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Filtrer les éléments par date : mercredi, 11 septembre 2019

Voici quelques astuces pour bien prendre note

1. La méthode sommaire

Cette méthode consiste à bien organiser les idées sur la page en respectant des espacements précis. C'est la méthode idéale quand :

- Les grandes lignes d'une présentation (type diapos) ont déjà été fournie

s. - Vous souhaitez prendre des notes à partir de supports écrits.

L'avantage : Les points principaux peuvent facilement être tournés en question pendant la relecture.

L'inconvénient : On ne voit pas les relations ou connexions entre les arguments.

2. Lla Méthode Cornel

Cette méthode repose sur un système de division de la page de notes qui a été développé par le dr. Walter Paulk de l’université Cornell aux États-Unis. Quand vous relisez vos notes :

• Transformez en questions les mots clés/idées de la colonne indices.

• Cachez vos notes.

• Essayez de répondre de mémoire aux questions.

C'est la méthode idéale pour :

- Produire et mémoriser facilement les idées importantes d'un cours.

- Se préparer et réviser pour les examens.

L'avantage : La feuille de note Cornell imprimable est disponible en ligne. 

 L'inconvénient : Cette méthode requiert un temps supplémentaire pour compléter la colonne "résumé".

3. La cartographie

Les idées sont reliées visuellement d'une manière non-linéaire. C'est la méthode idéale pour :

- Les cours aux contenus denses.

L'avantage : Les notes peuvent être épurées par la suite en recréant la cartographie via un programme comme draw.io par exemple.

L'inconvénient : La prise de notes peut être compliquée si vous n’êtes pas sûr de la structure du cours à l’avance.

Les astuces générales :

Avant le cours :

- Lisez les chapitres pertinents du livre et/ou visualisez les slides. Vous allez devenir à l’aise avec le sujet et vous pourrez identifier les idées clés plus facilement.

Pendant le cours :

- En amphithéâtre, asseyez-vous le plus possible à l’avant.

- Soyez attentifs aux indices sur les points importants: répétitions, changements du ton de voix du maître de conférences.

- N’écrivez pas tout et reformulez toujours ce que vous entendez.

- Utilisez la sténographie, les abréviations et les symboles.

Après le cours : - Relisez vos notes dans les 24 heures. - Identifiez tous les problèmes de compréhension, et consultez votre prof, vos camarades ou votre livre de cours pour obtenir de l’aide.

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Comment lutter contre les rides

Le temps passe, hélas, et laisse des traces sur notre peau. Pas besoin de se ruer sur les crèmes antirides pour autant ! Non seulement elles coûtent un bras, mais en plus elles sont (très) loin d'être naturelles... Pour vous en convaincre, regardez la liste d'ingrédients derrière la boîte. Ça fait peur ! Heureusement, voici une crème antirides faite maison, facile à faire soi-même et peu coûteuse.

Le secret de cette crème antirides L'ingrédient secret de cette crème antirides maison ? L'huile de graine de rose musquée. Cette huile est la meilleure huile pour régénérer les cellules de la peau et donc lutter contre son vieillissement. Les acides gras essentiels contenus dans cette huile lui donnent des propriétés hydratantes. En plus, les antioxydants et le bêta-carotène préviennent les signes du vieillissement. Cela favorise également la cicatrisation en stimulant la régénération tissulaire. Enfin, la vitamine A combat les rides, les méfaits du soleil et le teint brouillé.

Ingrédients

- 2 cuillères à café d'huile de jojoba

- 1 cuillère à café d'huile de noix de coco

- 3 cuillères à café d'huile de noyau d'abricot

- 3 cuillères à café d'huile de graine de rose musquée

- 1,5 cuillère à café de pastilles de cire d'abeille

- 6 à 10 cuillères à café d'eau de rose

Comment faire

1. Placez tous les ingrédients sauf l'eau de rose dans un bain-marie.

2. Chauffez très doucement pour faire fondre la cire pendant 5 à 8 min.

3. Mélangez bien tous les ingrédients.

4. Puis retirez le mélange obtenu du feu pour laisser refroidir pendant quelques minutes.

5. Placez maintenant le mélange dans un blender.

6. Ajoutez l'eau de rose petit à petit par le haut du mélangeur.

7. Mettez en marche le blender par petites pulsions pour obtenir une belle crème onctueuse.

Résultat

Et voilà, avec cette crème antirides, vous pouvez dire adieu aux rides :-) Facile, rapide et économique, n'est-ce pas ? Grâce à cette crème, j'ai remarqué une nette amélioration sur mes rides, notamment celles autour des yeux. Ma peau est aussi plus ferme, plus lisse et plus jeune avec une plus grande élasticité. Je vous suggère de doubler ou tripler les doses pour en avoir d'avance car cette crème se conserve sans problème au réfrigérateur. Pour les peaux grasses, doublez la quantité d'eau de rose. La crème sera alors encore plus légère et ne graissera pas la peau.


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30 ans de la Matca/ Le lancement des festivités a eu lieu ce mercredi matin

Acteur essentiel dans l’environnement du transport urbain, la Mutuelle d’Assurances des taxis compteurs d’Abidjan (Matca), va célébrer le 12, 13 et 14 novembre 2019, à la Caistab d’Abidjan Plateau,  ses 30 ans d’existence. Le lancement  des festivités marquant ce 30ème anniversaire a eu lieu au cours d’un point de presse  animé par Daffé Rufin, Chef de  service sinistre et matériel et par ailleurs président du comité d’organisation, ce mercredi 11 septembre, au siège de ladite structure au Plateau. Selon le Pco, à l’occasion  de ce trentième anniversaire, la Matca organisera des journées  portes ouvertes pour mieux présenter au grand public, ses activités ainsi que celles de ses partenaires économiques et sociaux. Cet évènement se veut un espace de réflexion et de partage d’expériences relatifs à la problématique du transport urbain et plus particulièrement celle des taxis compteurs en vue de déceler les propositions d’amélioration à soumettre aux autorités compétentes.  Par ailleurs, des échanges interprofessionnels seront  organisés  pour accueillir  des conférences, panels et tables-rondes autour d’une thématique centrale qui constitue un ensemble de rencontres publiques pouvant atteindre un audimètre  de plusieurs centaines de personnes par rencontre. Des expositions d’entreprises pour valoriser le savoir-faire des organisations sur le plan technique, managérial et commercial sont également prévues  de même qu’un forum d’administrations publiques et  des rencontres Be to Be .En outre, il y aura des espaces de coaching et de conseil des entreprises et professionnels du transport urbain et activités connexes.  Sur ce, le Pco a déclaré lancées les festivités marquant les 30 ans d’existence de la Matca.

Patricia Lyse

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Décès tragique de Diomandé Mé en Inde/ La famille appelle le président Alassane Ouattara au secours pour le rapatriement de sa dépouille

 

Le corps de l’ex-milieu du Stella Club d’Abidjan et de l’Asec Mimosas qui a également fait les beaux jours à l’ASI d’Abengourou, n’est pas encore rapatrié à Abidjan.

Tué en Inde  par un train  le 9 août 2019 à l’âge de 31 ans  alors qu’il se rendait  à une rencontre, les parents du footballeur international ivoirien, Diomandé Mé Aboubacar, encore sous le choc, attendent toujours avec le concours des autorités ivoiriennes, le retour de la dépouille de leur fils afin d’organiser dignement ses obsèques et son inhumation sur sa terre natale.

Un mois après son décès, la famille plaide auprès de l’Etat de Côte d’Ivoire et de  toute la grande famille sportive ivoirienne, notamment le président de la Fédération Ivoirienne de Football M. Sidy Diallo  pour le rapatriement de la dépouille  de leur fils  afin de lui  rendre un hommage .

«Je suis le père biologique de Diomandé Mé qui nous a quittés de manière brusque. Nous n’avons pas appris qu’il était malade quand la nouvelle de sa mort nous a surpris le 10 août dernier. Diomandé Mé est mort un vendredi qui est un grand jour pour nous les musulmans. C’est la volonté de Dieu. Je voudrais solliciter la générosité du Président de la République SEM  Alassane Ouattara pour que le corps de mon fils arrive à Abidjan pour que je l’enterre ici le cœur tranquille», a souhaité le père du défunt Diomandé Mé que nous avons trouvé inconsolable ce matin à son domicile dans la commune d’Abobo.

Il faut rappeler que Diomandé Mé Aboubacar a disputé le championnat des Nations (CHAN 2009) avec les Eléphants locaux. Ce jeune Eléphant natif de Séguéla a successivement dans sa carrière footballistique professionnelle évolué en Angleterre (Charlton), en Belgique (Germinal Beerschot) pour finir en Inde où il a malheureusement trouvé la mort dans des conditions tragique

Infos D. T

  • Publié dans Sport
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9 utilisations du riz qui sauvent

On a tous du riz dans nos placards à la maison. Mais saviez-vous que le riz ne sert pas seulement à cuisiner de bonnes recettes ? Eh oui, le riz a plus d'un tour dans son sac ! Il peut notamment sauver votre smartphone qui est tombé dans l'eau... ...ou encore empêcher vos outils de rouiller. Voici 9 utilisations surprenantes du riz que personne ne connaît.

  1. Pour sauver votre téléphone tombé dans l'eau

Votre téléphone est tombé dans l'eau ? Pas de panique car le riz peut sauver votre téléphone ! Oui, oui je vous assure ! Pour cela, éteignez d'abord le téléphone et essuyez l'extérieur avec un chiffon sec. Si le boîtier du téléphone s'ouvre, ouvrez-le et séchez aussi l'intérieur avec le chiffon. Enlevez si possible la batterie, la carte sim et la carte mémoire. Ensuite, versez du riz dans un sac congélation et plongez-y le téléphone puis fermez le sac. Laissez agir au moins pendant 24h. Le riz va absorber toute l'humidité dans les parties que vous ne pouvez atteindre et va sauver votre smartphone. Cette astuce fonctionne avec tous les appareils électroniques : iPhone, Android, iPad, montre connectée non étanche, iPod...

  1. Pour faire une bouillotte faite maison

J'adore cette petite bouillotte facile à réaliser. Tellement facile que même moi j'y arrive alors que je ne suis pas du tout une bonne couturière ! Cette petite bouillotte est parfaite si vous avez une entorse, des crampes ou quand il fait froid. C'est idéal aussi pour soulager les cervicales douloureuses si vous êtes resté dans une mauvaise position devant l'ordinateur. Moi, j'en ai fait une plus longue et plus fine pour qu'elle se pose bien sur mon cou. Cela ne vous prend que quelques minutes pour la fabriquer avec ce tuto. Une fois prête, mettez-la dans le four à micro-ondes pendant 30 secondes à une minute. Il ne vous reste plus qu'à apprécier cet agréable moment de chaleur sur votre peau !

  1. Pour empêcher vos outils de rouiller

Si vous habitez dans une zone humide ou si votre atelier est humide, vous allez adorer cette astuce. Si vous avez des outils susceptibles de rouiller, placez-les tout simplement dans un bocal de riz. Ils seront isolés de l'humidité et vous les aurez à portée de main facilement. Cela fonctionne particulièrement bien pour les pinces, les tournevis et les marteaux.

  1. Pour vérifier la température de l'huile de friture

Pas évident de savoir si l'huile de friture est à la bonne température surtout quand on n'a pas de thermomètre de cuisine. Pourtant il est indispensable d'avoir la bonne température, si vous souhaitez réussir la cuisson de vos beignets par exemple. L'astuce est de jeter juste quelques grains de riz dans la friture. S'ils coulent, c'est que l'huile n'est pas assez chaude. S'ils remontent avec un bouillonnement autour, c'est que l'huile est à la bonne température pour la friture, à savoir entre 170 et 180 degrés. Vous pouvez même en profiter pour faire du riz soufflé : c'est délicieux ! Goûtez et vous m'en direz des nouvelles ! 5. Pour nettoyer le moulin à café ou à épices

Pour nettoyer le moulin à café, mettez 50 g de riz dedans, fermez et appuyez sur le bouton "moudre". Continuez jusqu'à ce que le riz devienne une poudre légère. Puis, retirez la poudre et enlevez les restes avec un pinceau. Enfin rincez. Et voilà, votre moulin à café est comme neuf et il est désodorisé. Pour ne rien gâcher, voici une astuce pour utiliser la poudre de riz. Découvrez l'astuce ici. Cette astuce fonctionne aussi pour les moulins à épices.

  1. Pour nettoyer une théière ou une carafe

Difficile de laver les récipients avec de petits goulots comme les carafes, les théières ou les gourdes. Heureusement, le riz est là pour venir à la rescousse ! Pour cela, mettez environ une cuillère à soupe de riz dans le récipient avec quelques gouttes de liquide vaisselle. Ajoutez de l'eau chaude et secouez en bouchant le goulot avec votre doigt.

  1. Pour faire cuire facilement un fond de tarte

Quand on fait cuire une tarte aux fruits trop juteux, la pâte ne cuit pas bien et reste toute molle... Pour éviter cela, il suffit d'utiliser du riz ! Mettez votre pâte dans le moule comme d'habitude et couvrez-la avec un papier sulfurisé. Versez du riz de manière à recouvrir toute la pâte. Ensuite, passez le tout au four et laissez cuire pendant la moitié du temps de cuisson nécessaire habituellement. Retirez la pâte du four pour vérifier si elle est bien cuite. Si la pâte est légèrement dorée sur les bords (comme sur la photo ci-dessus), c'est qu'elle est cuite. Utilisez le papier sulfurisé pour transférer et conserver le riz dans un bocal en verre pour une prochaine fois. Sachez que vous pouvez réutiliser ce riz autant de fois que vous voulez pour cette astuce. Enfin, mettez les fruits sur la pâte et terminez la cuisson.

  1. Pour ranger les couteaux facilement

 C'est certainement le meilleur porte-couteau que je connaisse ! Je n'utilise plus que ça dans ma cuisine. Pour cela, c'est tout simple ! Procurez-vous un grand pot en verre et remplissez-le de riz. Puis, enfoncez les lames dedans de façon à ce qu'elles soient entièrement recouvertes. Vous les aurez toujours sous la main et les lames sont protégées de l'humidité. Une seule mise en garde : attention aux pointes des couteaux qui pourraient heurter le fond du pot après chaque utilisation. Allez-y doucement en les rangeant ou protégez-les.

  1. Pour désodoriser les placards

Ce désodorisant naturel et fait maison est idéal pour les petits espaces comme les placards, la salle de bains ou les toilettes. Mettez environ 100 g de riz dans un récipient en verre avec une large ouverture. Ajoutez 10 à 20 gouttes d'huile essentielle ou de fragrance parfumée et mélangez. Puis, placez le désodorisant où vous voulez mais hors de la portée des enfants ou des animaux. Pensez à le remuer de temps en temps pour réactiver l'odeur.

 

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Interview: Kouadio Yao (Pdt COMNAT-ALPC) / « Il urge de marquer les armes des civils avant 2020 »

La lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres représente un enjeu sécuritaire important en Côte d’Ivoire, qui organise des élections présidentielles en octobre 2020. Dans une interview accordée récemment à l’AIP, le président de la Commission nationale de lutte contre la prolifération et la circulation des armes légères et de petits calibres (COMNAT-ALPC), Kouadio Yao, tire la sonnette d’alarme et appelle à agir de toute urgence contre ce fléau qui pourrait menacer la paix et la stabilité. Entretien.      

AIP : Monsieur le président de la COMNAT-ALPC, votre administration a mené une tournée de sensibilisation et de collecte d’armes l’an dernier. Vous annonciez en fin d’année dernière  un bilan de 1268 armes récupérées sur le terrain à la faveur de cette initiative. Nous sommes aujourd’hui en juillet, soit à la mi-2019. Ce bilan a-t-il évolué entre-temps?

Kouadio Yao : Oui, le bilan a forcément évolué. Puisque nous avons effectué d’autres campagnes de collectes. Je m’abstiens volontairement  de vous communiquer des chiffres. Il faut simplement retenir que ce bilan a évolué.

Ce bilan permet-il de ressortir une cartographie du phénomène de la circulation et de possession illégale d’armes à travers le pays ?

Bien sûr, nous avons cette cartographie…

Et qu’en est-il des fabricants artisanaux d’armes à feu comme les calibres 12 ? Sont-ils pris en compte par cette cartographie ?

Nous avons fait faire une étude  sur la fabrication d’armes artisanales. Dans certaines régions, que je ne citerai pas, des armes artisanales sont fabriquées. Et il y est même fait du recyclage d’armes modernes dont des armes de guerre. Mais la solution, c’est la règlementation. C’est un problème crucial. Et nous avons, pour l’instant, comme mode d’action, la communication et la sensibilisation.

Cela signifie-t-il que la position de la COMNAT, c’est de réglementer la fabrication des armes artisanales ?

Ce n’est pas la position de la COMNAT. Mais bien celle de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) à travers la convention de 2006. Elle impose aux Etats membres de réglementer la production artisanale des armes. Cette position repose sur le fait que si vous décidez d’interdire la fabrication artisanale, donnez-vous en les moyens de contrôle. Autrement, vous  ne serez jamais efficace.

La réglementation est donc le moyen le plus approprié pour contrôler effectivement cette fabrication artisanale.

 Pourtant ces armes sont de plus en plus utilisées par les belligérants lors des récurrents conflits intercommunautaires, comme ce fut le cas récemment à Béoumi dans le centre de la Côte d’Ivoire. Ne pensez-vous pas que cette question mérite d’être adressée autrement, surtout que nous sommes à un an d’une élection présidentielle ? 

Nous en sommes conscients et c’est une réalité. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que nous ne sommes pas une armée. Au regard de la convention de la CEDEAO, des textes internationaux, nous sommes là pour faire comprendre, sensibiliser. Évidemment, quand nous finissons ce travail, nous rendons compte à l’Etat. Avec des suggestions et/ou recommandations là où cela s’impose.

Et qu’est ce qui est fait dans ce sens ?

Dans l’immédiat, nous avons suggéré le marquage des armes détenues par les civils. A cette fin, nous avons initié une communication en Conseil des ministres, afin que le gouvernement se saisisse de cette question.

En attendant, le marquage des armes dont vous parliez tantôt piétine… qu’en est-il de son process, a-t-il évolué par rapport à la méthode pratiquée il y a dix ans ?

Le processus reste le même. Seulement qu’il y a quelques années, c’était plutôt la méfiance entre la ComNat-ALPC et les FDS (Forces de défense et de sécurité). Aujourd’hui, nos rapports ont évolué en termes de collaboration plus aisée sur ces questions.

Par ailleurs, depuis la crise postélectorale, le marquage s’imposait à nous à travers les résolutions de l’ONU. Plus de 95% des armes des différentes forces de sécurités ont été marquées. Nous avons mis en place une gestion informatisée de ces armes. Ce qui permet à chaque unité de commandement de mieux gérer les armes à sa disposition. Et nos partenaires internationaux nous appuient dans cette dynamique. Mais je dois admettre qu’il reste encore beaucoup à faire.

Oui justement, comme les armes des civiles détenteurs de permis de port d’arme par exemple qui ne sont pas marquées ?

Oui en effet, c’est ce chantier que nous voulons ouvrir. Donc, marquer toutes les armes qui circulent en Côte d’Ivoire. C’est-à-dire identifier l’arme par rapport à l’individu qui la détient. C’est ce chantier que nous voulons ouvrir maintenant. Sans perdre de vue la fabrication artisanale des armes. Il faut la contrôler et l’inscrire dans un processus légal.

A côté de tout cela, il y a des civils qui possèdent des armes sans autorisation…

C’est cela toute la problématique. Nous ne faisons pas d’opérations contraignantes. Nous n’allons pas pour désarmer. Mais pour collecter. La collecte suppose que celui qui est en face de vous soit en harmonie avec vous. Par rapport aux arguments que vous développez pour lui dire qu’il n’a pas le droit de posséder une arme sans permis. Donc c’est un dialogue que nous menons avec des détenteurs civils d’armes. Tant que ces personnes déposent ces armes, elles ne subissent pas la rigueur de la loi. Et si ce n’est pas le cas, alors une opération de désarmement pourrait être menée.

Parlant de votre statut, la COMNAT a été créée par un décret. Mais on a souvent du mal à cerner votre fonctionnement quelque peu hybride : un peu comme un EPN (Etablissement public national), un peu comme une autorité indépendante mais sans la substance juridique y afférente. N’est-ce pas un frein à votre mission, surtout que vous fonctionnez dans un environnement sensible des armes et de la sécurité ?

Nous fonctionnons en partie comme un EPN de type EPA parce que nous bénéficions des subventions de l’Etat. Mais le décret portant création de la ComNat ne lui définit déjà pas son statut juridique. J’’avoue que cette position inhibe nos actions et activités en raison de procédures lourdes, certainement efficaces dans le cadre des EPN, mais pas pour la ComNat-ALPC dont les actions sont frappées du sceau de la célérité. Par exemple, à Béoumi (où une crise intercommunautaire a opposé des populations en mai), nous devrions être sur le terrain pour donner des informations au gouvernement, notamment sur le type d’armes utilisées et leur provenance. Cela, en raison des multiples rumeurs qui inondaient la toile. Malheureusement, au moment où les procédures prenaient fin, la question n’était plus d’actualité. Voilà pourquoi un statut particulier devrait s’imposer pour conférer à cette structure une dimension et lui permettre de jouer son rôle, tel que prescrit par la convention de la CEDEAO.

Comme une autorité administrative et indépendante, par exemple ?

Pourquoi pas ? On peut envisager la chose ainsi. Quel que soit le statut qui va être retenu, il est souhaitable qu’il permette à la COMNAT d’être efficace. Car c’est une question de sécurité. Et nous devons davantage privilégier la prévention. Je rappelle par ailleurs que la ComNat est un organe de veille. Le contexte actuel, où foisonnent à la fois les procédures lourdes et longues, ne peut que l’affaiblir.

Ça veut dire que vous ne faites pas de veille pour l’instant ?

Nos attributions existent. Il nous faut maintenant un statut pour exercer notre mission de façon plus aisée. Nonobstant ces écueils nous essayons de bien faire ce que nous devons. Pour répondre à votre question, notez que la ComNat fonctionne avec  une structure centrale et des structures déconcentrées à l’intérieur du pays, pour assurer au plan local, une gouvernance de sécurité. Et ces commissions déconcentrées sont présidées par les autorités administratives, avec pour objectif premier, développer le renseignement humain. Nous ne couvrons pas encore l’ensemble du territoire, mais nous y travaillons.

Et quels acteurs composent ces commissions déconcentrées ?

Les Commissions déconcentrées sont les pendants de la commission centrale qui est composée d’un président et d’un collège  de membres non permanents qui l’assistent. C’est l’organe de conception et d’orientation. A l’intérieur du pays, les commissions déconcentrées sont installées dans les chefs-lieux de Régions, de départements et de Sous-préfectures. Donc localement, l’autorité administrative est d’office le président de la commission déconcentrée.

Tout cela nous ramène au problème de statut. Alors, où en sommes-nous avec ce dossier ?

Comme je l’ai dit, le statut s’impose. Mais avant, les lois et décret de 1998 et 1999 doivent être en harmonie avec les instruments juridiques internationaux sur la matière ; spécifiquement la convention de la CEDEAO sur les armes légères et de petit calibre. Une fois le toilettage des textes réalisé le statut juridique de la ComNat sera plus aisé à définir.

Ce projet de loi est à quel niveau ?

Il sera à sa deuxième lecture au niveau du cabinet du ministre de l’intérieur et devra passer successivement au secrétariat général du Gouvernement, en conseil de gouvernement, puis en conseil des ministres, avant d’être acheminé, s’il est adopté par l’exécutif, à l’Assemblée nationale pour examen.

La Côte d’Ivoire fait face à des crises communautaires, mais aussi certains pays de la sous-région, dont des voisins, rencontrent des défis sécuritaires ces dernières années. Comment se fait la collaboration entre votre organe et ceux de ces pays ?

Dans l’esprit de la convention de la CEDEAO, chaque pays doit pouvoir faire son ménage. Nous sommes en train de faire le nôtre à l’intérieur de la Côte d’Ivoire. Mais est-ce que cela veut dire que nous sécurisons les frontières des autres Etats membres de la CEDEAO à travers nos dispositifs? Toute la question est là. Nous avons donc des rencontres périodiques pour faire le point de nos activités. Et voir dans quelle mesure nous faisons face à certaines de ces menaces et œuvrer pour que nos frontières soient mieux gérées.

Et sur la sécurité transfrontalière ?

Nous nous sommes retrouvés récemment à Grand-Bassam avec l’ONUDC pour essayer de voir comment nous gérons en commun les différentes frontières. Pour faire face aux menaces telles que le terrorisme, etc…

Toutes ces mesures que vous prenez ne freinent pas pour autant la circulation illégale de ces armes qui servent surtout au grand banditisme, à la délinquance juvénile dans certaines grandes villes. Ne doit-on pas adresser autrement le défi ? Ne pensez-vous pas que les textes seuls ne pourront juguler cela ?

Oui vous avez certainement raison de vous interroger. Mais les textes donnent des orientations opérationnelles. Maintenant, comment mettre tout cela en pratique sur le terrain pour contrer le phénomène et réduire ses effets ? Comme je l’ai dit, il faut un ménage interne. Tant que ce n’est pas fait, forcément les armes vont circuler. Ce n’est plus un secret, de plus en plus, les armes saisies à l’occasion de certains conflits armés, sont sorties de  stocks légaux. Cela induit des mesures urgentes à prendre, dont notamment la gestion sûre et sécurisée de nos sites de stockage d’armes et munitions. Cela permet d’éviter les détournements.

Il y a aussi la question de la fabrication artisanale qu’il faut encadrer par des textes normatifs. Le marquage des armes doit se poursuivre et être étendu  à celles détenues par les civils.

Voyez-vous, il y a tout un éventail de mesures à prendre. La non maitrise  de tout cet ensemble favorise assurément la délinquance juvénile que vous dénoncez. Nous devons aussi retenir que la drogue, les trafics humains,  et même la désobéissance à l’ordre établi etc. ont pour socle, les armes légères et de petit calibre (ALPC). C’est vrai les textes ne peuvent tout régler. Il faut aussi sensibiliser et former les acteurs ; mais à mon avis, à partir d’un support légal. C’est donc un ménage intérieur rigoureux qu’il faut opérer.

La Côte d’Ivoire a-t-elle un modèle de collaboration communautaire à copier, puisque vous parlez de renseignement humain ? Quel est le modèle le plus approprié au contexte ivoirien ?

Nous avions un modèle dans les années 60 où tout le monde était impliqué. Une véritable sécurité communautaire était en place. Où vous ne pouviez pas arriver dans une contrée sans que le responsable de cette contrée ne soit informé de votre présence. Et en retour celui-ci informe toute la communauté. Mais en la matière, le modèle le plus achevé nous vient de certains Etats de l’Afrique de l’Est.

En termes de perspectives, comment la COMNAT se projette à court, moyen et long termes ?

Il urge de démarrer le marquage des armes des civils, pour lequel une communication en Conseil des ministres a été initiée. Ce marquage aura le mérite de désarmer les esprits. Nous sommes dans la perspective de 2020.  A court terme, une nouvelle loi devra intervenir  pour gérer l’ensemble des questions liées aux armes à feux en Côte d’Ivoire en mettant un accent particulier sur la production artisane ; qui ne doit pas être regardée comme une activité à proscrire, mais plutôt à organiser pour en tirer profit.

Notre souhait aujourd’hui, c’est que la commission soit logée à meilleure enseigne. Et son utilité sera alors mieux perçue. L’utilisation pratique des armes est une expertise ; la gestion et le contrôle de ces armes au sens de la convention de la CEADEAO et des instruments internationaux en sont une autre.

 (AIP)

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