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Filtrer les éléments par date : vendredi, 08 mars 2019

Henri Konan bédié, le 6 mars 2019 à Yamoussoukro « Il n’y a plus d’alla gnissan »

-Monsieur le Maire de la Commune de Yamoussoukro,

-Honorables chefs traditionnels des tribus Akoue et Nanafoue

-Chers parents de Yamoussoukro.

-population de Yamoussoukro

C’est avec plaisir et beaucoup de bonheur que je vous retrouve, ici à Yamoussoukro, en ce jour saint du mercredi des cendres, jour de pénitence qui marque le début du carême chrétien. Je ne puis m’empêcher de vous présenter mes vœux de bonne et heureuse sainte année 2019. Pour la merveilleuse journée d’hier, je voudrais, ici, exprimer mes remerciements à l’endroit : - de Monsieur le Maire de la ville, son conseil municipal et la population qui m’ont réservé un accueil très chaleureux à mon arrivée ; -des chefs traditionnels qui m’ont souhaité la chaleureuse bienvenue à ma résidence hier ; -des membres de la famille de Feu le Président Félix HOUPHOUET-BOIGNY, en compagnie desquels, j’ai passé un moment de recueillement sur sa tombe. Honorables chefs de village, je voudrais profiter de notre rencontre, de ce jour, pour vous entretenir sur la marche du PDCI-RDA. Depuis le 17 juin 2018, plusieurs tentatives de liquidation du PDCI-RDA ont été menées par ceux qui ont créé le parti unifié RHDP. En effet, ils ont tenté de liquider le PDCI-RDA, car ils ne veulent pas respecter leurs engagements ; à savoir soutenir le candidat du PDCI-RDA à l’élection présidentielle d’octobre 2020. Que s’est-il passé avant ? En 2010, ici même à Yamoussoukro, lors du second tour de l’élection présidentielle, vous vous êtes engagés à mes côtés pour soutenir Monsieur Alassane Ouattara, candidat du RDR. Il a été élu Président de la République en novembre 2011. En septembre 2014, j’ai lancé un appel à Daoukro pour que le PDCI-RDA le soutienne à nouveau à l’élection présidentielle de 2015. Il a accepté cet appel qui prévoyait qu’en 2020, le RDR et les autres partis du groupement RHDP allaient soutenir le candidat du PDCI-RDA à l’élection présidentielle. C’est en raison de cet accord que le PDCI-RDA n’a pas présenté de candidat à l’élection présidentielle de 2015. Le Président Alassane Ouattara a, donc, été le candidat du PDCI-RDA, du RDR, de l’UDPCI, du MFA et de l’UPCI. Tous ces partis réunis s’appelaient groupement RHDP. Il a été élu Président de la République en 2015. Au vu de l’accord que je viens de rappeler, tous les partis politiques du groupement RHDP devaient soutenir le candidat du PDCI-RDA à l’élection présidentielle d’octobre 2020. Honorables chefs de villages, c’est cet accord que le RDR et son Président Alassane Ouattara et les autres partis du RHDP ont rejeté. Ils ont refusé de soutenir le PDCI-RDA en 2020. Ils ont proposé que tous les partis qui sont dans le groupement RHDP deviennent un seul parti et que le PDCI-RDA, crée par Félix Houphouët Boigny, disparaisse. Respectant la mémoire du Président Félix Houphouët Boigny, je suis opposé et continuerai de m’opposer à la liquidation du PDCI-RDA, avec l’adhésion ferme des militants et des dirigeants. Le PDCI-RDA doit vivre pour : •le bonheur des ivoiriens qui croient en ses valeurs, •le progrès social qu’il promet aux ivoiriens. Faites-moi confiance, nous allons continuer de protéger l’œuvre la plus chère du Président Félix Houphouët Boigny, en mettant fin à notre alliance avec Alassane OUATTARA et le RHDP. Il n’y a plus d’alla gnissan. N’accordez aucun crédit aux propos de tous ceux qui sont venus et qui viendront vous dire que seul le RHDP unifié est capable de garantir la paix et la stabilité en Côte d’Ivoire. Il faut leur rappeler que le PDCI est un parti qui continue de prôner les valeurs enseignées par le Président Félix Houphouët Boigny et qui existe avant le parti Unifié RHDP. Ces valeurs sont la paix, la tolérance, la non-violence, la solidarité et le dialogue. Pour l’heure, je vous demande de demeurer soudés et de prendre part à toutes les initiatives et actions qui vont dans le sens de la réconciliation nationale. Honorables chefs de villages, je me propose de vous rencontrer, dans les prochains mois, ici même à Yamoussoukro dans un cadre élargi pour recueillir vos avis et suggestions sur un nouveau pacte social qui réconcilie et rassemble les ivoiriens et les ivoiriennes. Quant aux émissaires d’Alassane OUATTARA qui ont sillonné le pays baoulé, ils ont mérité les réponses cinglantes que vous leur avez faites et même le mépris qui a accompagné leur accueil. D’ailleurs vous auriez pu, face à leur mensonge les huer. Et puisque vous ne l’avez pas fait, je vous demande de le faire maintenant. Il faut huer encore Amedé Kouakou et ses compagnons. Sur ce, chers Chefs de villages, je vous remercie et vous dis à très bientôt.

Fait à Yamoussoukro,

le 06 Mars 2019

Henri Konan BEDIE Président du PDCI-RDA

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Crise à l’école Ivoirienne/ Les propositions de l'UMP pour ramener le calme.

L'institution École est un bien public en charge de l'éducation des enfants de divers horizons et dont les parents sont forcément d'obédiences politiques opposées. De ce fait, la gestion de l'École, même si elle est confiée à un leader politique, doit se faire dans l'intérêt public et non dans celui du parti dudit leader. Cela, Kandia Camara ne l'aura pas compris qui, dans l'actuelle crise de l'école, a préféré quitter la table des négociations et refusé de prêter une oreille attentive aux revendications des syndicats d'enseignants, les fondant ainsi à reconduire leur mot d'ordre de grève. Tout en condamnant les choix de Kandia Camara, l'UMP apporte son soutien aux syndicats d'enseignants qui demandent la revalorisation de leur prime de logement et de meilleures conditions de travail. Pour ramener la paix à l'école, l'UMP suggère au chef de l'État de: 1. Démettre Kandia Camara de ses fonctions de ministre de l'Éducation nationale. 2. Augmenter sensiblement la prime de logement des enseignants même si le taux accordé n'atteint pas celui demandé. 3. Nommer à la tête de l'Éducation nationale un cadre connaissant aussi bien cette institution que la réalité de ses acteurs. Pour l'UMP, non seulement Kandia Camara n'a pas réussi la réforme de l'école mais sa gestion emprunte de mercantilisme et fondée sur l'affairisme a contribué à rabaisser le niveau de l'école. Par ailleurs, si l'on ne veut pas demander des comptes à Kandia Camara pour des affaires telle la facturation d'une salle de classe à 17 millions, il convient d'admettre que la présente grève des enseignants a gravement remis en cause sa capacité à apporter des réponses aux problèmes de l'école. Dans ses conditions, toute considération politique mise à part, il urge de prendre les mesures ci-dessus mentionnées pour ramener le calme et éviter d'autres crises.

Fait à Abidjan le 03/03/2019

POUR L'UMP

Le Président

KEAN ZOH SYLVAIN

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