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Filtrer les éléments par date : lundi, 18 mai 2020

Assemblée Nationale/ Modification de la CEI et du code électoral : L’honorable Konan Marius formel : « Le Président de la République est forclos »

Le Groupe parlementaire PDCI-RDA n’est pas content. De fait, le gouvernement a déposé sur la table des députés deux (02) demandes de ratification des ordonnances relatives à la recomposition de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et à la révision du code électoral. C’est donc à juste titre que les députés PDCI-RDA ont décidé de prendre à témoin l’opinion nationale et internationale sur le passage en force que tente de faire le régime Ouattara. Ci-après les propos liminaires tenus, hier, lundi 18 mai 2020, à la maison du PDCI-RDA à Cocody.

 Lire la déclaration

THEME :

  • De la demande de ratification de l’ordonnance n° 2020-306 du 4 mars 2020 portant modification des article 5,15,16 et 17 de la loi n°2019-708 du 05 Août 2019 portant recomposition de la Commission Electorale Indépendante.
  • De la demande ratification de l’ordonnance n°2020-356 du 8 avril 2020 portant révision du code électoral.

PROPOS LIMINAIRES

Mesdames et messieurs les journalistes,

Le Groupe Parlementaire PDCI-RDA, est heureux de vous retrouver après la levée de la mesure de suspension de tout rassemblement de plus de cinquante (50) personnes, pour partager avec vous son opinion sur deux grands sujets de l’actualité politique ivoirienne : La Commission Electorale Indépendante (CEI) et le Code électoral.

Permettez-moi tout d’abord d’adresser au nom du Groupe Parlementaire PDCI-RDA, notre compassion aux familles de tous ceux qui ont perdu la vie suite à la maladie à coronavirus et de formuler des vœux de prompt rétablissement aux malades.

C’est le lieu de rappeler à tous que cette lutte contre la COVID19 nécessite l’implication de toutes les populations de la Côte d’Ivoire à travers le respect des mesures barrières prescrites par le Conseil Nationale de Sécurité (CNS) et la sensibilisation permanente de nos populations.

Mesdames et messieurs,

L’Assemblée nationale ayant repris service depuis le 1er Avril 2020, elle se prépare à examiner plusieurs projets de lois au nombre desquels sont inscrits deux (2) projets de loi de ratification portant sur : 

  • Une demande de ratification de l’ordonnance n° 2020-306 du 4 mars 2020 portant modification des article 5,15,16 et 17 de la loi n°2019-708 du 05 Août 2019 portant recomposition de la Commission Electorale Indépendante.
  • Une demande ratification de l’ordonnance n°2020-356 du 8 avril 2020 portant révision du code électoral.

Le caractère politique de deux ordonnances suscitées nécessite de la part du Groupe Parlementaire PDCI-RDA quelques observations pour appeler la vigilance du peuple de Côte d’Ivoire, des acteurs de la scène politique non représentés au Parlement et de la communauté internationale sur les problèmes politiques que soulèvent ces deux ordonnances et les risques qu’elles font courir à la paix et à la stabilité de la Côte d’Ivoire.

Rappelons que la crise postélectorale de 2011 qui a officiellement fait trois milles (3.000) morts est née de la contestation des résultats du second tour de l’élection présidentielle de 2010 qui a laissé pointer du doigt, une grande part de responsabilité de la Commission Electorale Indépendante d’alors.

Depuis cette date, la CEI va être fortement décriée malgré les différentes modifications que sa composition va connaître.

Il faut attendre la plainte formulée par une organisation des droits de l’homme de notre pays devant la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples qui a ordonné à l’Etat de Côte d’Ivoire, le 18 novembre 2016, de reformer la commission électorale indépendante pour rendre sa composition équilibrée afin de lui permettre d’organiser des élections transparentes, libres et juste.

Au moment où nous pensions tous que le gouvernement se saisirait de cette opportunité pour doter notre Pays d’un organe électoral véritablement indépendant capable de garantir les droits de tous les citoyens candidats à l’élection présidentielle, le régime du RHDP a plutôt servi au peuple une commission déséquilibrée avec surreprésentation du parti au pouvoir.

Un recours a été exercé à la suite de l’adoption de la loi portant recomposition de la CEI par une soixantaine de Députés de l’opposition devant le Conseil Constitutionnel. La décision de rejet dudit recours, rendu avec une célérité sans pareil, a emmené des Députés de l’opposition à saisir la Cour Africaines des Droits de l’Homme et des Peuples.

C’est dans l’attente d’une décision de la Cour Africaine des Droits de l’homme et des Peuples que nous avons appris que la loi portant recomposition de la CEI, tant dénoncée a subi une modification par ordonnance pour soi-disant offrir, dans la Commission centrale et les commissions locales de la CEI, une place au parti d’opposition le mieux représenté à l’Assemblée nationale.

En ce qui concerne l’ordonnance modifiant le code électoral, il faut noter que le dialogue politique engagé par le Premier Ministre avec les acteurs politiques et ceux de la société civile a été subitement interrompu sans consensus. Nous attendions la reprise de ce dialogue avant la finalisation du projet de modification du code électoral qui allait être soumis au Parlement.

Non seulement le dialogue n’a pas repris pour avoir un consensus autour des modifications à faire dans le code électoral, mais en plus le Gouvernement a, à nouveau, outrepasser les pouvoirs de l’Exécutif en légiférant par ordonnance dans un domaine réservé au Parlement qui est en session, je le rappelle, depuis le 1er Avril 2020 conformément à la Constitution.

Par ailleurs, l’action actuelle engagée par le Pouvoir Exécutif devant le Parlement, viole le Protocole A/SP1/12/01 sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance, additionnel au protocole relatif au mécanisme de prévention, de gestion, de règlements des conflits, de maintien de la Paix et de la Stabilité de la CEDEAO, notre organisation sous - régionale qui dispose que toute réforme substantielle ne doit intervenir dans les six(06) mois précédant les élections sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques.

Dans tous les cas que l’on fixe le début du processus électoral à partir au 31 juillet 2020, date d’affichage de la liste électorale provisoire ou du 31 octobre 2020, date du scrutin, le Président de la République est forclos et les textes relatifs à Commission électorale Indépendante et au Code électoral qui n’ont pas le consensus des acteurs politiques ne peuvent être analysés par le Parlement car nous sommes au- delà du 31 janvier 2020 ou du 1 er mai 2020 prescrits.

Toute chose qui ne manque pas d’appeler quelques questionnements :

  • Pourquoi le pouvoir RHDP veut offrir aujourd’hui une place à l’opposition dans une commission qu’il a toujours jugée équilibrée ?
  • Sachant que le dossier de la Commission chargée des élections a fait l’objet, le 08 mars 2020, d’un jugement devant la CADHP, dont la décision est attendue incessamment. Ne vaut t- il pas mieux d’attendre la décision de la CADHP avant de légiférer sur ce sujet?
  • Pourquoi modifier le code électoral de façon unilatérale à quelques mois des élections présidentielles ?
  • Le pouvoir RHDP veut-il continuer d’entretenir le climat de méfiance et de peur qui habite les ivoiriens en période électorale ?

L’opposition parlementaire en général et le Groupe Parlementaire PDCI-RDA pensent que de telles manœuvres de racolage ne sauraient garantir l’indépendance politique de la Commission Electorale Indépendante telle que souhaitée par tous les ivoiriens. De plus, la recherche de la paix par la réconciliation des Ivoiriens doit être au-dessus de toutes les ambitions partisanes, les lois électorales et la composition de la CEI doivent faire l’objet d’un consensus après un dialogue franc et constructif.

C’est la raison pour laquelle le Groupe Parlementaire PDCI-RDA refuse de s’associer à ce projet de ratification   de lois ‘’confligènes’’.

Asseyons-nous et discutons sérieusement de la CEI et du code électoral parce que nous voulons des élections justes transparentes et crédibles.

Je vous remercie.

 Pour le Groupe parlementaire PDCI-RDA

Honorable KONAN K. Marius

Député d’ATTIEGOUAKORO

 

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Interview / Yapi Kouadio Isidore, délégué Pdci-Rda d’Alépé 2 et membre du bureau politique : ‘‘Que Bictogo, le PDG des tabourets du Président de la République et Ahoussou Jeannot ne continuent pas de tromper les Ivoiriens’’

‘‘Le maire d’Alépé n’a jamais été militant du Pdci-Rda’’

Après la présentation de certains maires comme étant des militants du Pdci-Rda qui ont viré au Rhdp, le député d’Alépé, Yapi Kouadio Isidore sort de sa réserve pour rétablir la vérité. Sans toutefois manquer de donner son point de vue sur la convention du Pdci-Rda et ce qui reste du Rhdp après la sortie du gouvernement de Mabri Toikeusse.

Parmi les quatre maires qui ont été présentés récemment comme des transfuges du Pdci-Rda figure celui d’Alépé. En tant que délégué départemental d’Alépé 2, le reconnaissez-vous comme étant l’un des vôtres ?

Ce qui a été dit dans la presse montre que le Rhdp est vraiment en difficulté. Sinon, les cadres de ce parti ne se permettraient pas de raconter des contre-vérités. Mais je voudrais vous présenter l’historique des dernières municipales à Alépé. Les élections ont eu lieu le 13 octobre 2018. Et les candidats étaient, Abé Angou Martial, N’Cho Christophe, Allo Bataffoé, Ahiba Boguié, Achié François et Abé Paul, le maire sortant. Militant du Fpi à cette époque, M. Ossin Yapi Simplice ambitionnait d’être candidat à ces élections. Son village Grand Alépé n’étant pas dans la commune, il a fait recenser des électeurs dudit village dans la circonscription communale. Il en a été de même avec Yakassé-Comoé et des personnes venues d’Abidjan. Constatant qu’il ne pouvait pas gagner, il a rencontré le candidat du Pdci-Rda qui est Abé Martial. Avant, ni moi ni Abé ne connaissions M. Ossin. Nous ne l’avons jamais vu au Pdci-Rda à Alépé. Cela fait plus de vingt-cinq (25) ans que je milite activement sans répit au Pdci-Rda, je n’ai jamais vu ou entendu parler de M. Ossin Yapi. C’est un mensonge éhonté de dire que M. Ossin Yapi est maire Pdci-Rda. Il a exigé le poste de 1er adjoint au maire sous prétexte que des centaines d’électeurs voteraient pour la liste Pdci-Rda conduite par Abé Martial. Et c’est ce qui a été fait. M. Abé Martial est élu maire d’Alépé. Malheureusement, il tombe malade au mois de janvier et décède en avril. Il fallait donc trouver son remplaçant dans le conseil municipal, lors de l’élection municipale qui s’est tenue le 19 juin 2019. Les candidats étaient Anaman Yabo Narcisse du Pdci-Rda, Ossin Yapi Simplice, indépendant mais soutenu par le Rhdp unifié, Kouadjo Agré Bernard, et N’cho Christophe, Sympathisant du Rhdp unifié. Le Pdci-Rda était parti pour gagner ces élections. Curieusement, Kouadjo Agré Bernard, délégué Pdci n’a jamais voulu retirer sa candidature au profit de Dr Anaman que les autres délégués et militants ont choisi. Des responsables du Rhdp de la région entrent en jeu et s’adonnent à un achat de conscience de certains conseillers municipaux dans le but de faire gagner Ossin Yapi. Sous une forte pression du même Rhdp unifié, N’Cho Christophe finit par jeter l’éponge. C’est dans ces conditions que M. Ossin Yapi gagne les élections du 19 juin 2019 pour le compte du Rhdp Unifié. Le Pdci-Rda a donc perdu les élections et nous en tirons toutes les conséquences, et attendons 2023. Au vu de ce qui précède, M. Ossin Yapi ne peut prétendre être maire Pdci-Rda le lundi 4 mai 2020. Alors qu’il n’a jamais quitté le Rhdp unifié depuis le 19 juin 2019.

Que pensez-vous donc de cette attitude de M. Ahoussou Jeannot qui présente ces personnes comme étant des cadres du Pdci-Rda ?

Avec tout le respect que je dois à ces personnalités, je dirai que M. Ahoussou Jeannot qui a lâché la proie pour l’ombre ne sait plus ce qui se passe au Pdci-Rda. C’est pourquoi, il s’est permis de présenter des gens comme le maire d’Alépé qui n’a jamais milité au Pdci. Au PDG des tabourets, M. Adama Bictogo, je ne sais que dire parce que lui-même ne maitrise pas du tout le terrain politique ivoirien. Alors qu’ils ne continuent pas de tromper les ivoiriens en affirmant des faits qui n’ont jamais existé. En regardant ce qui s’est passé avec Alépé, j’ai mal à leur place.

A quelques cinq mois des élections, le PDCI prépare sa convention pour la désignation de son candidat et l’on parle d’une multiplicité de candidatures. Comment voyez-vous l’avenir de votre parti?

La convention est prévue pour se tenir au mois de juin 2020. Je ne parle pas de multiplicité de candidatures puisqu’elles ne sont pas encore ouvertes. On pourrait penser au président du Pdci-Rda Henri Konan Bédié qui est le candidat naturel du Parti. Aujourd’hui, ne parlons pas de multiplicité de candidatures.

On attend parler de plus en plus de Tidjane Thiam, ex patron du Crédit Suisse qui était même dans le gouvernement du président Bédié ?

Nous sommes en politique et il faut se poser la question de savoir si depuis le coup d’Etat de 1999, M. Thiam est toujours militant du Pdci-Rda. Parce qu’il est parti de la Côte d’Ivoire depuis 21ans. S’il l’est, est-ce que les textes du parti lui permettent d’être candidat à la candidature ?Personnellement, je ne suis pas pour que des militants quels qu’ils soient sortent du parti pendant des années et reviennent à la veille d’une élection pour tenter d’annoncer leur candidature. Ce n’est pas élégant. Et comme M. Thiam est un monsieur élégant, je ne crois pas qu’il puisse se comporter de la sorte. S’il est encore militant du Pdci-Rda, il devra attendre les autres élections pour se porter candidat. Pendant ce temps, il se mettrait à jour de ses cotisations et remplirait les autres critères. A ce moment il n’y aura plus de problèmes à son niveau.

Avez-vous un message à lancer à vos militants qui s’apprêtent à choisir leur candidat pour la présidentielle de 2020 ?

Je voudrais particulièrement m’adresser aux cadres du Pdci-Rda, présidentiables ou non. C’est toujours à la veille des élections qu’ils commencent à tout mélanger autour du candidat du Pdci-Rda à la présidentielle ou pendant les autres élections. Il faut s’abstenir de participer à ce combat de bas étage. Ils doivent cesser de se mettre les bâtons dans les roues car cela dépeint sur le parti et son candidat. Que les uns et les autres se calment. Les élections présidentielles, il y en aura toujours. Que celui qui veut être candidat vienne à la convention. Il faudrait rechercher la cohésion plutôt que la division des militants. Faisons ce que nous avons à faire pour que le parti gagne les élections. Et après, le président fera le reste. A tous les militants, notamment à ceux de la région, il faudrait que nous nous rassemblions autour du candidat du Pdci-Rda. Quel que soit le candidat que la convention va désigner, nous devons nous mobiliser autour de lui pour gagner les élections avec lui. Que les militants soient sereins, qu’ils aillent s’enrôler, faire leur jugement et certificat de nationalité. Parce que sans papier, il n’y a pas de vote. Les militants du Pdci-Rda et du Fpi doivent savoir que sans papier, nous ne pouvons pas gagner les élections. Or tous les Ivoiriens ne veulent plus que le Rhdp unifié soit encore au pouvoir après octobre prochain. Faisons nos papiers, il n’est pas encore tard.

Pour vous, est-ce que la situation de la CEI peut constituer un blocage pour la présidentielle d’octobre 2020 ? Surtout que la décision d’Arusha tarde à tomber et que l’opposition rejette toujours cet organe à charge du processus électoral ?

Je ne pense pas que cela puisse constituer un blocage. Parce que du jour au lendemain, le président de la république peut décider de revoir tous les textes régissant les élections. Le code électoral a été pris par ordonnance en pleine situation sanitaire de la Covid-19 le 8 avril 2020. Où est donc l’urgence quand l’ordonnance est sur la table des députés pour être ratifiée dans ce mois de mai ? Au lieu d’une ordonnance, c’est plutôt le projet de loi sur le code électoral qui devrait être soumis aux Députés. Tout est fait pour que le Rhdp gagne ou gagne. Mais est- ce que c’est la solution pour la Côte d’Ivoire ? Personnellement, je ne voudrais pas que nous revivions la situation de 2010 qui a abouti à une grave crise postélectorale.

M. Mabri, membre fondateur du Rhdp vient de sortir du gouvernement. Mais bien avant, M. Anaky Kobena, le président Bédié ainsi que Soro, un allié fort, avaient quitté l’alliance.Quelle lecture faites-vous de cette situation ?

Ma lecture est que les coalitions de l’opposition devraient gagner les élections. Tout le monde sait bien que le Pdci-Rda et le Fpi font plus de 70% des électeurs ivoiriens. Maintenant qu’Anaky, est parti, Soro est sorti et Mabri s’en va, je peux dire que le RDR est aujourd’hui très mal en point.

Pourquoi vous parlez du RDR ?

Mais tout le monde est parti donc il reste le Rdr au Rhdp. Donc le Rhdp unifié aujourd’hui est égal au Rdr. Il ne faudrait pas qu’on se le cache.

La covid-19 dans votre région, comment gérez-vous cette pandémie ?

Ce n’est pas moi qui gère la situation de la Covid-19 dans le département. C’est le gouvernement. En tant que député, j’apporte ma contribution en faisant des dons à l’ensemble des populations du département. J’invite les cadres qui ne se sont pas encore manifestés à s’impliquer dans la lutte contre la Covid-19 dans le département.

In l'héritage

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Débrayage des agents de l’Oneci à compter de ce lundi/ En colère, voici ce que revendiquent les travailleurs

Arrêt de travail subit dans tous les centres d’enrôlement à compter de ce lundi. Et ce, jusqu’à ce que toutes leurs revendications soient examinées et exécutées par la direction générale de l’Oneci avec sa tête Sitioni Gnenin Kafana. C’est la décision arrêtée par les agents de l’Oneci dont l’un des leurs est malheureusement frappé par la Covid 19. Ci-dessous leur déclaration

DECLARATION DU SYNA - ONECI SUR LE CAS DE CONTAMINATION D'UN AGENT D'ENROLEMENT

Suite à la contamination d'un de nos collègues à la COVID-19 en poste sur le site central du Plateau, le Syndicat National des Agents de l'Office National de l'Etat civil et de l'Identification (SYNA-ONECI) décide de suspendre le processus d'enrôlement pour la délivrance des cartes nationales d'identité dans les différents sites. En effet, depuis l'apparition dans notre pays des premiers cas de maladie à la COVID- 19, le SYNA-ONECI a essayé à maintes reprises d'attirer l'attention de la Direction Générale de l'ONEC/ sur les conditions de travail et surtout sur les risques auxquels sont exposés les agents chargés de poursuivre l'enrôlement dans ce contexte de crise sanitaire mondiale. Aussi, avions-nous entre autres, sollicité de la Direction Générale l'aménagement des horaires de travail conformément à l'arrêté N°0030/MFP/CAB du 25 mars 2020 portant réorganisation des services dans l'Administration publique pendant la période de la crise du coronavirus (COIVD-19).

De même, par courriers réguliers, nous avions demandé l'octroi de primes de risques aux agents qui, au péril de leur santé et de leur vie, font avancer cette opération ô combien importante. 'C'est donc vainement que nous avions écrit. Aucune de nos doléances n'a connu de suite favorable. Pis, les heures de travail ont été aménagées restrictivement dans le mépris total de l'arrêté du Ministre de la fonction publique du 25 mars 2020 portant réorganisation des services de l'Administration publique pendant la période de la crise du coronavirus (COVID-19).

C'est dans cette indifférence de la part de la Direction Générale, que malheureusement ce que nous craignions tous, arriva. Un de nos collègues déclaré POSITIF à la COVID- 19, est présentement interné dans un centre de traitement. C'est dire combien de fois nous sommes en danger. Nul n'est épargné. Aucun dispositif sécuritaire supplémentaire n'a été mis en place pour protéger les agents dévoués à la tâche. De ce qui précède, vu les articles 41.2 et 41.4 du code du travail aux termes desquels, « Pour protéger la vie et la santé des salariés, l'employeur est tenu de prendre toutes les mesures utiles qui sont adaptées aux conditions d'exploitation de l'entreprise. II doit notamment aménager les installations et régler la marche du travail de manière à préserver le mieux possible les salariés des accidents et maladies» ;

« Le salarié signale immédiatement à l'employeur ou à son représentant et au comité de santé et sécurité au travail toute situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu'elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé ou pour celles d'autrui, ainsi que toute défectuosité qu'il constate dans les systèmes de protection. Tout salarié ou groupe de salariés peut se retirer d'une situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu'elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé ou pour celles d'autrui, doit, après s'en être retiré, en informer le comité de santé et sécurité au travail. Aucune sanction, aucune retenue de salaire ne peut être prise à l'encontre d'un travailleur ou d'un groupe de travailleurs qui se sont retirés d'une situation de travail dont ils avaient un motif raisonnable de penser qu'elle présentait un danger grave et imminent pour la vie ou pour la santé de chacun d'eux ».

Considérant que les courriers adressés à la Direction Générale sont restés sans suite, le Syndicat National des Agents de l'Office National de l'état civil et de l'identification (SYNA-ONECI) décide de la suspension des opérations d'enrôlement pour la délivrance des cartes nationales d'identité sur l'ensemble des sites jusqu'à satisfaction des mesures suivantes:

1. Désinfection immédiate de tous les sites d'enrôlement;

2. Dépistage systématique de tous les collègues de l'agent déclaré positif;

3. Renforcement des mesures de sécurité en dotant tous les sites de thermo-flash ;

4. Octroi sans délai de la prime exceptionnelle de risques COVID- 19 dont bénéficient tous les travailleurs en contact avec les populations, à l'instar des agents de santé et des forces de l'ordre, à compter du mois de mars 2020.

Fait à Abidjan le 18 mai 2020

Ampliations: Inspection du travail du Plateau Centrale Syndicale Humanisme

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Comment bien désinfecter son masque en tissu après utilisation

Vous avez fait votre masque maison en 1 min chrono grâce à notre tuto? Super ! Maintenant, il est important de bien le désinfecter après chaque utilisation ! Pourquoi ? Sinon il risque de ne plus être efficace et peut même vous contaminer... Heureusement, il existe 2 méthodes simples et efficaces pour bien entretenir son masque en tissu après chaque usage. Il faut le désinfecter à chaque fois que vous allez faire vos courses, vous vous promenez dans la rue ou prenez le bus.

Méthode 1

  1. Retirez votre masque à l'aide des élastiques sans toucher le reste du masque.
  2. Mettez-le directement dans la machine à laver avec d'autres vêtements si vous le voulez.
  3. Sélectionnez un cycle coton à 60°C pendant au moins 30 min en mettant votre lessive.
  4. Une fois lavé, faites-le sécher à l'air libre, au sèche-linge ou faites-le sécher au sèche-cheveux pour gagner du temps. Cette méthode est celle préconisée par le collectif Stop Postillons.

 Méthode 2

  1. Là aussi, retirez votre masque à l'aide des élastiques sans toucher le reste du masque.
  2. Plongez-le directement dans le lavabo avec de l'eau chaude, un peu de lessive ou de savon liquide.
  3. Frottez bien le masque avec vos mains pendant au moins 30 secondes.
  4. Une fois lavé, faites-le sécher à l'air libre, au sèche-linge ou séchez-le au sèche-cheveux pour gagner du temps.

 

À quelle fréquence faut-il le laver ?

Dans l’idéal, il faudrait désinfecter votre masque de protection après chaque sortie à l’extérieur. Le mieux est donc d’avoir 2 masques en tissu afin d’alterner quand l’un est à laver ou à sécher. À noter qu’il est important de faire de même pour vos vêtements, surtout si vous avez pris les transports en commun ou que vous avez été en contact avec du public durant votre journée. Avec ces précautions, vous limitez au maximum les risques de contamination par le biais des textiles.

Combien de temps un masque en tissu est-il efficace ? De nombreuses études conseillent de ne pas porter un masque fait maison plus de 2 heures d’affilée. Pourquoi ? Car avec l’humidité provoquée par notre respiration, les capacités de filtration du tissu s’amoindrissent. En conséquence, les risques de contamination par le virus du Covid-19 s’accroissent.

 4 erreurs à éviter pour désinfecter son masque

 - Mettre son masque au congélateur ne suffit pas à tuer le virus. En plus, l’humidité risque d'abîmer les fibres du tissu du masque.

- Désinfecter son masque à l’alcool ou à l’eau de Javel. Même si ces détergents tuent les bactéries, ils vont aussi abîmer le tissu du masque et donc ses capacités de filtration. Ils sont aussi nocifs pour votre santé.

- Passer son masque aux micro-ondes. Aucune étude ne montre combien de temps il faudrait laisser fonctionner l'appareil pour tuer le virus. Là aussi à éviter !

- Repasser son masque ne suffit pas pour tuer le virus. Pire, cela peut endommager votre masque de protection, notamment les élastiques.

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