente et une performance à long terme il est extrêmement important que la majorité de la richesse soit créée par des entreprises locales », a expliqué Stanislas Zézé.

Rendez-vous incontournable pour les décideurs publics et les opérateurs privés, le rapport « Risque Pays Côte d’Ivoire 2024 » analyse les performances macro-économiques, le climat des affaires, la situation des finances publiques et la dette, le système financier dans son ensemble et l’environnement socio-politique.

Sercom

 

 

1500 FCFA le prix du cacao / Les députés Pdci-Rda chargent le gouvernement

Déclaration

Le Groupe Parlementaire PDCI-RDA à l’Assemblée nationale a accueilli avec un sentiment de grande déception, l’annonce faite par le Gouvernement, de porter le prix du cacao à 1 500F par kilo, pour la récolte intermédiaire qui commence ce mardi 2 Avril et finit le lundi 30 Septembre 2024.

A ceux qui voudraient annoncer à grands renforts de publicité, que ce prix est le plus élevé JAMAIS VERSÉ aux producteurs de cacao en Côte d’Ivoire, le Groupe Parlementaire PDCI-RDA souhaite rappeler que, de même, les prix du cacao sur les marchés internationaux de Londres et de New York, sont, en cette période, les plus élevés JAMAIS ENREGISTRÉS. Et que si l'on s'en tient à la promesse du Gouvernement, dans sa réforme de 2012, de toujours reverser 60% du prix international aux producteurs, il aurait donc fallu payer au moins 3 000F, et non 1 500F/kg.

Le Groupe Parlementaire PDCI-RDA à l’Assemblée nationale laisse le Gouvernement Ivoirien seul juge de ses chiffres sur le résultat des ventes par anticipation de la récolte pour la période d’avril à septembre 2024, qui donneraient un prix CAF moyen de 2 326 FCFA le kilogramme, sur la base duquel il fixe le prix bord-champ à 1 500F /kg pour la campagne intermédiaire.

En tout état de cause, à ce prix de 1 500F/kg, le PDCI-RDA estime que les producteurs de cacao continuent de souffrir de la mauvaise gestion des revenus de cette spéculation dans le pays.

Nos valeureux producteurs, une fois de plus, consentent d’énormes sacrifices financiers pour aider le pays. Même si le nouveau prix bord-champ représente une légère augmentation par rapport au prix initial, ce pourquoi le Groupe parlementaire PDCI-RDA à l’Assemblée nationale se félicite du rôle important qu’il a joué, notamment à travers son dernier communiqué, il reste toujours largement insuffisant à ses yeux.

Au-delà de la modeste hausse du prix accordée par le Gouvernement, c'est la problématique du système de commercialisation des matières premières agricoles et de la quote-part reversée aux producteurs, qui est posée avec acuité. La question de la clé de répartition des revenus du cacao et des autres produits agricoles entre les acteurs des filières respectives (café, cacao, hévéa, palmier à huile, coton anacarde, etc.), doit être également analysée en profondeur.

Il est clairement établi que le Gouvernement ne produit pas le cacao. C’est bien nos braves paysans qui prennent tous les risques des producteurs. En effet, ce sont ces derniers qui travaillent sous le soleil et la pluie, qui subissent les effets du climat et des maladies des plantes, pour produire le cacao.

Pourtant, le Gouvernement se charge, d'autorité, de vendre le cacao sur le marché international et redistribue les revenus à sa guise. Seul le reliquat après redistribution, est reversé aux producteurs. Cette pratique doit changer. C’est une question de justice sociale et d'équité. Le paysan doit avoir son revenu garanti à hauteur de 60 à 70% du prix CAF.

Il est également impératif d’en finir avec le mythe tendant à faire croire aux Ivoiriens, chaque fois qu'il y a la moindre hausse des prix aux producteurs, tout comme la moindre non-augmentation des prix des denrées de première nécessité, que le Gouvernement consent un sacrifice au bénéfice des producteurs ou des consommateurs.

Le Groupe Parlementaire PDCI-RDA à l’Assemblée nationale réitère donc son appel au Gouvernement, à engager une profonde réflexion, d’abord sur les mécanismes de commercialisation de nos produits agricoles (ventes à terme contre ventes spot ou autres mécanismes, isolés ou en combinaison, mise en place de marchés régionaux, création et/ou renforcement des organisations professionnelles agricoles, ventes groupées, création de bourses des produits agricoles, etc., ensuite sur la quote-part reversée aux producteurs..

Le Groupe Parlementaire PDCI-RDA à l’Assemblée nationale invite le Gouvernement, les organes de régulations et les autres intermédiaires de la filière cacao, à accepter de « se serrer la ceinture », au besoin en réduisant leur train de vie, pour permettre aux producteurs de gagner plus et de vivre mieux du fruit de leur travail.

II exhorte le Gouvernement à se pencher avec bienveillance sur la question de la prolifération et l’inflation des prélèvements dans les filières agricoles, pour permettre aux producteurs de gagner plus, pour leur dur labeur. Enfin, il faut rappeler, qu’avec environ 60 à 65% de l’offre mondiale de cacao, la Côte d’Ivoire, avec le Ghana voisin, devrait être à même de peser sur les cours mondiaux du cacao de manière durable, comme l’OPEP le fait sur les prix du pétrole, au lieu de les subir ou de compter sur les phénomènes climatiques et la pression phytosanitaire ponctuels sur lesquels elle n’a aucune maitrise, pour obtenir une hausse des prix.

Le Groupe Parlementaire PDCI-RDA à l’Assemblée nationale, qui sait se souvenir des moments de luttes glorieuses avec le Syndicat Agricole Africain et le RDA, continue de suivre avec une vigilance accrue, l’évolution des cours du cacao sur les marchés internationaux dans les prochains mois et attend de voir, le cas échéant, sa répercussion sur le prix bord-champ pour la campagne principale de cacao qui s’ouvre le 1er Octobre 2024.

Au demeurant, rien n’empêche le Gouvernement de modifier positivement ce nouveau prix si les circonstances le permettent, avant Octobre 2024 car le succès de ce pays repose sur l’Agriculture et tout gain enregistré dans ce secteur, a un effet multiplicateur sur les conditions de vie dans la nation.

Le Groupe Parlementaire PDCI-RDA à l’Assemblée nationale, tout en invitant le Gouvernement à veiller à ce que les 1500 Fcfa/kg (prix bord-champ) reviennent effectivement aux producteurs, décide de rester saisi de cette question et de toute autre, touchant à la bonne marche de la nation ou ayant un impact sur le coût de la vie des Ivoiriens. Il invite les Ivoiriens à la même vigilance

Fait à Abidjan le 2 Avril 2024

Pour le Groupe Parlementaire PDCI-RDA à l’Assemblée nationale.

DOHO SIMON

Agriculture : Le prix du cacao fixé à 1500 FCfa pour la campagne intermédiaire 2023-2024

Le ministre d'Etat, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani, a indiqué le 2 avril 2024, à Abidjan-Plateau, que le prix du cacao est fixé à 1500 FCfa pour la campagne intermédiaire 2023-2024.

Kobenan Kouassi Adjoumani a expliqué que ce montant a été fixé sur la base du prix Caf de 2326 FCfa. « Nous vous informons que pour la campagne intermédiaire, le résultat des ventes par anticipation de la récolte de la période d’avril à septembre 2024 a permis de réaliser un prix Caf moyen de 2326 FCfa le kilogramme. Sur cette base, l’État de Côte d’Ivoire a décidé de servir le prix au producteur à 1500 FCfa le kilogramme, soit 64% du prix Caf de réalisation », a-t-il déclaré.

C’est donc une majoration de 500 FCfa par rapport aux 1000 FCfa fixés en octobre 2023 sur la base d’un prix Caf de 1635 FCfa. « Le 1er octobre 2023, nous avons annoncé un prix minimum garanti de 1000 FCfa le kilogramme pour le cacao au titre de la campagne principale 2023-2024. Ce prix résulte du prix Caf moyen de 1635 FCfa le kilogramme issu des ventes par anticipation de la récolte principale 2023-2024 sur la période d’octobre 2023 à mars 2024 », a fait savoir le ministre d’État.

Relativement à la présente campagne, Kobenan Kouassi Adjoumani a aussi expliqué qu’il « a fallu que l’on observe une hausse des prix sur les marchés boursiers, depuis le premier trimestre de l’année 2024, pour que de nombreuses langues se mettent à critiquer le système stabilisé, au profit du système libéralisé, parce que, dit-on, le système stabilisé ne répercute pas systématiquement la hausse des prix internationaux sur le prix payé au producteur ». « Ceux qui soutiennent cette thèse oublient que notre pays a déjà expérimenté le système libéralisé dont les résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes », a-t-il indiqué.

Le ministre d’État de rappeler « qu’en effet, les douze années de stabilisation (2011-2023) ont permis d’obtenir, avec les ventes anticipées, un prix Caf moyen/kg de 1428 FCfa contre 1076 FCfa servi lors des campagnes où régnait le système libéralisé, avec les ventes spots de 2000 à 2011 ». « Et nous nous souvenons tous des prix dérisoires qui étaient payés aux producteurs lorsque les prix mondiaux venaient à chuter, tant soit peu. Souvent le cacao était payé à moins de 500 FCfa », a souligné Kobenan Kouassi Adjoumani.

« Ce qu’il faut retenir dans le système stabilisé, c’est que la hausse quotidienne des cours mondiaux n’est pas répercutée immédiatement mais elle profite aux producteurs avec un décalage dans le temps, puisque les ventes de la récolte future s’effectuent au moment même de cette hausse », conclut-il.

Source : Fratmat.info

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