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Editorial

EDITORIAL/L’avenir appartient à l’Afrique

Quand vous lirez ceci, j’aurai entamé mon premier voyage sur le continent africain en tant que secrétaire d’État adjoint pour le Bureau des affaires africaines. Je suis ravi de revenir sur ce continent où j’ai travaillé plusieurs décennies à des postes divers, notamment en tant que chef de mission adjoint et ambassadeur, et où désormais mon rôle principal vise à approfondir et à élargir les relations entre les États-Unis et les pays et les habitants du continent. Ce voyage de deux semaines comprend des étapes au Togo, en Guinée, au Mali et au Nigeria pour rencontrer des représentants de gouvernement, du monde des affaires et de la société civile.

L’Afrique a une très grande importance pour moi. Je suis hongrois de naissance, américain du fait de ma nationalité et de mon éducation, mais j’ai donné mon cœur à l’Afrique, peu après mon arrivée là-bas, en 1978. J’ai passé avec ma famille plus de 20 ans dans huit postes diplomatiques différents à travers le continent, et mes trois enfants ont été les premiers triplés nés dans l’État nouvellement indépendant du Zimbabwe.

Pour ce voyage, j’ai établi quatre thèmes dans le cadre de mon engagement. Le premier vise à promouvoir de plus solides relations économiques et commerciales entre les États-Unis et l’Afrique en uniformisant les règles du jeu à travers les marchés africains pour toutes les entreprises, peu importe leur provenance.  

Cela signifie insister sur la primauté du droit, la transparence, le recours à des investisseurs et la lutte contre la corruption. Ma seconde priorité est de mobiliser le potentiel de la jeunesse africaine en tant que force d’ingéniosité et de prospérité économiques.  

 

Tous ceux qui suivent les tendances en Afrique savent qu’un « tsunami » démographique se prépare entre maintenant et 2050, quand la population du continent aura doublé, passant à plus de deux milliards d’habitants, avec un pourcentage de jeunes africains âgés de moins de 25 ans dépassant les 75 pour cent. Ces millions d’Africains, branchés et connectés via les réseaux sociaux, tout autant que leurs homologues en Europe, en Amérique ou en Asie, auront des aspirations élevées en matière d’emploi et de qualité de vie améliorée – en fait comme tous les jeunes à travers le monde.

Les dirigeants africains commencent à comprendre que créer des emplois intéressants et durables pour leurs jeunes est le défi le plus important auquel ils sont confrontés. J’ai l’intention de faire tout mon possible pour aider car je suis persuadé que les États-Unis sont le partenaire idéal de l’Afrique en matière de développement et de renforcement des institutions démocratiques et de création du type d’environnements d’affaires attirant des investissements du secteur privé qui encouragent la croissance économique et créent des emplois.  

 À moins de mobiliser la fibre entrepreneuriale et le dynamisme des jeunes Africains, et d’aider à créer des emplois et des possibilités qui leur permettront de s’épanouir dans leurs pays, nous n’assisterons pas au développement économique nécessaire pour assurer la survie de ces populations et nous continuerons à voir de jeunes Africains en plus grande nombre prendre une route périlleuse pour tenter d’atteindre l’Europe. 

Mon troisième objectif est de faire avancer la paix et la sécurité grâce à des partenariats avec les gouvernements africains et les mécanismes régionaux. Les défis transnationaux du terrorisme et de l’extrémisme dans le Sahel, le Nord du Nigeria, la Somalie et maintenant l’Afrique centrale, ainsi que l’essor de Boko Haram, d’Al-Qaïda au Maghreb, de Daech Afrique de l’Ouest et d’Al-Shabab exigent de nouvelles approches régionales déterminées pour contrer ces groupes. Cela inclut des forces de sécurité et de maintien de l’ordre mieux formées et mieux payées.

J’attends avec intérêt d’entamer des relations productives avec l’Union africaine, la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, et, ce qui j’espère, sera une Autorité intergouvernementale pour le gouvernement inclusive et rajeunie.

Enfin, je tiens à rétablir les faits – les États-Unis ont un engagement inébranlable envers le continent et ses populations. Du Plan d’urgence du président pour la lutte contre le sida (PEPFAR) à « Power Africa », en passant par la loi pour la croissance et les possibilités en Afrique (AGOA), « Feed the Future », ou l’Initiative pour les jeunes leaders africains (YALI) et beaucoup d’autres programmes de développement et d’échanges, les États-Unis sont aux côtés des nations africaines depuis la décolonisation, afin d’améliorer les moyens d’existence, d’augmenter la durée de vie, d’ouvrir nos marchés aux exportateurs africains, de promouvoir la démocratie et les droits de l’homme, et d’élever la place de l’Afrique dans le monde. 

 Un éditorial de Tibor P. Nagy Jr., Secrétaire d’Etat adjoint du Bureau des affaires africaines au département d’Etat des Etats-Unis

 

Editorial "du monde"

 

Editorial du « Monde ». On voulait croire que Donald Trump, candidat iconoclaste, bateleur et provocateur, mènerait une campagne plus mesurée et responsable, une fois la nomination du Parti républicain décrochée en juillet 2016. Il n’en a rien été. On a ensuite imaginé que, président élu, conscient de la charge qu’imposait la période de transition, il abandonnerait les attaques personnelles et les Tweet comminatoires. Il n’en a rien été.

On se prit donc à espérer que, le jour de l’investiture, lorsqu’il aurait prêté serment sur la Bible devant le président de la Cour suprême, suivant le rituel protocolaire qui se déroule tous les quatre ans à Washington, Donald Trump deviendrait enfin président et prononcerait le discours que, sous des formes diverses, ses prédécesseurs ont tous prononcé : du 45e président des Etats-Unis, on attendait un appel au rassemblement, une vision porteuse d’espoir, un message positif susceptible de panser les blessures d’une campagne électorale d’une rare violence. Il n’en a rien été.

 

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