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Filtrer les éléments par date : mardi, 21 janvier 2020

Situation intenable en Côte d’Ivoire / Les femmes Ufpdci de Paris Yvelines lance un cri du cœur

Le 19 janvier 2020 à Paris, à l’occasion du nouvel an et dans le cadre de ses activités de mobilisation et d’animation du parti, les femmes de l’UFPDCI de la Délégation Générale PDCI Paris Yvelines ont organisé un pot de nouvel an militant et de meilleurs vœux. Elles ont saisi l’occasion de cette cérémonie pour adresser leurs vœux au Président H.K. BEDIE et lancer un cri du cœur.

S.E.M. Henri Konan BEDIE, président du PDCI-RDA

Nous entamons l’année 2020, année électorale en Côte d’Ivoire, dans des conditions de vives tensions sociales et de peur généralisées. La situation socio-politique du pays est inquiétante : tant le déni de justice, la dictature, les arrestations arbitraires, le gaspillage de deniers publics en propagande, les déguerpissements sans recasement des populations, les décès par maladie louche…, sont notre lot quotidien. Cette situation insupportable pousse même des mineurs à prendre des risques démesurés pour fuir le pays.

Monsieur le Président, on souffre, on souffre trop. Le pays est tombé bien bas. Pardon Papa Bédié, viens nous sauver ! Viens pour que nous retrouvions espoir et que nous refermions la parenthèse de la mauvaise gouvernance, des tabourets, de l’insécurité, de la CEI et de la justice aux ordres.

Nous comptons sur vous. C’est pour cela que vous êtes notre seul et unique candidat à l’élection présidentiel d’octobre 2020 et ce n’est pas négociable ! Pour réussir la réconciliation, l’unité nationale, le retour de tous les exilés, ainsi que la libération de tous ceux qui sont illégalement détenus, du président Gbagbo, Blé Goudé et l’arrêt des poursuites contre les membres de GPS, c’est vous qu’il faut à la tête du pays. Nous, femmes de l’UFPDCI de la Délégation Générale PDCI-RDA Paris-Yvelines, avec le soutien de notre Délégué Général DIOMANDE Youdé Adama, adressons, à vous, à votre épouse et à tous ceux qui vous sont chers, nos meilleurs vœux pour 2020.

Que DIEU vous garde et vous inspire toujours.

Nos souhaits vont aussi aux membres du Secrétariat Exécutif et particulièrement au Professeur Kakou Guikahué Maurice, SE en Chef, à Monsieur EHOUMAN Bernard. Nous n’oublions pas Madame COULIBALY Sita et toutes les braves femmes dynamiques, déterminées du PDCI-RDA. Nous espérons une Côte d’Ivoire de paix, de justice et de développement avec vous comme guide éclairé. Nous sommes prêtes à Paris, à nous investir pleinement pour la victoire en octobre 2020.

Bonne et heureuse année !

Fait à Paris, le 19 janvier 2020.

Pour les femmes de la Délégation Générale PDCI-RDA Paris Yvelines,

Madame Solange A. KONAN.

Présidente de l’UFPDCI Paris Yvelines.

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Côte D’Ivoire / La CDRP invite le Chef de l’Etat à renoncer à son projet de tripatouillage de la constitution.

Mesdames et Messieurs les journalistes ;

Honorables invités ;

Mesdames et Messieurs ;

Nous avons entendu et lu la déclaration du Président de la République de Côte d’Ivoire, Monsieur Alassane OUATTARA relativement à sa volonté affirmée de modifier la Constitution ivoirienne adoptée au référendum de 08 Novembre 2016. Une telle déclaration publique de la part du chef de l’Etat garant de la constitution, de son bon fonctionnement, de sa stabilité et sa durée, ne laisse guère de surprendre autant qu’elle intrigue. On ne peut manquer de s’en étonner, voire s’indigner et s’en inquiéter dans ce contexte d’une année électorale constitutionnelle ouverte, des candidatures déclarées sources de tension politique déjà perceptible. Face à cette déclaration, la conférence des Présidents de la CDRP réunie le 10 janvier 2020, sous la Présidence de monsieur OUATTARA Gnonzié président du RPP assurant l’intérim du Président Konan BEDIE président du PDCI-RDA Président de la conférence des Présidents de la CDRP, s’interroge : Comment et pourquoi cette déclaration insolite à tous égards ? Quel en est le sens, quelle est l’opportunité et quelle en est la portée ?

1- Le sens : Cette déclaration se donne à lire et comprendre que la constitution de 2016, élaborée par un comité de dix experts choisis par le Président de la République, adoptée par le conseil des ministres, par le bureau de l’assemblée nationale et ratifiée au référendum par le peuple ivoirien a déjà atteint ses limites après seulement trois années de vie. Il est bon de rappeler que la constitution d’un pays, appelée aussi loi fondamentale, est d’une importance capitale pour l’unité et la cohésion nationales, la paix sociale et la stabilité du pays. Dès son adoption par le peuple, elle devient le contrat social entre toutes les composantes de la Nation. Elle grave au-dessus du temps, nos convictions et nos aspirations profondes, indique les valeurs auxquelles nous croyons et les modes d’organisation de la vie publique, de la vie politique et des espaces de vie. Aussi, la constitution échappe-t-elle par essence aux contingences personnelles, partisanes ou circonstancielles. Dès lors, elle est revêtue du sceau du sacré. En conséquence, et contrairement à toutes les autres lois, sa modification n’est envisageable qu’au terme de longues périodes, ayant permis d’éprouver conséquemment le fonctionnement des institutions et le regard commun que les citoyens posent sur l’évolution de la Nation. L’étalon communément retenu pour la mesure de ces périodes est la législature. Il n’est donc pas bon, légitime et démocratique pour un chef d’Etat de recourir plusieurs fois au cours d’une même législature ou chaque fois qu’il le désire, à une modification de la loi fondamentale.

2- L’opportunité de cette volonté de modification de la constitution au cours de cette année électorale et les procédures d’urgence annoncées pour son adoption portent gravement atteintes aux principes démocratiques les plus élémentaires. En effet, c’est au peuple souverain de Côte d’Ivoire dans toutes ses composantes qu’il appartient de doter le pays d’une nouvelle constitution. Certes, la complexité de la vie des nations, peut entrainer dans certaines situations, des modifications constitutionnelles par voie parlementaire, parce que plus rapide. Mais le recours à la voie parlementaire ne peut être justifié que pour des situations d’exception. Or pour l’heure, le pays n’est pas en guerre. Rien ne peut donc justifier aujourd’hui qu’il soit fait recours au parlement pour modifier la constitution.

3- La portée de cette déclaration : A l’occasion de sa déclaration de modification de la constitution, le Président OUATTARA a gardé un silence étonnant sur les vœux d’un troisième mandat émis par une certaine chefferie traditionnelle et certains de ses collaborateurs. A la vérité un troisième mandat n’est guère envisageable au regard des articles 55 et 183 de la constitution actuelle. En proposant une nouvelle constitution le Président de la République veut s’offrir la possibilité de recourir à l’argument facile et fallacieux, de pouvoir se représenter à la prochaine élection présidentielle, en narguant que, toute nouvelle constitution qui génère une nouvelle république remet tous les candidats à égalité. Au total, la CDRP estime que la modification de la constitution dans le contexte actuel va exacerber les tensions et accentuer les divisions, notre pays ayant plutôt besoin de se rassembler et de s’unir autour d’un idéal de paix et de réconciliation comme le stipule le préambule de notre constitution.

La CDRP invite donc le Chef de l’Etat à renoncer à son projet de tripatouillage de la constitution.

Fort de l’appel lancé le 12 janvier 2020 par le Président du PDCI RDA Président de la conférence desprésidents demandant aux militants et à l’ensemble des ivoiriens :« opposez-vous à toute modification de la constitution en vigueur », la CDRP réaffirme sa détermination à lutter par tous les moyens pacifiques et légaux pour la restauration de la démocratie et l’état de droit.

La CDRP informe l’opinion nationale et internationale qu’elle utilisera toutes les dispositions légales pour s’opposer à ce projet inique de modification de la constitution de notre pays au cours de cette année électorale par le pouvoir RHDP unifié.

Fait à Abidjan le 21 janvier 2020

Pour la conférence des présidents de la CDRP

Le Porte-parole

Dr AHIZI Aka Daniel

Président de Parti Ivoirien des Travailleurs

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